dieu (9)

sept.
12

Connaissance du judaïsme

  • Par mariemarie le

Voici le texte dont je vous parlais dans un autre message :

Nom : Dossier_Rosh_Hashana_5771.pdf
Taille : 61 Ko


sept.
10

sacerdoce et Pater

  • Par mandonnaud.p le

*** Les prêtres diocésains et le « Notre Père » ***


Les prétres par leur sacerdoce accomplissent et nous aident aussi à accomplir la prière du « Pater»,


« Notre Père, qui es aux cieux, , »

Par sa consécration sacerdotale et sa vie chaste, le prêtre est témoin ,dans le monde , de la présence de Dieu le Père;d'une part proche Mt,5,35   « ni par la terre, car elle est son marchepied, » et d'autre part, au delà de tout le créé et l'univers, seul infini et amour Mt 5 36 » ni par le ciel, car c'est le trône de Dieu », Enfin il témoigne du Ciel; Jean 14,2b « Je pars vous préparer une place » par sa vie chaste en vue du royaume où nous serons fréres adoptifs de JésusLuc 20, 35  « Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la résurrection d'entre les morts ne se marient pas,

36  car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection. « 


"que ton nom soit sanctifié. »

Chaque jour ils sanctifient par leurs louanges du bréviaire et nos participations quand nous disons avec eux « laudes" ou « vêpres" et aussi par nos priéres secrètes, les prétres sanctifient Dieu en le louant et  offrent avec nous, nos travaux, nos recherches, toute la vie du monde,


« Que ton règne vienne »

par la vie quotidienne en collaboration avec les laîcs, les prêtres font venir ce règne, par les catéchismes, les mariages et enterrements, les mouvements et actions catholiques et  caritatives,


« que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. »

Par la première partie de la messe et leurs  homélies, ils nous aident a vivre selon l'évangile et la bible,


« Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. »

Le prêtre par son sacerdoce a l'immense pouvoir de faire venir sur nos autels , Jésus-Christ dans sa présence eucharistique réelle, qui nous nourrit de sa vie divine et éternelle, que nous pouvons

adorer durant la journée au tabernacle,


« Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmesà ceux qui nous devaient. »

Par la cérémonie pénitentielle il nous entraine au pardon quotidien,comme lui,


« Et ne nous soumets pas à la tentation, »

Par l' accompagnement spirituel il nous donne les moyens de notre lutte contre le mal, et ensemble avec Jésus au désert nous luttons contre les tentations,


« mais délivre-nous du Mal. »

Par son sacerdoce il nous donne le pardon dans le merveilleux sacrement de la miséricorde, et nous permet d'y rencontrer Jésus qui pardonne par eux depuis sa résurrection Jean 20 ,22« Recevez l'Esprit Saint.23  Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis « 


« Car c'est à toi que appartiennent le règne, la puissance et la gloire »

Oui prions le Pére en pensant au sacerdoce des prétres et demandons en beaucoup de saints, pour sa gloire


Paul Mandonnaud de LIMOGES

105 rue eugéne varlin 87000 LIMOGES

tel:0555312506portable;0646466702

mel; paul,mandonnaud@yahoo,fr

site; http://www.mandonnaud.net/

LA MISERICORDE DE JESUS EST INFINIE

juil.
29

Pour ceux qui aime la danse

  • Par mandonnaud.p le

A cette adresse, pour ceux qui aime la danse vous pouvez voir trois extrait des ballets de Cunnigam mort ses jours ci


http://www.lefigaro.fr/culture/2009/07/27/03004-20090727ARTFIG00409-merce-cunningham-l-homme-qui-a-reinvente-la-danse-.php


Et comme moi l'ancien danseur vous pouvez prier pour le salut des grands danseurs chorégraphe mort depuis peut...merci

paul de LIMOGES

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e-mail;mandonnaud.p@numericable.com

LA MISERICORDE DE JESUS EST INFINIE

juil.
10

caritas in Veritate

  • Par mandonnaud.p le

En ce début d'été, en la fête de st Paul et st Pierre, notre pape Benoît XVI nous a donné un événements qui méritent réflexion :

une encyclique sociale, " Caritas in Veritate".


