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Intelligence stratégique & prospective:
les enjeux de l'économie de la connaissance dans l'Espace Euro-Méditerannée – L'exemple de l'Algérie.
Paris, le 9 octobre 2008. Les Rencontres ICC ont l'honneur cette année d'accueillir une délégation algérienne composée
* de hauts responsables du MIPI (Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements)
* ainsi que plusieurs représentants, dirigeants et conseillers, de structures privées de premier rang telles que : Air Algérie (la seule compagnie aérienne), Algérie Télécom, SAIDAL (très grand groupe pharmaceutique) ENIEM (Electroménager), ALRIM (Charpente métallique).
Nous sommes donc heureux de compter parmi nous :
- Mr Tarafi Ali, chef de division Intelligence économique et Veille Economique
- Mr Rabai Belkacem, Directeur d'Etudes Veille Technologique
- Mr Bouloudene Hocine, Directeur d'Etudes Prospectives
- Mr Seghir Mohamed, Conseiller du PDG d'Air Algérie
- Mr Adimi Ahmed, Expert Communication, Université d'Alger
- Mr Aahia Saadeddine, DG Groupe Saidal
- Me Ouassim Kouidiri, Directeur commercial, Groupe SAIDAL
- Mr Dahmane Yadahen, PDG ENIEM SPA
- Dr Youcef Amerouali, Conseiller du PDG Algérie Télécom
- Mr Tarif Bouslama, PDG – Alrim-SPA
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Nous tenons tout particulièrement à remercier
- Ahmed Damou, Président de l'Association Algérienne pour le Transfert de Technologies
- Mustapha Bouroubi, Chargé de cours de "Stratégie" à la Faculté SESG/Université D'Alger
qui ont rendu possible par leur conviction et leur efficacité cette rencontre.
Pour aller plus avant dans la compréhension des opportunités mutuelles qui peuvent être générées à court et moyen terme,
nous vous invitons à assister à la conférence qui se tiendra le lundi 13 octobre, Salon Récamier 1, de 17h00 à 18h00
"Intelligence stratégique & prospective:
les enjeux de l'économie de la connaissance dans l'Espace Euro-Méditerennée – L'exemple de l'Algérie. »
Keynote : Professeur Abdelkader Djeflat, professeur de sciences économiques à l'université de Lille.
Présentation qui sera suivie par une table ronde animée par Jacqueline Sala, rédactrice en chef de Veille Magazine, Organisateur de ICC2008.
"La France considère que la Tunisie a plusieurs "atouts" pour accueillir le siège du secrétariat de l'Union pour la Méditerranée (UPM), a estimé mercredi le secrétaire d'Etat français à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet."
"M. Joyandet a salué le "rôle majeur" de la Tunisie dans le cadre de la création de l'UPM, affirmant que ce pays avait été pour la France "un partenaire privilégié" pour le lancement d'un grand projet entre le sud et le nord de la Méditerranée."
"l'accent a été mis sur la contribution de la Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (Femip) à trois d'entre des projets retenus dans le cadre de l'UPM, à savoir la dépollution de la Méditerranée, les autoroutes de la mer et le plan solaire méditerranéen"
"Les ministres ont également soutenu la démarche engagée par l'Italie et l'Espagne, en liens avec d'autres partenaires européens et méditerranéens, pour mettre en œuvre l'initiative méditerranéenne de développement des entreprises, autre projet concret retenu le 13 juillet. Cette initiative vise à améliorer l'accès au financement des PME méditerranéennes, (représentant 99% des entreprises de cette région et qui sont à l'origine des deux tiers des emplois de la zone) dont le développement est une des clefs de la croissance économique et de l'emploi en Méditerranée."
"les travaux seront également axés sur les perspectives du "Processus de Barcelone: Union pour la Méditerranée", notamment sa dimension parlementaire.
Les députés examineront à cet égard une proposition sur le rôle de l'APEM en tant qu'expression parlementaire de cette nouvelle entité lancée au sommet de Paris en juillet dernier.
