roman (45)

nov.
5

Encore !

  • Par fersenette le


Je ne peux que conseiller à ceux qui ont aimé "MALAVITA" de se précipiter sur la suite "MALAVITA ENCORE" récemment sortie en poche. Je ne comprends pas la tièdeur de certaines critiques lors de sa parution. Certes il n'y a plus l'effet de surprise propre à la première fois, on connait déjà la famille... et ce dont elle est capable. Mais on retrouve l'enchantement d'une situation hors norme, décalée, souvent hilarante. J'espère la sortie prochaine d'un "MALAVITA ENCORE PLUS ?" la fin de cette deuxième partie appelle une suite pour chaque personnage.


Malavita encore

Tonino Benacquista (Livre)


avr.
26

Le Magicien

  • Par akasha580 le
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Le titre : Le magicien

L'auteur : Jean-Marc Souvira

Date de parution : 14 février 2008

Nombre de pages : 400 (Broché)

Editeur : Fleuve Noir


Quatrième de couverture :

Emprisonné depuis onze ans suite à la violente agression d'une vieille dame, Arnaud Lécuyer est un détenu modèle. Personne ne sait qu'il a tué trois de ses codétenus.

Personne ne sait qu'il est le Magicien, ce tueur d'enfants qui, des années plus tôt, avait semé la terreur dans Paris en attirant ses proies par des tours de magie. Libéré pour bonne conduite, le petit homme reste discret. Jusqu'à ce que ses démons reviennent lui parler, jusqu'à ce que sa «collection» revienne le hanter. Jusqu'à ce que des enfants croisent sa route...

L'agression d'un jeune garçon relance la piste du Magicien. Le commissaire Ludovic Mistral, de retour des États-Unis où il a rencontré des profilers du FBI, est chargé de l'affaire. Avec des techniques psychologiques bien différentes de celles utilisées lors de la première enquête, il n'hésitera pas à s'exposer personnellement pour faire sortir le monstre de sa tanière, sans se douter un seul instant qu'il met en danger ce qu'il a de plus cher...


Une immersion dans l'univers de la police criminelle en compagnie du meilleur des guides, Jean-Marc Sourira, lui-même commissaire divisionnaire. Avec justesse et authenticité, il nous fait vivre les deux versions de l'histoire - une plongée dans la tête du policier mais aussi dans celle du prédateur. Tout simplement terrifiant.


Jean-Marc Souvira exerce au sein de la police judiciaire depuis 25 ans. Il dirige actuellement le service de la répression de la traite clés êtres humains. Il est le coscénariste du film GO FAST qui sortira en août 2008, coproduit par Luc Besson. Il vit à Paris avec sa femme et ses deux enfants. Le Magicien est son premier roman.


Mes impressions :

Une histoire très intéressante, une enquête très bien menée (normal me direz-vous vu le métier qu'exerce l'auteur)... seulement l'écriture est trop froide, on ressent la maîtrise d'un rapport de police, pas d'émotions, pas de fioriture, on va au direct, ce qui est très dommage.

Mais il faut tout de même dire que ce livre est très captivant, en s'y accrochant, du fait de l'alternance du point de vue du commissaire Mistral et de Lécuyer alias le Magicien (on le sait dès le début, pas de panique), le manque d'émotion dans l'écriture fait que l'on ne s'attache ni à l'un ni à l'autre mais on apprend un tueur sériel agit, quel est son "comportement" (même s'il n'y a pas de comportement sûr)


J'ai bien aime ce livre surtout l'histoire mais pas l'écriture.


Note : 3.5/5

Le Magicien

Jean-Marc Souvira (Livre)


avr.
17

Black Swapp : A gagner le magasin des Suicides

  • Par valunivers le
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Oyé Oyé braves gens !

quelle bonne idée de celle de Pierre71. Je la reprends à mon compte pour vous faire partager une lecture assez sympathique. Amateurs d'humour noir, ce concours est fait pour vous !


Il suffit de répondre correctement aux questions suivantes.

Une main innocente (celle de ma cadette) tirera au sort un pseudo parmi les bonnes réponses. Je me ferai une joie de faire parvenir un exemplaire du bouquin à l'heureux gagnant.


Merci de me retourner vos réponses par messagerie perso sinon c'est cro facil ;-)


Les questions :


Question 1 : Quel est le premier roman de Jean Teulé ?


Question 2 : Quel livre a été adapté au cinéma en 2007 ?


Bonne chance à tous !


fin du concours : mardi 28 avril

Début : 17/04/09 - 08:30
Fin : 28/04/09 - 20:30
nov.
13

SALON du POLAR de MONTIGNY-LES-CORMEILLES - 11ème Edition

  • Par fersenette le
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http://www.salondupolar.com/


SALON DU POLAR DE MONTIGNY-LES-CORMEILLES

Espace Léonard de Vinci - Rue Auguste Renoir - Tél : 01 30 26 30 50 - E-mail : culture@ville-montigny95.fr

Vendredi de 18H à 22H, Samedi de 9H à 20H, Dimanche de 10H à 19H

ENTRÉE LIBRE


Vendredi de 18H à 22H

Samedi de 9H à 20H

Dimanche de 10H à 19H

Début : 05/12/08 - 18:00
Fin : 07/12/08 - 19:00
oct.
10

Enquête lancée sur le polar anglais,grand breton et irlandais

  • Par solican le

Bernard Strainchamps, libraire et créateur du site bibliosurf lance une enquête très intéressante auprès des lecteurs de polars sur le polar anglais. Si les différents lecteurs du forum veulent s'y coller... je vous donne le lien :

http://www.bibliosurf.com/spip.php?page=anglais.


oct.
2

GRANGé

  • Par cador le
  • Dernier commentaire ajouté

Pour ceux qui hésitent comme moi à lâcher une 20aine d'euros pour un dernier sorti de la rentrée. Et aussi pour ceux qui hésitent à se balader avec un botin d'un kilo sous le bras, gare aux crampes de poignets. (on parle bien du syndrome des lecteurs).... à vous je conseille de lire la critique du dernier GRANGE à l'adresse suivante :


http://www.biblioblog.fr/index.php/post/2008/09/17/Miserere-Jean-Christophe-Grange


C'est par ailleurs un excellent site de critiques littéraires.

sept.
25

Une bonne idée !

  • Par cridouce le
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Si vous ne savez plus où stocker vos livres de Sérial Lecteur, que votre budget hurle "au secours" car vous achetez trop de livres, voila une solution encore moins cher que les sites qui vendent des livres d'occasion. Les livres d'occasion en effet ne sont pas complétement bon marché quand on y ajoute les frais de port !! (ah vous aussi vous aviez remarqué ?).


Donc je vous recommande d'aller voir ce site, un système d'échanges tout simple !


LE PRINCIPE :


Comment ça marche ?


- Vous mettez en ligne sur le site les livres dont vous ne voulez plus. Ces livres doivent être en bon état.


- Si un de vos livres intéresse quelqu'un, le site vous envoie un mail, vous demandant d'expédier.


