Lorsque la polémique a enflée sur ce roman, je suis partie au quart de tour contre les censeurs, et j'ai donc acheté ce livre sans attendre une sortie en poche, par acte militant.
Je l'ai donc lu en priorité de ma PAL, ma curiosité à son comble. Je suis pourtant navrée d'écrire que ce polar me serait tombé des mains sans mon engagement à en écrire un billet (chez Gio). L'histoire ne m'a pas du tout accrochée, mais alors pas du tout, j'ai dû m'obstiner pour parvenir au bout. Je l'ai traîné plus d'un mois. J'y ai vu bien des maladresses, et du déjà lu. Le plus décevant pour moi aura été la description de ce quartier du Marché St Pierre à Montmartre que l'auteur n'a pas su exploiter. Il n'y a pas d'ambiance dans ce roman ! Quant au dénouement, lalie Walker retombe bien maladroitement sur ses pieds avec un profil de tueur très bancal qui cadre mal avec les explications qu'elle apporte.
Côté polémique en revanche, à chaque chapitre je comprenais toute la colère de la direction du marché St Pierre ! En effet ce n'est pas tant le lieu qui est mis en scène que la direction elle même. J'ignore si les frères à la tête du magasin existent réellement, mais par exemple le liftier lui est un personnage réel. La direction est tour à tour mauvais employeur, victime, suspecte, coupable, ...
Je reste convaincue qu'on doit laisser une entière liberté aux auteurs, sans cela la création littéraire n'est plus possible, on peut même écrire du mal de qui on veut, c'est une liberté fondamentale et je l'utilise en ce moment en critiquant un livre que je n'ai pas aimé. Mais je comprends parfaitement que la direction du marché St Pierre se soit sentie dénigrée par le roman.
Aux détours des pages j'ai cependant relevé quelques jolies phrases et j'ai aimé m'arrêter sur des recettes de cuisine bien alléchantes, qui n'auront hélas pas suffit à relever le plat.
Aux malheurs des dames
Lalie Walker (Livre)Bonjour,
Vous pouvez signaler votre présence à cette manifestation par le lien ci-dessus, c'est toujours sympa de se croiser si possible ... et vous pouvez même signaler votre hésitation, ou votre certitude de ne pas y aller ! :-)
Par ailleurs, quelques uns parmi les inscrits au "mini défi, coup de coeur polar 2009" ont un peu oublié de publier leur avis ... Hum ...
Merci à ceux qui renvoient les lecteurs vers leur blog de publier néanmoins quelques lignes et de prendre le temps d'afficher l'image de couverture du roman etc ... histoire de jouer le jeu en alimentant cette communauté de lecteurs.
En revanche, certains d'entre vous ont oublié de compléter leur profil en y signalant le lien vers leur excellent blog qui ravira tous les lecteurs que nous sommes.
Merci à tous, à bientôt la joie de vous croiser lors d'un salon ?
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Sélectionné sur la liste des propositions au Mini-défi "coup de coeur polar'09" . Je suis en retard !
Pour répondre à mes challenges, j'ai lu deux enquêtes du Commissaire Erlendur Sveinsson à la suite, mais à l'envers, ce qui est dommage car il y a une réelle continuité dans la découverte de ce personnage, ses déductions instinctives et émotionnelles étant la conséquence d'un vécu particulier.
L'ambiance des enquêtes d'Erlendur et les inspecteurs Elinborg et Sigurdur Oli est fortement induite par le décor islandais, la dureté du quotidien et le tempérament des personnages, même secondaires.
Le récit prend son départ par une scène a faire froid dans le dos ! un bébé qui machouille un os humain. On retrouvera le reste du squelette, vieux de 60 ans, mais tout doucement. Le véritable suspens de cette histoire tient à l'identité de la victime jusqu'aux toutes dernières pages.
La réussite de ce roman réside en partie sur sa construction, 3 narrations qui s'entremelent savamment et permettent souvent à l'auteur de jouer avec le suspens et le rythme, donc de jouer avec les nerfs du lecteur.
Il y a l'enquête bien sûr, qui ravira les amateurs de la série Cold case. Erlendur déterre un cadavre et part à la recherche d'indices et de témoignages qui se voulaient oubliés. Pas facile, mais Erlendur est intuitif et très obstiné.
