sept.
17

Les technologies de la relation

  • Par jmblancherie le
  • Dernier commentaire ajouté

la notion de "technologies de la relation" prend acte de l'évolution générale vers le 2.0 et de la vague d'usages qu'elle déclenche, emportant avec elle bien des pratiques et des représentations


Joel de Rosnay, toujours "visionnaire" et prompt à trouver la juste expression, a lancé le terme début 2008, notamment lors de cette conférence. Il a pour vocation de remplacer l'appellation TIC, ce qui se justifie amplement :


1/ L'information et la communication ne représentent pas l'ensemble des fonctions sociales affectées profondément par les technologies et leurs usages depuis une quinzaine d'années. i-KM avait tenté d'y introduire la "connaissance" et de parler de TICC. Mais l'information reste, dans beaucoup d'esprits, le thème absolu, alors que c'est bien la connaissance, information contextualisée et intériorisée par les acteurs, porteuse de valeur économique et d'action, qui utilise au mieux ces technologies


2/ A défaut de désigner la connaissance, la notion de "technologies de la relation" prend acte de l'évolution générale vers le 2.0 et de la vague d'usages qu'elle déclenche, emportant avec elle bien des pratiques et des représentations.


Ce sont bien les relations inter-individuelles qui sont au coeur des pratiques du 2.0 : quelques soient les contenus, les options entre de très divers supports multimédias, l'intention des auteurs, des lecteurs, des commentateurs... c'est toujours dans l'inter-relation d'individu à individu et d'individu à "amis" (ceux que le 2.0, par la magie de la folksonomie, vous fera apparaître comme "proches") qu'intervient la publication.

Les concepts et pratiques qui prenaient corps, par exemple le Knowledge Management, la veille collaborative, sont happés par la vague relationnelle : le partage, le collectif, la co-création de connaissances, la constitution en équipe de bases de connaissances... s'improvisent, comme naturellement, au travers des wikis, des tags et de la folksonomie, des slides partagés ou des mails audio, etc. La simplicité des outils épargne la mise en place raisonnée de systèmes de relation. L'improvisation relationnelle se substitue à la réalisation (souvent poussive, bureaucratique, et technologiquement lourde) de collectifs.

Les avantages sont évidents : agilité organisationnelle, sélection des participants par la motivation, grande réactivité... mais n'y a-t-il pas danger à désorganiser, en quelque sorte, la relation ? S'agirait-il au contraire de porter l'auto-organisation à une échelle de pratique, à un seuil, avec une amplitude, jamais atteints, et avec des effets systématiquement inattendus ?


Note Sur l'auto-organisation et l'autopoïèse, voir aussi

Gareth Morgan : la métaphore de l'organisation comme un cerveau

J-M Blancherie : sens et cognitif


1 commentaire

ee

sdfrgf


Connexion
Création d'un membre
Création d'un espace
Inscription à une communauté
Partage d'une publication
Modification d'une publication
Suppression d'une publication
Suivi des modifications d'une publication
Suivi des modifications d'un commentaire
Ajout d'un commentaire
Réponse à un commentaire