L'APEM rassemble 130 députés représentant l'Union européenne (49 députés européens et 81 députés désignés par les parlements des 27 Etats membres de l'UE) et 130 représentant les parlements nationaux des partenaires méditerranéens non membres de l'UE (Maroc, Algérie, Egypte, Jordanie, Israël, Liban, l'Autorité palestinienne, Syrie, Tunisie et Turquie)."
Sur l'APEM voir aussi cette page
c'est l'ensemble des actions qui visent à faire de Marseille-Provence une plateforme européenne de coopération culturelle avec les acteurs et les pays d'Europe et de Méditerranée dans toutes les disciplines artistiques et culturelles. Cette plateforme sera créée durablement.
Ses missions et ses activités se poursuivront au-delà de 2013.
Voir le site marseille provence 2013
Marseille ville trait d'union entre les deux rives... une candidature qui s'inscrit dans la droite ligne du projet d'Union pour la Méditerranée.
Marseille et sa communauté urbaine a préparé 74 projets d'expositions, de spectacles, de commandes artistiques, de colloques et d'ateliers, pour un budget de 98 millions d'euros. Une exposiion intitulée «Camus et la Méditerranée»est d'ores et déjà annoncée pour célébrer le centième anniversaire de la naissance de l'auteur de «L'Etranger».
Le concept des capitales européennes de la culture a été fondé par Melina Mercouri, alors ministre grecque de la Culture, en 1985. Son idée : rapprocher les Européens, en désignant deux villes par an qui deviennent le théâtre de manifestations artistiques mettant à l'honneur leur patrimoine historique et culturel. En 2013, Marseille partagera sa couronne avec la ville slovaque de Kosice.
UPM Je veux qu'avant la fin de l'année, démarrent des projets opérationnels", a insisté M. Borloo
L'Union pour la Méditerranée (UPM) doit maintenant entrer dans le vif du sujet et ses membres proposer une première liste de projets concrets d'ici la fin octobre, ont annoncé mercredi les co-présidences française et égyptienne...
MM. Borloo et Rachid ont invité leurs partenaires à désigner chacun un ministre pour les représenter à l'UPM et à commencer de présenter leurs projets, qui porteront essentiellement sur l'énergie, l'environnement, les transports maritimes et le développement urbain - alors que 70 M de citadins supplémentaires auront gonflé les villes du littoral entre 2005 et 2025...
Ces programmes, qui seront adoptés par consensus, "ne devront pas nécessairement être partagés par tous: si certains pays se mettent d'accord, ils pourront commencer", a fait valoir M. Rachid, en sollicitant le secteur privé aux côtés des pouvoirs publics.
Pour comprendre l'Union pour la Méditerranée (UPM)
Paris, 13 juillet 2008
"Les chefs d'État ou de gouvernement ont la conviction commune que cette initiative peut jouer un rôle important pour ce qui est de relever les défis communs qui se posent à la région euro-méditerranéenne, comme : le développement économique et social ; la crise mondiale dans le domaine de la sécurité alimentaire ; la dégradation de l'environnement, y compris le changement climatique et la désertification, en vue de favoriser le développement durable ; l'énergie ; les migrations ; le terrorisme et l'extrémisme ; la promotion du dialogue interculturel."
Sous la coprésidence du Président de la République française et du Président de la République arabe d'Égypte
Les chefs d'État ou de gouvernement euro-méditerranéens réunis à Paris le 13 juillet 2008, animés
par la volonté politique commune de relancer les efforts afin de transformer la Méditerranée en un
espace de paix, de démocratie, de coopération et de prospérité décident d'adopter la déclaration
commune figurant ci-après:
Le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée, qui s'appuie sur la déclaration
de Barcelone et les objectifs de paix, de stabilité et de sécurité qui y sont énoncés, ainsi que sur
l'acquis du processus de Barcelone, est un partenariat multilatéral visant à accroître le potentiel
d'intégration et de cohésion régionales. Les chefs d'État ou de gouvernement rappellent également
la place centrale qu'occupe la Méditerranée dans les préoccupations politiques de tous les pays. Ils
soulignent que la responsabilité du processus doit être mieux partagée entre tous les participants, et
qu'il convient de rendre ce processus plus pertinent et plus concret aux yeux des citoyens.