Il démarre son encyclique sur le fait que Jésus a toujours voulu lier l'amour-charité qu'il est venu allumer dans les hommes, à la vérité de son message, à l'enseignement donné dans les évangiles (surtout le Sermon sur la montagne) : pas d'amour sans appui sur la vérité, et pas de vérité sans amour. L'amour commence par la recherche de la Justice, notre pape appuie très fort sur ce point.


Ensuite, je pense, pour être clair avec les intégristes d'Écône, il prend le temps de dire que son enseignement sur la doctrine sociale de l'Église s'appuie sur les Pères de l'Église et sur l'enseignement des papes, mais surtout est le fruit du Concile Vatican II et des papes qui viennent ensuite avec Paul VI et ses encycliques, et Jean Paul II et les siennes. Tout se tient, il n'y a pas de rupture dans l'enseignement de l'Église.


Ensuite il tient à dire que les sociétés et leurs participants - État, entreprise, citoyen etc. - ne pourront construire de modèle stable et juste que s'ils ne s'arrêtent pas au "comment", par exemple pousser la technique, mais au "pourquoi" des sociétés en ce monde.

La vie des hommes a un but : "invitation à venir vivre en Dieu la vie éternelle proposée et ouverte par Jésus son fils". Le sens de la vie donne une tout autre responsabilité aux acteurs du monde. Ainsi s'il reconnaît que les entreprises doivent pour vivre et investir faire des profits, ces profits doivent être partagés avec tous les acteurs de leur création (actionnaires et ouvriers), mais ils doivent aussi, dans un souci de la recherche du bien commun, du sens de la solidarité et du don, être partagés avec les hommes démunis premiers servis, ou réinvestis dans l'intérêt général de la nation, du monde et du souci de l'avenir écologique de la planète.


Dans ce but, il invite à une meilleure gouvernance mondiale, comme l'avaient aussi dit Jean XXIII et Paul VI à l'ONU, aussi bien pour la finance avec des contrôles ; mais il pense que l'on ne doit pas revenir en arrière pour la mondialisation des échanges, mais respecter dans les échanges chaque particularité des pays, leur indépendance et leur autosuffisance alimentaire, en supprimant des aides d'État injustes pour les pays pauvres. Dans cet esprit il pousse à promouvoir les coopératives, les mutuelles et toutes les structures participatives et qui recherchent la solidarité.


Dans cette recherche de justice et de respect des hommes, il rappelle le fait qu'il y a une logique qui va du respect de l'enfant conçu à naître, au respect des hommes face à la mort, en passant par le respect des enfants à éduquer, des femmes à respecter, des hommes à former, des guerres à proscrire etc. Tous les moments de la VIE sont importants et à ne pas tuer ou humilier. Jésus s'est fait présent à toutes souffrances.


En bouquet adapté à notre civilisation occidentale, je vous livre une phrase pour vous donner l'envie de lire tout :

"Attirée par l'agir technique pur, la raison sans la foi est destinée à se perdre dans l'illusion de sa toute-puissance. La foi, sans raison, risque de devenir étrangère à la vie concrète des personnes..."

ou bien :

"Il n'y a pas de développement plénier et de bien commun universel sans bien spirituel et moral des personnes, considérées dans l'intégrité de leur âme et de leur corps".


Donc bonne lecture ! Avec ce document bien vécu, on peut changer le monde et donner aux hommes des raisons de vivre et d'aimer.


paul mandonnaud

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LA MISERICORDE DE JESUS EST INFINIE

janv.
13

Liturgie et ... Bible : Nouvelle adresse !

  • Par mariemarie le
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Le nouveau site de l'AELF (Association épiscopale liturgique pour les pays francophones) regroupe un certain nombre de services autrefois dispersés.


http://liturgiecatholique.org/


Vous y trouverez les textes de la messe, de la liturgie des heures (Prière du temps présent), de la Bible de la liturgie, des rituels avec des possibilités d'abonnement RSS. Bref, une mine !


Il me semble que la recherche sur la Bible de la Liturgie est moins pratique qu'avant mais c'est peut-être par manque de familiarité avec le nouveau site.