Un personnage désabusé et coupable ce commissaire Erlendur que le lecteur va suivre dans les coins les plus sordides de Reykjavik à la recherche de sa fille droguée Eva-lind. L'histoire familiale du commissaire est livrée en pointillée, il faudra sans doute lire plusieurs titres pour la reconstituer.
Il y a surtout l'histoire d'une famille meurtrie par la violence quotidienne pendant la seconde guerre mondiale. On apprend beaucoup de choses sur la présence des alliés en Islande à cette période. Pourtant le véritable sujet est une femme battue. Cet aspect du roman est époustouflant de pertinence et de maîtrise, c'est impeccable et c'est terrifiant. Indridason n'évite rien, mais ne va pas se perdre dans le pathétisme.
" ... avec le temps, il ne montrait plus la moindre trace de mauvaise conscience, comme si ce qu'il lui faisait subir n'avait rien d'anormal ni d'horrible dans leur vie de couple mais, au contraire, était une chose tout à fait nécessaire et juste. Elle se faisait parfois la réflexion, et peut-être le savait-il lui aussi en son for intérieur, que la violence qu'il lui imposait était le signe de sa faiblesse bien plus que quoi que ce soit d'autre. Car, plus il s'acharnait sur elle, plus il s'affaiblissait lui-même. Il l'accusait. Lui hurlait aux oreilles que c'était sa faute à elle s'il se comportait ainsi à son égard. Que c'était elle qui le poussait à le faire puisqu'elle se montrait incapable de faire les choses comme il l'exigeait."
Ce roman policier est très complet, original, dépaysant, surprenant, instructif, passionnant, mesuré et humain.
La Femme en Vert
Arnaldur Indridason (Livre)Je souhaite à tous que cette année s'achève chaleureusement, dans la joie et la douceur de vivre.
C'est parfois un peu compliqué la vie, mais qui aime lire part avec un avantage !
Sans doute avez-vous lu quelques bons romans cette année au rayon polars ... en ferez-vous profitez le club des fans de polars que nous sommes ? tous en quête de bonnes lectures !
Réfléchissez bien à votre coup de coeur de l'année, présentez le en quelques lignes, précisez sa catégorie (roman policier, thriller, roman noir, polar historique ... ?).
J'établirai la liste de vos coups de coeur, si nécessaire vous pouvez en présenter jusqu'à 3. Chaque participant lira au moins un titre parmi les coups de coeur de la liste, un que vous n'aviez pas encore lu bien sûr. Vous direz ensuite à votre tour ce que vous en avez pensé ...
Calendrier :
Fin des propositions pour la liste : 1er février
Publication de votre avis sur un titre de la liste : avant fin avril
à très bientôt !
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4ème de couverture ...
Un écrivain à succès, un médecin très médiatisé, miss Lalli et sa nièce, et des jetsetteurs très en vue se retrouvent dans une vieille bâtisse à la campagne pour un week-end gastronomique, qui s'annonce des plus plaisants. L'ambiance se délite quand on découvre le cadavre de l'un des convives. Commence alors un Cluedo grandeur nature ... Miss Lalli n'a pas dit son dernier mot.
Le côté Britannique ...
Ecrit en anglais ce roman policier porte le sceau des romans d'Agatha Christie. Bien que je n'en ai pas lu depuis mes jeunes années il me souvient bien des ingrédients. On rassemble sous quelque prétexte, un week-end sera parfait ; des personnages presque caricaturaux comme une jeune actrice ou un général en retraite qui tous auraient un mobile pour tuer ; dans un cadre qui a son cachet par exemple un vieux manoir ; sans oublier un enquêteur discret mais très observateur, on préférera une Miss, pour réunir au final les protagonistes afin de leur révéler la terrible vérité. Ce petit air de Cluedo avec un plan de la villa en introduction m'a vraiment rappelé des lectures de débutante, et pourtant il y avait un je ne sais quoi de moderne dans ce roman policier.
Ce que j'ai aimé ...
Une atmosphère Bollywoodienne parfois grotesque mais savoureusement indienne, naïve, souriante et exaltée dans les sentiments. Quelquechose de tout à fait indien. Les couleurs, les épices, les festins, la danse sont là pour accentuer l'effet. Par volonté de la traduction le récit est truffé de vocabulaire Indi, Ourdou, Tamoul ... ce qui oblige le lecteur à se référer au lexique en fin de roman, à moins que comme moi vous ne vous contentiez du mystère de ces langues inconnues.