Les chefs d'État ou de gouvernement ont la conviction commune que cette initiative peut jouer un
rôle important pour ce qui est de relever les défis communs qui se posent à la région
euro-méditerranéenne, comme: le développement économique et social; la crise mondiale dans le
domaine de la sécurité alimentaire; la dégradation de l'environnement, y compris le changement
climatique et la désertification, en vue de favoriser le développement durable; l'énergie; les
migrations; le terrorisme et l'extrémisme; la promotion du dialogue interculturel.
Cette initiative englobera tous les États membres de l'UE et la Commission européenne, ainsi que
les autres États (membres et observateurs) du processus de Barcelone. La Ligue arabe sera invitée
aux réunions du processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée, selon sa participation au
processus de Barcelone. Le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée est heureux
d'accueillir la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, Monaco et le Monténégro, qui ont accepté l'acquis
du processus de Barcelone.
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Une ambition stratégique pour la Méditerranée
1. L'Europe et les pays méditerranéens sont unis par des liens historiques, géographiques et
culturels mais, plus encore, par une ambition commune, qui est de bâtir ensemble un avenir de
paix, de démocratie, de prospérité et de compréhension humaine, sociale et culturelle.
Pour atteindre ces objectifs communs, les participants conviennent de poursuivre avec un
regain de dynamisme leurs efforts en faveur de la paix et de la coopération, d'analyser leurs
problèmes communs et de transformer ces bonnes intentions en actions, dans le cadre d'un
partenariat renouvelé pour le progrès.
2. Les chefs d'État ou de gouvernement soulignent l'importance du rôle joué depuis 1995 par
le processus de Barcelone, qui constitue l'instrument central des relations
euro-méditerranéennes. Ce processus, qui représente un partenariat englobant
trente-neuf gouvernements et plus de 700 millions de personnes, a offert un cadre propice à
une action et un développement constants. Le processus de Barcelone est la seule enceinte
dans laquelle l'ensemble des partenaires euro-méditerranéens procèdent à des échanges de
vues et participent à un dialogue constructif. Il traduit un engagement résolu en faveur de la
paix, de la démocratie, de la stabilité régionale et de la sécurité à travers la coopération et
l'intégration régionales. Le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée vise à
tirer parti de ce consensus pour que soient poursuivies la coopération, les réformes politiques
et socioéconomiques et la modernisation, sur la base de l'égalité et du respect mutuel de la
souveraineté de chacun.
3. Les chefs d'État ou de gouvernement soulignent qu'il est important que la société civile, les
autorités locales et régionales et le secteur privé participent activement à la mise en oeuvre du
processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée.
4. Afin de tirer parti des possibilités offertes par un cadre renforcé de coopération multilatérale,
les chefs d'État ou de gouvernement décident de lancer un partenariat renforcé - le processus
de Barcelone: une Union pour la Méditerranée.
5. Cette initiative traduit également une aspiration commune à instaurer la paix ainsi que la
sécurité au niveau régional conformément à la déclaration de Barcelone de 1995, qui favorise,
entre autres, la sécurité régionale en oeuvrant en faveur de la non-prolifération nucléaire,
chimique et biologique en adhérant et en se conformant à une combinaison de régimes
internationaux et régionaux de non-prolifération, et d'accords de limitation des armements et
de désarmement, tels que le TNP, la CWC, la BWC, le CTBT, et/ou à des arrangements
régionaux, comme des zones exemptes d'armes, y compris leurs systèmes de vérification,
ainsi qu'en respectant de bonne foi les engagements des parties au titre des conventions de
limitation des armements, de désarmement et de non-prolifération.
