agriculture (26)
Malgré les problèmes de distribution de l'électricité, persistants à Sikasso, nous parvenons à communiquer avec notre chef de projet et nos partenaires sur place régulièrement. Les projets avancent et nous espérons recevoir prochainement quelques photos pour illustrer nos propos !
Agriculture :
Les études de la plaine de Kougnan (aménagements hydro-agricoles) et de l'assainissement du marché de Blendio sont terminées. Nous attendons la production des rapports.
Moussa travaille avec les populations et les élus à la mise en place d'un comité de gestion avant la mise en eau de l'aménagement de la Plaine du Koureh, dont les travaux se sont terminés cette année (sous la maitrise d'ouvrage de l'Assemblée Régionale de Sikasso).
Désenclavement :
La dalle de fond du Pont de Blendio, sur l'axe Dembella - Niena, vient d'être coulée.
Malgré la situation actuelle tendue au Mali, notre équipe à DEMBELLA continue à travailler sur le projet global de développement, avec les élus et les populations des communes maliennes partenaires :
Certes, les projets nécessitant une importante logistique, tel que la sensibilisaiton au VIH, sont suspendus.
Mais d'autres sont en cours ou démarrent, comme vient de nous l'apprendre notre chef de projet, Moussa DIAKITE :
Il poursuit la mise en place des projets des planteurs et de maraichage avec les femmesIl va lancer le projet d'amélioration de l'élevage avec la coopérative de DEMBELLA et les études de la Plaine de Kougnan devraient être terminées dans les semaines à venir.
Surtout, Moussa continue avec Ibrahima TOURE, le gestionnaire-comptable, un énorme travail de fond auprès des structures de la société civile :
Ils les accompagnent dans la préparation et la tenue des Assemblées Générales, pour préparer, entre autres, les rapports d'activités, mais aussi les rapports fiannciers, grâce au suivi de gestion régulier effectué au CIAGE, qui permet de tirer des bilans financiers et d'analyser les chiffres avec les trésoriers concernés.
Voici une Solution possible pour favoriser la sécurité alimentaire sur l'ensemble du MALI :
A partir de la production au Sud du pays, mettre en place une organisation spécifique entre le Sud et le Nord du pays pour redistribuer les surplus dans les régions déficitaires du Nord :
- Par une collaboration entre les Banques de Céréales du Sud Mali et du Nord Mali
- En s'appuyant sur les structures de gestion existante à Dembella et les aménagements hydro-agricoles en cours
Découvrez le diaporama présentant la pré-étude du projet (enjeux, objectifs, méthode, rentabilité).
Retrouvez l'ensemble des actions Agriculture de l'ARCADE
Les femmes de DEMBELLA ont repris le maraichage de leur parcelle sur le barrage (photo 1). Les premières salades sortent déjà !
Quant à Moussa, notre chef de projet, il a rapporté de la boue du barrage pour sensibiliser les paysans locaux sur sa faculté à régénérer les terres, en l'utilisant comme fertilisant dans le jardin expérimental de la base (photo 2).
Voici le court-métrage créé par les bénévoles de l'ARCADE, afin d'expliquer, tant en France qu'au Mali, le fonctionnement et l'intéret des banques de céréales. Sans son, ce mini-film d'animation peut être expliqué en direct en français ou en bambara, comme sur la photo ci-dessous, où Moussa commente le film lors d'une réunion au CIAGE.
Découvrez en avant-première le bulletin d'information 2011 !
Nom : bulletin2011-web.pdf
Taille : 1 Mo
Depuis l'arrivée au Mali de Bernard SEIGLE-FERRAND mi-septembre, il pleut régulièrement sur la zone du projet, et notamment la semaine dernière une énorme pluie de 90 mm en 2 heures !
Après cela, la route Dembella-Niena, qui permet de rejoindre l'axe Bamako-Sikasso, a été coupée pendant plusieurs jours : le marigot entre Dembella et Blendio est sorti de son lit, recouvrant le pont et une partie de la piste, rendant impossible la traversée, si ce n'est... en pirogue !
Depuis, la route est redevenue praticable.
Apparemment, les pluies n'ont pas fait de dégâts importants. En revanche, les paysans espèrent qu'elles vont durer encore quelques semaines, jusqu'à ce que les céréales arrivent à maturité. En effet, la saison des pluies a été tardive et les pluies peu importante durant juillet et août.
Consultez la pluviométrie sur les communes de DEMBELLA et BLENDIO
Bernard SEIGLE-FERRAND vient de partir au Mali. Un des objectifs de cette mission est d'appuyer Moussa et Lamine dans la mise en service de l'unité d'huile de pourghère (cofinancement de la Fondation de France et du CFSI).
L'enjeu de ce projet est de créer une filière agricole locale et durable autour de cet agro-carburant (voir schéma ci-joint).
D'autres expériences existent déjà au Mali, mais l'originalité de ce projet réside dans la taille de l'unité de transformation, qui doit rester à l'échelle de quelques villages pour une maitrise par les communautés locales, et dans la conception même de la structure, conçue pour limiter au maximum les manipulations au cours du processus de transformation.
