En mars 2011 après un an et demi de douleurs dues à un spondylolisthésis dégénératif de stade1/2, j'étais opéré à Marseille pour la première fois par le célèbre docteur X. Une opération facile et rapide selon lui. Aujourd'hui ma situation est pire, bien pire. Après quinze mois de douleurs croissantes, de vie au rabais, me voilà handicapé pour de bon et obligé de subir une nouvelle intervention début septembre. Une vraie arthrodèse celle-là, circonférentielle et par double abord. La première fut une ostéosynthèse par voie postérieure avec greffe postérolatérale (on prend l'os cassé du spondylo, on le bourre là où on peut et on referme après avoir vissé et dégagé les nerfs). Une heure, pas plus. Dans trois semaines j'en aurai pour 6,7,8 heures... ce sera du double abord. Ces derniers temps, j'ai vu 4 chirurgiens qui m'ont dit « il faut réopérer la greffe n'a pas pris et ne prendra pas ». ll y a six mois, perroquet répétant ce que venait de me dire le chirurgien qui m'a opéré, j'écrivais ici : « un greffe peut prendre au bout de neuf mois ». C'est faux. Parmi ceux que j'ai vus depuis, deux sont allés un peu plus loin en voyant les images préopératoires, me faisant comprendre gentiment pourquoi une greffe si "légère" ne pouvait pas prendre : hématome osseux trop important ! J'ai donc connu quinze mois de douleurs, de vie cassée pour rien. Enfin si, l'argent dépensé n'aura pas été perdu pour tous. Et puis je peux m'estimer heureux : tout le monde me dit de réopérer et de refixer tout ça pour de bon ! Enfin tout le monde, non. Le seul à ne pas être d'accord, c'est celui qui à déjà ouvert. Et il dit que ce que me proposent les autres (qu'il connaît très bien) est une folie, que jai toutes les chances de me retrouver avec des douleurs bien pires qu'aujourd'hui (Ah bon, j'ai donc de lamarge, je suis rassuré...), dans un fauteuil ; ils vont me massacrer le nerf sciatique en voulant redonner de la hauteur discale. Et puis, risque ultime et total, je risque l'impuissance. Pas moins ! La voie antérieure réserve cette surprise pour les messieurs, plus de 10 % d'échecs me dit-il. « de toutes les façons, ils vous mentent conclue-t-il, ils n'arriveront jamais à écarter vos vertèbres pour y glisser quoi que ce soit. » Comment le sait-il ? il se souvient de moi ! D'avoir tout fait pour sauver mes vieilles vertèbres quinze mois et plus de 550 athrodèses plus tard. Il venait de me dire qu'il en fait... 450 par an avec un taux d'échec ridicule (dont encore selon lui je ne fais pas partie ! ) 450 par an ! Je n'ai pas osé lui demander de répéter, j'ai mis ça sur le compte de la morphine que j'ingurgite). Je fonce donc vers l'échec annoncé, mais je m'en balance. Impuissance ou pas je m'en tape parce que vivre ce que je vis n'a pas de sens. Et puis un journée anesthésié plus la morphine à doses hospitalières, ce seront 24 ou 48 heures de gagnées sur la douleur. Je n'ai pas connu ça depuis mars 2011. Donc rendez-vous sur la table d'opérations le 4 septembre à la Timone à Marseille. Mais avant je vais demander l'avis d'un grand, docteur Mazel ! Et puis le vôtre : avez-vous déjà entendu parler de ce genre de parcours ? Parce qu'en général, une fois l'opération faite, j'ai souvent lu des témoignage annonçant que c'était là l'ultime recours.
Ah j'oublais ! savez vous ce que m'a proposé M X célébrité marseillaise pour adoucir mes douleurs quand je lui ai demandé ce que je devais dire à mon employeur qui m'attend encore (c'est un cas) ? Il m'a tout simplement proposé la même intervention que celle pratiquée la première fois. Grand prince, il m'a quand même conseillé un de ses collèges tant dénigrés, façon de dire qu'il ne tenait pas à me revoir. Je ne dois plus rentrer dans ses critères de rentabliité.
Merci pour vos témoignages et courage pour cet été qui n'en est pas un pour celles et ceux qui souffrent.
Stéphane
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