noir (47)

mai
16

Odéon, dernière station

  • Par fersenette le

Petit récit qui m'avait été offert par l'ami Claude Mesplède qui a dirigé cette collection.


Un auteur dont on ne parle pas ou peu Emmanuel ERRER, René Charles Rey de son véritable nom, il a également utilisé comme pseudonyme Jean Mazarin ou Nécronian, est né en mars 1934 à Tunis. Il a écrit des romans de série noire et des scénarios de séries policières télévisées comme Navarro.


Très vite lu bien sûr car c'est une nouvelle, agrémentée de photos noir & blanc, qui traite le sujet de l'embrigadement terroriste. L'histoire commence en 1960 en Algérie où le lieutenant Santenac est l'instrument d'une manipulation sanglante qui l'obsède encore à la fin de sa vie lorsqu'à Paris il rencontre Jean-Marc. C'est un jeune homme qui rentre d'un camp d'entraînement pour réaliser son destin de martyr. La tension monte pour le lecteur qui suit les derniers jours de ce soldat de dieu, se demandant s'il y a une chance pour qu'il renonce ou échoue ...


Les photos du quartier parisien de la rue de seine sont de Stéphanie LEONARD.


Odéon, dernière station

Emmanuel Errer (Livre)


avr.
7

La femme en vert - Arnaldur INDRIDASON

  • Par fersenette le


Sélectionné sur la liste des propositions au Mini-défi "coup de coeur polar'09" . Je suis en retard !


Pour répondre à mes challenges, j'ai lu deux enquêtes du Commissaire Erlendur Sveinsson à la suite, mais à l'envers, ce qui est dommage car il y a une réelle continuité dans la découverte de ce personnage, ses déductions instinctives et émotionnelles étant la conséquence d'un vécu particulier.


L'ambiance des enquêtes d'Erlendur et les inspecteurs Elinborg et Sigurdur Oli est fortement induite par le décor islandais, la dureté du quotidien et le tempérament des personnages, même secondaires.


Le récit prend son départ par une scène a faire froid dans le dos ! un bébé qui machouille un os humain. On retrouvera le reste du squelette, vieux de 60 ans, mais tout doucement. Le véritable suspens de cette histoire tient à l'identité de la victime jusqu'aux toutes dernières pages.


La réussite de ce roman réside en partie sur sa construction, 3 narrations qui s'entremelent savamment et permettent souvent à l'auteur de jouer avec le suspens et le rythme, donc de jouer avec les nerfs du lecteur.


Il y a l'enquête bien sûr, qui ravira les amateurs de la série Cold case. Erlendur déterre un cadavre et part à la recherche d'indices et de témoignages qui se voulaient oubliés. Pas facile, mais Erlendur est intuitif et très obstiné.


Un personnage désabusé et coupable ce commissaire Erlendur que le lecteur va suivre dans les coins les plus sordides de Reykjavik à la recherche de sa fille droguée Eva-lind. L'histoire familiale du commissaire est livrée en pointillée, il faudra sans doute lire plusieurs titres pour la reconstituer.


Il y a surtout l'histoire d'une famille meurtrie par la violence quotidienne pendant la seconde guerre mondiale. On apprend beaucoup de choses sur la présence des alliés en Islande à cette période. Pourtant le véritable sujet est une femme battue. Cet aspect du roman est époustouflant de pertinence et de maîtrise, c'est impeccable et c'est terrifiant. Indridason n'évite rien, mais ne va pas se perdre dans le pathétisme.


" ... avec le temps, il ne montrait plus la moindre trace de mauvaise conscience, comme si ce qu'il lui faisait subir n'avait rien d'anormal ni d'horrible dans leur vie de couple mais, au contraire, était une chose tout à fait nécessaire et juste. Elle se faisait parfois la réflexion, et peut-être le savait-il lui aussi en son for intérieur, que la violence qu'il lui imposait était le signe de sa faiblesse bien plus que quoi que ce soit d'autre. Car, plus il s'acharnait sur elle, plus il s'affaiblissait lui-même. Il l'accusait. Lui hurlait aux oreilles que c'était sa faute à elle s'il se comportait ainsi à son égard. Que c'était elle qui le poussait à le faire puisqu'elle se montrait incapable de faire les choses comme il l'exigeait."



Ce roman policier est très complet, original, dépaysant, surprenant, instructif, passionnant, mesuré et humain.