Après l'établissement des plans et la construction de la structure (photo ci-jointe) avec deux entreprises de SIKASSO (Nietaga Wale et EMAMA), les populations ont commencé à récolter les noix.
Nous allons donc pouvoir faire prochainement les premiers essais de pressage.
Les pluies ont été très faibles et très irrégulières aux mois de juin et juillet sur la zone du projet. Nous attendons la pluviométrie du mois d'aout et le rapport de terrain de notre chef de projet concernant les récoltes de céréales, car nous craignons un manque de céréales pour l'année à venir.
Voici ci-dessous un graphique reprenant la pluviométrie à Dembella depuis plusieurs années, ainsi que les quantités de pluie journalière sur la saison 2011 à Dembella, et à Blendio.
On note déjà d'importante différence entre ces deux villages distants seulement d'une vingtaine de km !
En novembre 2009, la délégation française a été reçue en Assemblée Plénière à l'Assemblée Régionale de Sikasso. Les questions foncières et d'aménagement des plaines rizicoles ont été abordées à cette occasion.
Un an plus tard, l'Assemblée Régionale faisait mettre à jour les études (réalisées par l'ARCADE) du casier Sud de la Plaine du Koureh.
L'Assemblée Régionale a ensuite lancé les travaux. A l'heure actuelle, une entreprise est sur le terrain pour la réalisation des digues. Mais l'arrivée de la saison des pluies rend difficile l'avancée des travaux.
Et l'ONG de sensibilisation recrutée par l'Assemblée Régionale attend la fin des travaux pour se rendre sur le terrain !
Dès que nous avons été informés du projet, nous avons eu l'accord du Président de la Région pour commencer la sensibilisation et l'organisation des populations autour du projet.
Avec la mairie de Dembella, nous avons donc organisé plusieurs réunions dans les villages concernés.
Il est impératif pour ce genre de projet de mettre en place un plan cadastral afin de valider la répartition des terres (comme nous l'avons fait pour le barrage de Dembella en 1994), mais aussi de définir avec tous les acteurs le mode d'organisation et de gestion de l'ouvrage.
Mais la commune de Tella conteste les limites foncières, ce qui ne va pas rendre aisé la mise en oeuvre de ce projet. On voit ici toute l'importance d'une présence permanente sur le terrain !
Vous pouvez conssulter ci-joint la deuxième lettre d'info de l'Arcade, paru en juillet 2011 et qui fait le point sur tous les volets de projet, mais aussi sur les activités en France.
Bonne lecture !
Nom : info2011n02.pdf
Taille : 227 Ko
Les labours ont commencé à Dembella, avec presque un mois d'avance sur le calendrier habituel !
En effet, les premières grosses pluies ont déjà fait leur apparition. Ce sont elles qui annoncent la saison culturale, car elles permettent de travailler à nouveau la terre, qui était devenue extrêmement dure pendant la saison sèche.
Photo : labour à la charrue
Depuis notre précédent article sur la parcelle de l'association des femmes, les cultivatrices ont rivalisé dans leur travail, chacune s'organisant avec les autres femmes de la famille pour assurer à la fois le maraichage et les travaux du quotidien. Nous tenions à vous faire partager ici les dernières photos de ce jardin de près d'un hectare !
Comme nous l'avions dit précédemment, 2 pompes à pédales ont été données à l'association des femmes pour les encourager dans leur travail et réduire la pénibilité de l'arrosage, leur faisant gagner un temps précieux.
Le fruit de leurs récoltes, en plus d'améliorer l'alimentation de la famille, permet des bénéfices non négligeables par la vente des produits maraichers sur le marché. Mais ce projet permet aussi une revalorisation sociale des femmes dans leur village.
Elles ont d'ailleurs tenu à nous montrer toute l'importance qu'elles accordent à ce projet, en insistant pour que Moussa, notre chef de projet, assiste à la fête qu'elles organisent en cette fin de saison pour célébrer la réussite de leur jardin.
D'autres aménagements sont à l'étude pour optimiser l'irrigation et la production, en attendant la saison des pluies et le semis du riz.
Photos 1 et 2 : Le jardin des femmes
Photos 3 et 4 : Installation des pompes et premiers essais
Vous pouvez consulter ci-joint la première lettre d'info 2011, publiée au mois de janvier.
Celle-ci reprend volet par volet les derniers évènements en France et au Mali.
Nom : info2011-01.pdf
Taille : 159 Ko
Après la récolte de riz au mois de novembre, les femmes ont commencé en janvier le maraîchage sur leur parcelle près du barrage.
La surface du terrain a été répartie entre différents groupes de femmes, chacun étant ainsi motivé pour produire de plus beaux légumes que le groupe voisin ! Un impressionnant ensemble de jardin sur presque 1 hectare (voir photos), avec déjà des résultats économiques intéressants et un exemple pour tout le village : on voit certains hommes, qui avaient délaissés leur parcelle, défricher et clore leur terrain pour pratiquer à leur tour des cultures de contre-saison !
