réseaux sociaux (3)
Pour écouter les conférenciers : c'est ici
Vous constaterez une sorte d'unanimité de bon aloi, et peu de questionnements
Entre autres
Le professeur McAfee traitera de l'Entreprise 2.0, soit l'utilisation des technologies du Web 2.0 par les entreprises pour l'atteinte d'objectifs d'affaires. Il décrira les grandes tendances qui convergent pour faire de l'Entreprise 2.0 une approche invitante. Cette description sera truffée d'exemples aussi bien Internet qu'intranets. Il mettra également en lumière les bénéfices de l'Entreprise 2.0 et utilisera des études de cas pour montrer comment les technologies du Web 2,0 peuvent répondre à de vieux défis et problèmes des entreprises et organisations. Finalement, il décrira les freins et barrières à l'adoption des nouveaux outils et approches et le rôle essentiel que doivent jouer les gestionnaires à titre de leaders du changement. Le professeur McAfee terminera en prouvant que l'Entreprise 2.0 n'est pas une mode mais plutôt une trame de fond qui séparera les entreprises entre gagnantes et perdantes.
Quels sont les avantages et enjeux pour une entreprise à intégrer les technologies du Web 2.0 ?
Des avantages de performance et d'efficacité mais aussi et surtout des enjeux d'expertise et de mémoire. D'une part, une bonne partie des entreprises vont perdre au cours des prochaines années une part importante de leur force de travail. D'autre part, arrivera une nouvelle génération d'employés. Pour que l'entreprise évite de perdre l'expertise de ses retraités et puisse la communiquer à ses nouveaux employés, il devient primordial de créer une mémoire et de transmettre l'expertise.
Dans sa conférence, M. Malaison expliquera quelles sont les dix étapes essentielles à la création de la Mémoire de l'Entreprise 2.0 et quels sont les outils privilégiés pour ce faire.
Mme Beauchemin s'attardera aux changements fondamentaux, dans l'économie, le marché du travail et dans les TI, qui animent le besoin de collaborer différemment. En fait, plus de 75% des CEO croient que la collaboration entre employés, clients et partenaires est clé à leur innovation. La collaboration est devenue un impératif corporatif. Mme Beauchemin discutera comment ces facteurs animent la stratégie d'IBM et comment la philosophie Web 2.0 se retrouve maintenant dans des outils conçus pour l'entreprise. Mme Beauchemin présentera également comment des milliers d'employés IBM utilisent au quotidien des technologies Entreprise 2.0 .
Comment l'entreprise doit s'adapter pour être innovante et performante ?
Devenir une entreprise 2.0 c'est mobiliser son capital humain à travers des environnements Web collaboratifs pour générer du capital organisationnel. Pour y arriver, il est nécessaire de créer de nouveaux métiers. Par exemple, celui d'animateur de communauté, de gardien des connaissances, de coach-expert, de blogueur interne, etc.
Cette conférence présentera l'évolution des métiers du Web et plus précisément ceux aux services de l'entreprise 2.0. Elle sera plus pragmatique que académique parce qu'elle donnera des stratégies d'implantations qui tiendrons compte du contexte organisationnelle des entreprises traditionnelles (1.0).
De nombreux exemples concrets illustrent ce document, que vous pouvez télécharger ici
Voici ce que VeilleMagazine, à la suite de ICC 2008 nous en dit :
BlueKiwi, créé par Carlos Diaz, ex-PDG du groupe Reflect, adapte les usages du Web 2.0 à l'univers professionnel en proposant aux entreprises une suite logicielle leur permettant d'adopter pour leur communication interne les blogs, wikis, RSS, réseaux sociaux et autres widgets.
La société, spécialiste de solutions de réseau social pour les entreprises sort une livre blanc sur « l'entreprise 2.0 ou Comment tirer profit des réseaux sociaux professionnels ». On y montre comment, fonctionner en réseau social, améliore la performance des équipes commerciales, en s'appuyant sur l'exemple des clients BlueKiwi.
Améliorer la communication au sein de la Direction Commerciale constituée de 130 personnes réparties sur 11 agences, décloisonner les métiers, capitaliser les expériences individuelles et valoriser les talents, tels étaient les objectifs de Dassault Système France en 2006 à l'origine du lancement du réseau social, baptisé SmartKiwi. Deux ans plus tard, le numéro un mondial du PLM, se réjouit de son succès. Grâce à la nouvelle plate-forme, la construction d'un projet est passée de 20 à 8 jours.
Chez Finaref, leader des cartes privatives en France, le « goût de l'innovation » fait partie des quatre grandes valeurs choisies et mises en œuvre auprès des collaborateurs et des clients. La mise en place d'un réseau social s'est imposée pour développer une démarche participative et favoriser la transversalité au sein de l'organisation.