- En échange, vous recevez des points.


- Ces points vous permettent de choisir sur le site TrocOkaz.com un livre proposé par un autre abonné, et demander qu'on vous l'envoie.



sept.
15

L'homme du lac - Arnaldur INDRIDASON

  • Par terramater le
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À la suite des tremblements de terre qui ont eu lieu en Islande en juin 2000, le lac de Kleifarvatn se vide peu à peu. Une géologue découvre sur le fond asséché un squelette lesté par un émetteur radio portant des inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacés. Erlendur et son équipe se voient chargés de l'enquête, ce qui les mène à s'intéresser aux disparitions non élucidées ayant eu lieu au cours des années 60 en Islande. Peu à peu, Erlendur, Elinborg et Sigurdur Oli remontent la piste de l'homme du lac dont ils finiront par découvrir le terrible secret. L'Homme du lac nous raconte aussi une magnifique histoire d'amour contrarié. Traduit de l'islandais. Du même auteur : La Cité des jarres ; La Voix (ce dernier titre reparaît simultanément en Points).


Toujours aussi bon de lire Indridason.

Quatrième volet des enquêtes d'Erlendur et de ses collègues. Un squelette est retrouvé dans un lac asséché attaché à un vieil émetteur radio d'origine soviétique. S'en suit une enquête qui oscille entre passé, à Leipzig, où un groupe d'étudiants islandais poursuit ses études au sein d'une université pour parfaire leur connaissance du communisme. Et le présent où Erlendur enquête sur l'identité du squelette.


Erlendur est toujours cet être hanté par la disparition de son frère, dépité de ne pouvoir faire sortir sa fille de cet engrenage qui la consume. (drogue). C'est un être marqué qui commence à revivre grâce à sa nouvelle amie, aux contacts de ses collègues qui le bouscule afin qu'il s'ouvre plus aux autres. Son fils aussi est plus présent.


Indridason nous touche avec justesse avec ses personnages très humains. Très proche de nous. C'est un plaisir chaque fois renouvelé de le lire. Il se dégage toujours une espèce de mélancolie après la lecture de ses livres. « L'homme du lac » reste dans la droite ligne des précédents tomes, mais pour le moment « La femme en vert » reste mon préféré.

L'homme du lac

Arnaldur Indridason (Livre)


sept.
11

Plog !

  • Par fersenette le

Déroutée par l'univers de Fred VARGAS lors de ma première lecture (cf mon avis : l'homme aux cercles bleus), je suis depuis, comme tout le monde, devenue une très grande fan. Admiratrice inconditionnelle, comme je peux l'être de Thomas FERSEN et BARBARA qui n'ont pas écrit un seul polar, mais manient la langue française et les métaphores pour une magie des mots qui porte à l'émotion. Le talent des grands poètes.


Les intrigues de FV sont de plus en plus atypiques, alambiquées, borderlines, instinctives et floues. Autant dire qu'on n'y croit pas une seule seconde, et pourtant on s'y vautre en entier comme dans une paire de draps propres, c'est bon.


Son dernier roman "un lieu incertain" m'a fait peur, car j'ai cru que cette fois j'allais être décue. Il y avait bien pourtant dès le début Adamsberg qui se déplace dans sa cuisine comme un lézard qui tourne sur son rocher pour suivre le soleil, et puis plus rien. Que t'est il arrivé Fred ? C'est quoi cette intrigue préssée qui pioche à tors et à travers de l'Europe des bouts d'invraisemblances incongrues ? Adamsberg devient presque volubile et prompt, tout s'accélère ... jusqu'à ce que notre commissaire "pelleteur de nuages" prennent le train (ouf, pas d'avion) pour l'Europe de l'est, en compagnie d'un énergumène velu à bon caractère. Nous sommes aux deux tiers du rom'pol, l'intrigue si ardue et dispersée va pouvoir se dénouer, ... et FV jusque là si tendue, si concentrée, va pouvoir se lâcher, revenir à son humanisme tranquille, son humour tendre et excentrique, nous faire aimer l'homme.


Le dernier tiers du roman est délectable, hautement jubilatoire. Retour aux évidences utopiques, à la bonté implicite, on sourit sans cesser de l'amusement au plaisir. Peu importe comment les noeuds se dénouent c'est l'apaisement qui compte. Plog.


Fred Vargas est un enchanteur. la vie est belle, les gens sont formidables. Plog.

Pourtant certains défaillent et il arrive qu'il manque un pied coupé sur 9 paires déposées devant un cimetière anglais, mais un massacre à Garches mène au coeur du mystère dans un caveau des Carpathes ... Comment ça vous n'y comprenez rien ?! Souriez, je ne vous ai rien raconté, et vous découvrirez ce que veut dire PLOG en lisant le dernier miracle de Fred VARGAS.



Visite conseillée : Pour la visite du cimetière de Highate, et pour un bon article sur ce roman. http://blog.vampirisme.com/vampire/?gallery/visites/cimetiere-de-highgate/1#gallery

Un lieu incertain

Fred Vargas (Livre)


août
31

Cripple Creek - James SALLIS

  • Par terramater le
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Deuxième volet, après Bois mort, des aventures de Turner. Turner, adjoint du shérif dans une petite ville du Tennessee, arrête un chauffard qui traverse la petite ville d'Oxford à tombeau ouvert. L'homme transporte un sac contenant 200 000 dollars. Au petit matin, une fusillade éclate : deux types viennent "extraire" le prisonnier de sa cellule et blessent grièvement la secrétaire du commissariat. En fait le chauffard n'est autre qu'une petite frappe qui s'est enfuie après avoir dépouillé un mafieux local, et la fusillade ressemble moins à une libération qu'à une expédition punitive. Très vite, des inconnus se succèdent en ville et multiplient les messages d'intimidation. La violence ne fait que commencer.


Deuxième tome de la série Turner. Ancien flic à Memphis, a effectué onze ans de prison, en sortant est devenu psychothérapeute, et a tout abandonné pour se réfugier dans une petite ville du Mississippi. Il espérait laisser la noirceur du monde derrière lui, mais devenant adjoint du shérif, le malheur le rattrape.

Un chauffard est arrêté pour excès de vitesse et n'obtempérant pas, est mis en cellule. Mais le lendemain matin le gars s'est échappé, aidé par des complices, en blessant deux membres du poste du shérif. Après enquête, l'évadé travaille pour un caïd de Memphis.

Turner retourne sur les lieux de ces tourments.


L'intrigue ne sert que de fil rouge tout au long de ce roman. La construction du roman oscille entre passé et présent. On en apprend toujours plus sur Turner, sur les personnes qu'il a pu croiser quand il était flic ou psychothérapeute, on fait connaissance avec une dizaine de personnages secondaires. Turner est un personnage tourmenté, marqué à jamais par ce qu'il a vécu.


Le style de Sallis est toujours aussi sobre. Toujours une touche de mélancolie. Un très bon rendu des ambiances, le calme de la petite ville d'Oxford, la nature omniprésente, des non dits, des silences.