La Femme en Vert

Arnaldur Indridason (Livre)


déc.
27

Logo

  • Par fersenette le
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Si vous souhaitez afficher votre participation au mini défi "coup de coeur polar'09" , voici l'image que je vous propose ...

déc.
14

Séquelles - Peter TEMPLE (Australie)

  • Par fersenette le

Broché: 497 pages

Editeur : Editions Gallimard (24 janvier 2008)

Collection : Série noire

Langue : Français

ISBN-10: 207078181X


Présentation de l'éditeur :


Depuis le fiasco de sa dernière affaire, Joe Cashin n'est plus le même homme. Avant, il se déplaçait avec aisance, ses gestes étaient plus sûrs, moins réfléchis. Mais on ne frôle pas la mort sans séquelles, surtout quand le coéquipier avec lequel on travaillait est resté sur le carreau. Muté loin de la brigade criminelle de Melbourne, Cashin retrouve sa petite ville natale, un coin tranquille du bord de mer où il joue au flic de campagne. Il ne lui reste plus qu'à retaper la maison familiale, à promener ses chiens et à repenser à l'homme qu'il a été... Jusqu'au jour où l'on retrouve le notable local, le célèbre entrepreneur Charles Bourgoyne, tabassé et laissé pour mort dans sa luxueuse villa de la côte. Très vite, tous les indices recueillis désignent trois garçons de la communauté aborigène voisine. Mais Cashin est loin d'être convaincu car les coupables paraissent trop beaux. En Australie comme ailleurs, les meilleurs boucs émissaires ont souvent la peau foncée... Séquelles a remporté cinq prix, dont le Ned Kelly Award 2006 pour le meilleur roman policier et, en 2007, le Duncan Lawrie Dagger, considéré comme la plus prestigieuse et la plus richement dotée des récompenses littéraires du monde anglo-saxon.


Biographie de l'auteur :


Peter Temple est né en 1946 en Afrique du Sud. En 1980, il part s'installer en Australie. À la fois journaliste, éditeur et écrivain, il vit désormais à Ballarat, dans l'État de Victoria. Séquelles est son premier roman à paraître dans la Série Noire.


Mon avis :


Cette chronique est en liste pour mon "défi Littérature policière des cinq continents" , et le termine. C'est sans aucun doute ma plus belle découverte lors de ce défi.


Peter TEMPLE nous mène d'une écriture agréable le long d'une enquête tranquille, bordée d'humour. Si vous aimez l'irlande, vous aimerez la campagne australienne du côté de Port Monro où le policier Joe Cashin fait régulièrement de belles ballades avec ses deux grands caniches couleur réglisse, pas coiffés. Il y a fort à parier que l'auteur en a au moins un pour décrire comme il le fait les mimiques et attitudes des deux chiens pas du tout à sa mèmère, pointillant avec fraîcheur l'avancée de l'histoire.


L'enquête par elle-même n'est à mon avis pas passionnante, et même décevante par son manque d'originalité. Des notables pédophiles démasqués après l'injuste accusation de la délinquance du quartier pauvre, franchement c'est du déjà lu, et re-relu. Donc BOF côté intrigue. Heureusement le personnage du policier meurtri, au tempérament à la fois résigné et volontaire, exprime la force tranquille d'une vie à vivre quand même. Son cheminement est pénible, mais serein. Le héros vit la douleur et l'anxiété, pourtant c'est un type rassurant qui donne et fait confiance. Ce paradoxe a des vertues apaisantes pour le lecteur.


Il est essentiel de souligner que ce polar brille par la parcimonie des scènes de violence, c'est assez rare dans la littérature policière contemporaine. De même on notera une ou deux brèves scènes d'un érotisme distingué, encore plus rare.


2 petits extraits :


" Joe, notre équipe est tellement réduite qu'elle pourrait se réunir dans une cabine téléphonique"


"Le feu passa au vert. Sans les regarder, une vieille femme, petite et voutée, tête baissée, vêtue d'un imperméable de plastique transparent, traversa devant eux. Elle poussait un caddy de fabrication artisanale qui ressemblait à un landau.


- Comme Christophe Colomb, dit Dove. Pas la moindre idée d'où elle va."