Au sein de la Banque de Financement et d'Investissement de BNP Paribas le réseau social 'Our business blog » s'inscrit dans une stratégie globale visant à développer la capitalisation des informations et des compétences et s'approprier les usages de la génération arrivant sur le marché du travail. Déployé au sein du département BFI Communications, « Our business blog » permet de capter et centraliser les échanges quotidiens autour d'une plate-forme unique organisant le partage des informations pour les rendre exploitables collectivement.
Les entretiens du nouveau monde industriel
Cultures, politiques et ingénieries des réseaux sociaux
3 & 4 octobre 2008 / Centre Pompidou - Grande salle
Place Georges Pompidou 75004 Paris - Métro : Rambuteau, Hôtel de Ville, Châtelet - RER : Châtelet / Les Halles - Inscriptions obligatoires
Programme
Vendredi 3 octobre
09h30-09h45 : Allocution d'ouverture d'Alain Seban, Président du Centre Pompidou
Session 1 - 09h45-11h15 : Psychologie des réseaux sociaux
On sait depuis la théorie psychanalytique que le désir est intrinsèquement et originellement inscrit dans un nœud de relations sociales. On sait aussi qu'au cours des dernières décennies les réseaux sociaux traditionnels ont été largement bousculés, « déterritorialisés » comme le disaient Gilles Deleuze et Félix Guattari, voire purement court-circuités, par les réseaux technologiques apparus dans le monde industriel. Or, avec la numérisation, il semble que les nouvelles formes de réseaux technologiques, dits eux-mêmes « sociaux », ouvrent à nouveaux frais la question de l'investissement du désir, de la relation sociale et de l'attention au sens large. En même temps, ils rendent possibles des formes pathologiques de tels investissements, par exemple de nature addictive, ou transforment radicalement les conditions de l'attention, par exemple comme ce que Katherine Hayles nomme l'hyper attention.
Intervenants
Bernard Stiegler (Directeur, IRI/Centre Pompidou), L'économie du désir à l'époque des technologies de transindividuation.
Antoine Masson (Psychiatre, Université de Namur), Réseaux sociaux et adolescence. Le cas de Passado.
Elisabeth Rossé (Psychologue, Hôpital Marmottan), Désir et addiction dans la médiation technologique.
Session 2 - 11h30-13h30 : Anthropologie des réseaux sociaux
Ce que l'on appelle les réseaux sociaux dans le monde Internet repose sur la formalisation plus ou moins poussée et explicite des relations sociales par les technologies numériques. Les protocoles de participation conduisent en particulier les membres de ces réseaux à s'auto-décrire, à s'auto-indexer, et à produire des schèmes de relations sociales sous forme de métadonnées générées par eux-mêmes – consciemment ou inconsciemment. Le réseau est dit social d'abord pour cette raison. Et c'est ce qui conduit à une sorte d'automatisation des relations, fondée sur une opération d'explicitation de ces relations, et qui a pour conséquence de les transformer en profondeur – au point que l'on peut se demander dans quelle mesure une nouvelle forme de « conscience de réseau », c'est-à-dire d'appartenance, est susceptible d'y apparaître comme nouvelle forme de conscience critique, et comment tout au contraire une dissolution de la relation proprement sociale peut tout aussi bien en résulter. On examinera ainsi la double dimension potentiellement dynamique aussi bien que potentiellement réifiante des réseaux sociaux sur le plan socio-anthropologique.
Intervenants
Dominique Pasquier (Sociologue, directrice de recherche au CNRS), La nouvelle génération à la recherche du lien social.
Dana Diminescu (Institut TELECOM), L'appropriation des réseaux sociaux par les populations migrantes.
Richard Harper (Professor of Socio-Digital Systems-Senior Researcher, Socio-Digital Systems, Microsoft Research).
Session 3 - 15h00-16h00 : Économie et réseaux sociaux
Les réseaux sociaux numériques se développent dans un contexte où le modèle classique de l'économie industrielle reposant sur une organisation « top down » est diversement mis en question tandis que se développe un marketing participatif aussi tâtonnant que vibrionnant – le tout sur un fond de crise financière mondiale d'une ampleur telle que certains économistes, comme André Orléan, explorent désormais l'hypothèse d'un commerce (c'est-à-dire d'une organisation des échanges) qui ne serait plus fondé sur les relations uniquement déterminées par les marchés. C'est aussi dans ce contexte que l'on examine désormais la nécessité de définir de nouveaux types d'indicateurs économiques qualitatifs et relationnels. Enfin, s'il est vrai que le « branding » aura dominé les dernières décennies en organisant ou en surdéterminant les relations sociales, on peut se demander si les réseaux sociaux n'ouvrent pas la possibilité de dépasser le modèle économique fondé sur la marque et si les technologies du social ne deviennent pas le savoir économique, managérial et politique stratégique.
Intervenants
Michel Gensollen (Chercheur associé au département Sciences Economiques et Sociales de Telecom ParisTech), Economie des communautés médiatisées.
