févr.
27

Sébastien Tellier, fan du pire des 80's

  • Par ben le
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Sébastien Tellier a voulu concevoir un album pour faire l'amour.

Et c'est vrai qu'au niveau ambiance, c'est sensuel, sexy... et complètement gnangnan : on imagine bien cette bande-son pour un film du début des années 80's (sachant qu'à la prod, on retrouve un des 2 Daft Punk, expert en la matière des sonorités 80's).


Si vous êtes fan des premières boites à rythme à 2 francs et cinquante centimes, des premiers synthés de Jean Michel Jarre et que vous avez adoré les slows dans la BO de La Boum, Flash Dance et Top Gun, ce disque est fait pour vous.


Pour ma part, j'ai horreur de ces sonorités/ambiances mielleuses qui ont fort mal vieillies.

En terme culturel, le début des années 80 fut un désastre (musique, mode/fringue, design automobile...), à quelques exceptions près.


La pochette est vraiment à l'image du disque, donc à vous de juger!


Sexuality

Sebastien Tellier (Musique)


2 commentaires

Sébastien Tellier, la pop giscardienne

  • Par ben le

Pour info, voici une critique de Télérama encore plus acerbe... ;)


"Impossible d'échapper à Sébastien Tellier. Le chanteur barbu, lunettes de soleil rétro-futuristes et veste de smoking blanc, a trusté ces dernières semaines toutes les unes de la presse rock. Son Sexuality, serait le sommet de la pop made in France, à la fois référencée et distanciée, donc branchée. Un titre extrait de l'album, Roche (« Je rêve de Biarritz en été...») accroche l'oreille. On s'en veut d'être tombé dans le panneau. Feulements de dragueur de supermarché, insupportables nappes de synthé, sur scène, Tellier recycle le pire de la variété des année 80 : Marc Lavoine, Jean-Jacques Goldman et même Desirless ou Gold. On a détesté cette France là, celle d'avant les radios libres. On ne voit pas pourquoi on l'aimerait aujourd'hui. ?"


Pas faux mais...

  • Par Ludo le

...j'ai vu Tellier sur scène et il m'est littéralement sorti par les yeux et tous les pores de la peau : extravagant, prétentieux et insupportable, sa musique a semblé alors dans le prolongement du bonhomme, à savoir être une odieuse arnaque sous des airs de génie créatif autoproclamé ! Bon au final, quand on écoute avec du recul, si on n'est pas rebuté par les sonorités et l'usage d'éléments caractéristiques 80s, ce n'est pas *si* mauvais que ça.

Une remarque en plus sur la "critique" de Télérama. J'aime bien Télérama. Ils ont cependant tendance à parfois lacher un chroniqueur bileux qui raconte n'importe quoi, surtout là : à part Goldman qui avait tenté quelques 45T avant 81, tous les artistes cités ont sorti leurs albums après la Radio Libre, et ont connu le succès autour de 84-88, période majeure des 80s dominées par le Top 50 de Toesca !

Je ne voue pas une vénération particulière pour cette époque (même si avec l'âge et une pointe de nostalgie, ça se tempère un peu), mais je ne supporte pas qu'on raconte n'importe quoi !


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