évangéliser (3)

oct.
27

discerner la présence du salut en relisant sa vie avec d'autres

  • Par agrand le
méditation personnelle de la Parole de Dieu

Luc 12, 54-59

Jésus disait à la foule : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu'il va pleuvoir, et c'est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu'il fera très chaud, et cela arrive. Esprits faux ! L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger ; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger ?

« Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ? Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin efforce-toi de te libérer envers lui, pour éviter qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre au percepteur des amendes, et que celui-ci ne te jette en prison. Je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier centime. »


Esprits faux ! L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger ; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger ?

Accueillir le salut aujourd’hui, ouvrir sa porte aujourd’hui aux signes de l’Esprit, relire sa vie pour discerner ce qui porte la trace de l’action de Dieu, mais aussi les appels, les chemins pour avancer, relire sa vie aussi avec d’autres frères également pour nous dire, entre nous, quelle découverte nous faisons de Dieu dans notre histoire, quel salut nous accueillons.

Pour ceux qui acceptent de faire cette démarche de relecture il y a des repères, des clés qui ouvrent la porte de notre cœur.

• Dieu se révèle dans la transformation des personnes et de la société : relire c’est repérer les passages entre un avant et un après…

• Dieu se révèle après coup : « Dieu était là et je ne le savais pas ». L’homme ne comprend pas tout, tout de suite et l’expérience d’être sauvé se relit après coup, en se retournant sur ce que l’on vient de traverser ; en constatant que l’après n’est plus comme l’avant.

• Dieu se révèle en paroles et en actes : il s’agit de relire les vies faites de paroles et d’actes. lorsque notre vie se transforme, des actes le montrent et des paroles en rendent compte.

• Dieu se révèle dans l’épaisseur de l’Histoire : relire c’est être attentif à la complexité de la vie aujourd’hui, c’est prendre le temps de l’analyser, de chercher quels sont les appels, les annonces de salut.

• Dieu est un « Tu » que l’on rencontre chaque jour : … un Dieu à qui l’on relie sa vie et son histoire pour rendre grâce, un Dieu à qui l’on peut dire « Notre Père ». Le regard croyant à porter sur la vie s’éduque, se nourrit par l’appropriation de l’Évangile, par la prière et les sacrements, en fréquentant la Parole de Dieu.


Ainsi nous pourrons reconnaître la présence de Dieu dans nos vies.

Seigneur je te rends grâce pour ces frères et ces sœurs que tu as mis sur ma route et avec qui depuis vingt années je chemine. Ensemble nous devenons des « guetteurs » de ton salut et nous nous soutenons pour avancer vers toi et avec toi.


Annik

oct.
23

Préface

  • Par agrand le
pour une journée missionnaire

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Dieu éternel et tout puissant, par Jésus-Christ, l'Envoyé de ton Amour.


Bénis soistu? Créateur et Maître de la grande aventure du monde, Présence aimante sur tous les points du globe, Dieu de l'Europe et Dieu des Amériques, Dieu de l'Afrique, de l'Asie et de la terre entière.


Bénis sois-tu pour le chant multiforme des femmes et des hommes de toutes races!

Avec les mots de leur terroirs, avec leurs gestes et leurs danses, à travers leurs rites grandioses et leurs offrandes ils cherchent à balbutier ton Nom, ils crient leur émerveillement devant ton Soleil de vie.


Bénis sois-tu pour les hommes sans cesse à la recherche de terres inconnues!


Bénis sois-tu quand la rencontre avec d'autres humains éveille les esprits à des lumières nouvelles et sème dans les coeurs un amour plus large.


Bénis sois-tu pour cet Esprit donné aux pionniers de l'Evangile. A temps et à contretemps ils ont annoncé ta Bonne Nouvelle avec les mots de leur vie, avec les écrits de leur sang.


C'est pourquoi avec tous les vivants nous chantons l'hymne de ta gloire et sans fin nous proclamons: SAINT...

oct.
22

Etre missionnaire

  • Par agrand le
Homélie entendue ce matin dans ma paroisse

Journée des missions


Pour la majorité des membres de notre assemblée, rappelez-vous, devenir missionnaires, c’était un appel pour des jeunes, garçons ou filles, un appel à quitter la France, leur pays pour partir, en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud.

Nous avons entre cinquante et quatre-vingt ans, donc pas directement concernés. Si je suis père ou mère de famille, moi non plus je ne suis pas directement concerné. La question devient… « alors qu’attendez-vous de moi ? » Un peu d’argent pour soutenir les missions ? D’accord nous y penserons au moment de la quête.

Nous pourrions en rester là, ne voyant plus rien d’autres à dire pour ce dimanche des Missions, sinon et ce n’est pas négligeable, une invitation à prier ensemble.