Ce que je n'ai pas aimé ...
L'histoire avance sans rythme, au gré d'un style irrégulier. Il y a d'excellents passages qui ponctuent un ensemble assez poussif :
« - Je ne connais rien au monde de la gastronomie, dis-je franchement.
Mr Bajaj sourit. Un sourire glacial qui m'évoqua les nuits froides et l'impossible distance des étoiles.
- Je vais devoir me rendre compte par moi-même, conclut-il aimablement. »
L'humour de Kalpana SWAMINATHAN m'a dérangée, assez drôle pourtant mais grossièrement féminin. Une variante trop acide de ce qui aurait pu être piquant :
« Sane, qui est piégée tel un poisson un peu gras dans des choses arachnéennes en mousseline de soie et un corsage qui a l'air d'un Wonderbra porté devant-derrière. Elle doit être la seule femme au monde à exhiber un décolleté dans le dos. »
Globalement ...
C'est un who-done-it sans remous, le premier cadavre que tout lecteur aura prévu arrive après deux tiers du roman. Pour un polar à dominante gastronomique disons que l'intrigue manque de saveurs.
Cette chronique est en liste pour mon "défi Littérature policière des cinq continents"
Saveurs assassines : Les enquêtes de Miss Lalli
Kalpana Swaminathan (Livre)Un titre dont j'avais lu plusieurs critiques élogieuses au fil des blogs, je l'avais donc noté dans un coin de ma LAL, fictive puisque j'évite pour l'instant de créer une LAL pour palier aux affres de la PAL. Et puis me voilà prise dans les filets d'une offre alléchante sur BABELIO - masse critique : un livre au choix en échange d'une critique. Pas dur et très tentant, ce livre y figurait et je n'ai pas hésité longtemps.
L'héroïne s'appelle Sophie, elle est complètement folle et c'est elle qui nous en parle dès le début. Elle oublie tout, perd tout, ne se rappelle plus de ce qu'elle a fait. Sa vie est un mystère, et elle même se demande pourquoi comment elle a tué ce petit garçon dont elle avait la garde. Malgré un état second, elle réagit par instinct et organise sa fuite. On la découvre désordonnée mais intelligente. Course haletante pendant une centaine de pages pour une cavale réussie. Puis le roman bascule, on change de narrateur avec stupeur ... et c'est là que nous découvrons un chef-d'oeuvre de perversité.
Grâce au rythme haletant on ne s'arrête pas aux quelques déjà-vu-si-souvent, c'est lassant à la longue les caves aux murs recouverts de photos volées à la victime. Mais ce roman est un excellent thriller qui ravira les amateurs de suspens, le rythme est soutenu jusqu'à la fin : c'est le plaisir recherché par le lecteur de thrillers.
Robe de marié
Pierre Lemaitre (Livre)Présentation de l'éditeur :
D'abord une invasion de cafards, puis de souris, et enfin de rats : la villa que le commissaire Montalbano a trouvée à Vigàta pour des amis de sa fiancée Livia semble vraiment maudite. La série de catastrophes atteint son paroxysme lorsque le petit garçon du couple disparaît... pour être finalement retrouvé sain et sauf dans un sous-sol dont les locataires mêmes ignoraient l'existence. Mais une autre découverte y attend le commissaire : le cadavre d'une jeune fille du village disparue plusieurs années auparavant. Dans la chaleur étouffante du mois d'août en Sicile, Montalbano se lance dans une nouvelle enquête dont la progression est perturbée par la sœur jumelle de la défunte, la ravissante Adriana. Un été ardent pour le commissaire préféré des Italiens qui, entre angoisses de l'âge et tourments de la chair, devra, avant tout, garder la tête froide...
ISBN : 978-2265086050
________________________________________________________________
De la couverture et du titre on dirait "un livre pour les filles", du genre outrageusement romantique et estival.
Très méditérranéen pour le moins, il m'a été vraiment difficile de m'adapter à la traduction de cette enquête sicilienne, d'autant que les premiers chapitres sont lourds en dialogues. J'ai finalement pris l'option de laisser chanter la langue mentalement pour me donner un rythme, et ainsi parvenir à ce qu'aurait pu être ma lecture si je lisais le pâtois sicilien d'origine. C'est un grand renoncement pour qui aime la belle langue française et les effets de style.
