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Après un accueil très favorable de notre projet de filière rizicole à Bamako (CSA, AMM, FAO) et à Bruxelles (UE), d'autres pays semblent s'intéresser à notre projet, notamment l'Afrique du Sud (en contact avec la région de Sikasso).
Nos bénévoles font un gros travail de compilation des données de l'AMM (coopérations décentralisées) et du CSA (communes déficitaires), ce qui va nous faciliter la recherche de partenaires en zone déficitaire.
Quant à Moussa, il s'est rendu récemment à l'Office du Niger, où il a pu étudier les mini-rizeries, petites unités maliennes de transformationd du riz, parfaitement adaptées à notre projet.
Projet qui s'enrichit peu à peu de nouveaux éléments, ce qui, nous l'espérons, nous permettra de le mettre en oeuvre rapidement !
Pour visionner le concept du projet, cliquez ici.
Ci-dessous quelques images envoyées par Moussa, lors de ses séances de travail à N'Tiobougou (commune de BLENDIO) :
- démarrage des études du pont
- visite du jardin après la réunion avec l'association des femmes
La mission annuelle a commencé, avec une journée de rendez-vous à Bamako, notamment pour présenter le projet Sud-Nord de Sécurité alimentaire.
Un projet très bien reçu parmi les autorités maliennes, notamment l'Association des Municipalités du Mali et le Commissariat à la Sécurité Alimentaire, qui vont nous accompagner dans la recherche de partenaires, pour affiner le projet et promouvoir le concept au Mali.
S'il est encore trop tôt pour connaître les rendements, les premières cultures de riz sur les 100 ha aménagés de la plaine du Koureh sont très prometteuses (voir photo).
Pour les autres céréales (mil, maïs, sorgho), les récoltes s'annoncent bonnes sur la zone, comme dans l'ensemble des régions productrices du Sud-Mali, ce qui va rapidement faire chuter leur prix...
Alors que les prix des céréales sont actuellement très élevés au Mali (le sorgho non décortiqué se vend autour de 375 Fcfa à Bamako), les récoltes vont permettre aux maliens de respirer un peu :
Dans certaines zones, qui ont bénéficié de pluies précoces, comme à Benkadi, les premières récoltes de maïs commencent déjà, ce qui va faire redescendre un peu le prix des céréales.
Mercredi, une très forte pluie a frappé la zone de Dembella : d'après les informations récoltées par notre chef de projet, il y a eu environ 100 mm d'eau en seulement 4 heures !
Cela donne une idée des problèmes d'érosion et d'inondation que peut subir cette zone, dans laquelle les pluies ne sont guère présentes plus de 4 mois par an.
En tout cas, dans l'ensemble, la saison des pluies est satisfaisante sur la zone, ce qui peut laisser présager de bonnes récoltes.
A leur demande, l'ARCADE a appuyé les paysans de la plaine du Koureh :
En les aidant à s'organiser autour de l'ouvrage par la mise en place d'un comité de gestion.
Mais aussi en leur octroyant un prêt de semences de riz (remboursable en semences l'année suivante) afin de bénéficier de la première mise en eau de la plaine.
Moussa, en tant qu'ingénieur agronome, suit de près les cultures et fournit un appui-conseil technique.
Photos :
Premiers labours sur la plaine
Partage des semences de riz
Les études techniques de la plaine hydro-agricole de Kougnan sont terminées.
Dans un premier temps, ce sont 330 Ha qui peuvent être mis en eau grâce à l'aménagement de 4 casiers rizicoles.
Les casiers sont séparés par des vannes à crémaillères, afin de réguler la lame d'eau.
En parallèle à la recherche de financement, il nous faut maintenant travailler avec tous les acteurs : agriculteurs, pêcheurs, éleveurs, élus, autorités villageoises, autorités administratives, etc... qui utilisent ou utiliseront cette plaine, et surtout régler les questions foncières, et mettre en place la structure de gestion.
Sur la commune de Benkadi où se trouve la plaine de Kougnan, il y a une autre plaine de 100 Ha qui pourrait, elle aussi, être étudiée et aménagée.
Ces aménagements s'inscrivent dans un vaste projet de sécurité alimentaire Sud-Nord au Mali, dont vous trouverez le concept en cliquant ici.
Ci-dessous le principe de fonctionnement des aménagements.