Séquelles

Peter Temple (Livre)


mai
29

Mort aux cons - Carl Aderhold

  • Par fersenette le
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Voilà un roman qui sait être alléchant, par sa joyeuse couverture qui vous fait la fête, ainsi que par son titre très provocateur évidemment. Un roman noir avec beaucoup de gens qui meurent, un serial killer "hors série" ... sera-t-il démasqué ?


Sans trop hésiter je dirais que c'est un roman qui vaut d'être lu, le sujet est excellent, l'humour noir est omniprésent, les questions se présentent fatalement au lecteur. Le seul risque est de se reconnaître "con" au détour d'une page. J'ai pris le risque, sans regret.


Festival de cons à dégommer, vous en reconnaîtrez beaucoup hélas certains vous manqueront. Moi j'ai regretté de ne pas trouver le con du cinéma qui se déchausse derrière à hauteur de vos narines, celui qui vous colle dans une file d'attente figée, et les innombrables cons des transports en commun. Pourtant l'auteur tente d'être exhaustif, du moins il creuse son sujet pour en arriver à quelques définitions expérimentales mais bien pensées, comme par exemple :

« La connerie, c'est très exactement une absence d'humanité. » Ou : « Le con ne doute jamais. »


Les deux premiers tiers du roman avancent avec sympathie avant que le roman ne prenne un tournant. Ensuite on s'emmêle dans une confusion porno-philo-médias ... Bref, le roman aurait pu être plus court, mais c'est une très belle tentative, un premier roman encourageant.


Voilà, une bonne idée, une écriture drôle et efficace, un auteur à suivre !




Mort aux cons

Carl Aderhold (Livre)


mai
24

Douglas Kennedy: Piège nuptial (anciennement cul de sac)

  • Par pandorasep le
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Alors,je ne sais toujours pas qui est ma ou mon swappeur anonyme (mais j'ai au moins pu le/la remercier à partir de son adresse postale ;-))

Mais j'ai découvert avec beaucoup de plaisir le roman Piège nuptial de Douglas Kennedy, un auteur qui me tentait depuis un moment mais que je n'avais jamais pris le temps de lire. (ce roman s'appelait cul de sac dans une édition antèrieure, piège nuptial en est une nouvelle traduction)


Ne vous laissez pas décourager par le battage médiatique qu'on fait autour de cet auteur (en ce moment il y a sans arêt de la pub pour son dernier livre sur les ondes radiophoniques), il en vaut la peine.


Alors sur l'histoire, et je m'adresse là aux lecteurs de sexe masculin : Peut-être avez-vous le fantasme secret de vous faire enlever par une jolie jeune femme, très entreprenante, qui serait tombée sous votre charme ?

Et bien alors ce livre va vous mettre du plomb dans la tête !

Le héros de l'histoire, Nick, un journaliste américain un peu paumé, qui venait découvrir l'Australie, ne pensait pas en rencontrant Angie qu'il allait se retrouver séquestré au fin fond du bush dans une colonie oubliée où la consanguinité avait des effets pour le moins redoutables.

Finalement, et contrairement à ce qu'on avait pu lui dire, quand on roule la nuit dans le bush, le risque le plus grand n'est pas d'écraser un kangourou.


J'ai adoré et dévoré ce bouquin en quelques soirées (ce qui m'a, au passage, rassurée sur ma vitesse de lecture qui s'était prodigieusement ralentie, pour ne pas dire arrêtée, depuis que j'ai attaqué la série des milléniums)

Ca se lit très bien, il y a du suspens et de l'humour, du cynisme et de l'autodérision de la part du héros pour le moins malmené.

Un vrai polar, bien noir , que j'ai trouvé trop court.

Bref un très bon moment de lecture.

Si vous ne connaissez pas, foncez ;-)

mai
24

James Ellroy : Lune sanglante

  • Par valunivers le
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Grâce à mon swappeur (je ne sais toujours pas si c'est Solican !), j'ai pu lire Lune sanglante premier volet de la trilogie avec le héros Lloyd Hopkins.

Lloyd Hopkins est, comme bien souvent dans les romans noirs, un flic torturé, solitaire refusant tout ce qui ressemble de près ou de loin à un semblant de hiérarchie. Ce flic là est également très très amoureux des femmes. Il n'est pas un époux fidèle encore moins un père modèle racontant le soir de jolis contes de fées.