Rien à dire c'est du très bon roman noir, posé, avec une grande ambiance.

Cripple Creek

James Sallis (Livre)


août
31

Comment va la douleur ? - Pascal GARNIER

  • Par terramater le
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Bernard, vingt-deux ans, est un crétin solaire qui pose sur le monde un doux regard écarquillé. Simon est "éradicateur de nuisibles" en préretraite, autant dire tueur à gages au bout du rouleau. La rencontre a lieu sur un banc public, dans la ville de Vals-les-Bains. Le hasard fait bien les choses : Simon a de l'argent, et Bernard, tout son temps. Il sera son chauffeur pour sa dernière mission. Une histoire de "commerce agréable". Et de surprises qui le sont un peu moins. Du même auteur : Les Hauts du bas ; La Solution esquimau (ce titre, initialement paru au Fleuve Noir en 1996, reparaît simultanément chez Zulma).


Très belle histoire de rencontres, avec des personnages très bien rendus. Le vieux tueur ronchon qui voit la fin venir, le jeune benêt qui porte un regard sur la vie rempli de naïveté, la mère paumée, alcoolique, qui a tenté de donner un sens à sa vie, la jeune femme pleine d'élan avec son bébé, et la sexagénaire taxidermiste qui ne veut pas finir seule. Une belle brochette de personnages, un style magique, tout en chaleur, douceur. Avec une pincée d'humour noire pour épicer le tout. Un livre rafraîchissant.

Comment va la douleur ?

Pascal Garnier (Livre)


août
28

Au lieu d'exécution - Val McDermid

  • Par sankourgan le
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Me voila de retour de vacances, j'étais en ardèche et il n'a pas toujours fait beau, mais quand on aime lire on s'en ficherait presque, tout juste si on ne se frotte pas les mains !! Je vais tout de suite vous parler du livre que j'ai préféré cet été ... Au lieu d'exécution, thriller de Val McDermid. Je crois qu'il n'y a encore jamais eu d'avis sur cet auteur ici, c'est plutôt étonnant.


L'histoire se déroule en plein hiver. C'est l'affolement dans le petit village de SCARDALE lorsqu' une petite fille, Alison Carter, disparaît un soir de décembre 1963. Le jeune inspecteur George Bennett se voit confier l'enquête, ce sera sa première enquête criminelle de ce genre. On comprend vite que Scardale n'est pas un village comme les autres, il semble qu'il soit dirigé par un châtelain. On se croirait de retour au moyen-âge. Cet homme, Philip Hawkin, possède tout : le village , le terrain, les maisons... et pourquoi pas les habitants !


Hawkin est le seul « étranger » au village : les autres habitants sont tous membres de la même famille ! Hawkin s'avère être également le beau-père de la petite Alison. C'est une situation qui pose beaucoup de questions sur la morale, la consanguinité ... etc ...

Lors de son enquête, Bennett va se heurter à la solidarité d'un village-famille dans lequel personne ne veut croire qu'un des siens est coupable. Et pourtant cela ne fait aucun doute.

En se serrant les coudes, les habitants de Scardale ne rendent pas la tâche facile au jeune inspecteur qui va devoir trouver les indices lui-même, c'est un peu la corse quoi !

Seul ami : son coéquipier, Clough, qui va s'investir autant que lui dans cette sombre affaire . A eux deux, ils vont fouiller dans le passé du village et faire remonter à la surface la boue enfouie dans les mémoires des âmes de Scardale.


Double défi pour Bennett : affirmer son autorité et ses compétences et retrouver la petite Alison.

Les jours passent et il faut se rendre à l'évidence : la petite n'a pas fugué et il est fort peu probable, vu le froid extérieur, qu'Alison soit en vie...Mais pour l'instant, toujours pas de cadavre...

Le coupable est forcément du village. Mais qui ? Tous les regards se tournent vers Philip Hawkin puisque c'est le seul étranger à Scardale. Mais les accusations sont-elles fondées ou reflètent-elles le mépris des habitants pour un homme avide de pouvoir ?


Le suspense est fort bien mené, l'intrigue nous tient en haleine. Au bout de quelques pages, nous voilà pris de compassion pour le jeune inspecteur qui doit affronter les journalistes avides de scoop et non d'informations réelles. lesquels vont diffuser nombre de mensonges sur l'affaire, entravant les mouvements de Bennett. Il doit également lutter contre son supérieur hiérarchique, peu convaincu de son aptitude à mener l'enquête à terme.

Dans ce livre très prenant, il n'y a aucune violence, aucune scène sanglante...Juste quelques suggestions.


En 600 pages, McDermid nous fait voyager dans le temps puisque le roman commence en 1998, revient sur l'affaire en 1963, et se clôture en 1998. Pas de flash-back pénibles impossibles à suivre. Quand on est en 1963, c'est jusqu'au bout, pas d'interférence !


Jusqu'à la dernière page j'ai émis des hypothèses, multiples et variées, et je me suis plantée en beauté ! lol

La fin se révèle être un superbe renversement de situation qui laisse le lecteur pantois.





Au lieu d'exécution

Val McDermid (Livre)


août
28

King fait du neuf avec du vieux (et c'est bon !)

  • Par amundain le
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Un nouveau Stephen King a débarqué dans les librairies voilà une quinzaine de jours, le 1er avril.

Cependant, même si son nom figure une fois encore en caractères énormes sur la couverture, bien plus énormes que le titre lui-même, ce n'est pas une nouveauté du maître de l'horreur, pour deux raisons.



« Blaze », fausse nouveauté !

La première est qu'il s'agit d'une nouvelle qu'il avait écrite sous son pseudonyme Richard Bachman (avec lequel il a également publié, entre autres, « Les régulateurs », « Chantier » ou « Marche ou crève »), et qui est vendue en tant que roman de « Stephen King alias Richard Bachman ». D'ailleurs, le roman a été publié en 2007 aux Etats-Unis sous le seul pseudonyme de Bachman, mentionnant simplement une préface de King.

La seconde est qu'il s'agit là d'un fond de tiroir, une nouvelle écrite en 1973 et restée tapie au fond d'un carton pendant plus de 30 ans. Reste que ce n'est pas exactement le manuscrit original qui a été publié, mais une version relue et corrigée par King.

Pourquoi ressortir, je cite « un inédit de King/Bachman miraculeusement retrouvé » ? Parce que celui-ci a plus ou moins refait surface au moment où il a été demandé à Stephen King d'écrire une nouvelle à publier dans une nouvelle collection, « Crimes terribles ». A cette époque (il y a à peine quelques années), King avait alors pondu un petit texte plutôt sympathique et baptisé « The Colorado Kid », pour lequel j'avais à ce propos rédigé un avis. Pas très fier de ce qu'il avait offert à cette collection (King considère d'ailleurs que sa nouvelle est la moins bonne de toute la collection, qu'elle n'est pas au niveau des autres...), il a alors repensé à ce vieux texte, « Blaze », et est parvenu à l'exhumer après moult recherches.