Une fois qu'on s'y est fait, reste que l'histoire n'est pas prenante et les personnages sont quelconques. Néanmoins, on parvient si bien à ressentir l'atmosphère de la Sicile, que la chaleur est vite insupportable. J'ai perçu la fraîcheur du frigo ouvert par le commissaire et l'irrépréssible envie de bains de mer. Agacée par la redondance des effets, qu'il s'agisse du frigo ou des vêtements trempés de sueur, je crois pourtant que ces répétitions participent à l'accablement caniculaire qui se propage ainsi jusqu'au lecteur comme une traîne savate.
La carte postale sicilienne est complète avec les comportements et réflexes mafieux que Camilleri peint avec fatalisme. C'est presque trop moche pour être vrai.
Comme l'auteur dilue son histoire avec humour et pittoresque le lecteur peut se laisser bercer jusqu'au bout, mais il aura beaucoup plus de facilités à sortir de ce roman qu'à y entrer.
Ce roman m'a été gentillement offert à l'occasion du rallye Books & the city ... Merci !
Un été ardent
Andrea Camilleri (Livre)Il y avait dimanche dernier un reportage sur arte "Best seller" à tout prix (que je n'ai pas vu) avec rediffusion lundi 20 à 5 heures du matin. Mais surtout on trouve sur le site des interviews d'écrivains que j'ai trouvé très intéressants, que l'on soit lecteur ou écrivaillon (et nous sommes nombreux à l'être en France ;-))
L'adresse du lien est :
Vous y trouverez aussi en version audio ou pdf les interviews de
Si quelqu'un a vu le reportage, qu'il n'hésite pas à réagir (je n'ai pas de télé)
Je fais partie de ceux qui ne l'ont pas lu (mais comment est-ce possible?), pourtant tentée à sa sortie puis par les premières critiques favorables du milieu "polardeux", un an plus tard vint le succès que l'on connait ce qui l'a (c'est bête) rendu suspect, les ventes massives ne sont hélas pas gage de qualité. Bref, étant donné l'épaisseur du livre et la hauteur de ma PAL, j'ai renoncé.
Enfin j'ai vu le film. Un très bon film. Cependant je ne vois rien de très original dans le déroulement de l'intrigue. C'est du bon polar, un peu exotique. Je pense que les inconditionnels de Millénium sont des amateurs de polars noirs qui s'ignorent, car j'ai le plaisir de vous annoncer qu'ils retrouveront ce bonheur de lecture dans de nombreux autres romans noirs.
Avis sous réserve de ne pas avoir lu la trilogie.
(lire sur ce site l'excellente critique d'amundain)
Millénium, le film
(Film à l'affiche)Réservé aux amateurs de sordide. Meurtres d'enfants sans motif et douleurs exacerbées sont le thème de ce polar.
Le récit est extrêmement dispersé, à tel point qu'un des sujets pourtant très développé (le syndrome de Münchhausen) ne trouvera pas de finalité dans le dénouement du roman, en rapport avec le sujet certes mais sans rapport avec l'histoire du départ : 4 enfants brûlés vifs. Le lecteur, autant que les personnages, se fait balader sans qu'il y ait véritablement d'enquête.
Pour le style, rien à signaler.
Je me suis pourtant laissée piquer par la curiosité, l'histoire n'est pas banale, le personnage très attachant d'un SDF prend tout de suite le lead, malheureusement il disparait noyé dans la confusion des histoires entremêlées. J'ai le sentiment que l'auteur avait beaucoup de sujets convergents à traiter mais qu'il a manqué de brio pour les nouer.
Certainement pas un mauvais auteur, mais un roman qui reste à côté du suspens et s'approche de l'essai thématique.
Moulinex - OW500300 - Machine à pain - Home Bread XXL - 1.5 Kg
(Cuisine)Présentation de l'éditeur : Un bijoutier ligoté avec une grenade placée entre les genoux ; une femme accusée d'avoir frappé son mari à la tête avec un marteau ; un " Darth Vader " se baladant à vélo le sexe à l'air ; un couple de paumés qui fricote avec la mafia russe... Les nuits du flic Wesley Drubb, fils à papa en mal de sensations fortes, sont bien agitées. Est-ce vraiment un hasard si au commissariat d'Hollywood, la réalité ressemble souvent à un scénario de film ?