Lui, ce sont plutôt les enquêtes criminelles qu'il aime réinventer pour ses filles. "Pour les armer contre les pourris qui hantent la ville".


Le meurtrier, poète à ses heures, n'en est pas à son coup d'essai. D'ailleurs, il vient de repérer sa nouvelle "fiancé", Linda Deverson. Plusieurs jours avant d'opérer, il étudie sa proie, la photographie sous tous les angles, analyse son emploi du temps, phantasme sur sa vie et le moment venu, délivre "sa bien-aimée"du mal. Une fois libéré, il peut enfin se concentrer sur son boulot de photographe...jusqu'à la prochaine fois.

Hopkins fait très vite - un peu trop à mon goût - le rapprochement entre le meurtre de Linda et d'autres affaires similaires. Ce sera le seul, d'ailleurs, à voir tous les indices concordants. Envers et contre tous, il va mener son enquête.


C'est une des meilleurs romans lu depuis un moment. Ellroy donne sa vision d'un monde noir au sein duquel aucune frontière ne sépare le bien du mal. Son écriture, exempte de toute fioriture, est sombre et violente. Il contrôle chaque mot, images et symboles. A l'instar du tueur, Hopkins, partage de nombreux secrets et cache à son entourage une enfance destructrice. Qui du flic ou du tueur sera la proie ou le chasseur ? Lequel des deux sauvera l'autre ? C'est une terrible et funeste chasse que je vous invite à découvrir.


Ce n'est d'ailleurs pas une invitation en l'air. Un livre, ce n'est pas fait pour prendre la poussière dans un placard. Si vous avez envie de partir à la rencontre d'Ellroy et Hopkins, ce sera un plaisir pour moi de vous faire parvenir mon exemplaire.

avr.
26

Le Magicien

  • Par akasha580 le
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Le titre : Le magicien

L'auteur : Jean-Marc Souvira

Date de parution : 14 février 2008

Nombre de pages : 400 (Broché)

Editeur : Fleuve Noir


Quatrième de couverture :

Emprisonné depuis onze ans suite à la violente agression d'une vieille dame, Arnaud Lécuyer est un détenu modèle. Personne ne sait qu'il a tué trois de ses codétenus.

Personne ne sait qu'il est le Magicien, ce tueur d'enfants qui, des années plus tôt, avait semé la terreur dans Paris en attirant ses proies par des tours de magie. Libéré pour bonne conduite, le petit homme reste discret. Jusqu'à ce que ses démons reviennent lui parler, jusqu'à ce que sa «collection» revienne le hanter. Jusqu'à ce que des enfants croisent sa route...

L'agression d'un jeune garçon relance la piste du Magicien. Le commissaire Ludovic Mistral, de retour des États-Unis où il a rencontré des profilers du FBI, est chargé de l'affaire. Avec des techniques psychologiques bien différentes de celles utilisées lors de la première enquête, il n'hésitera pas à s'exposer personnellement pour faire sortir le monstre de sa tanière, sans se douter un seul instant qu'il met en danger ce qu'il a de plus cher...


Une immersion dans l'univers de la police criminelle en compagnie du meilleur des guides, Jean-Marc Sourira, lui-même commissaire divisionnaire. Avec justesse et authenticité, il nous fait vivre les deux versions de l'histoire - une plongée dans la tête du policier mais aussi dans celle du prédateur. Tout simplement terrifiant.


Jean-Marc Souvira exerce au sein de la police judiciaire depuis 25 ans. Il dirige actuellement le service de la répression de la traite clés êtres humains. Il est le coscénariste du film GO FAST qui sortira en août 2008, coproduit par Luc Besson. Il vit à Paris avec sa femme et ses deux enfants. Le Magicien est son premier roman.


Mes impressions :

Une histoire très intéressante, une enquête très bien menée (normal me direz-vous vu le métier qu'exerce l'auteur)... seulement l'écriture est trop froide, on ressent la maîtrise d'un rapport de police, pas d'émotions, pas de fioriture, on va au direct, ce qui est très dommage.

Mais il faut tout de même dire que ce livre est très captivant, en s'y accrochant, du fait de l'alternance du point de vue du commissaire Mistral et de Lécuyer alias le Magicien (on le sait dès le début, pas de panique), le manque d'émotion dans l'écriture fait que l'on ne s'attache ni à l'un ni à l'autre mais on apprend un tueur sériel agit, quel est son "comportement" (même s'il n'y a pas de comportement sûr)


J'ai bien aime ce livre surtout l'histoire mais pas l'écriture.