Relu, corrigé, voilà donc un inédit de Stephen King pour le plus grand plaisir de ses amateurs. Attention, toutefois, ce n'est pas ici du King pur jus, jouant sur le registre habituel de l'épouvante ou de l'horreur. « Blaze » est en effet un thriller, qui n'a d'ailleurs pas été ajouté à la collection « Crimes terribles » car il lui manquait un caractère polar suffisamment marqué. Sur la lignée de son dernier roman original en date, « Histoire de Lisey », Stephen King explore donc à nouveau un univers différent.

Je n'ai pas fait les présentations, mais j'imagine que tout le monde connaît désormais Stephen King, c'est pourquoi je ne vais pas me lancer dans une bio exhaustive...je ne vais même pas me lancer dans une bio du tout, juste signaler, pour ceux qui ne le sauraient pas, que Stephen King est l'un des auteurs les plus vendus dans le monde, qu'il a écrit de superbes romans tels que « Simetierre « , « Shining », j'en passe et des meilleures, mais également une fantastique saga d'héroïc fantasy baptisée « La Tout Sombre », qui comporte pas moins de 7 tomes.



L'histoire de « Blaze » est toute simple

Clay Blaisdell, alias Blaze, est un gaillard de deux mètres, 120 kilos, qui a eu le cerveau endommagé suite aux multiples violences que lui a fait subir son père dans sa jeunesse.

Placé dans un foyer, il a grandi sous les coups des uns et des autres, surtout des dirigeants de son centre pour jeunes paumés, les jeunes de son âge le craignant beaucoup trop au vu de sa carrure imposante. Une fois adulte, il s'est mis à tremper dans diverses combines plus ou moins ambitieuses, faisant de lui un gagne-petit au cerveau ramolli et à l'ambition nulle. Flanqué de son copain de galère George, ils ont élaboré le plan du siècle : le kidnapping du nourrisson d'une riche famille de la région, afin de demander une rançon capable d'assurer leurs vieux jours.

Simplement, il y a un hic : peu avant le coup, George est mort...ou presque, continuant d'apparaître aux seuls yeux de Blaze, lequel est guidé en permanence par la voix et les commentaires de George. Peu importe, Blaze se sent de tenter le coup.



L'univers est familier

Le livre, lui, nous fait entrer dans un univers bien connu dès les premières lignes. Avant même qu'il ne débute, une longue préface rédigée par Stephen King explique l'histoire de ce manuscrit, et le pourquoi de sa publication aujourd'hui, alors qu'il fut écrit et terminé en 1973. Ce prologue est très intéressant à lire, et permet d'en connaître un peu plus sur ce qui fait avancer King aujourd'hui, après plusieurs décennies de succès (et surtout des dernières publications en demi-teintes, si ce n'est peut-être « Cellulaire » qui n'était pas mal du tout, renouant avec le King de la grande époque).

Une fois cette préface achevée, c'est parti pour un récit qui n'est certes pas très long (330 pages environ), mais qui ma foi se révèle plutôt réussi.

Ce qui frappe dès les premières pages, c'est ce ton incomparable qu'a King, cette manière d'écrire qui est reconnaissable entre mille. C'est ainsi que d'entrée, c'est comme d'enfiler une bonne paire de pantoufles : on y est bien au chaud, confortable, et on n'a rien à demander de plus. Même chose ici, on entre immédiatement dans le récit, et on se laisse ensuite porter par l'intrigue.



Le découpage du roman est quant à lui assez classique

On entre de plain-pied dans l'histoire avec des premières pages nous relatant une combine à moitié foireuse de Blaze et George, avant que l'on n'apprenne finalement que George n'est que dans la tête de son compère...Le reste est très simple : alternance (réussie, toutefois) de passages relatant l'époque actuelle avec des passages sur la jeunesse de Blaze, son enfance, son adolescence : bref, tout ce qui a conduit à faire de lui ce qu'il est aujourd'hui. Bref, un mode de narration que King affectionne, et maîtrise à plein, permettant d'enchaîner les époques et ainsi de faire connaissance de manière plus précise avec son personnage principal. Le rythme est assez ronronnant, mais suffisant toutefois pour maintenir le lecteur en alerte : ceci grâce, comme toujours, à l'abondance de détails venant donner un corps solide aux personnages à qui King donne vie sous nos yeux. Une fois encore, l'action se déroule dans le Maine, territoire favori de King, et il y fait mention de quelques lieux déjà exploités dans ses romans précédents, comme la prison de Shawshank, théâtre principal de l'action de la nouvelle « Les évadés » portée à l'écran avec Tim Robbins et Morgan Freeman en têtes d'affiche. L'ensemble est donc plutôt linéaire et convenu, ce qui permet, par ailleurs, de mettre un peu plus l'accent sur les détails des personnages.



Le personnage principal, le fameux Blaze, est attachant

C'est un talent indéniable de King : parvenir à rendre ses personnages vivants, leur créant une vraie identité, allant loin dans le détail, pour nous en donner assez à se mettre sous la dent, sans pour autant créer une vraie mythologie pour chaque personne qu'il invente. D'un abord plutôt peu intéressant, on s'aperçoit au fur et à mesure que Blaze est en fait quelqu'un de très attachant. En dépit de la façon qu'il a de gagner sa vie, avec ses arnaques minables ou ses coups à 300 dollars (le rendant fou de joie, cela dit), on sent que c'est un personnage bon, qui porte la gentillesse en lui. C'est ainsi qu'on a parfois du mal à comprendre qu'il mène une telle vie : reste qu'étant assez benêt parfois, il semblerait que son mode de vie lui ait été dicté par les personnes qu'il a croisées sur sa route et qui ont su l'influencer au point de le faire tomber dans la débrouille.

En tout cas, on en vient à s'attacher à lui, et comme d'habitude, King nous raconte ses actions, mais nous fait entrer aussi dans sa tête, ne nous faisant pas perdre une miette de ses pensées, ses doutes, ses souvenirs...



L'histoire se laisse lire

Même si j'ai trouvé que le roman n'avait pas une force narrative grandiose et que l'histoire n'était pas excessivement captivante au début, c'est un roman qui se laisse lire.

D'autant qu'au fil des pages, l'histoire gagne en intensité et qu'il devient difficile de décrocher une fois que l'on s'est plongé dans les pages de ce roman. L'alternance entre passé et présent fait malheureusement parfois retomber le soufflet, à des moments où un poil d'action supplémentaire aurait été le bienvenu. Reste que le tout est assez fluide, même si parfois l'abondance de détails paraît un peu redondante, voire inutile. Mais c'est ainsi qu'écrit King, créant des univers à un degré de détail tel qu'on peut facilement se les imaginer dans leur intégralité. Et forcément, il n'a pas on pareil pour décrire ces fameux coins du Maine qu'il connaît comme sa poche.

