ecclésiologie (l'eglise) (3)

sept.
10

sacerdoce et Pater

  • Par mandonnaud.p le

*** Les prêtres diocésains et le « Notre Père » ***


Les prétres par leur sacerdoce accomplissent et nous aident aussi à accomplir la prière du « Pater»,


« Notre Père, qui es aux cieux, , »

Par sa consécration sacerdotale et sa vie chaste, le prêtre est témoin ,dans le monde , de la présence de Dieu le Père;d'une part proche Mt,5,35   « ni par la terre, car elle est son marchepied, » et d'autre part, au delà de tout le créé et l'univers, seul infini et amour Mt 5 36 » ni par le ciel, car c'est le trône de Dieu », Enfin il témoigne du Ciel; Jean 14,2b « Je pars vous préparer une place » par sa vie chaste en vue du royaume où nous serons fréres adoptifs de JésusLuc 20, 35  « Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la résurrection d'entre les morts ne se marient pas,

36  car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection. « 


"que ton nom soit sanctifié. »

Chaque jour ils sanctifient par leurs louanges du bréviaire et nos participations quand nous disons avec eux « laudes" ou « vêpres" et aussi par nos priéres secrètes, les prétres sanctifient Dieu en le louant et  offrent avec nous, nos travaux, nos recherches, toute la vie du monde,


« Que ton règne vienne »

par la vie quotidienne en collaboration avec les laîcs, les prêtres font venir ce règne, par les catéchismes, les mariages et enterrements, les mouvements et actions catholiques et  caritatives,


« que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. »

Par la première partie de la messe et leurs  homélies, ils nous aident a vivre selon l'évangile et la bible,


« Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. »

Le prêtre par son sacerdoce a l'immense pouvoir de faire venir sur nos autels , Jésus-Christ dans sa présence eucharistique réelle, qui nous nourrit de sa vie divine et éternelle, que nous pouvons

adorer durant la journée au tabernacle,


« Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmesà ceux qui nous devaient. »

Par la cérémonie pénitentielle il nous entraine au pardon quotidien,comme lui,


« Et ne nous soumets pas à la tentation, »

Par l' accompagnement spirituel il nous donne les moyens de notre lutte contre le mal, et ensemble avec Jésus au désert nous luttons contre les tentations,


« mais délivre-nous du Mal. »

Par son sacerdoce il nous donne le pardon dans le merveilleux sacrement de la miséricorde, et nous permet d'y rencontrer Jésus qui pardonne par eux depuis sa résurrection Jean 20 ,22« Recevez l'Esprit Saint.23  Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis « 


« Car c'est à toi que appartiennent le règne, la puissance et la gloire »

Oui prions le Pére en pensant au sacerdoce des prétres et demandons en beaucoup de saints, pour sa gloire


Paul Mandonnaud de LIMOGES

105 rue eugéne varlin 87000 LIMOGES

tel:0555312506portable;0646466702

mel; paul,mandonnaud@yahoo,fr

site; http://www.mandonnaud.net/

LA MISERICORDE DE JESUS EST INFINIE

juil.
10

caritas in Veritate

  • Par mandonnaud.p le

En ce début d'été, en la fête de st Paul et st Pierre, notre pape Benoît XVI nous a donné un événements qui méritent réflexion :

une encyclique sociale, " Caritas in Veritate".


Il démarre son encyclique sur le fait que Jésus a toujours voulu lier l'amour-charité qu'il est venu allumer dans les hommes, à la vérité de son message, à l'enseignement donné dans les évangiles (surtout le Sermon sur la montagne) : pas d'amour sans appui sur la vérité, et pas de vérité sans amour. L'amour commence par la recherche de la Justice, notre pape appuie très fort sur ce point.


