maltraitance (7)
Un rapport vient d'être remis au Médiateur de la République. Il porte sur la maltraitance financière envers les personnes âgées fragiles.
Ce rapport a été réalisé par Alain Koskas, psychologue et gérontologue. Nous avons eu l'occasion de travailler avec Alain Koskas, un professionnel qui connaît le secteur.
Son rapport :
Nous avons particulièrement remarqué les éléments fournis par la "Miviludes", l'organisme officiel qui travaille sur les sectes (voir en particulier l'annexe sur ce point). Ils reconnaissent un problème, mais manquent cruellement d'éléments. Sur ce point, comme souvent, nous regrettons qu'il n'ait pas été fait appel aussi aux professionnels en contact direct avec les réalités ; leur éclairage aurait incontestablement apporté des éléments. Le regard institutionnel (de responsables d'établissements par exemple) est certes utile, mais il n'est pas suffisant ! Nous espérons que ces éléments complémentaires seront travaillés dans une seconde étape.
Quelles que soient ses insuffisances, ce rapport ouvre une brèche ; et il donne des éléments. Nous en recommandons vivement la lecture.
Bernard Hervy
Nom : 11.02 koskas rapport mediateur maltraitance f.pdf
Taille : 1 Mo
"Les colombes", joli nom pour la maison de retraite de Bayonne fermée hier suite à de très fortes présomptions de maltraitance.
Nous ne parlerons pas de faits et ne tomberons pas dans l'accusation prématurée : nous laissons l'enquête se poursuivre ...
Les faits, s'ils sont confirmés, sont scandaleux,
mais les réactions des responsables nous scandalisent tout autant :
Nous avons suffisamment de témoignages pour affirmer que ces maltraitances sont fréquentes.
Nous avons suffisamment de témoignages pour affirmer que les signaler n'est pas facile, nous avons de nombreux exemples d'animateurs qui ont subi des pressions pour avoir parlé (pression de la hiérarchie, mise en quarantaine, contrat non renouvelé, ...). Heureusement, ici ou là, certains conseils généraux ont pris nos remarques en considération, mais ils sont encore insuffisamment nombreux.
Nous rappelons nos consignes :
De plus tout animateur se doit de rester vigilant, en particulier dans les situations d'animations de groupes : il doit y être le garant du respect dû à chacun.
Le GAG reste pleinement engagé dans la lutte contre la maltraitance.
Les signalements sur le numéro national sont 4 fois plus importants que prévu, et il n'y a pas de moyens pour étudier les situations et apporter les réponses. Sauf l'appel au bénévolat ...
le GAG
PS : cette publication est publique. Ne pas donner en commentaire d'exemples précis. Envoyez les nous sur publication privé "SOS maltraitance" ou par mail ...
Le CA du GAG qui s'est réuni ce matin (7 septembre 2009) a été alerté par plusieurs de ses administrateurs de la montée pendant l'été de remarques venant des animateurs et concernant des faits de maltraitance (souvent par négligence) auprès de personnes âgées, que ce soit à domicile ou dans les institutions.
La montée de ces remontées est nette, générale et inquiétante, et il est de notre devoir de réagir auprès des autorités. C'est ce que nous allons faire ! Mais nous ne pouvons pas le faire sans des faits précis et nombreux. Nous en avons déjà certains :
- climatisation non entretenue et hors d'usage en établissement,
- locaux pour personnes âgées climatisés depuis 2003 et dont l'usage a été transformé en bureaux non accessibles aux résidents,
- personnels non remplacés et prestations non fournies ("faites dans votre couche, nous ne sommes pas assez nombreux pour vous aider")
- à domicile, téléphone coupé par erreur chez une dame avec télé-alarme, et remise en fonctionnement une semaine après,
- à domicile, pas de signalement d'une absence de réponse de plusieurs jours ...
De plus, certains établissements et services ne réagissent pas, sous le prétexte officiellement donné : "nous sommes dans la bientraitance" ! ... Les associations de lutte contre la maltraitance (ALMA et AFBAH, et le GAG travaille avec les deux) sont dans des situations paradoxales : les signalements sont beaucoup plus importants que prévu sur le numéro national (3977), mais les moyens n'existent pas pour traiter tous les signalements ...
Dans un premier temps, nous ouvrons une publication dans la partie "privée" de notre site : signalez vos cas en les "anonymisant", sans vous mettre en situation de danger, ou signalez nous ces situations pas mail : gag.asso@aliceadsl.fr
Il ne s'agit pas de dénoncer des auteurs, mais de signaler des situations. Négligences, manque de moyens, manque de formation semblent à l'origine de cette brusque augmentation de cet été.
Dans un second temps (mais rapidement), nous interviendrons auprès des autorités concernées.
Merci de votre coopération
le GAG
(pas de réponses sur cette publication, réponse uniquement dans la partie privée du site)
19 juin 2008, dans un hôpital, une femme tombe de son fauteuil.
Pendant une heure, tout autour d'elle, on va, on vient.
Ce n'est qu'une heure après que quelqu'un se préoccupe d'elle.
Trop tard ! Elle est décédée !
C'était dans un hôpital américain, il y a quelques jours.
Voir le document de presse ci-joint avec des extraits de la caméra de surveillance de la salle.
Impossible chez nous ?
Nom : metro 3 juillet 2008 hopUSA.jpg
Taille : 285 Ko
ci-joint en photo la pub actuellement diffusée par le ministère
sur le nouveau numéro national de signalement maltraitance.