Les 330 pages, en tout cas, peuvent s'avaler d'un trait, ce que j'ai fait : une fois le livre ouvert, je me suis laissé prendre au jeu et ai lu le livre d'une traite, espérant secrètement que celui-ci décollerait vers des sommets un peu plus élevés que ce qu'il n'atteint, mais me régalant à chaque page de pouvoir me nourrir d'une nouveauté de l'un de mes auteurs favoris.

Le plus réussi, à mon avis, est tout de même la dernière partie du livre, qui sait allier à la fois suspense et rythme : effet garanti, ces dernières pages ne peuvent se lire qu'en une seule fois, on est pris dans l'histoire et pressé d'en connaître le dénouement, même si un flash-back certes intéressant mais placé de manière un peu étrange vient couper le rythme.

Je le répète encore, mais c'est important : il s'agit d'un thriller, donc il n'y a rien d'étrange ou de paranormal tout au long de ce livre, juste l'histoire d'un (voire deux ?) gars paumé(s) qui croit avoir planifié le coup du siècle pour en sortir de sa/leur petite(s) vie(s) de misère.

Le principal moteur de ce livre, qui laisse le lecteur plein de questions, c'est de savoir quel est le problème de Blaze...simple schizophrénie, ou bien George est-il vraiment encore là, en tant que fantôme. Aucune réponse n'est bien entendu apportée, ce sera à chacun de se faire sa propre idée.

Dans le genre, j'ai trouvé que ça n'atteignait pas les sommets d'un Michael Marshall, par exemple, mais c'est un roman correct. Probablement moyen pour qui n'est pas spécialement fan de Stephen King et qui est habitué à lire d'autres auteurs de polar ou de thriller. Mais un cran au-dessus pour ceux qui, comme moi, apprécient ce qu'écrit King depuis toutes ces années.



Conclusion : « Blaze », à lire ou pas ?

Tout livre (ou presque) est bon à lire !

Celui-ci, en tout cas, permet de passer un très bon moment et d'explorer un univers que King n'a pas très souvent exploité, le thriller pur, sans artifices « épouvantables ».

Le style King est reconnaissable dès les premières lignes, et il y a sans doute peu d'auteurs comme lui capables de prendre le lecteur par la main et de le faire littéralement entrer dans son bouquin, ne le lâchant qu'à la dernière page, au dernier mot, avec un petit pincement au cœur lorsque l'histoire s'achève. C'est ce qui m'est arrivé : j'ai eu le sentiment que le roman se lisait vite, trop vite, et que la dernière page arrivait bien trop tôt...

Dans tous les cas, ce livre est un bon roman. Sorti en grand format chez Albin Michel, l'éditeur attitré de King en France, il coûte quand même 20€, ce que je trouve un peu cher au vu de la brièveté du récit. Reste que si votre bibliothèque l'a dans des rayons, ou que vous pouvez vous le faire prêter, foncez, car il y a peu de chances que vous le regrettiez.



Merci de vos lectures.

août
27

L'ange des Ténèbres - Caleb Carr

  • Par memess le
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Résumé et critique.


Court résumé :


La femme d'un diplomate espagnol engage Miss Sara Howard pour retrouver sa petite fille Ana dans un contexte difficile en effet des tensions éclatent régulièrement entre l'Espagne et l'Amérique et avec en toile de fond une crise potentielle à Cuba. Ce qui n'empêchera pas la bande à Lazlo Kreizler a partir en chasse ...


Critique :


Dans "l'Alieniste" Mr Moore, journaliste, était le narrateur alors qu'ici c'est désormais Stevie un gosse des rues recueilli par Lazlo. Caleb Carr réussit à reprendre quasiment la même équipe autour de l'Aliéniste en creusant leurs personnalités tout en changeant complètement d'approche au niveau de l'intrigue. Dans "l'Alieniste" le but était de démasquer le coupable à l'aide de son profil psychologique alors que dans "l'ange des ténèbres" on connait quasiment immédiatement la coupable mais il s'agit de trouver des preuves et de remonter la trace de cet ange des ténèbres ... L'aspect psychologique est toujours aussi bien traité avec des débats passionnants mené de main de maître par Lazlo Kreizler. L'aspect historique n'est pas en reste car l'intrigue est située juste avant la guerre hispanico-américaine de 1898 et on retrouve aussi le personnage historique de Théodore Roosevelt. On reprochera cependant quelques petites longueurs dans la première partie mais cette faute est vite pardonnée par la qualité de l'intrigue et grâce aux dialogues savoureux.


Avec une approche différente de l'Aliéniste, Caleb Carr réussit encore un tour de force à ne pas manquer pour les amateurs de romans historiques et psychologiques.

août
26

Comme un cadeau ...

  • Par fersenette le
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Yvonne BESSON est venue me surprendre dans ma lassitude de lectures décevantes.


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L'auteur


D'origine bretonne YB enseigne le français et vit à Dieppe, petite ville portuaire de haute-normandie. Prédestinée à la littérature par le contexte familial d'un père libraire et d'une mère enseignante.YB traite de ce qu'elle connait puisqu'elle situe ses romans policiers dans la petite ville de Marville, un clone de la ville de Dieppe, dans le milieu enseignant et culturel.

"un coin tranquille pour mourir" est son dernier roman paru en 2004, précédé de :

"meurtres à l'antique", 1998.

"la nuit des autres", 1999.

"Double dames contre la mort", 2002.


Quelques sites et interviews que j'ai trouvé intéressants sur le web :


http://www.seinemaritime.net/tourisme/Portraits-de-Seinomarins/continue-la/Yvonne-Besson

http://lycees.ac-rouen.fr/hurlevent/travaux/Besson/besson.htm

http://yvonnebesson.rayonpolar.com/


(sur le dernier site ci-dessus, site officiel d'Yvonne BESSON, vous retrouverez en bonne place quelques photos de notre ami Claude Mesplède)!

On peut aussi s'apercevoir que l'ambiance enfumée au goût de rhum de ce roman est assez autobiographique ...


L'histoire


Un tueur en série fait le récit de sa démarche meurtrière sur un journal intime destiné à sa postérité au fur et à mesure que ses crimes se déroulent autour d'un cercle d'enseignants de la ville de Marville.

Carole Riou nouvellement nommée commandant de police judiciaire à Rouen, et en pleine remise en question de sa vocation, va pourtant prendre en charge cette enquête au coeur d'une ville et d'un milieu qu'elle fréquente au quotidien.


Mon opinion


Ce roman m'a enchantée parce qu'il est délicatement venu se nicher dans ma boite aux lettres à un moment où j'avais besoin de lui. J'ai plongé toute entière dans ce portrait sans pitié d'une communauté intellectuelle provinciale qui tente de maintenir l'activité culturelle d'une ville échouée. L'historique économique de Marville, son contexte social, et l'actualité politique des réformes de l'enseignement permettent à l'auteur de développer des personnages réalistes en crise morale.


J'ai trouvé cependant que l'auteur a un peu trop politisé son roman en plaçant ouvertement le clivage gauche intellectuelle/droite cupide d'une manière très réductrice. J' ai aussi regretté de ne pas trouver chez YB l'humour qui me plait tant chez Fred Vargas ou Brigitte Aubert.


