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Animateur à l'approche de la mort... Petite enquête auprès des animateurs

  • Par severinebl le
    (mis à jour par gag le )
  • Dernier commentaire ajouté

Le 14 avril, je lançais une première publication sur le thème de mon mémoire de fin d'études de Licence Pro sur le rôle de l'animateur en EHPAD à l'approche du terme de la vie des personnes âgées. Vos discussions, fort enrichissantes, ont alimenté ma réflexion qui s'oriente aujourd'hui vers un rôle de l'animateur "en amont" où la favorisation du lien social, inscrite dans la durée, semble être une des actions phares.

A ce propos, pour apporter "matière" à mon mémoire, je demande votre participation à vous tous, animateurs d'EHPAD, diplômés ou non diplômés, en répondant autant que faire ce peut à ces questions :

  • Votre type d'établissement : public / associatif / privé
  • Votre poste : .....
  • 1/ Pourriez-vous me citer 2 ou 3 de vos actions qui semblent importantes pour le maintien et /ou le développement du réseau social de vos résidents ?
  • 2/ Comment s'envisage la mort à travers vos activités, vos actions ?
  • 3/ Dans quelles circonstances les résidants évoquent-ils la mort, leur mort ?
  • 4/ En tant qu'animateur, pensez-vous avoir un rôle de professionnel dans l'approche du terme de la vie de vos résidents ?
  • 4bis/Quelle est votre rôle, votre fonction lorsque la personne entre dans une phase d'approche de la mort ?
  • 5/ Pour les personnes ayant aujourd'hui entre 85 et 100 ans, à quels rituels sont-ils attachés face à un mourant ou après le décès ?
  • 6/ En tant qu'animateur, comment vos actions du présent, vos activités peuvent-elles favoriser le dialogue entre les différents acteurs « gravitant » autour du résident (familles, soignants, bénévoles, autres résidents...) ?

  • Je vous remercie de poster vos réponses sur ce site ou à mon cette adresse : severine.l.a@orange.fr


    UN GRAND MERCI DE VOS PARTICIPATIONS ! ! et merci aussi pour ce site, j'ai hâte de pouvoir participer au "café de l'éducation populaire" sur la et à une table ronde que j'espère trouver près de Grenoble !

    Séverine BL


    12 commentaires

    l'approche de la mort et l'animateur

    • Par anneso49 le

    1- action imporante pour le maintien ou le développemnt du réseau social est simplement de suciter l'envie de dire bonjour aux autres, essayer de chercher la communication verbal ou non verbale, respecter la personne et non regarder son degré de dépendance fera qu'elle se sentira apprtenir au groupe

    2- elle ne s'envisage pas car on vit avec, ce n'est pas un taboo, on désarmorce une inquiétude par la discussion, on en parle, on accompagne un résident voir un autre malade ou au funéraririum. Il n'y a pas d'activité spéciale sauf à la lecture du journal où le carnet du jour est imporant à lire.

    3- il l'évoque quand cela va mal, ils sont tristes,où quand un résident meurt. Pour certain ils l'attendent car c'est long d'avoir 98 ans 100ans et d'aller bien et de voir des plus jeunes aller moins bien.

    4- Un role professionnel oui, où il faut savoir en parler aux équipes pluridisciplinaire car on n'a remarqué que cela allait moins bien, mais aussi pour les autres résidents qui peuvent avoir l'envie de s'exprimer sur leur ressentie, l'animateur peut être un confident. à la fin de fin pour moi l'animateur n'a pas de rôle, se sont les soignants par les soins de conforts, nous en tant qu'animateyur on a répondu aux attentes aux besoins des familles avant la mort et après,un café un sourire , la photo de leur proche...

    5-le rituel s'est d'aller les voir à la chambre funéraires et pour certains se rendre à l'enbterrement

    6-les activités favorisent le dialogue car elle répondent aux besoins aux attendent des résidents avnt tous et qu'elles s'inscrivent dans leur projet personalisé

    j'espère avaoir fait de mon mieux pour les réponses


    Réponse

    • Par bea38 le

    Bonjour


    Joce m'a parlé de ton enquête.

    Je confirme que tu peux m'appeler aux n° qu'elle va te donner.

    Je vais bien lire ton enquête comme çaon gagnera du temps.

    A bientôt

    Béa


    Réponse à ta petite enquête

    • Par vlie le

    EHPAD public 136 résidants accueillis

    Animatrice coordinatrice

    1. Garder le contact avec les personnes extérieures que les résidants ont connues dans le passé, pour cela il faut essayer tant que possible de retourner sur leurs anciens lieux de vie et dans les endroits qu'ils fréquentaient.

