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MyOwnSpace
Myownspace, un « MySpace » vraiment libre
808, activiste du net, a lancé Myownspace, « mon propre espace », une copie conforme de la structure et du design de « Myspace ».
par Marie Lechner; mercredi 18 octobre 2006; Libé en ligne
MySpace n’appartient pas à ses utilisateurs. C’est un espace privé, propriété du mogul des médias Murdoch. Dans un article intitulé ironiquement His Space, le magazine Wired décryptait les motivations du patron de News Corp qui a racheté le réseau social pour 580 millions de dollars en juillet 2005. Le site compte aujourd’hui près de 119 millions d’inscrits qui disposent d’un espace pour déposer leurs photos, leur musique, ou leurs vidéos et partager leurs centres d’intérêt avec leurs amis. Du contenu gratuit et surtout le moyen d’obtenir des informations personnelles sur les utilisateurs, de suivre à la loupe leurs préférences et leur comportement en ligne. Ou comment transformer un réseau social libre en une gigantesque machine de marketing.
En réaction, 808, activiste du net, a lancé Myownspace, « mon propre espace », une copie conforme de la structure et du design de Myspace. Le site fonctionne comme MySpace, a le look MySpace, à ce détail prêt : bannières publicitaires et liens sponsorisés renvoient tous à des projets artistiques ou activistes. 808 a entièrement reprogrammé le site en php, sous licence libre GPL. « Nous offrons ce service gratuit parce que nous prônons la LIBERTE, Internet est le domicile des esprits LIBRES et de l’échange d’information LIBRE ».
Myownspace, une alternative pour les artistes qui veulent profiter des réseaux sociaux sans être récupérés par la machine murdochienne. En quelques semaines, Myownspace.fr est devenu le repaire de tout l’underground parisien, de Sister Iodine aux Bad Beuys, en passant par Shoboshobo et Evil Moisture. Le projet figure aussi dans The Copy and Paste Show, une exposition en ligne consacrée à la culture du copier-coller présentée par le New Museum of contemporary Art de New-York et Rhizome, plate-forme pionnière consacré au net-art. « Les internautes copient souvent le code html d’autres sites et samplent du matériel existant. Lorsqu’ils se construisent des profils en ligne ou des sites perso, ils utilisent souvent des images, des vidéos ou graphiques qu’ils ont trouvé ailleurs » écrit la commissaire Hanne Mugaas qui s’intéresse à la manière dont cette pratique affecte l’esthétique du web et la production musicale.
The Copy and Paste show présente également d’autres projets de 808 dont Popautomate, réalisé avec Talk-Over, qui permet aux internautes d’écrire leurs propres tubes. Le participant tape les paroles qu’il souhaite, et le logiciel les exécute en collant ensemble de courts samples de hits musicaux comportant les mots en questions. Autre projet titanesque, The Billie Jean Collection, qui compile toutes les reprises possibles et imaginables du tube de Michaël Jackson qu’on peut trouver sur le net, l’Anthology compte aujourd’hui 16 volumes, disponible sur le net-label 1000 ans de Jazz qui propose également Palindrome Records, des CD de chanteurs célèbres enregistrés à l’envers, à télécharger gratuitement. Autant de manoeuvres pour promouvoir la culture du libre et du partage, en tournant en bourrique les lois du copyright.
ReacTable
Créations Numériques & Jeux Vidéos
Fin : 01/10/06 - 19:00
Intitulé « Food Force », le joueur devra lâcher ses armes pour venir en aide aux populations dans le besoin et pour apprendre aux enfants comment lutter contre la faim, notamment ceux qui se retrouvent prisonnier d'une zone de conflit. « Les parents se plaignent trop souvent du caractère violent des jeux vidéo auxquelles les enfants sont surexposés. C'est une alternative sympathique à ce problème », affirme Neil Gallagher, porte-parole de WFP (World Food Programme). Dans « Food Force », commercialisé depuis hier, vous aurez pour mission de trouver les populations dans le besoin, de gérer les ravitaillements par hélicoptères, de négocier avec les forces hostiles pour la population et de mettre une place des programmes de fermes dans le style de Sim-City. L'action prend place sur l'île de Sehylan. « La communication vers les enfants passe désormais par les nouvelles technologies » affirme Gallagher. « Food Force » est un moyen efficace de leur faire prendre conscience du problème de la faim dans le monde, fléau qui tue davantage que le sida, la malaria et la tuberculose réunis. Le jeu est téléchargeable gratuitement sur le site www.food-force.com. Une section dénommée « How to help » explique aux enfants comment prendre part à l'aide humanitaire.