Ensuite, je pense, pour être clair avec les intégristes d'Écône, il prend le temps de dire que son enseignement sur la doctrine sociale de l'Église s'appuie sur les Pères de l'Église et sur l'enseignement des papes, mais surtout est le fruit du Concile Vatican II et des papes qui viennent ensuite avec Paul VI et ses encycliques, et Jean Paul II et les siennes. Tout se tient, il n'y a pas de rupture dans l'enseignement de l'Église.


Ensuite il tient à dire que les sociétés et leurs participants - État, entreprise, citoyen etc. - ne pourront construire de modèle stable et juste que s'ils ne s'arrêtent pas au "comment", par exemple pousser la technique, mais au "pourquoi" des sociétés en ce monde.

La vie des hommes a un but : "invitation à venir vivre en Dieu la vie éternelle proposée et ouverte par Jésus son fils". Le sens de la vie donne une tout autre responsabilité aux acteurs du monde. Ainsi s'il reconnaît que les entreprises doivent pour vivre et investir faire des profits, ces profits doivent être partagés avec tous les acteurs de leur création (actionnaires et ouvriers), mais ils doivent aussi, dans un souci de la recherche du bien commun, du sens de la solidarité et du don, être partagés avec les hommes démunis premiers servis, ou réinvestis dans l'intérêt général de la nation, du monde et du souci de l'avenir écologique de la planète.


Dans ce but, il invite à une meilleure gouvernance mondiale, comme l'avaient aussi dit Jean XXIII et Paul VI à l'ONU, aussi bien pour la finance avec des contrôles ; mais il pense que l'on ne doit pas revenir en arrière pour la mondialisation des échanges, mais respecter dans les échanges chaque particularité des pays, leur indépendance et leur autosuffisance alimentaire, en supprimant des aides d'État injustes pour les pays pauvres. Dans cet esprit il pousse à promouvoir les coopératives, les mutuelles et toutes les structures participatives et qui recherchent la solidarité.


Dans cette recherche de justice et de respect des hommes, il rappelle le fait qu'il y a une logique qui va du respect de l'enfant conçu à naître, au respect des hommes face à la mort, en passant par le respect des enfants à éduquer, des femmes à respecter, des hommes à former, des guerres à proscrire etc. Tous les moments de la VIE sont importants et à ne pas tuer ou humilier. Jésus s'est fait présent à toutes souffrances.


En bouquet adapté à notre civilisation occidentale, je vous livre une phrase pour vous donner l'envie de lire tout :

"Attirée par l'agir technique pur, la raison sans la foi est destinée à se perdre dans l'illusion de sa toute-puissance. La foi, sans raison, risque de devenir étrangère à la vie concrète des personnes..."

ou bien :

"Il n'y a pas de développement plénier et de bien commun universel sans bien spirituel et moral des personnes, considérées dans l'intégrité de leur âme et de leur corps".


Donc bonne lecture ! Avec ce document bien vécu, on peut changer le monde et donner aux hommes des raisons de vivre et d'aimer.


