christianisme (4)

juil.
10

caritas in Veritate

  • Par mandonnaud.p le

En ce début d'été, en la fête de st Paul et st Pierre, notre pape Benoît XVI nous a donné un événements qui méritent réflexion :

une encyclique sociale, " Caritas in Veritate".


Il démarre son encyclique sur le fait que Jésus a toujours voulu lier l'amour-charité qu'il est venu allumer dans les hommes, à la vérité de son message, à l'enseignement donné dans les évangiles (surtout le Sermon sur la montagne) : pas d'amour sans appui sur la vérité, et pas de vérité sans amour. L'amour commence par la recherche de la Justice, notre pape appuie très fort sur ce point.


Ensuite, je pense, pour être clair avec les intégristes d'Écône, il prend le temps de dire que son enseignement sur la doctrine sociale de l'Église s'appuie sur les Pères de l'Église et sur l'enseignement des papes, mais surtout est le fruit du Concile Vatican II et des papes qui viennent ensuite avec Paul VI et ses encycliques, et Jean Paul II et les siennes. Tout se tient, il n'y a pas de rupture dans l'enseignement de l'Église.


Ensuite il tient à dire que les sociétés et leurs participants - État, entreprise, citoyen etc. - ne pourront construire de modèle stable et juste que s'ils ne s'arrêtent pas au "comment", par exemple pousser la technique, mais au "pourquoi" des sociétés en ce monde.

La vie des hommes a un but : "invitation à venir vivre en Dieu la vie éternelle proposée et ouverte par Jésus son fils". Le sens de la vie donne une tout autre responsabilité aux acteurs du monde. Ainsi s'il reconnaît que les entreprises doivent pour vivre et investir faire des profits, ces profits doivent être partagés avec tous les acteurs de leur création (actionnaires et ouvriers), mais ils doivent aussi, dans un souci de la recherche du bien commun, du sens de la solidarité et du don, être partagés avec les hommes démunis premiers servis, ou réinvestis dans l'intérêt général de la nation, du monde et du souci de l'avenir écologique de la planète.


Dans ce but, il invite à une meilleure gouvernance mondiale, comme l'avaient aussi dit Jean XXIII et Paul VI à l'ONU, aussi bien pour la finance avec des contrôles ; mais il pense que l'on ne doit pas revenir en arrière pour la mondialisation des échanges, mais respecter dans les échanges chaque particularité des pays, leur indépendance et leur autosuffisance alimentaire, en supprimant des aides d'État injustes pour les pays pauvres. Dans cet esprit il pousse à promouvoir les coopératives, les mutuelles et toutes les structures participatives et qui recherchent la solidarité.


Dans cette recherche de justice et de respect des hommes, il rappelle le fait qu'il y a une logique qui va du respect de l'enfant conçu à naître, au respect des hommes face à la mort, en passant par le respect des enfants à éduquer, des femmes à respecter, des hommes à former, des guerres à proscrire etc. Tous les moments de la VIE sont importants et à ne pas tuer ou humilier. Jésus s'est fait présent à toutes souffrances.


En bouquet adapté à notre civilisation occidentale, je vous livre une phrase pour vous donner l'envie de lire tout :

"Attirée par l'agir technique pur, la raison sans la foi est destinée à se perdre dans l'illusion de sa toute-puissance. La foi, sans raison, risque de devenir étrangère à la vie concrète des personnes..."

ou bien :

"Il n'y a pas de développement plénier et de bien commun universel sans bien spirituel et moral des personnes, considérées dans l'intégrité de leur âme et de leur corps".


Donc bonne lecture ! Avec ce document bien vécu, on peut changer le monde et donner aux hommes des raisons de vivre et d'aimer.


paul mandonnaud

_________________

e-mail;mandonnaud.p@numericable.com

LA MISERICORDE DE JESUS EST INFINIE

févr.
25

Mercredi des Cendres 25 février 2009 : Première méditation du Frère Francis Marneffe Le chemin vers le Père  

  • Par mariemarie le

La Parole de Dieu


      « Jésus disait à ses disciples : "Quant au lieu où je vais, vous en savez le chemin." Thomas lui dit : "Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas. Comment en saurions-nous le chemin ?" Jésus lui dit : "Je suis le chemin, la vérité et la vie." »

     Évangile selon saint Jean, chapitre 14, versets 4-5.


      La méditation


      Si l'on demande à bien des chrétiens quel est le but de leur voyage, beaucoup répondront : « mais de quel voyage s'agit-il ? » Et si on leur précise : « Il s'agit du voyage que vous avez commencé d'accomplir lors de votre baptême... », ils seront plus surpris encore.

      C'est pourtant d'un voyage qu'il s'agit. Nous vous proposons en ce début de retraite de reprendre conscience de cette dimension de notre vie chrétienne : un voyage qui nous engage sur un chemin. Ce chemin, nous en connaissons le point de départ : notre baptême. Car le baptême est une pâque, un passage, le passage des Hébreux à travers la Mer Rouge, le passage de Jésus dans les eaux du Jourdain, notre propre passage par la Passion et la Résurrection de Jésus. Et ce passage a ouvert au peuple des Hébreux un chemin vers le désert durant quarante ans avant d'entrer en Terre promise, pour Jésus, un chemin vers la Croix et la Gloire, pour nous, ce chemin que nous avons commencé à parcourir et qu'il importe maintenant de reconnaître.