Note : 3.5/5

Le Magicien

Jean-Marc Souvira (Livre)


avr.
26

Myrtille, une policière hors du commun !

  • Par akasha580 le
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Titre : Myrtille apprend à nager

Auteur : Olivier MAU

Nombre de pages : 258 (Poche)

Editeur : Pocket (12 juin 2003)

Collection : Noirs


Quatrième de couverture :

Nom: Xiao-Mei Prénom : Myrtille

Profession : lieutenant de police

Signe particulier : aucun goût pour la procédure pénal.

Un corps défenestré gisait dans une cour d'immeuble. Seul point positif, j'allais enfin pouvoir montrer à mes supérieurs de quoi j'étais capable. Marre de me tourner les pouces au commissariat ! Alors j'ai "descendu" les étages un par un, de l'appartement de la victime jusqu'au rez-dechaussée. Et je suis tombée sur une galerie de grands malades, plus tordus les uns que les autres. D'accord, c'était dans mes cordes. Mais c'était compter sans le commandant Rembrandt qui cherchait au même endroit un dangereux chef de secte internationale. Juste là. En plein sur mes plates-bandes. Comment voulez-vous, dans ces conditions, que j'apprenne correctement mon métier ?


Il s'agit du second volet d'une série ancrée dans le roman noir et j'avoue que jamais je n'aurais pensé à l'acheter.... Je suis donc très heureuse de l'avoir reçu durant le Black Swap ! Je n'ai que deux mots à dire : louffoque et original... Ce huit-clos est très bien mené, l'écriture est très fluide, les personnages complètement "tordus". Je l'ai quasi dévorée et j'ai hâte de commencé le troisième volet (et de me procurer le premier) !

Une histoire pleine de rebondissements et d'action, de l'humour (où l'on rit réellement, ce n'est pas juste un sourire), une intrigue policière en huis clos intéressante, secouez et vous m'en direz des nouvelles !

Je le recommande vivement !


Ma Note : 4.5/5

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Titre : Myrtille boit la tasse

Auteur : Olivier Mau

Nombre de pages : 215 (Poche)

Editeur : Pocket (Juillet 2003)

Collection : Noirs


Quatrième de couverture :

Nom : Xiao-Mei.

Prénom : Myrtille.

Profession : lieutenant de police.

Signe particulier : aucun goût pour la procédure pénale.

Parce que j'avais dépassé les limites dans l'enquête précédente, la Direction m'a gentiment prié de lever le pied. Alors je suis partie le plus loin possible pour me faire oublier. À 2 300 mètres d'altitude, sous la neige. C'est dire si j'avais fait des efforts. Et voilà que deux types se sont amusés à enterrer une fille au milieu des pistes. Tout ça pour qu'elle la boucle. Il paraît que c'était juste un début. Pas de chance, j'avais emporté mon flingue.


Toujours aussi déluré !!!! L'auteur nous plonge à nouveau avec humour dans un umbroglio complètement loufoque, où se cotoit les personnages les plus déjantés... On y retrouve notre lieutenante de police adorée, toujours aussi malchanceuse (ou trop curieuse, au choix) qui nous prouve une fois encore sa force de caractère (et de frappe). Une histoire qui se déroule en moins de 24 heures, une intrigue bien menée, de l'action, des rires, tout pour faire un bon polar. Vous comprendrez que j'ai adoré ce troisième volet !

Seul petit bémol... : l'enquête est mené de front avec la gendarmerie, il faut savoir que Caporal n'est pas un grade "gendarmique" et que brigadier est donné pour les gendarmes adjoints... Un peu dommage mais on ne lui en veut pas !


Ma note : 4.5/5.



Reçu pour le Black Swap !

Merci Fersenette

Bougie à la Myrtille dans sa boîte en fer blanc: 5,5 x 2,5 cm

(Cuisine)


févr.
14

FIN des inscriptions au BLACK SWAP !

  • Par fersenette le

Ce soir minuit, fin de la st Valentin, et fin des inscriptions au BLACK SWAP.


Certains sont inscrits mais leur fiche-profil reste anonyme (lune noire) ou peu complétée (Elisa Vix).