"Putain, mais comment ai-je fait mon compte pour atterrir ici ?"
Voilà, j'ai enfin lu le livre offert lors du Black Swap par Xanadu. J'ai découvert Joseph WAMBAUGH et je ne le regrette pas.
Pourtant, j'ai bien cru que nous n'allions pas bien nous entendre tous les deux à la lecture des 1ères pages, un dialogue "parlé flic" entre deux policiers, qui a le mérite de nous faire entrer directement dans l'ambiance, mais un peu difficile à suivre d'entrée de jeu pour moi.
Mais tout celà s'est arrangé dès la page 12. Et là, j'ai plongé dans le quotidien du commissariat d'Hollywood, j'ai eu droit à une véritable immersion en milieu policier.
Sans s'attacher à un officier de police en particulier, l'auteur brosse une galerie de personnages criants de vérité avec en toile de fond l'enquête sur un cambriolage et un braquage à main armée.
On ressent très fortement ce sentiment d'appartenance à une famille, dans laquelle le policier surnommé l'Oracle fait figure de patriarche, propre aux flics de ce roman, la solidarité qui règne entre eux. Nous assistons à des scènes désopilantes qui ne peuvent avoir lieu qu'à Hollywood : "A [...] toutes les unités : voir femme dans Hollywood Boulevard, à l'ouest d'Highland. Agression en cours. Batman contre Spiderman. Batman vu pour la dernière fois en train d'entrer dans le Kodak Center. Personne qui a lancé l'appel est Marylin Monroe.", ainsi qu'à des scènes plus poignantes (des enfants victimes de maltraitance).
On sent que Joseph WAMBAUGH est un familier du milieu policier (c'est un ancien inspecteur de police) et qu'il s'est beaucoup "documenté" afin que la fiction soit au plus proche de la réalité. J'ai particulièrement apprécié les remerciements finaux : "Et l'écrivain James Ellroy, qui me pressa de revenir aux racines du Los Angeles Police Department.".
En résumé, ce roman policier est un instantané humain et réaliste de la police d'Hollywood et Joseph WAMBAUGH est un auteur que je relirai avec plaisir.
Je propose maintenant de faire voyager ce livre si certain(e)s d'entre vous sont intéressé(e)s...
Flic à Hollywood
Wambaugh Joseph (Livre)Bonjour à tous,
Une petite incursion dans votre boite email pour quelques infos :
Catalogue des livres voyageurs
C'est nouveau, quelques titres vous sont proposés, manifestez votre convoitise en commentaires et le membre actuellement dépositaire de ce roman vous le fera parvenir. N'oubliez pas ensuite de revenir laisser une petite opinion de lecture ...
Epilogue du Swap
Quelques swappés n'ont pas découvert l'expéditeur de leur colis et donnent leur langue aux chats ... il est temps que les swappeurs se dévoilent (en commentaire de la photo du colis reçu par exemple ...?).
Merci pour les premiers avis de lecture des romans reçus.
petit rappel :
L'idéal pour publier une opinion de lecture est d'utiliser dans les publications l'option opinions.
Voici le chemin :
- en haut à droite, cliquez sur "créer une publication",
- vous trouverez un choix de publications possible (images, articles, sondage etc ...); comme opinion se trouve en deuxième page, vous cliquez sur (...)
- là vous cliquez sur "opinion",
- ensuite vous vous laissez guider, vous trouverez la couverture du livre dans amazon ou l'affiche du film dans allo-ciné (un moteur de recherche toutotomatic vous sera présenté ... et vous pourrez mettre une note sur cinq étoiles ...
Vous pouvez aussi publier un article + une image pour la couverture, mais c'est un chemin différent, et il faut sélectionner "mixte".
N'hésitez pas à me demander de l'aide dans ma messagerie ou dans une discussion.
Bon Lundi de pentecôte à tous !
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les livres qui figurent dans cet album sont destinés à passer d'un membre à l'autre en échange de votre avis de lecture.
Il suffit de déclarer votre convoitise en commentaire, puis de communiquer votre adresse au membre qui vous l'enverra.