Face à la motivation de ces femmes, deux pompes à pédales ont été achetées pour faciliter le travail d'irrigation des plantations.
Samedi après-midi, Lamine et Moussa se sont envolés (juste avant les grèves !) pour Bamako.
Cette mission aura été très riches en enseignement, tant pour eux que pour ceux qui les ont rencontré et ont pu échanger avec eux.
« On a été très bien accueilli partout et on a beaucoup appris ».
Le séjour de Lamine a été très profitable pour enregistrer de nombreuses notions techniques sur la maintenance des réseaux d'eau, ce qui est très précieux pour les communes maliennes qui s'équipent peu à peu d'adduction d'eau simple (un forage et un château d'eau permettant d'alimenter des robinets dans chaque quartier).
Moussa, lui, a beaucoup appris sur le fonctionnement des communes, de la comptabilité à la gestion des services techniques, facilitant sa tâche d'appui auprès des collectivités maliennes partenaires. Les échanges techniques sur l'agriculture et l'élevage ont aussi été très riches.
Et pour nous, c'est le plaisir d'avoir pu faire connaître le personnel d'ARCADE Mali a tous les partenaires et bénévoles qui travaillent à nos côtés sur ce projet de développement, et de voir une fois de plus l'entrain et la disponibilité de toutes les personnes qui ont travaillé avec Lamine et Moussa pendant ces deux semaines.
Notre chef de projet a pu, en moins de deux semaines, rencontrer les 5 communes du projet, mais aussi la communauté de communes de La Rochette Val Gelon, échanger sur des projets comme l'adduction d'eau, le CIAGE ou la formation des élus.
Pour les derniers jours en France, Moussa et Lamine ont pu visiter des exploitations agricoles : maraîchage biologique, aviculture, transformation des fruits et aujourd'hui fabrication du fromage.
Même si les réalités sont différentes, les échanges techniques ont été très enrichissants et nous avons pu noter l'intérêt que portent au projet de Dembella les agriculteurs rencontrés.
Un grand merci à tous !
Photos : maraîchage bio à la Chapelle du Bard et aviculture à Arvillard
Retrouver tout le programme des maliens en cliquant ICI
De brusques changements climatiques inquiètent les paysans un peu plus chaque année : en février, une soudaine hausse des températures et de grosses pluies orageuses ont menacé les prochaines récoltes de néré et de karité, car elles sont survenues pendant la délicate période de floraison.
Banques de céréales : La gestion est suivie régulièrement au CIAGE. Malgré les maigres récoltes de cette année, 3 des 4 banques de céréales ont pu renouveler leur stock pour faire face à la soudure. La banque de Benkadi peine à reconstituer son stock (environ 8 tonnes) alors que celle de Dembella a pu acheter jusqu'à 35 tonnes. On voit ici l'importance de la sensibilisation qui est faite chaque année par les élus et des bilans qui ont permis à Dembella d'améliorer son fonctionnement. Les autres banques suivent peu à peu son exemple, grâce aux rencontres entre les comités de gestion. Dans tous les cas, la solidarité entre les communes sera de mise lors de la période de soudure.
Nous avons développé le jardin expérimental dans la cour de la base, où nous testons différentes techniques de culture, avec le concours de nombreux agriculteurs et jeunes de la zone :
- Par exemple les pommes de terre coupées en morceau (un germe par morceau), dans un trou pendant deux semaines (appelé technique du zaï dans le cas des céréales), puis on butte la terre.
- Ou des pépinières en pleine terre
- Des essais de terre/sable (qui s'avère peu fructueux dans cette zone car le sable laisse évaporé l'eau beaucoup plus vite, même s'il présente l'avantage d'aérer la terre compact car argileuse de la zone
- Nous poursuivons l'essai d'arbres à racines profondes, avec des résultats surprenants sur le bananier etc...
Nous travaillons aussi à améliorer le four en terre qui permet de cuisiner tout en limitant la quantité de bois utilisé, les mélanges terre-paille pour la construction...
Toutes les idées sont bonnes à prendre, il s'agit ensuite de leur donner vie sur le terrain. Et pour cela, notre chef de projet et notre chauffeur-technicien forment une sacrée équipe !
Lors de la prochaine mission au Mali, nous espérons mettre en oeuvre un jardin dit "expérimental".
Le principe : quelques plantes "témoins", cultivées traditionnellement, et des plantes que nous allons faire pousser selon les techniques simples glanées à droite à gauche : pincer les gourmands des tomates ou les tiges d'aubergines, pailler le jardin, mettre côte à côte des plants qui se renforcent mutuellement, tel que le maïs et les haricots...
Merci à Jo et Céline pour les premières idées. Nous en espérons d'autres !
Le principe étant de reproduire des techniques simples, économes en énergie, les plus naturels possibles, et de les essayer dans le jardin de la base. Si elles sont concluantes, nous pourrons ensuite former à ces techniques les agriculteurs maliens intéressés.
A vos commentaires !