Très intéressant également dans ce roman un petit plaidoyer pour la littérature policière, et pour ses auteurs qui ne déméritent pas d'écrire du polar plutôt que de la poésie ou du théâtre, tandis que le thriller sanglant et complaisant est fustigé. Je vous livre, une fois n'est pas coutume, un petit extrait :


" - Vous semblez mettre tous les livres dans le même sac à chimères. Il n'y a pas que ceux que lit Marc ! Je concède qu'ils s'apparentent à un jeu, genre Cluedo. Mais beaucoup de romans noirs décrivent bien la réalité, dénoncent une société pourrie engendrant des tueurs froids, ne se complaisent pas dans l'enquête pour l'enquête. On en a besoin, non, de cet oeil critique de l'écrivain sur le monde qui l'entoure ?"


"un coin tranquille pour mourir" est l'illustration exacte de la description ci-dessus, d'ailleurs l'enquête pour l'enquête et le dénouement ne vous apporteront pas tant de plaisir que la peinture de ce microcosme littéraire sous la pluie d'une petite ville de province qui se meurt.


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Un coin tranquille pour mourir

Yvonne Besson (Livre)


août
18

ADN foireux

  • Par fersenette le
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- RAPT DE NUIT - Patricia Mac Donald

ALBIN MICHEL, 383 pages ! 21, 50 euros


Je me suis fait raptée, par un nouveau roman tout frais imprimé mis en avant à la médiathèque. Je n'ai pas trop hésité toute à ma joie d'être celle qui l'avait vu en premier. La convoitise est un vilain défaut ! car je croyais avoir de la chance alors que j'allais tout simplement perdre quelques semaines de lecture fastidieuse quand des romans passionnants m'attendent ...


L'auteur :

*********

Née à New York le 1er août 1949,Patricia MacDonald est un auteur de romans policiers américain . Elle a suivi des études de journalisme à Boston puis a collaboré à la rédaction de nombreux magazines, de tous styles. Après son mariage avec l'écrivain Art Bourgeau, elle s'intéresse à l'écriture et se destine à la rédaction de romans à suspense. Elle n'a pas vraiment de personnages fétiches.


Ses romans :

*************

Expiation (The Unforgiven), 1981

Un étranger dans la maison (Stranger in the House), 1985

Petite sœur (Little Sister), 1987

Sans retour (No Way Home), 1989

La double mort de Linda (Mother's Day), 1994

Une femme sous surveillance (Secret Admirer), 1995

Personnes disparues (Missing Persons), 1997

Une histoire de bébé volé

Dernier refuge, 2001

Un coupable trop parfait, 2002

Origine suspecte (Suspicious Origin), 2003

La fille sans visage, 2005

J'ai épousé un inconnu, 2006


L'histoire :

*************

Une nuit, dans un camping, une petite fille de 9 ans assiste, impuissante à l'enlèvement de sa soeur ainée qui sera retrouvée violée et étranglée. Suite à son témoignage, le coupable est rapidement arrêté et executé.


Néanmoins, vingt ans plus tard, l'affaire est réouverte et une analyse ADN démontre que l'homme exécuté n'était pas le vrai coupable...

Tess, le temoin, n'hésite pas à s'investir dans l'affaire pour faire la lumière sur toute cette histoire et en finir avec la culpabilité qui ne la quitte pas....


Mon avis :

*********

L'ADN tue le polar !

La science épargne désormais les méninges, on émet une hypothèse ou on ratisse large et on compare les échantillons d'ADN, c'est çà l'enquête criminelle d'aujourd'hui, quel intérêt ? pour le lecteur du moins. Dans la vie vraie évidemment c'est une autre histoire, et ici l'auteur pose l'intéressant problème de la peine de mort, et ses personnages donnent une réponse.


Pour le reste ce roman est romantique, et applique le concept des romans de Mary Higgins Clark. Une belle jeune femme malheureuse est en danger, un bel homme de bonne situation est briévement suspecté par le lecteur avant de s'avérer un sauveur. Nous sommes dans la bourgeoisie américaine de bon ton, et tout se terminera par une belle famille recomposée au bonheur douillet.


Je ne crache pas plus sur ce type de roman, ils ont le mérite de faire lire et d'amener des lectrices au polar, c'est mon cas, il y a + de 15 ans j'ai lu des Mary Higgins Clark, puis des Patricia Mac Donald, puis des Patricia Cornwell ... et me voici parmi vous inconditionnellement fan de Fred Vargas.


Ne jamais désespérer.


Rapt de nuit

Patricia MacDonald (Livre)


août
12

De chair et de sang - John HARVEY

  • Par terramater le
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Après trente ans de bons et loyaux services dans la police de Nottingham, l'inspecteur principal Frank Elder a donné sa démission. Il s'est réfugié dans un cottage en Cornouailles, mais le passé continue de le hanter. Il ne s'est jamais remis d'une affaire non élucidée : la disparition, en 1998, d'une adolescente nommée Susan Blacklock. Deux psychopathes condamnés à l'époque pour le viol et le meurtre d'une autre jeune fille.

Restent pour l'inspecteur des suspects idéaux. Apprenant que l'un d'eux va bénéficier d'une libération, Frank Elder s'intéresse de nouveau à l'affaire Blacklock.

Ce premier roman de la série consacrée à Frank Elder confirme toute l'étendue du talent de John Harvey, récompensé en Grande-Bretagne par un Diamond Dagger pour l'ensemble de son œuvre.


J'ai lu beaucoup de bien de cet auteur sur différents sites. J'ai été très déçu par ce roman qui est le premier d'une trilogie avec l'ancien inspecteur Elder, qui c'est mis de lui-même en retrait de la police anglaise. Mais il décide de reprendre une enquête qu'il n'avait pas réussi à résoudre, il y a de cela 13 ans. En effet une jeune fille avait disparu, tout portait à croire qu'elle avait été assassiné par deux hommes qui sévissaient dans la région, et qui ont été arrêtés par Elder.

L'un d'eux est relaché après avoir purgé sa peine de prison. Elder décide de reprendre l'enquête à zéro, à titre personnel...

Le livre jongle entre les nouvelles recherches d'Elder, sa relation avec sa fille, et le retour à la vie civile de l'ancien prisonnier. Le rhytme est lent, peu d'action sauf vers la fin du roman qui est le point noir du roman. Très décevante et très convenue.

Roman noir en apparence mais avec une fin très rose.


Un conseil, ne lisez pas le résumé au dos du livre. Il raconte l'histoire jusqu'à la page 420 sur 475 !!!.


Laurent.

De chair et de sang

John Harvey (Livre)


août
5

PAYS NORDIQUES - TOUJOURS DU NOUVEAU

  • Par noircestnoir le
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Ce texte est dédié à Cridouce qui cherche des romans nordiques


Voici trois ouvrages de qualité signés AINO TROSELL, nouvelle venue au cœur de l'inépuisable vivier des romanciers nordiques.