(Image ci-contre : situation des ouvrages étudiés et aménagés)
Voici les premiers résultats sur les recherches en engrais naturels, dans le jardin expérimental de la base, mené par Moussa, notre chef de projet, et Sidiki, notre chauffeur-factotum :
Ci-dessous un extrait du premier rapport, ainsi qu'une photo du jardin avant la récolte :
« L'objectif de l'expérience était de connaitre la meilleure fumure organique localement qui donne un bon rendement en culture maraichère.
Pour cela, on a utilisé Trois types de fumure organique.
On confectionné quatre planches, une planche avec le composte de la base ARCADE, une planche avec la terre du barrage, une planche avec les déchets de la graine pourghère après pressage et une planche témoin c'est-à-dire planche n'ayant pas reçu de fumure.
La spéculation utilisée pour l'expérience est l'oignon avec la variété violet de galmi
A la récolte on a eu les résultats suivant :
Planche 1 avec composte : on eu 1,8 Kg d'oignon
Planche 2 avec Terre barrage : on a eu 2,8 Kg d'oignon
Planche 3 avec déchets pourghère : on eu 3,7 Kg d'oignon
Planche 4 témoin : 1,7 Kg d'oignon.
Selon ces résultats, on peut dire la fumure qui donne de bon résultats est les déchets de pourghère. Mais il faut continuer ce travail jusqu'au moins trois année pour pouvoir tirer les conclusions.
Mais il faut souligner que la terre du barrage bien qu'elle vient en deuxième position est source de nombreux adventices (impereta cylindrica et cyperus rotondus qui sont des mauvaises herbes très coriaces) qui nuit au bon développement des cultures. »
Malgré les problèmes de distribution de l'électricité, persistants à Sikasso, nous parvenons à communiquer avec notre chef de projet et nos partenaires sur place régulièrement. Les projets avancent et nous espérons recevoir prochainement quelques photos pour illustrer nos propos !
Agriculture :
Les études de la plaine de Kougnan (aménagements hydro-agricoles) et de l'assainissement du marché de Blendio sont terminées. Nous attendons la production des rapports.
Moussa travaille avec les populations et les élus à la mise en place d'un comité de gestion avant la mise en eau de l'aménagement de la Plaine du Koureh, dont les travaux se sont terminés cette année (sous la maitrise d'ouvrage de l'Assemblée Régionale de Sikasso).
Désenclavement :
La dalle de fond du Pont de Blendio, sur l'axe Dembella - Niena, vient d'être coulée.
Malgré la situation actuelle tendue au Mali, notre équipe à DEMBELLA continue à travailler sur le projet global de développement, avec les élus et les populations des communes maliennes partenaires :
Certes, les projets nécessitant une importante logistique, tel que la sensibilisaiton au VIH, sont suspendus.
Mais d'autres sont en cours ou démarrent, comme vient de nous l'apprendre notre chef de projet, Moussa DIAKITE :
Il poursuit la mise en place des projets des planteurs et de maraichage avec les femmesIl va lancer le projet d'amélioration de l'élevage avec la coopérative de DEMBELLA et les études de la Plaine de Kougnan devraient être terminées dans les semaines à venir.
Surtout, Moussa continue avec Ibrahima TOURE, le gestionnaire-comptable, un énorme travail de fond auprès des structures de la société civile :
Ils les accompagnent dans la préparation et la tenue des Assemblées Générales, pour préparer, entre autres, les rapports d'activités, mais aussi les rapports fiannciers, grâce au suivi de gestion régulier effectué au CIAGE, qui permet de tirer des bilans financiers et d'analyser les chiffres avec les trésoriers concernés.
Voici une Solution possible pour favoriser la sécurité alimentaire sur l'ensemble du MALI :
A partir de la production au Sud du pays, mettre en place une organisation spécifique entre le Sud et le Nord du pays pour redistribuer les surplus dans les régions déficitaires du Nord :
- Par une collaboration entre les Banques de Céréales du Sud Mali et du Nord Mali
- En s'appuyant sur les structures de gestion existante à Dembella et les aménagements hydro-agricoles en cours
Découvrez le diaporama présentant la pré-étude du projet (enjeux, objectifs, méthode, rentabilité).
Retrouvez l'ensemble des actions Agriculture de l'ARCADE
Les femmes de DEMBELLA ont repris le maraichage de leur parcelle sur le barrage (photo 1). Les premières salades sortent déjà !
Quant à Moussa, notre chef de projet, il a rapporté de la boue du barrage pour sensibiliser les paysans locaux sur sa faculté à régénérer les terres, en l'utilisant comme fertilisant dans le jardin expérimental de la base (photo 2).