paul mandonnaud

_________________

e-mail;mandonnaud.p@numericable.com

LA MISERICORDE DE JESUS EST INFINIE

mai
9

Un homme de dialogue, au risque de l'histoire

  • Par mariemarie le
Encore une contribution sur Benoît XVI qui recoupe les discussions sur les liens entre théologie, spiritualité, Église …
L'élection, en tous points mémorable, du cardinal Ratzinger au siège de saint Pierre a suscité tout à la fois une adhésion profonde du peuple chrétien, et une campagne de presse sur laquelle nous ne nous appesantirions pas si elle ne manifestait une totale incompréhension de l'histoire et de la personnalité du nouveau pape. Passons rapidement sur le procès en conservatisme qui ne montre en général que la rigidité intellectuelle des procureurs, incapables d'accéder à un domaine dont ils ignorent les coordonnées. Mieux vaut poser une question directe. Si l'on veut présumer que l'ancien cardinal Ratzinger s'est toujours complu dans un refus butté des sollicitations du temps présent, d'un dialogue avec la culture contemporaine ou encore d'une attention portée aux évolutions historiques, on fait fausse route. Joseph Ratzinger s'est toujours montré extrêmement attentif à la société de son temps, à ses problématiques intellectuelles, à ses tourments et à ses impasses ainsi qu'à ses aspects positifs. Peu d'hommes, à la vérité, se sont révélés en notre temps, aussi disponibles pour l'échange et le dialogue. En veut-on un exemple ? Le Monde dans son édition du 2 mai a publié des extraits substantiels d'un débat entre le cardinal et un philosophe italien athée, Paolo Flores d'Arcais. Ce débat qui eut lieu le 21 septembre 2000 n'a été édité pour le grand public qu'après l'élection de Benoit XVI. Il ne peut que passionner tous ceux qui désirent mieux connaître la personnalité du Pape et sa façon très originale, bienveillante mais exigeante, d'entrer en discussion avec un philosophe qui ne partage pas sa foi et se réclame de la pensée rationaliste et laïque. Loin d'être rebuté par la distance de convictions, Joseph Ratzinger accueille le propos adverse, l'analyse, fait droit à ses requêtes légitimes tout en traçant nettement la position chrétienne. Ce sens de l'écoute, ce respect de l'interlocuteur, le cardinal Ratzinger n'a jamais cessé de le manifester, prolongeant ainsi une tradition qui remonte jusqu'aux origines du christianisme et dont il convient de comprendre la nature. En effet, ainsi que Paul VI l'avait rappelé avec force dans sa première encyclique Ecclesiam suam, le dialogue n'est pas n'importe quel procédé dialectique de persuasion de l'interlocuteur. Il suppose, au contraire, que chacun ne sortira pas intact d'un échange qui l'enrichira et le transformera au point même de lui faire percevoir des aspects de sa propre foi, inaperçus jusqu'alors. Faut-il mentionner la façon dont un grand aîné comme Hans Urs von Balthasar, dès 1952, avait mis en garde contre la notion d'Église forteresse, repliée sur soi et ses certitudes et donc rendue incapable de les communiquer aux autres du fait de son enfermement ? L'Église a toujours vécu aux risques de l'Histoire et a reçu à chaque époque la provocation de courants inédits de la culture qui l'obligeaient à approfondir sa propre connaissance d'elle-même. Il ne peut en être autrement à notre époque. Et c'est Balthasar encore qui notait qu'avec le développement des sciences humaines il convenait de "s'en remettre au pouvoir divin de discernement des esprits, qui dira au chrétien comment il devra trancher face aux difficiles questions qui se posent de façon nouvelle (peut-être après une période de réflexion suffisante)". Dialogue et autorité Cette ouverture aux autres opinions ne signifie pas, bien au contraire, l'effacement des convictions. Balthasar n'éprouvait aucune complaisance pour les tentatives de sécularisation de l'Eglise, qui à force d'exténuation du message aboutissaient à sa complète neutralisation. C'est avoir une bien piètre idée du dialogue, y compris à l'intérieur de l'Église que de ne l'envisager que sous l'angle d'un échange sans aspérités et sans impasses. Que Joseph Ratzinger, en tant que préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, ait eu à s'opposer à d'anciens collègues qui ne respectaient pas des points importants de la doctrine chrétienne ne saurait surprendre. Ce n'est pas manquer de respect à l'égard des personnes que de leur signifier un désaccord motivé, surtout