Je le pense tout net, ce Dimanche des Missions nous concerne directement. Aujourd’hui Jésus Christ nous appelle. Cette démarche est à entreprendre sans attendre demain. Aujourd’hui le Seigneur nous appelle quels soient notre âge, notre situation familiale ou professionnelle.

Que Jésus-Christ nous appelle cela devrait être évident. Chaque jour il m’invite à faire la volonté du Père. Il m’invite à aimer mes frères. Alors le Seigneur nous invite à quitter quoi ?

Quitter mon pays, qu’est-ce que cela veut dire pour mi ? sauf à partir quinze jours à l’étranger.

Est-ce uniquement quitter les 555 000 km2 de l’hexagone ou même les quelques km2 du 9è arrondissement et pourquoi pas les 40 m2 de mon logement ?

Jésus nous dit que chacun d’entre nous a un pays , c'est-à-dire un lieu à quitter à l’exemple du Fils de Dieu qui s’est fait homme, en tout semblable à ses frères.

L’exemple de Jésus ne nous fait-il pas découvrir que quitter son pays, c’est quitter là où nous sommes, là où nous nous sentons à notre place, manière de vivre, manière de faire ou de penser. Quitter un monde un peu clos, dans lequel je me sens à l’aise ?

Je voudrais reprendre tranquillement ce que je viens de vous dire en étant plus concret, plus explicite aussi.

Autrefois être missionnaire s’était s’embarquer vers des terres lointaines, vers les peuples jaunes d’Asie, ou noirs d’Afrique.


Première constatation, aujourd’hui nous n’avons plus besoin de parcourir les mers. Inutile de courir le monde pour les évangéliser, ou même tout simplement pour les rencontrer. Ils sont là dans nos quartiers, nous les croisons dans nos rues.

Je peux donc être missionnaire sans prendre l’avion. Le Seigneur, dans sa Providence, me les a envoyés, ils sont là devant ma porte. Mais autant leurs coutumes ne me gênent pas lorsqu’ils habitent à 3000 km de chez moi, c’est du folklore. Autant les sentir si proches avec leurs façons de vivre si différentes des miennes cela peut me déranger.

Aujourd’hui « quitte ton pays » cela peut signifier que la première personne que je dois évangéliser, ce ne sont ni les noirs, ni les jaunes, ni les jeunes s je suis vieux, ni les vieux si je suis jeune.

La première personne à évangéliser c’est… c’est MOI, devenir missionnaire de ma propre personne, n’est-ce pas passionnant !!! Aujourd’hui Jésus-Christ m’appelle : quitte ton égoïsme, pour devenir témoin de l’Évangile.

Parce que j’aurai évangélisé mon regard, je verrai les autres autrement, je pourrai aller à la rencontre de celui qui ne pense pas comme moi, qui ne vit pas comme moi.

Parce que mon intelligence, à son tour évangélisée, saura découvrir dans les autres le meilleur d’eux-mêmes. Reconnaître en chacun, en chacune, cette part unique qui me révèle que Dieu l’a créé à son image.

Parce que mon cœur, lui aussi évangélisé, saura découvrir dans cet autre, l’amour que Dieu lui porte.

Parce que, évangélisé, je vivrai d’amour, je serai témoin de l’amour de Dieu pour notre monde. Oui pour nous qui sommes là ce matin, c’est déjà cela être missionnaire en l’an de grâce 2006.

Imaginons un instant qu’après nous être évangélisés, nous-mêmes, nous devenions contagieux, auprès de notre famille, de nos voisins, dans notre milieu de travail, dans nos relations amicales et ainsi en serait-il de proche en proche.

Quel dynamisme extraordinaire. Allons ne soyons pas sceptiques, ne parlons pas de rêve ou d’utopie.

Regardons la pratique de l’Église : une jeune fille, pas encore majeure entre au carmel, elle n’en sortira plus, mourra très peu de temps après, en pleine fleur de l’âge. Apparemment sans avoir rien réalisé. Thérèse de Lisieux, la petite Thérèse, comme nous aimons l’appeler.

Qu’en a fait l’Église ? Dites-le moi ?

La patronne des Missions. Et quel rayonnement. C’est vous dire que nous pouvons être vraiment missionnaire en restant chez soi.

Évangéliser : réécoutons le prophète Isaïe : parce qu’il a connu la souffrance mon serviteur justifiera la multitude.

Évangéliser : réécoutons saint Marc : à l’image du Fils de L’homme qui n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie pour la multitude.

La conclusion est simple : dans ma vie de tous les jours, je peux, je dois évangéliser.

Avançons avec pleine assurance pour recevoir en temps voulu la grâce dont nous aurons besoin. Mettons-nous en route, c’est aujourd’hui que Jésus nous appelle à être missionnaire.


Père Etienne Damoiseau

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