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Les parties s'emploient à établir, au Proche-Orient, une zone exempte d'armes de destruction
massive, nucléaires, chimiques et biologiques et de leurs vecteurs, qui soit dotée d'un système
de vérification mutuelle efficace. En outre, les parties envisageront des mesures pratiques afin
de prévenir la prolifération d'armes nucléaires, chimiques et biologiques, ainsi qu'une
accumulation excessive d'armes conventionnelles; s'abstiendront de développer une capacité
militaire qui aille au-delà de leurs besoins légitimes de défense, tout en réaffirmant leur
détermination de parvenir au même niveau de sécurité et d'instaurer la confiance mutuelle
avec la quantité la moins élevée possible de troupes et d'armements et d'adhérer à la CCW;
favoriseront les conditions susceptibles de permettre l'établissement de relations de bon
voisinage entre elles et soutiendront les processus visant la stabilité, la sécurité et la prospérité
ainsi que la coopération régionale et sous-régionale; étudieront les mesures de confiance et de
sécurité qu'il conviendrait d'adopter en commun entre les parties en vue de la création d'un
"espace de paix et de stabilité en Méditerranée", y compris la possibilité à terme de mettre en
oeuvre à cet effet un pacte euro-méditerranéen.
6. Cette initiative montre la volonté résolue des partenaires de favoriser le développement des
ressources humaines et l'emploi, conformément aux objectifs du Millénaire pour le
développement, y compris la réduction de la pauvreté; les chefs d'État ou de gouvernement
soulignent qu'ils sont déterminés à renforcer la démocratie et le pluralisme politique par le
développement de la participation à la vie politique et l'adhésion à l'ensemble des droits de
l'homme et des libertés fondamentales. Ils affirment également leur ambition de bâtir un
avenir commun fondé sur le plein respect des principes démocratiques, des droits de l'homme
et des libertés fondamentales, consacrés par les instruments internationaux relatifs aux droits
de l'homme, comme la promotion des droits économiques, sociaux, culturels, civils et
politiques, le renforcement du rôle des femmes dans la société, le respect des minorités, la
lutte contre le racisme et la xénophobie, ainsi que la promotion du dialogue culturel et de la
compréhension mutuelle.
7. Les chefs d'État ou de gouvernement réaffirment leur soutien au processus de paix israélopalestinien,
comme mentionné lors de la réunion ministérielle euro-méditerranéenne tenue
à Lisbonne en novembre 2007, et conformément au processus d'Annapolis. Ils rappellent que
la paix au Proche-Orient requiert une solution globale et se réjouissent, à cet égard, de
l'annonce selon laquelle la Syrie et Israël ont engagé des pourparlers de paix indirects sous les
auspices de la Turquie, conformément aux termes de référence de la conférence de Madrid
pour la paix.
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8. Les chefs d'État ou de gouvernement réaffirment leur condamnation du terrorisme sous toutes
ses formes et dans toutes ses manifestations, ainsi que leur détermination à l'éradiquer et à
lutter contre ceux qui le soutiennent; ils sont déterminés à mettre intégralement en oeuvre le
Code de conduite en matière de lutte contre le terrorisme afin d'améliorer la sécurité de tous
les citoyens dans un cadre qui assure le respect de l'État de droit et des droits de l'homme, en
particulier au moyen de politiques de lutte contre le terrorisme plus efficaces et d'une
coopération plus étroite pour faire cesser toutes les activités terroristes, protéger les cibles
potentielles et gérer les conséquences des attentats. Ils soulignent qu'il faut agir sur les
facteurs qui favorisent la propagation du terrorisme sous toutes ses formes, dans toutes ses
manifestations et sans réserve, quels qu'en soient les auteurs, les cibles et les finalités. Ils
rappellent aussi qu'ils rejettent totalement les tentatives d'associer une religion ou une culture,
quelle qu'elle soit, au terrorisme, et confirment qu'ils sont résolus à tout mettre en oeuvre pour
résoudre les conflits, mettre fin aux occupations, lutter contre l'oppression, réduire la
pauvreté, promouvoir les droits de l'homme et la bonne gestion des affaires publiques,
améliorer la compréhension interculturelle et garantir le respect de toutes les religions et
croyances. Ces actions servent directement les intérêts de tous les peuples de la
région Euromed et vont à l'encontre de ceux des terroristes et de leurs réseaux.