8 titres en circulation pour l'instant :
"le magasin des suicides" de Jean TEULE, parti de chez Restling vers Valunivers, maintenant disponible chez Fersenette.
"le dé d'Atanas" parti de Fersenette actuellement disponible chez Pierre71
"Lune Sanglante" proposé par Valunivers, maintenant disponible chez Lectiole
"Mauvaises nouvelles" disponible chez Pandorasep
"Cher camarade" disponible chez Pierre 71
"mort aux cons" proposé par Fersenette maintenant disponible chez Valunivers
"Cadavre d'etat" disponible chez Pierre 71
"Un flic à Hollywood" disponible chez Restling
Le titre : Le magicien
L'auteur : Jean-Marc Souvira
Date de parution : 14 février 2008
Nombre de pages : 400 (Broché)
Editeur : Fleuve Noir
Quatrième de couverture :
Emprisonné depuis onze ans suite à la violente agression d'une vieille dame, Arnaud Lécuyer est un détenu modèle. Personne ne sait qu'il a tué trois de ses codétenus.
Personne ne sait qu'il est le Magicien, ce tueur d'enfants qui, des années plus tôt, avait semé la terreur dans Paris en attirant ses proies par des tours de magie. Libéré pour bonne conduite, le petit homme reste discret. Jusqu'à ce que ses démons reviennent lui parler, jusqu'à ce que sa «collection» revienne le hanter. Jusqu'à ce que des enfants croisent sa route...
L'agression d'un jeune garçon relance la piste du Magicien. Le commissaire Ludovic Mistral, de retour des États-Unis où il a rencontré des profilers du FBI, est chargé de l'affaire. Avec des techniques psychologiques bien différentes de celles utilisées lors de la première enquête, il n'hésitera pas à s'exposer personnellement pour faire sortir le monstre de sa tanière, sans se douter un seul instant qu'il met en danger ce qu'il a de plus cher...
Une immersion dans l'univers de la police criminelle en compagnie du meilleur des guides, Jean-Marc Sourira, lui-même commissaire divisionnaire. Avec justesse et authenticité, il nous fait vivre les deux versions de l'histoire - une plongée dans la tête du policier mais aussi dans celle du prédateur. Tout simplement terrifiant.
Jean-Marc Souvira exerce au sein de la police judiciaire depuis 25 ans. Il dirige actuellement le service de la répression de la traite clés êtres humains. Il est le coscénariste du film GO FAST qui sortira en août 2008, coproduit par Luc Besson. Il vit à Paris avec sa femme et ses deux enfants. Le Magicien est son premier roman.
Mes impressions :
Une histoire très intéressante, une enquête très bien menée (normal me direz-vous vu le métier qu'exerce l'auteur)... seulement l'écriture est trop froide, on ressent la maîtrise d'un rapport de police, pas d'émotions, pas de fioriture, on va au direct, ce qui est très dommage.
Mais il faut tout de même dire que ce livre est très captivant, en s'y accrochant, du fait de l'alternance du point de vue du commissaire Mistral et de Lécuyer alias le Magicien (on le sait dès le début, pas de panique), le manque d'émotion dans l'écriture fait que l'on ne s'attache ni à l'un ni à l'autre mais on apprend un tueur sériel agit, quel est son "comportement" (même s'il n'y a pas de comportement sûr)
J'ai bien aime ce livre surtout l'histoire mais pas l'écriture.
Note : 3.5/5
Le Magicien
Jean-Marc Souvira (Livre)Titre : Myrtille apprend à nager
Auteur : Olivier MAU
Nombre de pages : 258 (Poche)
Editeur : Pocket (12 juin 2003)
Collection : Noirs
Quatrième de couverture :
Nom: Xiao-Mei Prénom : Myrtille
Profession : lieutenant de police
Signe particulier : aucun goût pour la procédure pénal.
Un corps défenestré gisait dans une cour d'immeuble. Seul point positif, j'allais enfin pouvoir montrer à mes supérieurs de quoi j'étais capable. Marre de me tourner les pouces au commissariat ! Alors j'ai "descendu" les étages un par un, de l'appartement de la victime jusqu'au rez-dechaussée. Et je suis tombée sur une galerie de grands malades, plus tordus les uns que les autres. D'accord, c'était dans mes cordes. Mais c'était compter sans le commandant Rembrandt qui cherchait au même endroit un dangereux chef de secte internationale. Juste là. En plein sur mes plates-bandes. Comment voulez-vous, dans ces conditions, que j'apprenne correctement mon métier ?