Bonne lecture et encore bonne année


avr.
8

Mon Dieu, ma miséricorde, …

  • Par mariemarie le
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Premier congrès mondial sur la miséricorde en avril 2008 au Vatican

Ouverture le jour anniversaire de la mort de Jean-Paul II

ROME, Dimanche 8 avril 2007 (ZENIT.org) – Le premier congrès mondial sur la miséricorde aura lieu au Vatican du 2 au 6 avril 2008.

C'est ce qu'a annoncé le cardinal archevêque de Vienne, Christoph Schönborn lors d'une conférence de presse, à Vienne, le 2 avril dernier.

L'ouverture du congrès coïncidera avec le jour anniversaire de la mort de Jean-Paul II, l'essentiel de son testament spirituel étant précisément un appel à être « témoins de la Miséricorde », a souligné le cardinal autrichien.

Le cardinal Schönborn a précisé que la miséricorde est le noyau de l'Evangile que l'on doit redécouvrir.

Le congrès de Rome en 2008 devrait être suivi d'autres initiatives continentales, nationales ou diocésaines.

Ce congrès aura une forte orientation interreligieuse. Les organisateurs prévoient la présence de juifs, de musulmans et de bouddhistes.

Cette rencontre devrait permettre de créer des ponts vers les autres religions, a déclaré le cardinal Schönborn, mais surtout vers les personnes agnostiques ou athées. Pour de nombreux hommes et femmes aujourd'hui, a-t-il expliqué, l'Eglise n'est pas le reflet de la « Miséricorde ». On lui reproche plutôt d'avoir des vues doctrinales « trop étroites » et « une morale trop rigide ».

Le cardinal a rappelé les paroles prononcées par le pape Jean-Paul II à l'occasion de la bénédiction du sanctuaire de la Divine Miséricorde à Cracovie-Lagiwniki en l'an 2002 : « En dehors de la Miséricorde de Dieu, il n'y a pas d'autre source d'espoir pour les hommes ».

Le père Patrice Chocholski, organisateur du congrès, est convaincu que « la Miséricorde pourrait transformer le monde ».

Il explique que d'autres Eglises chrétiennes et communautés religieuses s'intéressent à ce congrès ainsi que des bouddhistes et des hindouistes.

Le P. Chocholski a également rencontré les responsables orthodoxes de Moscou qui se déclarent enthousiastes.

Le cardinal Schönborn a expliqué que l'initiative de faire redécouvrir la miséricorde de Dieu est née lors des missions dans les grandes villes. Celle-ci s'est prolongée dans une rencontre à Lagiewniki en 2004 mais c'est le testament spirituel de Jean-Paul II – faire connaître la « Divine Miséricorde » à tous – qui lui a donné son élan décisif.


Pour plus de renseignements sur le congrès cf. www.worldcongressmercy.org

ZF07040805


févr.
21

Bon carême à tous

  • Par mariemarie le
  • Dernier commentaire ajouté

Pourquoi ne pas échanger sur le forum sur notre cheminement de carême ?



Deux retraites commencent aujourd'hui sur Internet (sans compter les autres...)


Voilà les 2 sites de retraite que je connais avec leurs programmes :


- jésuites


http://www.ndweb.org/cbn/desert.htm


Croyez à la Bonne Nouvelle !


Comme chaque année, Notre-Dame du Web vous propose de vivre en Eglise le temps du Carême. Chaque semaine vous recevrez par courrier électronique des propositions multimédia pour soutenir votre démarche de conversion. Oeuvres d'art, musiques, fonds d'écrans, enseignements, indications pour la prière, exercices pratiques, livre d'or... Tout est déployé pour soutenir votre prière et enrichir votre foi. La retraite s'appuie sur la messe dominicale car l'Eglise nous y ouvre largement les trésors de l'Ecriture en ce temps où nous marchons vers le coeur de notre foi.


L'année dernière, plus de 2000 personnes, provenant de 50 pays, ont marché ensemble vers la lumière de Pâques : une expérience inoubliable.


- dominicains



http://www.retraitedanslaville.org/acc.php


Š tous les éléments traditionnels d¹une retraite spirituelle :


Des courtes méditations envoyées quotidiennement par mail ou consultables sur le site, Des offices chantés par les frères dominicains de Lille permettant de s¹associer à leur prière, Sept conférences accessibles tous les dimanches, sur le thème « Rends-moi la joie d¹être sauvé » Un lieu pour déposer des intentions de prières relayés par plusieurs monastères de moniales dominicaines, La possibilité de dialoguer ou d¹être accompagné individuellement et en toute confidentialité avec un frère ou une s¦ur dominicain.