Portée et principaux objectifs
9. Les chefs d'État ou de gouvernement conviennent que le défi qui se pose au processus
de Barcelone: une Union pour la Méditerranée consiste à renforcer les relations multilatérales,
à accroître le partage de la responsabilité du processus, à fonder la gouvernance sur l'égalité
de toutes les parties et à traduire le processus en projets concrets qui soient davantage visibles
pour les citoyens. Le moment est venu d'insuffler un élan nouveau et durable au processus
de Barcelone. Des efforts accrus et de nouveaux catalyseurs sont maintenant nécessaires pour
traduire les objectifs de la déclaration de Barcelone en résultats tangibles.
10. Le partenariat euro-méditerranéen demeure un processus ouvert à tous inspiré dans tous ses
aspects par le principe du consensus et dont les modalités en matière de projets seront
déterminées lors de la prochaine réunion des ministres des affaires étrangères, qui se tiendra
en novembre 2008.
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11. Le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée s'appuiera sur l'acquis du
processus de Barcelone, dont il renforcera les réalisations et les éléments fructueux. La
déclaration de Barcelone, ses objectifs et les domaines de coopération qu'elle prévoit restent
d'actualité et les trois chapitres sur lesquels porte la coopération (dialogue politique,
coopération économique et libre-échange, et dialogue humain, social et culturel) demeureront
au centre des relations euro-méditerranéennes. Le programme de travail quinquennal adopté
lors du sommet qui s'est tenu à Barcelone en 2005 à l'occasion du 10e anniversaire du
partenariat euro-méditerranéen (notamment le quatrième chapitre auquel il a alors été décidé
d'étendre la coopération, à savoir: la migration, l'intégration sociale, la justice et la sécurité) et
les conclusions de toutes les réunions ministérielles resteront applicables. Les chefs d'État ou
de gouvernement reconnaissent les avancées et les avantages économiques liés à la création,
d'ici 2010 et au-delà, d'une zone de libre-échange approfondie dans la région
euro-méditerranéenne, et au renforcement de l'intégration économique régionale dans toutes
ses dimensions. Ils sont favorables aux grandes lignes de la feuille de route Euromed en
matière de commerce jusqu'en 2010et au-delà et, plus particulièrement, à une réflexion sur la
création d'un mécanisme de facilitation des échanges souple, efficace et favorable aux monde
des affaires, qui permettrait d'accroître la transparence et les possibilités de commerce et
d'investissement.
12. Les chefs d'État ou de gouvernement soulignent que le processus de Barcelone: une Union
pour la Méditerranée vise à bâtir un avenir de paix et de prospérité partagée dans toute la
région par la mise en oeuvre de projets qui renforceront le flux des échanges entre les citoyens
de l'ensemble de la région. À cet égard, ils conviennent que cette initiative comporte une
dimension humaine et culturelle. Ils soulignent la volonté de faciliter la circulation légale des
personnes. Ils insistent sur le fait que promouvoir des migrations légales correctement gérées
dans l'intérêt de toutes les parties concernées, lutter contre les migrations clandestines et
favoriser les liens entre les migrations et le développement sont des sujets d'intérêt commun
qu'il convient de traiter selon une approche globale, équilibrée et intégrée.
13. Le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée viendra compléter les relations
bilatérales que l'UE entretient avec ces pays1, qui continueront d'exister dans les cadres
d'action actuels, comme les accords d'association, les plans d'action de la politique
européenne de voisinage et, dans le cas de la Mauritanie, le groupe des États d'Afrique,
des Caraïbes et du Pacifique. Sa cohérence et sa complémentarité avec la stratégie
commune Afrique-UE seront en outre assurées. Tout en complétant les actions relatives à sa
dimension régionale, le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée sera
1 Les pays concernés sont les suivants: l'Algérie, l'Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban,
la Mauritanie, Monaco, le Maroc, l'Autorité palestinienne, la Syrie, la Tunisie, la Croatie et
la Turquie; les pays candidats participant à des négociations d'adhésion à l'UE; l'Albanie,
la Bosnie-Herzégovine, et le Monténégro, candidats potentiels à l'adhésion à l'UE; la Libye,
invitée par la présidence depuis la réunion ministérielle Euromed de Stuttgart (1999).
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indépendant de la politique d'élargissement de l'UE, des négociations d'adhésion et du
processus de préadhésion.