Bernard Benhamou (Délégué aux Usages de l'Internet auprès de la Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche).
Session 4 - 16h30-18h30 : Enjeux technologiques et industriels des réseaux sociaux et du Web collaboratif
Cette session organisée en collaboration avec l'INRIA et l'Institut TELECOM fera un état de l'art des technologies mises en œuvre et dessinera les perspectives de développements à court et moyen terme dans le domaine des industries de la relation sociale en quoi consistent les réseaux sociaux numériques. Elle traitera tout aussi bien des questions d'infrastructures de réseaux qui conditionnent l'émergence de ces technologies sociales, et en particulier du point de vue de l'avenir du protocole Internet en cours de discussion dans le cadre de l'IPV6. Enfin, elle restituera ces réseaux dans le contexte de l'actuelle activité économique et entrepreneuriale fondée sur ces technologies également appelées relationnelles.
Intervenants
Olivier Auber (Directeur, Laboratoire Culturel A+H / ANOPTIQUE), Enjeux de l'IPV6.
Francis Jutand (Directeur scientifique, Institut TELECOM), Les technologies de la collaboration.
Serge Abiteboul (Directeur de recherche, INRIA Saclay – Ile-de-France) : La gestion des données dans les réseaux sociaux.
François Bourdoncle (Co-fondateur, Exalead), Le modèle de développement d'Exalead dans le contexte des réseaux sociaux.
Session 5 - 19h00-20h30 : Carrefour des possibles proposé par la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération) : découverte d'usages numériques en relation avec les réseaux sociaux et les technologies collaboratives, suivi de la rencontre avec les porteurs de ces projets.
20h30 : Cocktail
Samedi 4 octobre
Session 6 - 10h00-13h00 : Individuation, contrôle et réseaux sociaux
La conception des technologies sociales et relationnelles est elle-même de plus en plus structurellement sociale et relationnelle. Le feed-back des pratiques sur la spécification en constitue désormais un élément dynamique majeur. Pour autant, la question reste intacte de concevoir des formats de données et des fonctionnalités primitives qui permettent un tel feed-back - et celui-ci peut être mis au service aussi bien d'une individuation psychique et collective assistée par ordinateur que d'une désindividuation et d'un contrôle occulte par les technologies de traçabilité innombrables qui se développent entre cookies, objets communicants, géolocalisation, etc. Ici, R&D, design et marketing distribués sont à repenser comme éléments clés du savoir émergent que forment les technologies stratégiques du social engineering.
Intervenants
Alain Mille (Professeur des Universités, Directeur de recherche (Equipe Silex, Laboratoire Liris UMR 5205 CNRS), Directeur Ecole Doctorale Informatique, Information et Société), Le concept de M-traces (ou traces modélisées).
Jean-Louis Fréchin (Designer-Architecte NoDesign - Directeur de Atelier de Design Numérique ENSCI), « Vous êtes ici » : Cartographie numérique et mobilité.
Pierre-Antoine Chardel (Responsable du groupe de recherche « Ethique, Technologies, Organisations, Société », Institut TELECOM) : Nomadisme, contrôle et perte d'individuation. Eléments d'éthique.
Marc Davis, (Chief Scientist and Director of ESP, Yahoo! Connected Life, Yahoo! Inc.).
Session 7 - 14h30-17h30 : Réseaux sociaux et politique (eDémocratie et débat public)
Le déploiement des réseaux sociaux s'opère sur le fond plus vaste d'une généralisation de la société réticulaire, où la démarche hiérarchique traditionnelle est profondément mise en cause, et où des formes d'organisation sociale aussi bien que de pouvoir politique, économique, militaire et policier très inédites apparaissent – telles que la biométrie vient s'interfacer avec les technologies sociales numériques. Dans ce contexte, de nombreux modèles sociopolitiques sont projetés et généralisés à partir de situations spécifiques qui se sont concrétisées historiquement en particulier avec les pratiques des hackers et le logiciel libre. Dans quelle mesure ces données déjà anciennes permettent-elles de penser le devenir des technologies sociales et relationnelles qui se forment avec les réseaux sociaux numériques ? Quelles perspectives géopolitiques planétaires peuvent s'y dessiner ?
Intervenants
Pekka Himanen (Philosophe), Ethique hacker et réseaux.
Ken Wark (Chair of Culture and Media Studies at Eugene Lang College and Associate Professor at the New School for Social Research in New York City), Les technologies relationnelles comme technologies politiques.
Alexander Galloway (Associate Professor of Media, Culture, and Communication (New York University), Géopolitique des réseaux sociaux.
Scott Lash (Goldsmiths College), Economie politique des réseaux sociaux dans l'industrie culturelle mondialisée.
17h30 : Table ronde conclusive et dialogue avec la salle
18h : Fin des Entretiens
Fin : 04/10/08 - 21:00