Au total, ce ne seront pas moins d¹une soixantaine de frères et s¦urs dominicains, répartis principalement en France, en Suisse, au Canada, à Jérusalem et en Belgique, qui prendront part à l¹animation spirituelle de la retraite.


Avec un site enrichi et une équipe renouvelée, la Retraite dans la ville espère pouvoir offrir à un nombre de personnes toujours plus grand la possibilité de vivre pleinement ce temps de retraite. À titre indicatif, la précédente édition de la retraite avait enregistré 15 000 inscriptions avec des retraitants venant de 45 pays différents.



du 21 au 24 février Méditations pour la Semaine des Cendres


du 25 février au 3 mars Éveille-toi, ô toi qui dors ! Sr Anne Lécu


du 4 au 10 mars Ouvre les yeux et regarde ! Fr. Yves Combeau


du 11 au 17 mars Entre dans la joie de ton maître. Fr. Antoine de La

Fayolle


du 18 au 24 mars Prends pitié de moi, pécheur. Fr. Adrien de Fouchier


du 25 au 31 mars Une éternelle offrande à ta gloire. Fr. Benoît-Marie

Florant


du 1er au 7 avril Un chemin de joie. Sr Dominique Racinet moniale de

Taulignan


du 8 au 15 avril Revêtir le Christ. Fr. Francis Marneffe



Les deux suivent ± les textes des dimanches.



Voir les archives de la retraite dominicaine :


http://www.retraitedanslaville.org/home.php?rub=eco-ret


Ou les échos de la retraite ignatienne :


http://ndweb.org/retraite/echos.html


Bon chemin vers Pâques


Très amicalement



marie

janv.
28

Dieu séducteur

  • Par mariemarie le

Pris sur : http://www.spiritualite2000.com/page.php?idpage=1544&chronique=Billet


(Les joies du "copier-coller" !)



La foi en Dieu peut faire partie des différentes voies d'accès au sens de la vie. L'intelligence humaine fait appel à la raison. Le cœur cherche l'amour. La foi surgit hors des sentiers de l'être. Elle arrive en toute gratuité. Au-delà de la valeur, elle est sans prix, sans poids. Elle ne se calcule pas. Elle surgit comme un nouveau-né. On l'adopte sans condition, gratuitement. On l'aime totalement, pleinement.

Dieu ne s'impose pas comme un tout-petit ne s'impose pas. Mais il tient de la place dès qu'il apparaît dans une vie. On lui en fait. Parfois, il s'estompe. Parfois il dérange. Parfois on voudrait le fuir. Mais comme l'enfant, il continue de nous séduire. Et on se surprend à se laisser séduire. La séduction de Dieu est aussi envoûtante que celle d'un enfant. L'un et l'autre se présentent faibles, fragiles, petits. C'est leur force, leur puissance, leur grandeur.


La même expérience depuis des siècles : Voir Jérémie 20, 7



Très amicalement


marie

déc.
10

Une fête de la présence

  • Par agrand le
Que nous propose la liturgie chrétienne pour donner un sens à la fête de Noël?

Paris le 1er décembre 2006


Avec Jean-Baptiste et Marie, Noël : une fête de la présence


Les fêtes de Noël sont souvent aujourd’hui comme recouvertes par la publicité et les déploiements commerciaux des célébrations de fin d’année qui rivalisent d’ingéniosité pour en faire un sommet e la société de consommation. Par là, et spécialement pour ceux qui ne peuvent participer à ne ambiance largement artificielle, cette fête peut devenir synonyme de frustration et de souffrance.