14. Le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée imprime un nouvel élan au
processus de Barcelone d'au moins trois façons très importantes:
- en rehaussant le niveau politique des relations de l'UE avec ses partenaires
méditerranéens;
- en prévoyant un meilleur partage de la responsabilité de nos relations multilatérales; et
- en rendant ces relations plus concrètes et plus visibles grâce à des projets régionaux et
sous-régionaux supplémentaires, utiles pour les citoyens de la région.
Renforcement des relations
15. Ces chefs d'État ou de gouvernement décident d'organiser des sommets bisannuels.
Ces sommets devraient aboutir à une déclaration politique et une brève liste de projets
régionaux concrets à lancer. Les conclusions devraient entériner un vaste programme de
travail biennal pour le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée. Des réunions
des ministres des affaires étrangères se tiendront chaque année afin de faire le bilan des
progrès accomplis dans la mise en oeuvre des conclusions du sommet, de préparer les
prochaines réunions au sommet et, le cas échéant, d'approuver de nouveaux projets.
16. Les réunions au sommet devraient se tenir alternativement dans l'UE et dans les pays
partenaires méditerranéens. Le pays hôte devrait être choisi par consensus. Tous les pays
participant à l'initiative seront invités aux sommets, aux réunions ministérielles et aux autres
réunions plénières du processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée.
17. L'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne (APEM) sera l'expression parlementaire
légitime du processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée. Les chefs d'État ou de
gouvernement soutiennent sans réserve le renforcement du rôle de l'APEM dans ses relations
avec les partenaires méditerranéens.
18. La Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures
contribuera effectivement, en tant qu'institution euro-méditerranéenne, à la dimension
culturelle de l'initiative, en coopération avec l'Alliance des civilisations des Nations unies.
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Meilleur partage des responsabilités et gouvernance institutionnelle
19. Les chefs d'État ou de gouvernement conviennent de mettre en place une coprésidence et
décident également qu'un secrétariat paritaire sera établi. Tous les membres du processus
de Barcelone: une Union pour la Méditerranée auront la possibilité de participer aux
coprésidences et au secrétariat.
20. Il convient de conserver les structures actuelles du processus de Barcelone, qui devront être
adaptées lorsque de nouvelles modalités auront été définies par les ministres
euro?méditerranéens des affaires étrangères.
Coprésidence
21. Les chefs d'État ou de gouvernement créent une coprésidence afin d'améliorer l'équilibre et la
responsabilité commune de leur coopération. L'un des présidents sera originaire de l'UE et
l'autre d'un pays partenaire méditerranéen. Le principe de la coprésidence s'appliquera aux
sommets, à toutes les réunions ministérielles, aux réunions des hauts fonctionnaires, au comité
permanent conjoint et, lorsque cela sera possible, aux réunions d'experts/ad hoc dans le cadre
de l'initiative.
22. La nouvelle coprésidence
- devra, en ce qui concerne l'UE, être compatible avec la représentation extérieure de
l'Union européenne conformément aux dispositions du traité qui sont en vigueur;
- sera, pour ce qui concerne la Méditerranée, exercée par un coprésident choisi par
consensus, pour une période non renouvelable de deux ans.
Gouvernance institutionnelle et secrétariat
23. Les chefs d'État ou de gouvernement décident de mettre en place de nouvelles structures
institutionnelles qui contribueront à la réalisation des objectifs politiques de cette initiative,
qui consistent notamment à renforcer le partage des responsabilités, rehausser le niveau
politique des relations euro-méditerranéennes et mettre le processus en évidence grâce à des
projets.
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24. Ils décident de créer un secrétariat conjoint pour le processus de Barcelone: une Union pour
la Méditerranée, qui occupera une place centrale au sein de l'architecture institutionnelle. Le
secrétariat insufflera un nouvel élan au processus, pour ce qui est de l'identification, du suivi
et de la promotion des projets ainsi que de la recherche de partenaires. Le financement et la
mise en oeuvre des projets se feront au cas par cas. Le secrétariat assurera une concertation
opérationnelle avec toutes les structures du processus, y compris en élaborant des documents
de travail pour les instances de décision. Il aura une personnalité juridique distincte et un
statut autonome.