J'ai mis du temps à repérer cette romancière car sa première traduction en français est parue en 2006. Mais il n'est jamais trop tard pour lire des œuvres de qualité. Alors qui est cette dame ? Une Suédoise du nom d'Aino Trosell. Et je ne crois pas qu'il s'agisse d'un phénomène de mode même si certaines maisons peuvent être tentés de publier du « nordique » parce que c'est porteur.


Il y a une réelle qualité littéraire chez tous ces romanciers souvent invités dans les festivals de polar. Par exemple, pour le salon « Quai du polar » qui s'est tenu à Lyon durant le dernier week-end de mars, étaient présents Karin Alvtegen (Suède) et Analdur Indridason (Islande) primé dans le monde entier, notamment en France où l'an passé il a reçu le trophée de l'association 813 et le prix polar des lectrices de Elle. Revenons à présent à la découverte évoquée au début.


Même si sa première traduction, Si le cœur bat encore, date de 2006, Aino Trosell n'a pourtant rien d'une débutante. Voilà presque trente ans qu'elle écrit. Elle a débuté en 1978 mais son premier livre, Socialsvängen, est resté inédit en France. Née en 1949 à Malung, elle a travaillé sur des chantiers navals comme soudeuse, avant de devenir assistante sociale et enfin, à partir de 1985, de pouvoir se consacrer à temps plein à l'écriture. Ses ouvrages s'inscrivaient alors dans la veine du roman prolétarien (une tradition vivace en Suède) qu'elle a bien servi grâce à sa vision perspicace et lucide sur la société et la nature humaine. En 1999, elle s'oriente vers le polar et publie l'année suivante Si le cœur bat encore, premier volet d'une trilogie dont la protagoniste, Siv Dahlin, est aide-soignante. Le choix même d'une telle héroïne dénote bien qu'on va lire un polar qui sort des sentiers battus et on ne sera pas étonné d'y trouver des considérations sociales mêlées à l'intrigue policière. Cet opus a reçu en son temps le prix du meilleur polar de l'année en Suède.


Siv travaille dans une maison de retraite peuplée de trente-cinq pensionnaires et doit se lever très tôt le matin alors que le reste de la maisonnée dort encore. Jan, son mari, est responsable syndical. Pour avoir dénoncé des activistes nazis et publié leur photo dans le journal syndical, un couple de militants vient d'être assassiné. Et ce n'est pas la première fois que se manifestent ces procédés terroristes. Siv est inquiète même si sa vie est loin d'être une partie de plaisir. Un de ces matins où rien ne va, un pensionnaire décède presque entre ses bras. Elle apprend quelques instants plus tard que sa vieille tante Ingebord, qui s'était retirée à la campagne, a été découverte par un voisin, morte de froid, à proximité de sa cave. Un malheur n'arrivant jamais seul, le même jour, elle découvre par hasard que son mari a une liaison avec une juriste plus jolie et plus jeune qu'elle. Refoulant ses larmes et sa peine, Siv quitte son foyer et s'installe dans la maison de feu sa tante. Mais l'endroit va se révéler bien moins calme qu'elle ne le supposait car l'environnement champêtre peut être aussi dangereux que celui d'une ville.


Narratrice durant tout le récit, Siv soliloque en permanence pour raconter ses sentiments les plus intimes, ses douleurs et ses peines, ses angoisses et ses petits moments de plaisir. Cette accumulation de détails provoque un ralentissement du rythme de la narration. Mais ce qui pourrait apparaître comme un défaut, relève plutôt d'une certaine originalité car toutes les remarques énoncées par l'héroïne sont teintées de bon sens assorti d'un aspect pratique plus ou moins développé.


Siv poursuit ses aventures dans Ne les regarde pas dans les yeux où elle travaille comme femme de ménage dans l'hôtel luxueux d'une station de sports d'hiver. Un congrès à propos de la défense nationale doit s'y tenir mais l'atmosphère devient vite étouffante lorsque plusieurs personnes trouvent la mort dans d'étranges circonstances. Au cœur de ce drame, Siv est troublée par le comportement de certains invités. Sa curiosité lui fera découvrir une terrible vérité.


Le troisième volet de ce triptyque, La camisole de force, est paru juste avant l'été et je n'en ai pas encore commencé la lecture. Je sais cependant que le récit débute par la mort de Sammy, dix ans, tué lors d'un voyage scolaire par une balle perdue provenant d'un groupe de chasseurs d'élans. Un politicien à la retraite se dénonce et l'affaire va être classée. C'est alors qu'intervient Siv Dahlin qui ne peut pas se contenter d'une solution aussi évidente.


Ces trois volumes sont publiés aux éditions Balland


août
4

Thriller du XIII ème siècle

  • Par adrenalinetequila le
  • Dernier commentaire ajouté


Je me suis enfin décidée à lire ce roman à succès, vous l'aurez probablement lu bien avant moi !



* L'auteur


Romain Sardou est bien le fils de Michel et le petit fils de Jacky. Il est né le 6 janvier 1974 et après avoir voulu faire du thêatre, il se passionne pour l'écriture. Il part un temps écrire des scénarii pour enfants chez Disney et revient en France pour écrire des romans.

"Pardonnez nos offenses" est son premier roman, publié en 2002 chez XO.



* La couverture


Il s'agit d'une partie du tableau "Le Voyage de Tondal" de Jérome Bosch.

Monsieur Bosch est un peintre hollandais du XVIème siècle spécialisé dans les oeuvres à caractère hérétique ! Il représente des scènes religieuses mais fait tout pour faire dresser le poil de toutes les grenouilles de bénitier. Ca tombe plutôt bien, l'hérétisme est un des fils conducteurs du roman (rien à voir avec l'érotisme ! je précise pour les incultes !). Une couverture dérangeante donc, mais qui interpelle le lecteur et le pousse à tout observer en détails.



*La sombre histoire



Romain Sardou nous entraîne en plein hiver 1284 dans un petit diocèse près de Toulouse. Un diocèse aux allures bien tranquilles. Et pourtant, une année auparavant, deux petites filles ont retrouvé dans un cours d'eau des "morceaux" d'êtres humains. Une fois le puzzle reconstitué il s'est avéré qu'il s'agissait d'un chevalier et de deux jeunes enfants (des jumeaux). Bizarre mais pas étonnant puisque en amont du cours d'eau se trouve le village d'Heurteloup, village qui aurait été pris par le diable il y a plusieurs décennies.

Oui mais pour un village oublié, Heurteloup semble intéresser beaucoup trop de monde... et notamment Rome.


* Les protagonistes


J'ai trouvé qu'il y avait un peu trop de personnages. Surtout au début, avant de rentrer vraiment dans l'histoire. Et puis en plus comme ce sont des prénoms moyennageux, ils ne sont pas évidents à retenir !

Du coup, comme l'histoire tourne autour de trois personnages centraux qui ne se croiseront pas ou peu, je ne vous présenterai que ceux-ci.