      Où en sommes-nous de ce chemin ?

      La vie chrétienne ne se présente pas comme une route bien balisée. Il s'agit plutôt d'entrer en chemin, de se frayer un chemin dont l'originalité est qu'il est totalement nôtre et qu'il correspond à notre vraie capacité de liberté.

      Notre existence familiale, professionnelle, politique peut s'accomplir selon des routes bien déterminées avec des panneaux d'information qu'il suffit à la limite de suivre. Pour notre vie chrétienne ; il faut sortir de ces routes et entrer en chemin. Et de ce chemin, il nous faudra d'abord déterminer l'orientation, une orientation beaucoup plus fondamentale que toutes celles qui nous caractérisent aux yeux de nos contemporains.


      Cette orientation a une source, réelle, profonde, et cette source est la prière. Dans la prière, nous sommes amenés à quitter tout ce qui relève du domaine du spectacle, nous sommes invités à entrer dans un certain secret.  Écoutons Jésus,  ce qu'il nous  dit à ce sujet : « Quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment pour faire leurs prières à se camper dans les synagogues et les carrefours, afin qu'on les voie. En vérité, je vous le dis, ils ont touché leur récompense. Pour toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là dans le secret. Et ton Père qui voit dans le secret te le rendra. » (évangile selon saint Matthieu, chapitre 6, versets 5-6.)

      Le premier fruit de la prière est d'opérer une conversion : nous avons à nous tourner vers cet ''Autre'' qui est le Père. Cette conversion amorce toute une mise en situation de nous-mêmes : elle fait taire des voix, des bruits et nous fait entrer dans le secret et le silence. Reprenons l'enseignement de Jésus : « Dans vos prières ne rabâchez pas, comme les païens : ils s'imaginent qu'en parlant beaucoup ils se feront mieux écouter. N'allez pas faire comme eux : car votre Père sait bien ce qu'il vous faut avant que vous le lui demandiez. »

      Si le Père n'a pas besoin d'être informé de nos besoins, nous sommes amenés à comprendre et à faire nôtre l'admirable formule de Saint Augustin : « Dans la prière, il ne s'agit pas d'instruire Dieu, mais de construire sa vie. » Quand nous prions, c'est notre vie qui est en jeu, avec ses ressorts secrets, son intimité ; une sorte de mise en place dans le secret et le silence s'effectue.

      C'est de la rencontre du Père dans la prière que va naître et s'imposer peu à peu l'orientation fondamentale qui permet de construire notre vie : or, cette rencontre du Père n'est possible que par celui qui nous dit : « Je suis le chemin, la vérité, la vie. »

      Du même coup nous découvrons que ce chemin que nous essayons de suivre n'est autre que Jésus lui-même, le Verbe fait Chair, source véritable de notre vie.


      Où nous mène ce chemin ainsi identifié à la personne de Jésus ? Écoutons-le encore : « Vous donc, priez ainsi : Notre Père qui es dans les Cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton Règne vienne, que ta volonté soit faite. »

      Voilà déterminés les trois pôles dominants de ce voyage que nous avons entrepris depuis notre baptême : à travers nos occupations, nos recherches, nos activités, nos travaux et la trame complexe de notre existence, il ne s'agit pas moins que de sanctifier le Nom du Père, d'accueillir le Royaume du Fils et d'accomplir leur volonté selon le souffle de l'Esprit.



Pour l'inscription à la Retraite "Seigneur, tu sais bien que je t'aime ! " (Jn 21,17), c'est ici :



http://www.retraitedanslaville.org/spip.php?rubrique=28


janv.
13

Liturgie et ... Bible : Nouvelle adresse !

  • Par mariemarie le
  • Dernier commentaire ajouté

Le nouveau site de l'AELF (Association épiscopale liturgique pour les pays francophones) regroupe un certain nombre de services autrefois dispersés.


http://liturgiecatholique.org/


Vous y trouverez les textes de la messe, de la liturgie des heures (Prière du temps présent), de la Bible de la liturgie, des rituels avec des possibilités d'abonnement RSS. Bref, une mine !


Il me semble que la recherche sur la Bible de la Liturgie est moins pratique qu'avant mais c'est peut-être par manque de familiarité avec le nouveau site.


Bonne lecture et encore bonne année


juil.
5

Jésus, les Chrétiens et la sexualité

  • Par mariemarie le
  • Dernier commentaire ajouté

Je propose à la réflexion, discussion communes un texte très intéressant sur la sexualité dans le christianisme.


Affectivité et Eucharistie

par Timothy Radcliffe, o.p.


http://le222.squarespace.com/documents/?currentPage=3


Conférence donnée en octobre 2004 à l'occasion des 34e Journées nationales de la pastorale des jeunes à Madrid.





N. B. : En cliquant sur la page sur le mot "conférence", vous téchargez le texte en .doc


Lisez-le et discutons-en


marie

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