Il s'agit du second volet d'une série ancrée dans le roman noir et j'avoue que jamais je n'aurais pensé à l'acheter.... Je suis donc très heureuse de l'avoir reçu durant le Black Swap ! Je n'ai que deux mots à dire : louffoque et original... Ce huit-clos est très bien mené, l'écriture est très fluide, les personnages complètement "tordus". Je l'ai quasi dévorée et j'ai hâte de commencé le troisième volet (et de me procurer le premier) !
Une histoire pleine de rebondissements et d'action, de l'humour (où l'on rit réellement, ce n'est pas juste un sourire), une intrigue policière en huis clos intéressante, secouez et vous m'en direz des nouvelles !
Je le recommande vivement !
Ma Note : 4.5/5
***********************************************************
Titre : Myrtille boit la tasse
Auteur : Olivier Mau
Nombre de pages : 215 (Poche)
Editeur : Pocket (Juillet 2003)
Collection : Noirs
Quatrième de couverture :
Nom : Xiao-Mei.
Prénom : Myrtille.
Profession : lieutenant de police.
Signe particulier : aucun goût pour la procédure pénale.
Parce que j'avais dépassé les limites dans l'enquête précédente, la Direction m'a gentiment prié de lever le pied. Alors je suis partie le plus loin possible pour me faire oublier. À 2 300 mètres d'altitude, sous la neige. C'est dire si j'avais fait des efforts. Et voilà que deux types se sont amusés à enterrer une fille au milieu des pistes. Tout ça pour qu'elle la boucle. Il paraît que c'était juste un début. Pas de chance, j'avais emporté mon flingue.
Toujours aussi déluré !!!! L'auteur nous plonge à nouveau avec humour dans un umbroglio complètement loufoque, où se cotoit les personnages les plus déjantés... On y retrouve notre lieutenante de police adorée, toujours aussi malchanceuse (ou trop curieuse, au choix) qui nous prouve une fois encore sa force de caractère (et de frappe). Une histoire qui se déroule en moins de 24 heures, une intrigue bien menée, de l'action, des rires, tout pour faire un bon polar. Vous comprendrez que j'ai adoré ce troisième volet !
Seul petit bémol... : l'enquête est mené de front avec la gendarmerie, il faut savoir que Caporal n'est pas un grade "gendarmique" et que brigadier est donné pour les gendarmes adjoints... Un peu dommage mais on ne lui en veut pas !
Ma note : 4.5/5.
Reçu pour le Black Swap !
Merci Fersenette
Bougie à la Myrtille dans sa boîte en fer blanc: 5,5 x 2,5 cm
(Cuisine)De retour sur le site...et là j'suis paumée. Colis, black swap...j'arrive pas trop à suivre. En tout cas beaucoup de polars lus depuis la naissance de ma petite pomme. Je fais un tour sur "polars" et je donne 2,3 avis
Géraldine
Je souhaite à tous les membres de la communauté "fans de polars et thrillers" une excellente année 2009, ainsi qu'à leurs proches.
Amour, Gloire*, et Santé
*La gloire c'est pratique, il y en a de toute sorte, on peut y ranger un peu ce que l'on veut selon ses priorités et son échelle de valeurs.
J'adresse un vif MERCI à celles et ceux qui ont participé à faire vivre cette communauté en 2008, parfois d'un simple et bref commentaire, tous vos signes de d'intérêt sont appréciés par les Administrateurs et enrichissent cet espace.
Pour 2009, j'espère que cette communauté va enfin prendre l'élan que mérite le sujet.
Difficile de se retrouver dans la jungle des publications polar, roman noir ou thriller.
Beaucoup de romans sans valeur se publient, noyant de véritables perles. Les avis de tous permettent de mettre en lumière des ouvrages moins commerciaux pourtant très valeureux, de souligner quelques succès bien justifiés, ou d'avertir sur la médiocrité de certains titres, permettant des achats et des investissements Temps plus avertis. Tout ceci sans grande prétention évidemment.