lorsque l'enjeu est d'une particulière gravité. Dans l'Église, les divergences théologiques ne sont pas équivalentes à des désaccords philosophiques exprimés dans des institutions séculières. Par ailleurs, le magistère est toujours partie prenante dès que la foi est en cause. Le théologien ne peut jamais s'affranchir de l'autorité ecclésiale, même si cela provoque des tensions, et même des crises douloureuses. Deux accusations Certains ont cru bon de revenir sur certains épisodes de l'action du collaborateur de Jean-Paul II. Mais c'était pour l'essentiel des cas, en se taisant sur la gravité des sujets abordés. Imagine-t-on que l'autorité ecclésiale puisse assister indifférente à la dévalorisation de l'Église comme " sacrement du salut " pour reprendre la formule si importante de Vatican II ? Ce n'était pas sans douleur que le cardinal Ratzinger devait s'opposer à des théories qui allaient jusqu'à nier l'enseignement de saint Paul, prétendument tardif, sur la puissance salvifique de la Croix. Ce n'était pas pour lui une fonction agréable de retirer à un ancien collègue de l'université de Tübingen la qualité de théologien catholique. Mais ce n'était qu'une juste mesure eu égard au sérieux de la doctrine et de son enseignement. J'ajouterai qu'il y aurait grand intérêt à relire les deux documents concernant la théologie de la libération qui furent publiés sous son autorité. On y constaterait plus que des nuances concernant le combat contre la pauvreté et la mobilisation pour le développement. Les conditions dans lesquels un Leonardo Boff fut appelé à s'expliquer devant le cardinal ne relevaient d'aucune procédure inquisitoriale. On a oublié que le religieux ne fut jamais interdit d'enseignement et que le cardinal Ratzinger lui demanda simplement un jeûne médiatique d'un an, ce qui n'était nullement excessif. Tous ceux qui ont cru bon rappeler ce dossier, pour stigmatiser le conservatisme romain, se sont bien gardés de le mettre en perspective, oubliant de noter les carences d'un système et sa faiblesse de réaction par rapport à l'action des sectes qui ont déferlé sur le continent sud-américain. Quant au texte Dominus Jesus qui demeure encore dans la bouche de ses contempteurs le principal objet d'accusation à l'égard de Ratzinger, il ne revêt aucun des caractères qu'on lui attribue : fin de non recevoir au dialogue interreligieux, mise en veilleuse d'un œcuménisme chrétien dont les procédures seraient frappées d'interdit. Certes, le cardinal Ratzinger ne pouvait que se référer aux normes de la foi ainsi qu'à celles d'une Église dont la constitution humaine et divine n'est pas malléable au gré des manipulations idéologiques. Cependant le texte est susceptible d'une autre lecture que celle de la conformité à l'orthodoxie. Nous parlerions volontiers de déontologie, c'est-à-dire de l'exigence de vérité, et donc de reconnaissance des convictions de l'autre, ce qui exige qu'on ne lui attribue pas arbitrairement ses propres idées et qu'on ne procède pas par amalgame au point de rendre méconnaissable l'intégrité et la cohérence d'un système de signification. Cela est vrai pour le dialogue avec les religions et les sagesses d'Orient. Mais cela est vrai aussi, d'une autre manière, pour les relations entre les diverses confessions chrétiennes. On ne saurait oublier qu'à l'origine de la Réforme il y a contestation formelle de la structure de l'Église catholique romaine et qu'en conséquence les communautés réformées s'organisent autrement. N'y a-t-il pas abus aujourd'hui à masquer des oppositions qui restent déterminantes sous un vocabulaire commun mais trompeur ? Si l'on considère les nombreux livres ou entretiens où Joseph Ratzinger s'est exprimé librement sur ces sujets, on ne constate ni acrimonie, ni rejet mais des vues positives et anticipatrices. Saint Augustin que le nouveau pape a beaucoup lu et médité a également passé une large partie de son existence à combattre et à réfuter les multiples hérésies qui mettaient la foi en péril. Cela ne l'a pas empêché d'enrichir considérablement le patrimoine de la pensée chrétienne. Analogiquement, le cardinal Ratzinger, en raison de ses nombreux combats pour la foi, annonce le pape qu'il sera, avec la promesse d'un grand pontificat. © Article à paraître dans le n° 2975 de France Catholique. www.france-catholique.fr www.leclerc.gerard@free.fr
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