Trois hommes. Trois hommes d'une trentaine d'années. Trois hommes d'une trentaine d'années et ayant offert leurs vies à l'Eglise. Trois hommes en marge de cette même Eglise et de ses traditions.

Et pourtant, ces trois personnages sont diamétralement opposés.


* Henno Gui


C'est un jeune prêtre qui a été convoqué par l'évêque Haquin pour remettre les villageois de Heurteloup (qui n'ont pas vu l'ombre du moindre homme d'Eglise depuis une trentaine d'années) dans le droit chemin de la foi.

La tâche est lourde et périlleuse, mais Henno Gui est un jeune homme courageux. Il est également très bon orateur et arrive par le seul don de la parole à faire dire aux gens le contraire de ce qu'ils pensaient avant de le rencontrer. Il connaît également bien la médecine, mais plus dans le style rebouteux spécialiste des plantes médicinales.

C'est un personnage très agréable qui nous guide en douceur à travers cette histoire.


* Le moine Chuquet


Chuquet est le vicaire du diocèse de Draguan. Il était un peu le secrétaire particulier de l'évêque Haquin avant que celui-ci ne soit mystérieusement assassiné. Il va avoir alors la difficile mission d'emmener la cadavre de son évêque à travers le rude hiver jusqu'à la capitale. Il suppose que la famille de Chuquet se trouve à Paris et compte leur rendre le corps du défunt. Lui qui rêvait d'aventures sans pouvoir espérer en vivre un jour au fin fond de son diocèse perdu, il va se retrouver entraîner de mystères en mystères.

C'est un personnage que j'ai beaucoup aimé. En effet, il a un caractère relativement effacé et au début on remarque à peine son personnage. Puis au fil de ses périgrinations vers Paris, on commence à s'intéresser à lui et à admirer son courage. Puis c'est un personnage qui va prendre toute son ampleur au fil des pages... mais chuuuttt.... ;o)


* Aymard du Grand-Cellier


Fils d'Enguerran du Grand-Cellier, appelé le Chevalier Azur pour sa loyauté lors des Croisades.

Après avoir été un soldat turbulent et bien moins glorieux que son père, Aymard est entré dans les ordres et est devenu abbé. Oui mais... l'ordre qu'il fonde est purement hérétique avec sacrifices de vierges etc... Son père ne peut laisser son honorable nom être sali ainsi et va donc livrer son fils à Rome pour la peine qui sera décidée par le Pape. Oui mais... Alors qu'Aymard aurait dû être pendu haut et court, Rome et ses dirigeants vont lui trouver une toute autre utilité.

C'est un personnage sombre et imprévisible. Au départ il n'est pas très intéressant, mais ce qui va lui arriver est tellement hors du commun qu'on s'attache à ce personnage détestable.




* Ce que je n'ai pas aimé



•• Au début de la lecture, je me suis dit "mon dieu où je suis tombée, je vais jamais arriver à le lire". Au début, on nous balance un tas de personnages (qui ne font même pas partie de l'intrigue) et d'informations. C'est assez destabilisant. Heureusement ça ne dure qu'une vingtaine de pages.

•• Par contre c'est vrai que tout au long du livre on nous présente une foultitude de personnages qui se ressemblent un peu et qui ont des noms à coucher dehors. Du coup si on ne suit pas, on est largué. Vraiment pas le type de roman que tu peux lire en pointillés.

•• Le thème de la religion catholique peut en refroidir certains. Tous les personnages ou presque sont des religieux, toute l'intrigue tourne autour de la religion... et pourtant elle ne semble pas omniprésente. On se passionne pour l'intrigue, mais on se rend compte que la religion n'est qu'un prétexte au suspens.

•• La période à laquelle se déroule l'action. Mais il s'agit d'un inconvénient personnel puisque étrangement je n'ai jamais été attirée par cette période. Je crois même que c'est le premier roman que je lis qui s'y déroule...

•• Si vous cherchez une histoire d'amour passez votre chemin c'est pas dans un milieu d'hommes et religieux en plus que vous allez dénicher beaucoup de jupons !!!


* Ce que j'ai aimé


•• Le suspens. J'ai été prise dans cette histoire comme on pourrait l'être dans un tourbillon. A un tel point que ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Lutter le soir pour en lire un maximum alors que je tombais de sommeil. L'emmener avec moi pendant la journée pour le lire dés que j'avais une minute.

En plus, jusqu'à la fin, on n'a aucune idée d'où veut nous mener l'auteur et c'est ça qui est passionnant.

•• Les personnages. Pas facile de rendre attachants une tribu de personnages tous aussi différents et qui ne rentrent pas dans les critères habituels des héros de belles histoires.

•• La découpage des chapitres. Chaque chapitre est consacré à l'un des trois personnages centraux et à l'évolution de sa situation. En général, un chapitre se termine à un passage crucial pour le personnage et lorsqu'on attaque le suivant, on n'a pas la réponse à notre question puisqu'on change de personnage. C'est assez déroutant, mais c'est ce qui fait qu'on dévore autant ce roman.

•• Le style. Il est à la fois simple et recherché. En effet j'avais voulu lire "Le Nom de la Rose" d'Umberto Ecco (ah ben tiens voilà un roman où l'action se déroule au Moyen Age !) mais après les premières pages de prières interminables en latin j'ai laissé tomber. Ici on est dans le même environnement, mais la lecture est ouverte à tous, quel que soit notre âge ou notre religion. Romain Sardou utilise des mots et des expressions d'époque mais n'en surcharge pas son récit de manière à ce que le lecteur ne soit pas perdu en route.

En plus, ce style si simple avec ces chapitres bien découpés peut paraître simpliste, mais c'est une véritable recherche. En effet, dans les cinquante dernières pages, alors que le rythme s'accélère et que l'on est tout près de toucher au but, les chapitres deviennent de plus en plus courts et l'on jongle entre les personnages pour les voir arriver vers le même but. On ne s'en rend par forcément compte à la lecture, mais en analysant avec un peu de recul ça saute aux yeux !


Pardonnez nos offenses

Romain Sardou (Livre)


juil.
24

La vague des auteurs nordiques

  • Par cridouce le
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Je ne me sens pas très à l'aise dans l'exercice des fiches de lecture. Loin s'en faut ! et pourtant j'adore vous lire, merci à vous qui savez partager le détail de vos lectures et susciter notre curiosité :-)


Je suis surprise qu'ici il n'a jamais été évoqué d'auteur nordique. Ils sont pourtant encensés par les lecteurs ainsi que la critique. Leurs romans s'arrachent chez les libraires de même qu'ils innondent les têtes de gondoles. Le Best seller de l'été me semble sans conteste la trilogie de STIEG LARSSON, Suédois. Nous connaissions déjà le Suédois HENNING MANKEL, il y a l'Islandais ANALDUR INDRIDASON, JO NESBO un Norvégien, ... et j'en oublie certainement beaucoup d'autres !


Les avez-vous lus ? qu'en pensez-vous ? les auteurs de polars nordiques peuvent ils damer le pion aux anglo-saxons ?

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