Une des fédérations de directeurs, la FNADEPA, vient de réagir à ces propos déplacés au tribunal de Caen. Dans un communiqué, ils déclarent : "Depuis quand l'entrée en maison de retraite est-elle une sanction ? Si cette sanction est prononcée par un tribunal, est-ce parce que le juge assimile maison de retraite et prison ? Que fait ce tribunal de la dignité des 800 000 personnes âgées vivant en institution ?" Ils rappellent que "depuis deux décennies, les directeurs de la FNADEPA militent pour que la société ait enfin une image juste de la vie en maison de retraite". Ils contestent "les propos de ce juge annihilant en une phrase le travail de qualité effectué par des professionnels motivés et compétents"
Quelques commentaires amicaux du GAG :Il n'y a pas que les directeurs (et encore moins ceux d'une seule fédération) qui luttent pour améliorer la vie dans les établissements ! Restons modestes et réalistes !-Il n'y a pas de décision de justice validant les propos menaçants qui d'ailleurs ne sont pas prononcés par un juge, mais par un procureur adjoint. Rassurant par certains aspects ! mais inquétant par d'autres, car le procureur représente le ministère public ! Est-ce que le ministère de la justice valide de tels propos ?-Un "dérappage" ne remet pas en cause "deux décennies" de travail. Il montre que le travail d'explication ne passe pas aussi bien que çà, et qu'il faut continuer à convaincre et à démontrer ... quitte à faire venir ce procureur adjoint dans une maison de retraite.
Valéria a 89 ans (elle est née en 1915) a un caractère pas facile ... et même un peu difficile. Le 27 mai dernier, elle croise sa voisine, "une bonne à rien, menteuse et voleuse, qui n'arrête pas de me démolir mes plantes". Valéria lui vide sur la tête le contenu du pichet d'eau (destiné à l'arrosage des plantes), et assomme sa voisine d'un coup de pichet !
L'affaire a été jugée au tribunal de Caen (Calvados). La fille de la dame "agressive" reconnaît : "je ne sais plus quoi faire avec elle". Puis le procureur adjointmenace (nous citons) : "Attention ! Si vous continuez comme çà, je vais vous envoyer en maison de retraite !" Le jugement final ? 100 € d'amende ! (info donnée par le quotidien "Ouest-France du 23.08.2004).
Monsieur le procureur adjoint, croyez-vous que le placement dans une maison de retraite relève d'une décision judiciaire et que c'est une punition ? Il y a encore du boulot !!! Quelle injure pour les vieux qui y sont, soit parce qu'ils l'ont choisi, soit parce que des conditions de santé ou d'isolement les y ont amenés! Pour vous, ils sont punis ? de quel délit ? Quelle injure également pour tous ceux qui oeuvrent à améliorer les conditions de vie dans les maisons de retraite ! Ce ne sont pas de telles menaces qui vont améliorer la réalité et encourager tous ceux qui améliorent les choses ! Que diriez-vous, pour vous, d'un séjour dans une maison de retraite, pas pour vous punir d'avoir prononcé de telles paroles, mais pour vous permettre de vous rendre compte de l'absurdité de ce que vous avancez ? Nous sommes prêts à faciliter la réalisation d'une telle réponse, et des fédérations de directeurs sont prêtes à y participer.
le GAG


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