    Favoriser de toutes les manières possibles les projets intergénérationnels (correspondance avec des lycéens sur des thèmes comme celui du débarquement ou des travaux des champs, réalisation de spectacles pour les tout petits théâtre de marionnette, chansons), participation à des visites les jours où les écoles ou centres de loisirs font de même, ouverture du service à de nombreux jeunes stagiaires qui doivent réaliser des projets d'animation dans le cadre de leurs études, ...).

    2. Participer à de nombreux loisirs sur la région (étendre les partenariats dans toutes les directions, permettre d'accéder à tout ce qui se passe sur l'extérieur, même les choses auxquelles on ne penserait pas pour des personnes très âgées). Ne jamais se limiter, innover sans cesse.

    3. La mort est la continuité de la vie. Elle st toujours présente en EHPAD et les résidants peuvent en parler aux animateurs sans crainte. La célébration de la messe organisée chaque semaine aident beaucoup ces personnes à s'y préparer.

    Nous accompagnons les résidants en chambre funéraire ou en inhumation dès que cela est nécessaire, pour répondre à leur besoin de recueillement après le décès d'un ami.

    4. L'animateur est celui qui apporte la vie à une structure collective. Il est donc souvent le confident concernant le problème de la mort. Il peut être très proche d'une personne âgées en fin de vie, rester présent auprès d'elle par respect et pour sa dignité.

    5. Je me glisse près de la personne pour simplement lui faire passer un signe d'amitié de temps en temps.

    6. Se rendre aux obsèques des amis et connaissances,aller à la messe organisée à l'EHPAD (sauf en cas de problème de santé), lire les petites annonces annonçant les décès dans le journal quotidien. Prendre des nouvelles d'un amis qui serait mourant et hospitalisé ou en chambre.

    7. Tous simplement donner son propre point de vue qui diffère parfois de celui des soignants. Faire passer le message à toutes les personnes qui entreraient dans la structure que chaque habitant de ce lieu de vie est une personne humaine qui a des droits comme tout le monde et des envies qu'il faut respecter, malgré les déficiences nombreuses qui pourraient nous freiner. Ne pas faire de différence, s'adresser à tous les résidants à travers nos actions d'animation. Même les plus handicapés. S'efforcer de changer le regard que l'on porte encore trop souvent sur la personne très âgée et handicapée. Prendre pour cela le temps de parler pour essayer de convaincre et agir dans le sens de nos propos car l'animateur est toujours observé dans sa façon de travailler.




    RE: Réponse à ta petite enquête

    • Par vlie le

    Tes questions n'étaient pas si faciles à comprendre. J'espère y avoir répondu à peu près. Et bonne chance pour ton prochain passage de mémoire.

    La mort est encore trop souvent un sujet tabou dans notre société. Car la mort est liée à l'absence et à la souffrance. Heureusement que le monde de la santé a fait des progrès énormes pour ce qui est de l'accompagnement en fin de vie et pour ce qui est de la dignité des personnes mourantes.


    RE: Réponse à ta petite enquête

    • Par animaa le

    bonjour

    j'ai 30ans d'expérience dans le même étabt qui, de maison de retraite avec un public relativement autonome est devenue EHPAD avec un public beaucoup plus déficient .

    L'approche de fin de vie a un peu changé surtout du côté des soignants , un protocole de prise en charge de fin de vie a été mis en place ( ne me demande pas lequel dans le détail, sur cette structure pas d'échange sur les pratiques des soignants qui sont toute puissance).

    De mon côté le problème de la mort a toujours été abordé par les résidents et moi -même librement dans le quotidien, en groupe, échange individuel ou avec les familles.

    Certains l'attende sereinement, d'autres ont pris leurs dispositions (achat de concession et construction de caveau, consignes auprès du directeur ...) d'autres en ont très peur,la plupart sont sous tutelle et ont des contrats obsèques. obligatoires(conseil régional)

    Le fait d'avoir "planifié" ou pas cette période, joue sur le comportement de la personne et je n'aurai pas la même approche en fonction des gens.

    Sitôt que les gens sont souffrants nous leur rendons une visite chambre ou hôpital si ce n'est pas possible, les résidents téléphonent, demandent des nouvelles aux infirmières qui peuvent organiser des visites rapides avec les amis ou les proches avec les mesures de protection s'il y a lieu...

    Je maintiens le lien avec leurs amis à l'extérieur et les invite à venir quand c'est possible. J'entoure la famille.

    Lors du repas midi je donne les nouvelles que je peux avoir.

    J'informe du dc sauf volonté contraire de la famille quand elle souhaite une cérémonie familiale, dans ce cas je donne l'info +tard.


