Bonjour à toutes et tous,
Je sais enfin comment créer une nouvelle publication (je récupère certainement mes capacités intellectuelles moi qui travaille dans le domaine informatique c'est un comble !).
Je m'appelle Rosa, j'ai 46 ans, et vit en Belgique.
Depuis plus de 3 ans, je souffrais du bas du dos, blocage, douleur, paralysie.
Tout à commencer par une chute stupide au ski (j'ai rompu les ligaments croisés antérieurs du genou gauche en 2008 et ce sur une piste verte en présence d'un moniteur ESF) A maintes reprises, j'ai vu divers spécialistes pour soigner mon genou, Aucun d'eux n'a voulu m'opérer me jugeant pas assez jeune et pas assez sportive. Du coups, après 200 séances de rééducation, j'ai pu plus ou moins marcher correctement. Mais le problème est que je compensais sur la jambe droite en déstabilisant la hanche et la colonne vertébrale.
En 2009, des douleurs dans le bas du dos apparaissent. On me conseille de perdre du poids, de renforcer la sangle abdominale. Les douleurs sont toujours là, je suis des séances d'ostéopathie (ca me soulage sur le moment). les douleurs réapparaissent. Toujours mal, de plus en plus mal. Je supplie pour passer une radio, j'obtiens une ordonnance pour des médicaments pour perdre du poids. J'étais soi-disant en sur poids et trop stressée. Je revois le médecin qui essaye de manipuler mon dos. Ca fonctionne. Mais hélas ca revient. de nouveau manipulation, qui à ce moment, me bloque sur place, paralysie de la jambe.
Là j'exige une radio. Finalement j'obtiens un bon pour une radio de la colonne vertébrale en novembre 2010. Verdict : Volumineuse hernie discale en L5/S1 avec sciatique à bascule. Horreur, arrêt de maladie, il faut trouver un neurochirur. Les délais d'attente sont énormes (4 mois !!). Je reçois de la morphine, des infiltrations, des anti douleurs puissants qui détruisent mon estomac (hernie hiatale !).
Finalement, on m'opère de l'hernie discale en janvier 2011 en urgence car paralysie de la jambe gauche (je me pose toujours la question, y a t il un lien avec le genou ?).
Le lendemain de l'opération, de violents maux de tête apparaissent (fuite du liquide cephalo rachidien). C'est à mourir, allongée sur le dos.
Les mois passent et toujours cette douleur de plus en plus violente dans le bas du dos, impossible de dormir, je me réveille de douleurs en cherchant désespérément une position de confort. Je revois la neurochir qui m'annonce qu'hélàs elle ne peut rien faire de plus. Elle me prescrit donc neuroleptique et anti dépresseur, je suis anéantie, moi sous anti dépresseur, pas possible. Les douleurs sont très vives, je consulte ostéopathe, acuponcteur, médecin, rien n'y fait, on ne veut pas me réopérer soi disant je suis trop jeune et trop active (c'est dingue et dire que pour mon genou on a dit tout le contraire). Mon moral est au bout du rouleau. Je consulte divers spécialistes. Un seul a accepté de me réopérer. Verdict discopathie dégénérative en L5/S1. Opération prévue en juin 2011. En parallèle, je cherchais de l'aide, pour finir je tombe sur le blog de Spondylolisthesis et sur le témoignage d'Oslo. J'ai été réconfortée sur le détail du déroulement de l'opération et du suivi post opératoire, j'ai retrouvé dans tous les commentaires l'aide si précieuse dont j'avais besoin à ce moment là. Ca me rassure.
En juin 2011 je subis donc une arthrodèse en L5/S1 sans greffe sur un plateau. Les jours qui suivent sont un cauchemar mais par miracle ces douleurs si vives disparaissent. Je fonce, je pars en vacance un mois après, chose que je n'aurai jamais du faire car aucun bénéfice. Résultat des courses, complications post opératoires, mauvaise cicatrisation. Un trou apparaît sur la plaie. Des douleurs se réveillent.
En septembre 2011, je repasse sur la table d'opération pour une reprise de plaie. Je me retrouve maintenant avec trois points de suture, je supplie mon médecin pour recevoir un certificat médical car la reprise au travail est encore compromise, je ne suis pas à 100 % dans mes capacités physiques et intellectuelles certainement.
Avec du recul, je réalise que tout à commencer par cette chute de ski. Si j'avais insisté pour me faire opérer du genou, je n'en serai pas là. Mais bon on ne refait pas l'histoire, c'est comme ça. Et en plus on nous croit pas toujours dans nos douleurs. J'apprends petit à petit à être à l'écoute de mon corps et à ralentir (pas évident !).
Voilà mon histoire, je travaille maintenant à temps partiel thérapeutique. Si je peux aider qui que ce soit, n'hésitez pas,
Bises à toutes et tous et encore un grand merci pour tout le soutien que j'ai pu trouver à travers vos témoignages et vos réponses à mes questions.
Rosa
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