Les exclus de la fête sont en effet nombreux car, de fait, les désirs des adultes et les rêves des enfants y sont souvent piétinés. Il y a ceux qui, trop pauvres, n’ont pas les moyens de consommer, mais il y a ceux qui, tellement seuls, ne peuvent partager et ne rencontrent que le vide. Il y a ceux qui sentent confusément combien, à la fois ces fêtes masquent et révèlent l’incapacité d’aimer vraiment : la multiplication des cadeaux ou les recherches de performances pour le réveillon soulignent parfois cruellement les difficultés de communication dans le couple ou la famille. Il y a aussi ceux que leur engagement de croyant invite à penser que cette fête est au fond tout autre chose mais qui n’osent pas toujours le dire de peur de ne pas être compris ni même entendus. En définitive, combien de personnes voient arriver ces fêtes avec l’espérance secrète de pouvoir dire qu’au-delà d’un réveillon ou de cadeaux (et parfois en réduisant ceux-ci…), ils attendent surtout un vrai moment d’attention, un signe de tendresse ou de réconciliation, et parfois l’occasion d’échanger sur a foi qui les anime et les fait tenir ? Bref, pour beaucoup les fêtes de Noël sont l’occasion d’attendre « autre chose ». Noël cache des espoirs enfouis dans des vies souvent compliquées qui doivent jouer avec de multiples contraintes et parfois bien des contradictions. C’est là que la liturgie peut devenir un bon guide pour donner corps à cette espérance. Si nous voulons bien lui faire confiance la liturgie chrétienne du temps de Noël peut nous apprendre à retrouver le goût du vrai. Encore faut-il que dans nos églises elles-mêmes, on cherche à faire résonner le chant des anges dans la nuit de Bethléem, c'est-à-dire l’annonce du salut qui est promesse offerte aux pauvres, et non à créer de toute pièce une ambiance festive qui rejoindrait l’artifice de ce que nous entendons en allant faire nos courses.


Et pour cela, il faut d’abord se dire que Noël ne peut se résumer à la participation de la messe de minuit et d’y entendre résonner quelques cantiques ayant un parfum d’enfance oubliée. La célébration chrétienne du mystère de l’Incarnation se déploie sur un peu plus d’un mois et comporte un temps de préparation de quatre semaines, l’Avent, et un temps de célébration qui s’étale sur deux semaines, en commençant par la messe de minuit et le jour de Noël jusqu’à la fête du baptême du Christ. Cet itinéraire festif nous fait passer aussi par les fêtes de St Etienne, le premier martyr (le 26) et de St Jean, l’apôtre bien-aimé (le 27), des Saints Innocents (le 28) et de la Sainte Famille (le dimanche qui suit Noël), et surtout la fête de l’Épiphanie qui reprend celle de Noël sous l’angle de la révélation du mystère du Christ aux nations. Par cet ensemble de célébrations, la liturgie est une école d’humanité et une source de vie spirituelle : elle sait que nous avons besoin de temps pour nous habiller le cœur et nous préparer à la fête. Elle sait aussi déployer diverses facettes d’une même fête pour que chacun, nous puissions adopter la porte qui correspond le mieux à ce que nous sommes en fonction de notre âge, de notre itinéraire ou de notre condition.


Pour ce qui est de la préparation, la liturgie de l’Avent crée un espace poétique, un espace de silence et d’intériorité, permettant de creuser en nous le vrai désir. En ce faisant elle nous offre les moyens, avec la grâce de Dieu, de vivre ces fêtes comme un chemin de vérité, même si ce ne sera pas toujours facilement communicable y compris avec nos proches. Mais si nous ne pouvons pas toujours partager ces découvertes, l’essentiel est de ne pas être coupé de ce qui nous habite en profondeur car c’est ce qui nous permet de vivre vraiment. Une hymne de la liturgie des heures exprime avec bonheur cette économie de l’Avent :


« Voici le temps du long désir

Où l’homme apprend son indigence

Chemin creusé pour accueillir

Celui qui vient sauver les pauvres.


Pourquoi l’absence dans la nuit

Le poids u doute et nos blessures,

Sinon pour mieux crier vers lui

Pour mieux tenir dans l’espérance ?


(…) L’amour en nous devancera

Le temps nouveau que cherche l’homme

Vainqueur du mal, tu nous diras :

Je suis présent dans votre attente »


Ensuite, et notamment durant les neuf derniers jours qui précèdent immédiatement la fête, la liturgie propose de contempler deux figures à la charnière de l’Ancien et du Nouveau Testament. Ce regard est d’une certaine manière œcuménique car il nous rapproche spirituellement de l’orthodoxie qui accorde à ces deux figures une place particulière dans leurs iconostases.