    La chorale de l'étabt a été sollicitée plusieurs fois pour chanter lors de la cérémonie si la personne décède dans la structure, j'accompagne ou ils vont seuls à la morgue. en fonction des souhaits de la famille ou du résident dcd nous assistons à la mise en bière, j'accompagne à la cérémonie, cimetière.


    La messe est dite 1x mois peut être dédiée dcd, nous allons poser des fleurs sur la tombe(Toussaint..).

    En fonction des familles des petits souvenirs sont conservés ou donnés aux proches amis que le résident c'était fait .

    Plus compliqué le suicide qui nous laisse plus démunis et choqué tant chez les résidents que le personnel .

    je développerai +tard car je dois allez travailler!!

    Françoise






    merci

    • Par severinebl le

    Un grand merci à celle et ceux qui ont répondu à ce questionnaire pas si facile !

    Je continue à rédiger mon mémoire sur le sujet et chaque "pas en avant" me fait aboutir à de nouvelles questions ! Il est vraiment étonnant de voir la quasi absence des animateurs sur tous les textes et ouvrages que j'ai consulté concernant la fin de vie en EHPAD. Tous s'accordent à dire que les soins de fin de vie ou soins palliatifs ne sont pas que des soins médicaux mais aussi relationnels, sociaux, chargés d'un élan vital, mais pas de réponses autres que celles apportées par les soignants...

    Le soignant peut-il donc tout ? ... ou notre existence ne se justifie-t-elle qu'à travers les manquements (en personnel j'entends) en soignants pour assurer d'autres tâches (relationnelles, sociales) que le soin ? nos parents et grand'parents qui ont gardé, qui ont "pris soin" de leur propre parent chez eux étaient-ils incompétents pour notre société dans cet accompagnement au mourir !? non, juste savaient-ils qu'il fallait se dire aurevoir un jour et tous l'acceptaient...


    Merci encore ! ! ! séverine

    PS : je n'ai pas bien compris le message de bea38...quel numéro de téléphone désolée... !


    RE: merci

    • Par deugerbert le
      (mis à jour par gag le )

    Je crois qu'il faut, pour répondre à votre étonnement, bien se replonger sur ce qu'est le métier d'animateur et les représentations qu'il a dans le public, chez l'ensemble des personnels, mais aussi de ce qu'est la mort dans notre inconscient collectif. Même si la mort est, d'évidence, l'aboutissement de la vie, elle est toujours, sur le fond, perçue comme "anormale" ou "injuste" ou une "fatalité". Qui sont les médecins et autres soignants paramédicaux ? Des personnes qui, au moins dans l'imaginaire d'un chacun, des personnes qui sont dans le curatif. De ce fait, en faisant référence à eux, on est dans l'illusion d'une mort qui pourrait se soigner. Bien évidemment, ce raisonnement est purement irrationnel, mais dans la mesure où "on espère jusqu'au bout", c'est bien que l'illusion d'un soin curatif existe implicitement.

    Ainsi, même si le soignant ne peut pas tout, comme vous le dites, on lui attribue tout les pouvoirs, y compris celui de l'impossible : soigner la mort. C'est notre incapacité à apporter une réponse à la mort qui nous projette vers l'illusion qu'il peut exister un soin miraculeux. N'oublions jamais que les autres sont toujours forts de ce qu'ils savent, mais aussi de ce qu'on leur attribue. Or, on n'est pas médecin, on n'est pas soignant, et on sait que nous ne pouvons répondre à la mort personnellement : c'est donc logiquement que l'on attribue une capacité illusoire aux soignants.

    Par ailleurs, sur un plan légal, seul le corps médical et les soignants ont la possibilité d'administrer les thérapeutiques nécessaires à une fin de vie moins douloureuse. Donc...

    Il ne faut quand même pas oublier non plus que les soignants ont de réelles capacités relationnelles (en général) et que cette capacité n'est pas l'exclusivité des animateurs...

    A mon sens il faut chercher ailleurs la place des animateurs, non pas comme "opposables" aux soignants (à qui on attribue abusivement tout pouvoir) mais dans le cercle de ceux qui se complètent pour accompagner la vie. Là est donc le problème: les soignants résistent à la mort et les animateurs accompagnent la vie. N'y a-t-il pas là l'idée d'une réelle complémentarité ?

    Par contre attention : un animateur n'est pas un psychologue ; il n'a ni à avoir la même écoute, ni à s'immiscer dans le domaine des dérives qui accompagnent la crainte de la mort, du déni jusqu'à l'acceptation.