25. Le mandat confié au secrétariat sera de nature technique, tandis que les ministres des affaires
étrangères et les hauts fonctionnaires continueront à assumer la responsabilité politique pour
tous les aspects de l'initiative.
26. Le Comité permanent conjoint, qui sera basé à Bruxelles, apportera son concours aux
réunions des hauts fonctionnaires et à leur préparation, et en assurera le suivi adéquat; il
pourra aussi servir de mécanisme de réaction rapide dans le cas où surviendrait, dans la
région, une situation exceptionnelle nécessitant la consultation des partenaires
euro-méditerranéens.
27. Les hauts fonctionnaires continueront à se réunir régulièrement afin de préparer les réunions
ministérielles, y compris les projets à approuver, de recenser et d'évaluer les progrès
accomplis dans tous les volets du processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée et
de soumettre le programme de travail annuel aux ministres des affaires étrangères.
28. Les détails du mandat de la nouvelle structure institutionnelle, le fonctionnement de la
coprésidence ainsi que la composition, le siège et le financement du secrétariat, seront arrêtés
par consensus par les ministres des affaires étrangères en novembre 2008, sur la base de
discussions approfondies et des propositions présentées par tous les partenaires.
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Projets
29. Le processus de sélection des projets répondra aux objectifs de paix, de sécurité et de stabilité
énoncés dans la déclaration de Barcelone. Les partenaires créeront un environnement propice
à la mise en oeuvre de projets, en tenant compte du caractère régional, sous-régional et
transnational des projets proposés ainsi que de leur taille, de leur pertinence et de leur intérêt
pour les parties qui y participent, conformément à la portée et aux principaux objectifs de
l'initiative. Il sera tenu compte de la capacité des projets à promouvoir un développement
équilibré et durable ainsi que l'intégration, la cohésion et les interconnexions régionales et
sous?régionales et la faisabilité financière des projets, notamment le recours le plus large
possible au financement et à la participation du secteur privé, sera privilégiée. Les hauts
fonctionnaires définiront les critères de sélection des projets, qui seront soumis à l'approbation
des ministres des affaires étrangères.
30. Les chefs d'État ou de gouvernement soulignent le potentiel qu'offre la coopération renforcée
grâce au principe des projets à géométrie variable, conformément à la portée et aux principaux
objectifs de l'initiative. Cette approche permettra aux pays membres qui ont des affinités, des
objectifs communs ou des complémentarités de dynamiser le processus et d'atteindre les
objectifs de la déclaration de Barcelone.
Financement
31. Le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée mobilisera des moyens de
financement supplémentaires pour la région, essentiellement par l'intermédiaire de projets
régionaux et sous-régionaux. Sa capacité à attirer des moyens financiers supplémentaires en
faveur de projets régionaux, assortie d'un haut niveau de coordination entre les donateurs,
constituera sa valeur ajoutée, le financement provenant essentiellement des sources suivantes:
participation du secteur privé; contributions du budget de l'UE et de tous les partenaires;
contributions d'autres pays, d'institutions financières internationales et d'entités régionales;
facilité euro?méditerranéenne d'investissement et de partenariat (FEMIP); l'enveloppe
IEVP Euro-Med, la facilité d'investissement dans le cadre de la politique de voisinage et
l'instrument de coopération transfrontalière de l'IEVP, ainsi que les autres instruments
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applicables aux pays visés par l'initiative, pour lesquels les règles de sélection et de procédure
habituelles resteront d'application.
Observations finales
32. Les participants soulignent que le processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée est
une occasion historique de revitaliser le processus de partenariat euro-méditerranéen et de lui
"Au Caire, le ministre a pu commencer à établir avec son alter ego égyptien le calendrier des prochains mois : une nouvelle rencontre au Caire d'ici début octobre, une réunion des chefs de projets des 43 pays dans la seconde quinzaine à Monaco, une rencontre des ministres des Affaires étrangères à Marseille les 3 et 4 novembre qui désignera notamment le siège du secrétariat général de l'UPM."