Je rappelle que chacun possède une messagerie sur le site, et peut accèder à son espace privé en cliquant sur "mon profil" situé en haut à gauche, au dessus du titre, à droite du pseudo.


Demain, je publierai le petit questionnaire que chaque participant devra remplir et m'envoyer dans ma messagerie (accessible en cliquant sur mon pseudo "fersenette", puis sur "envoyer un message").

A bientôt,

Bon dimanche

Fersenette

janv.
22

BLACK SWAP

  • Par fersenette le
  • Dernier commentaire ajouté

Qu'est-ce qu'un swap ?



C'est un échange entre plusieurs internautes partageant une même passion.


Chaque participant s'inscrit au préalable et répond à un petit questionnaire sur ses goûts, puis se voit tirer au sort l'internaute à qui il doit offrir quelque chose en fonction des réponses que ce dernier aura pu communiquer. De même il se verra envoyer un colis par un autre swappeur en fonction des réponses qu'il aura données .


Je vous propose de participer au 1er SWAP de "Fans de Polars et Thrillers".

Le thème du SWAP c'est le noir comme roman noir, mais aussi comme café noir, chocolat noir, chat noir ... !


Vous pouvez d'ores et déjà vous inscrire ci-dessous.

Surprises et amusement sont au programme !


AGENDA


PROLOGUE :

- Inscriptions : clôturées le 14 février 2009

- Envoi du petit questionnaire le 15 février 2009, dans votre messagerie sur ce site

- Retour de votre questionnaire complété avant le 28 février 2009


MYSTERES ET SUSPENS :

- Attribution d'un swappé (destinataire) à chaque swappeur (expéditeur) le 1er mars 2009

- Envoi du swap entre le 1er mars et le 1er avril, au plus tard, pas de blagues !


EPILOGUE :

- Publication par le swappé de ses photos, commentaires, et déductions sur l'identité de son swappeur

- Publication d'un petit avis ou d'une grande opinion sur le livre reçu une fois lu



REGLEMENT


- Etre membre de cette communauté avant 2009

Ou être nouveau membre identifiable, c'est-à-dire : parrainé par un administrateur, ou être auteur d'un blog littéraire, ou être membre chroniqueur d'un autre forum ou encore « ciaonaute-addict », donc reconnu.


- S'inscrire au BLACK SWAP avant le 14 février 2009


- Remplir un questionnaire rapide sur vos goûts,


- S'engager à poster, entre le 1er mars et le 1er avril 2009, au moins :


o 1 livre de poche neuf, genre policier, thriller ou roman noir, selon les goûts du swappé désigné, (ou d'occasion en très bon état, si le swappé l'accepte dans son questionnaire)

o 1 friandise ou 1 boisson

o 1 carte ou 1 marque-page

o 1 surprise

o 1 idée noire


Donc, 5 contenus obligatoires dans votre colis, en adéquation avec les goûts connus de votre swappé et le thème de ce swap, selon votre imagination et votre interprétation du thème : Roman noir, thriller et policier ...


- Précision : l'interprétation du thème « noir » trouve sa limite avant le gothique et bien à l'écart du mauvais goût.


- Merci par avance de conclure ce swap en publiant vos impressions, photos, commentaires sur votre surprise, dont 1 avis même court du livre reçu et lu


- Mystère, vous ignorerez qui est votre swappeur et devrez tenter de le découvrir, à vous de mener l'enquête !


- Bien sûr, lorsque le swappeur recevra le questionnaire de son swappé, il s'engage à conserver le mystère et la confidentialité des infos qui lui seront transmises.


Début : 22/01/09 - 20:00
Fin : 01/04/09 - 00:00
sept.
21

2 avis pour le prix d'un !

  • Par fersenette le

STATION ANVERS, DIRECTION LES ETOILES - José-Louis BOCQUET, photographies Stéphanie LEONARD.


Je commence par le dernier lu et le moins aimé, voire pas.


D'entrée la petite nouvelle semble alléchante par le quartier Anvers entre Pigalle et Barbès, pensez donc, on s'attend à une plongée dans les couleurs, les cris, les odeurs parmi les traînards, les petits vendeurs et les échappées ... Hélas rien de tel, le quartier est à peine évoqué. Alors l'histoire peut-être effacera cette déception, on pénètre le bureau d'un producteur musical minable qui se nommera K. jusqu'au bout. Mais les personnages ne prendront jamais d'épaisseur, et le diminutif K. d'intriguant deviendra pathétique puisqu'inexplicable. On arrive à la fin de l'histoire et il est rapporté qu'un crime fut (enfin) commis, pour des raisons sans intérêt et par des personnages qui le demeurent. Bref, c'est un gros flop, une histoire pour rien.