    La place de l'animateur est bien de se situer dans les différents bilans de la personne, depuis le bilan de vie jusqu'au bilan existentiel, pour sonner un sens à son acte.

    Quant à "prendre soin", il faut s'arrêter : ce n'est qu'un débat qui intéresse les soignants (infirmières et AS en particulier) qui n'a aucun sens ni écho dans le monde social. Ne nous approprions pas les problèmes des autres, qui, si chez eux est central, ne signifie rien chez nous.

    Enfin, ne comparez jamais ce qui se passait "avant" avec ce qui se passe "aujourd'hui", ne serait-ce que parce que l'avant n'est jamais daté : il a 50 ans ?, il y a 1 siècle ?, au Moyen-Age ? Qu'en savez-vous ? Parler "après" de ce qui se passait avant, c'est se tromper sur les mots, sur ce que vivaient réellement ceux qui allaient mourir, c'est nier les peurs qu'ils avaient... Aujourd'hui est une autre époque: que faisons-nous avec elle ? C'est pour moi la seule chose importante.

    Partir en paix avec sa propre mort est pour moi la chose la plus importante, ceux qui nous entourent pour cela ne devraient avoir que c'est objectif et ne pas projeter leurs propres angoisses sur la mort.


    RE: merci

    • Par severinebl le

    Bonjour,

    c'est bien ce que je disais... plus je creuse le sujet et plus les questions arrivent et se complexifient !

    Ce que je vois et entends des animateurs géronto qui témoignent, relève de plusieurs faits, qu'il faut pouvoir à la fois démêler et conjuguer :

    - pour moi il y a de vraies confusions entre les missions professionnelles et le savoir-être (ou liens relationnels...). Car son rôle est encore trop souvent attendu dans l'intervention directe (les ateliers, les sorties... pour faire rapide) et peu dans la coordination "sous-marines". Les animateurs, parce qu'ils re-connaissent bien les résidents dans leur globalité se soumettent volontiers à l'injonction (parfois muette mais réelle) des équipes (surchargées émotionnellement aussi) de passer voir les résidents à l'approche du mourir. Au delà de l'humanité incontestable des animateurs, je m'interroge sur la mobilisation de notre propre "ego" dans ses visites aurpès des gens en fin de vie... Alors, attention aussi à la "toute-puissance" de l'animateur qui se sentirait le seul "chargé" d'apporter soutien relationnel au résident mourant : cela rejoint votre propos d'interprofessionalité indispensable !

    - MAIS, ce serait nier la position et les connaissances spécifiques de l'animateur de l'EHPAd : les relations qu'il développe avec tous les acteurs sont empreintes de particularité qui en font un confident privilégié qu'on ne peut passer sous silence


    Bien sûr qu'il ne s'agit pas de s'opposer à l'équipe mais DANS LE CONTEXTE ACTUEL -logiques budgétaires, manque de poste, turn-over, direction non positionnée (contexte qui évolue fort heureusement à petits pas!) force est de constater que l'animateur est celui qui doit encore trop souvent faire "face" à une équipe pour faire falloir l'unicité, les droits de la pa. Lisons les témoignages de ce site, certains nous font rêver mais bp traduisent les "combats quotidiens" qu'ils doivent mener pour faire comprendre ce qu'ils sont et ce qu'ils ne sont pas.

    - finalement, si l'animateur n'a pas de rôle professionnel "actif" à l'approche de la mort, il a eu tout son rôle à jouer dans le TEMPS précedent qu'il aura pu exploiter (autant que faire ce peut) pour maintenir, soutenir les liens sociaux qui s'exprimeront en fin de vie. Un article intéressant de Drulhe et Clément parle du lien social et du mourir : ils y dvp aussi l'idée d'un retrait, pour la pa très âgée, du lien social pour mieux "profiter" des liens précédemment construits...

    Pour en revenir aux bilans, cette démarche intérieure peut être engagée, aidée, provoquée par l'animateur à travers divers ateliers... mais il n'est pas forcément le tiers-acteur qui le recueillera ! Nous pourrions oser la comparaison où l'animateur est la page et le stylo qui assemble le livre (l'animateur est support technique du groupe), le groupe est auteur (action collective qui mobilise le lien social) , la personne âgée le lecteur (dans son individualité) : le livre est écrit par le groupe qui propose des idées, des images, le livre retranscit les mots, énonce des concepts. Le lecteur est libre d'écrire (ou pas), puis de lire (ou pas), d'abonder dans le sens du livre ou d'être en désaccord, de réfléchir après lecture au sens des phrases ou de les oublier (parfois volontairement) . Mais à qui le lecteur parle-t-il des émotions et des réflexions provoquées par le livre ? Sûrement pas au livre lui-même ! mais une personne qui peut et sait l'écouter dans l'expression de ses ressentis : c'est le « tiers-acteur »