Voici le court-métrage créé par les bénévoles de l'ARCADE, afin d'expliquer, tant en France qu'au Mali, le fonctionnement et l'intéret des banques de céréales. Sans son, ce mini-film d'animation peut être expliqué en direct en français ou en bambara, comme sur la photo ci-dessous, où Moussa commente le film lors d'une réunion au CIAGE.
Vous pouvez aussi consulter la vidéo en cliquant ici.
Découvrez en avant-première le bulletin d'information 2011 !
Nom : bulletin2011-web.pdf
Taille : 1 Mo
Depuis l'arrivée au Mali de Bernard SEIGLE-FERRAND mi-septembre, il pleut régulièrement sur la zone du projet, et notamment la semaine dernière une énorme pluie de 90 mm en 2 heures !
Après cela, la route Dembella-Niena, qui permet de rejoindre l'axe Bamako-Sikasso, a été coupée pendant plusieurs jours : le marigot entre Dembella et Blendio est sorti de son lit, recouvrant le pont et une partie de la piste, rendant impossible la traversée, si ce n'est... en pirogue !
Depuis, la route est redevenue praticable.
Apparemment, les pluies n'ont pas fait de dégâts importants. En revanche, les paysans espèrent qu'elles vont durer encore quelques semaines, jusqu'à ce que les céréales arrivent à maturité. En effet, la saison des pluies a été tardive et les pluies peu importante durant juillet et août.
Consultez la pluviométrie sur les communes de DEMBELLA et BLENDIO
Bernard SEIGLE-FERRAND vient de partir au Mali. Un des objectifs de cette mission est d'appuyer Moussa et Lamine dans la mise en service de l'unité d'huile de pourghère (cofinancement de la Fondation de France et du CFSI).
L'enjeu de ce projet est de créer une filière agricole locale et durable autour de cet agro-carburant (voir schéma ci-joint).
D'autres expériences existent déjà au Mali, mais l'originalité de ce projet réside dans la taille de l'unité de transformation, qui doit rester à l'échelle de quelques villages pour une maitrise par les communautés locales, et dans la conception même de la structure, conçue pour limiter au maximum les manipulations au cours du processus de transformation.
Après l'établissement des plans et la construction de la structure (photo ci-jointe) avec deux entreprises de SIKASSO (Nietaga Wale et EMAMA), les populations ont commencé à récolter les noix.
Nous allons donc pouvoir faire prochainement les premiers essais de pressage.
Les pluies ont été très faibles et très irrégulières aux mois de juin et juillet sur la zone du projet. Nous attendons la pluviométrie du mois d'aout et le rapport de terrain de notre chef de projet concernant les récoltes de céréales, car nous craignons un manque de céréales pour l'année à venir.
Voici ci-dessous un graphique reprenant la pluviométrie à Dembella depuis plusieurs années, ainsi que les quantités de pluie journalière sur la saison 2011 à Dembella, et à Blendio.
On note déjà d'importante différence entre ces deux villages distants seulement d'une vingtaine de km !
En novembre 2009, la délégation française a été reçue en Assemblée Plénière à l'Assemblée Régionale de Sikasso. Les questions foncières et d'aménagement des plaines rizicoles ont été abordées à cette occasion.
Un an plus tard, l'Assemblée Régionale faisait mettre à jour les études (réalisées par l'ARCADE) du casier Sud de la Plaine du Koureh.
L'Assemblée Régionale a ensuite lancé les travaux. A l'heure actuelle, une entreprise est sur le terrain pour la réalisation des digues. Mais l'arrivée de la saison des pluies rend difficile l'avancée des travaux.
Et l'ONG de sensibilisation recrutée par l'Assemblée Régionale attend la fin des travaux pour se rendre sur le terrain !
Dès que nous avons été informés du projet, nous avons eu l'accord du Président de la Région pour commencer la sensibilisation et l'organisation des populations autour du projet.
Avec la mairie de Dembella, nous avons donc organisé plusieurs réunions dans les villages concernés.
Il est impératif pour ce genre de projet de mettre en place un plan cadastral afin de valider la répartition des terres (comme nous l'avons fait pour le barrage de Dembella en 1994), mais aussi de définir avec tous les acteurs le mode d'organisation et de gestion de l'ouvrage.
Mais la commune de Tella conteste les limites foncières, ce qui ne va pas rendre aisé la mise en oeuvre de ce projet. On voit ici toute l'importance d'une présence permanente sur le terrain !