Dans cette communauté de lecteurs amateurs de littérature policière, chacun peut trouver sa place. Nous avons la chance d'avoir parmi nous quelques auteurs et experts du genre, ils se reconnaîtront, merci à eux d'alimenter nos recherches et d'orienter notre curiosité. Pour autant, je tiens à mettre à l'aise tous les membres, car tous les avis sont intéressants ! Qu'ils soient très fouillés, ou un simple avis d'enthousiasme, une déception inattendue, une découverte juste signalée : Peu importe ... nous ne sommes pas ici pour rivaliser ou cadrer avec l'élite et se professionnaliser. Chacun peut s'exprimer à son niveau, et quelques soient ses goûts car tous sont respectables et nous sommes tous capables d'exprimer nos impressions de lectures, sur 10 paragraphes ou en 10 mots. Ce qui compte c'est le partage de ce que nous avons lu, de notre histoire de lecteur, ou d'auteur.
Les portes de ce site sont donc ouvertes bien large et j'appelle à la participation de tous, si vous êtes inscrits vous avez sans doute lu un polar en 2008 ! ... nous le conseillez vous ?
Pour ceux qui hésitent un peu dans l'utilisation du site, qui malheureusement a encore changé de présentation cette année, surtout n'hésitez pas à me solliciter d'un message, je vous aiderai de mon mieux dans la navigation. Xanadu peut vous aider aussi. Globalement, vous cliquez sur "PUBLICATION" et vous vous laissez guider !
Je vous souhaite à nouveau une très belle année nouvelle, des lectures passionnantes, des découvertes inoubliables, et beaucoup beaucoup de bonheur.
A très bientôt j'espère le plaisir de vous lire,
Fersenette
Il m'avait prévenue, Pascal DESSAINT, c'est très noir. Moue dubitative, paupières froncées, il a corrigé le titre : « les hommes sont courageux » ... et si fragiles, vive la vie !
Vive la vie bien sûr, Pascal aime la nature, les animaux ... et donc les hommes, le vin et ses amis. Des amitiés si fortes qu'on pourrait se cogner sans se tenir rigueur, donner un coup de mains pour un meurtre qui n'en sera pas un, partager des solitudes, des dérives et de belles morts, toujours une paillette au coin de l'oeil. Aimer est une douleur, autant qu'une plénitude.
C'est un recueil de nouvelles noires, et facétieuses, j'ai aimé.
Les hommes sont courageux
Pascal Dessaint (Livre)TRUCULENT adj
(fin XVe, repris XVIIIe ; lat. truculentus
« farouche, cruel »)
Mod. (XXe). Haut en couleur, qui étonne et réjouit par ses excès. Un personnage truculent. V. Pittoresque.
« La plaisanterie truculente et poivrée », Duham
Le Crime est notre affaire
(Film à l'affiche)L'Islande nous interpelle rarement au cinéma, et même toutes circonstances confondues. L'occasion de changer d'air au ciné, de sortir un peu des autoroutes balisées made in USA. Les cinéastes islandais font peu parler d'eux, Baltasar Kormakur pourtant nous livre un très bon polar, "Jar City". Rien de très révolutionnaire, mais pour le moins rafraîchissant d'entendre parler islandais ce qui, du moins personnellement, ne m'arrive pas tous les jours.
L'histoire commence par un meurtre, c'est une procédure classique pour un polar, celui d'un homme âgé qu'on pense sans histoire. Un indice de départ pour l'enquête sera la photo d'une tombe de petite fille, morte trente ans plus tôt. L'inspecteur Erlendur va enquêter sur le passé de la victime.
Le déroulement de l'enquête tanguera de rebondissements et nouvelles pistes pour finalement reconstituer un puzzle cohérent, c'est souvent le cas d'un policier. En celà ce film n'apporte pas d'originalité, mais satisfera les amateurs du genre.
A mon sens dans ce polar ce qui retient l'attention c'est le personnage principal du flic et là l'histoire sort un peu du lot essentiellement par les contrariétés et les doutes qui pèsent sur sa vie personnelle. Les soucis d'un père pour sa fille tombée dans la drogue donnent profondeur et crédibilité au personnage. L' interprétation d' Ingvar Eggert Siggurdson est remarquable, un acteur islandais : le connaissiez-vous ?
Mais le véritable intérêt de Jar City, c'est l'exotisme, les décors islandais magnifiques. Ne serait ce que pour cette raison ne ratez pas ce film.