3977 - prix d'un appel local - lundi au vendredi 9 h - 19 h
Ce numéro est géré par l'AFBAH en coopération avec ALMA.
Il complète les numéros locaux déjà en fonctionnement.
Voir nos infos dans notre nouvelle du 14 février 2008.
Dommage que le ministère ne cite pas les associations qui oeuvrent dans cette opération !
Une négligence un peu maladroite ...
Mais sur le fond de l'opération, le GAG soutient à fond ! !
N'hésitez pas à reproduire et diffuser cette info
le GAG
3977 C'est le nouveau national d'appel pour signalement de maltraitance
envers des personnes âgées et handicapées.
Ce numéro est en place depuis le 5 février.
Ce numéro est facturé au prix d'une communication locale.
Il est ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 19 h sans interruption.
Le numéro 3977 est national, mais les numéros départementaux restent en place.
Ce nouveau dispositif est le résultat d'un accord et d'une coopération
- entre le réseau ALMA et ses nombreuses associations locales,
acteur historique de la lutte conte la maltraitance envers les personnes âgées,
- et l'association AFBAH, dont le champ d'action passe du régional (Ile de france) au national,
- accord souhaité et aidé par les pouvoirs publics (secrétariat d'état à la solidarité, DGAS).
Le numéro national est assuré par AFBAH et ses salariés,
et les services départementaux ALMA et leurs bénévoles assurent les relais.
Les informations circulent entre les deux associations.
Nouveauté également : le GAG est partie prenante dans ce dispositif.
Nous avons été sollicités pour y participer, et nous avons donné notre accord,
en insistant sur l'importance que le système de signalement reste en réseau associatif,
et non en service administratif.
Nous avons également insisté sur la différence entre la lutte contre la maltraitance,
et les promotions dites de bientraitance qui nous semblent d'un autre registre.
Nous nous retrouvons très proche des positions d'ALMA.
Le dernier CA du GAG a donné son accord pour l'adhésion au dispositif.
Parralèlement, et en complément, nous travaillons sur une structure
qui pourra se prononcer sur l'éthique professionnelle en animation.
Ce dispositif "animation et éthique" (titre très provisoire) est très demandé
par de nombreux professionnels de l'animation qui constatent
mais ne peuvent se trouver en situation de risque.
Nous sommes également sollicités sur des appréciations sur les références professionnelles
encore peu connues à l'extérieur.
Ce dispositif est en cours de travaux au sein du GAG,
et il se mettra en place dans le courant 2008.
Nous en reparlerons prochainement.
pour le GAG, Bernard Hervy
Nous sommes sollicités depuis quelques jours au sujet d'une pièce censée traiter de la maltaitance en maison de retraite.
A l'origine, ... un comédien, embauché fin 2005 en "contrat avenir" sur un établissement type Ehpad, et sur des fonctions d'animation.
Des dérapages ? des incidents ? une réelle maltraitance ? une soif de jouer au chevalier blanc ?
Peut-être ? Mais sûrement un conflit et une mise à pied.
Toujours est-il que le comédien s'intitule "animateur pour personnes âgées"
et veut dénoncer des scandales, dans une pièce intitulée "salut mon vieux !". (petite salle parisienne de 45 places)
Et les journalistes de nous interroger :
est-ce sérieux ? Les animateurs vivent-ils un tel martyr ? ...
Dites-nous en encore plus ! On veut du croustillant ...
Nous ne connaissons pas le comédien,
nous ne connaissons pas la pièce,
nous ne connaissons pas la situation ...
Mais plusieurs aspects semblent étranges ...
Nous nous sommes renseignés :
Oui il a bien exercé dans un établissement dans le cadre d'un contrat avenir.
Et il y a bien eu des problèmes ... mais peut être pas ceux que ce comédien dénonce...
Dans son site,
- il présente le travail d'animation comme purement alimentaire (nous ne pouvons pas approuver),
- il déclare vouloir apporter "joie et bonne humeur" (on n'est pas contre, mais cela suffit-il ?),
- il décrit les achats personnels qu'il faisait pour les personnes âgées (avec quelle coordination avec les autres personnels ?),
- il se dit victime de fausse accusation de vol auprès d'une résidente (mais il semble qu'il a remboursé l'argent disparu ...),
- il affirme n'avoir jamais reçu de réponse de son employeur (alors qu'un responsable de la mairie l'a reçu ...)
Bref, cette déclamation ne nous semble pas très transparente, même si elle est médiatisée.
Nous ne nous associons pas à cette image caricaturale du gentil animateur (ce n'en est pas un)
qui, lui, comprend les vieux,
alors que les méchants soignants les maltraitent
et que les directions se font du fric ...
un peu too much ! et pas toujours aussi simple !
Oui, les animateurs ont un rôle à jouer contre la maltraitance,
mais pas celui du dénonciateur qui se met en scène, lui, le bon, et les autres, les méchants,
ni celui du chevalier blanc qui se valorise en attaquant tous les autres.
Oui certains soignants font des erreurs, certaines directions abusent ...
mais certains animateurs font aussi des erreurs,
et visiblement, certains jouent la comédie ...
Nous sommes encore plus gênés quand des organismes qui veulent "défendre les droits et la dignité des personnes âgées"
plongent sans recul dans la dénonciation, sans enquête, ni analyse ...
Nous ne cacherons pas des maltraitances, nous oeuvrons à leur diminution puis disparition,
mais certaines accusations peuvent cacher bien des insuffisances ...
Nous ne soutenons donc pas cette initiative, et recommandons la prudence ... aux journalistes, comme aux autres ...
le GAG