En premier lieu, il s’agit de Jean-Baptiste le précurseur, une figure certes un peu austère et bien éloignée de l’artifice puisque son retrait au désert invite au contraire au dépouillement et même à l’ascèse. Il y a ici quelque chose de libérateur puisque l’écoute du dernier des prophètes tend précisément à ne pas laisser les faux besoins recouvrir le vrai désir qui seul peut nous donner à vivre. Et ce désir porte aussi le nom de conversion, que l’on doit moins entendre comme un effort supplémentaire de la volonté que la sortie de nous-mêmes pour entrer dans une relation vraie à Dieu et aux autres. Le vrai désir est toujours désir du désir de l’autre, de l’Autre surtout. Désir de l’homme qui rejoint ainsi le désir de Dieu qui veut nous rencontrer, qui nous attend comme un amour au terme de l’histoire.


La deuxième figure qui illumine l’Avent et les célébrations du temps de Noël est bien sûr celle de la Vierge Marie. Mais la Vierge de ce temps n’est pas d’abord la tendresse maternelle penchée au dessus du bébé de la crèche. Il s’agit bien plutôt, comme le montrent les images de l’époque romane et les textes du début de l’Évangile de Luc, de rappeler le mystère de foi qui entoure la naissance de Jésus. En effet pour la liturgie, la Nativité n’est pas d’abord un scène touchante d’enfantement et l’occasion de s’émerveiller devant la beauté d’un nouveau né. Noël célèbre bien plutôt l’irruption de Dieu dans l’histoire. Dieu s’est fait chair. Le Christ est vraiment Dieu et vraiment homme et la figure de Marie rappelle ce mystère d’un Dieu, qui par amour des pécheurs que nous sommes, est devenu homme pour notre salut.


Il y a donc entre Noël et Pâques un lien essentiel : et on peut souligner que si les premiers chrétiens ont, dès les origines, célébré le dimanche comme mémoire hebdomadaire de la Pâque du Christ, il faut attendre le IVe siècle pour qu’apparaisse une fête de Noël. C’est Pâques qui fournit par conséquent la clé de compréhension chrétienne de la fête de Noël comme nous le chantons dans le Credo :


« Pour nous les hommes et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour conformément aux Écritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père ».


On sait le poids des épreuves dans la vie de tant de nos contemporains : ainsi au moment où l’on parle beaucoup de violences faites aux femmes et aux enfants, comment ne pas penser à ce que peuvent percevoir de Noël, les enfants témoins ou victimes de ces drames…


Face au déploiement du mal, la liturgie évite de restreindre la fête à une parenthèse émouvante, sans lendemain et sans prise avec le réel, au risque même d’entretenir dans un rêve illusoire. Mais elle va beaucoup plus loin : elle désigne un Dieu qui se fait proche de ceux qui souffrent au point de naître comme un exclu, sans domicile fixe et sans papiers. Dieu s’est fait l’un de nous jusqu’à la croix afin que nous devenions semblable à lui. C’est cet « admirable échange » entre notre humanité et sa divinité que chante constamment la liturgie de ce temps de Noël :


« Père, toi qui as merveilleusement créé l’homme et plus merveilleusement encore rétabli sa dignité, fais-nous participer à la divinité de ton Fils, puisqu’il a voulu prendre notre humanité ».


En définitive les deux figures de Marie et du Précurseur nous conduisent à l’essentiel : la contemplation du mystère d’un Dieu venu rejoindre notre humanité. C’est là que se trouve sans doute la spécificité chrétienne dans le concert des religions. Le courage du Baptiste pour libérer ses contemporains des errements de son temps et la foi de la Vierge qui a cru à la parole de l’ange peuvent nous aider à découvrir Dieu présent parmi nous, l’Emmanuel qui marche à nos côtés. Et la promesse de cette présence de Dieu vaut aussi bien pour ceux auxquels l’ambiance des fêtes alourdit le poids des épreuves que pour ceux qui y découvrent la joie authentique qui naît de la participation aux célébrations liturgiques et de la table de fête où l’on goûte la bonté de la création.


F. Patrick Prétot

Directeur de l’Institut Supérieur de la Liturgie

Institut Catholique de Paris


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