    Enfin, vous dites "partir en paix avec sa propre mort est pour moi la chose la plus importante" .... je n'adhère guère à l'idée de la "bonne mort", elle convient aux vivants, elle nous rassure, elle nous valide et nous donne bonne conscience. cette injonction à la bonne mort met les vivants et les mourants dans un carcan et une illusion. Ce qui compte, c'est la CONFIANCE que j'accorde à la personne en face de moi : si elle me dit "je ne peux pas dire, je ne peux pas faire", alors OK, je la suis (suivre) quand même jusqu'au bout du chemin. Elle mourra avec ses peurs, ses angoisses, ses regrets, ses remords, sa culpabilité... Vous l'avez dit, nous ne sommes pas des psychologues. A moins que je n'ai mal interprété votre propos ? serions-nous finalement d'accord quand vous dites "ne pas projeter leurs propres angoisses sur la mort" ?

    quand à ma comparaison avec l'accompagnement des mourants à domicile dans une époque bien peu lointaine (qu'est-ce que 3 générations sur notre humanité?!) elle ne dit pas qu'il faut retourner en arrière, mais elle témoigne de la rupture provoquée par l'institutionnalisation... à moins que l'institutionnalisation soit un lieu du mourir qui "convient bien" à notre société actuelle ... L'oeuf ou la poule ? ...

    Un point complexifiant que je n'aurai pas le temps d'aborder dans mon mémoire reste celui des particularités engendrées par les pathologies démentielles... (décidément, ce mot "dément" me choquera toujours autant....)


    Vraiment merci pour nos échanges, très riches de sens ! ! !


    Séverine


    RE: merci

    • Par deugerbert le

    J'espère que vous nous ferez part de votre mémoire qui s'annonce passionnant.

    Simple remarque: en parlant de "partir en paix" était une chose importante, je n'ai jamais parlé de "belle mort". La "belle mort" n'appartient qu'aux vivants!

    Bon courage....


    RE: merci

    • Par lucedelotus le

    Je viens juste de découvrir vos échanges autour de l'accompagnement des résidents en fin de vie et leur mort, même sur ce site des animateurs en géronto... c'est si nourrissant pour l'esprit ! Nous devons réfléchir, là aussi, pour être dans la juste proximité et action dans notre rôle d'animateur tant avec les résidents en fin de vie qu'avec nos collègues soignants.

    Merci à tous.

    d'autre part, même si c'est trop tard pour ton mémoire Séverine, voici quand même une info : j'ai mis en place depuis 2 ans, à la demande d'IDE et avec l'accord des résidents , durant la semaine ou le we de la Toussaint, "l'arbre des souvenirs" : je fait un grand bouquet avec du feuillage persistant bambou, laurier lorraine etc..

    puis j'agrafe sur les feuilles des étiquettes en couleurs chaudes et pastel portant juste les nom et prénom des résidents ayant fini leur vie dans l'établissement dans l'année précédente.

    C'est comme un rituel " pour ceux qui restent " en écho aux rituels "du bout de l'an" -religieux ou pas mais certainement spirituels: c'est à dire porteurs de Sens- qui se font encore dans certaines familles.

    Les résidents savent ainsi que quand ils ne seront plus là, ils ne seront pas totalement oubliés par les personnels ni par les autres résidents et leur familles car

    leur vie, leur présence avec nous tous a eu de l'importance pour nous aussi !

    J'ajoute aussi une petite info explicative qui montre le Sens de cette démarche.




    Intéressée aussi

    • Par bea38 le

    Bonjour


    Je te remercie pour les échanges très intéressants que nous avons eus autour d'un repas indien. Je suis bien sûr très intéressée par la lecture de ton mémoire si tu as la possibilité dès que faire se pourra de le rendre public sur le site.

    Et cette lecture sera d'autant plus agréable qu'outre le sujet, tu as de réels talents d'écriture.

    A bientôt

    Béa


    RE: Intéressée aussi

    • Par severinebl le

    au plaisir de te retrouver sur ce site, béa38 !

    J'ai adoré ce repas indien, ton enthousiasme et ton expérience me montre que j'ai encore beaucoup à apprendre ! si je ne peux pas passer par le GAG, je te ferais volontiers passer un exemplaire de mon mémoire... en .pdf : le prix de la pâte à papier vient flamber le budget de la pauvre étudiante reconvertie que je suis !


    bonne rentrée à toutes et tous !


    séverinebl


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