ROUGE GORGE, RUE DU FAUBOURG DU TEMPLE - François SALVAING, Photographies Stéphanie LEONARD.


Là c'est autre chose ! Une fine plume découverte avec délices, une histoire qui s'alourdie au fil des pages et des images, des détails distillés avec puissance et parcimonie. J'ai adoré.


Le quartier du Faubourg du Temple, entre République et le Canal St martin, est merveilleusement dépeint, tout j'ai tout retrouvé*. L'intrigue, car intrigue il y a, non la narratrice n'est pas folle, se noue subtilement. Les personnages se dévoilent par bribes, presque par inadvertance. Il y a, comme un bonus, une véritable toile de fond : la maladie, le chemin de croix physique et psychique de la chimiothérapie.


De plus en plus lourd et noir, le déroulement du récit pourtant court, développe le malaise du lecteur pour l'amener à la consternation finale.


Du grand art, un échantillon magistral.


Je ne manquerai pas de relire François SALVAING.


* BARBARA - Mon enfance


Merci encore à Claude MESPLEDE pour la découverte de ces auteurs, je rappelle qu'il a dirigé cette collection. (Editions autrement)


sept.
19

De l'importance du visuel, des codes, et des symboles sur le Polar

  • Par lorenzo12 le
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Non pas qu'il faille condamner l'écrit (il est bien le ferment premier du polar), il convient pourtant d'admettre que le polar plus que les autres genres se nourrit, s'appuie, se vend d'abord par l'imagerie et toute sa cohorte de clichés inscrits au fil des décennies dans le conscient voire l'inconscient collectif. Certes, le Nom de la Rose d'Umberto Ecco constitue bien la preuve qu'on puisse s'affranchir de ces codes et faire du polar et du bon avec d'autres fondements (historiques, sociologiques, religieux ...), mais je reste intimement persuadé du rôle prépondérant de nos images (couvertures, jaquettes, et autres natures mortes - notez qu'elles sont bien mortes) quant à l'entrée en matière. Elle constitue à elle seule le sas de mise en condition par lequel le lecteur reconnaît, pré-sent, fait travailler son imaginaire une première fois.

Je me souviens avec plaisir des illustrations qui faisaient les couvertures si fascinantes de l'illustration, ancienne parution, que je consultais volontier chez un ami noble qui avait accumulé toutes sortes de trésors, dans une demeure elle même soumise aux affres des crues imprévisibles de la rivière voisine.

L'illustration, elle portait bien son nom, se prévalait d' illustrations artistiques (manuelles) souvent très réaliste qui décrivait avec précision la situation de tension, le point culminant d'un fait divers (historique aussi) aux conséquences atroces tant l'expression des personnages (étudiée) avait été habillement reproduite. Certes ce n'était pas la réalité mais ... belle illustration plus statut de Journal (notez bien le J) obligeaient à la véracité des faits donc à l'effroi du regardant ; pas besoin de savoir lire tout se comprenait (tout au moins dans la description du fait) avec un impact immédiat pour une véritable entrée en matière.


Mais l'imagerie véhiculée par le polar dans nos têtes à été forcément construite par le cinéma et la mode, et d'abord par le noir et blanc : On a tous en tête Bogart dans le "Faucon Maltais", avec l'appui incontesté de la cigarette, les costumes croisés et chapeau années trente des incorruptibles ou encore plus subtilement la typographie du M dans le film "M le Maudit" de Fritz Lang, (sans compter sur la déclinaison expressionniste de ces décors). Comme on imagine que par ce que l'on connaît, c'est bien ces clichés et visuels qui s'ancrent en nos esprits et qui surgissent en tête lors de nos lectures, malgré les fines et précises descriptions que s'ingénie à dresser nos habiles écrivains de genre.

Au delà de l'entendement qui peut régner sur les codes noirs du polar (histoire bien sûr sombres, nuits cauchemardesques dont ont veut sortir, mystère, néant, intensité, densité...) il subsiste la question du jaune qu'on y associe volontier (Cf "Vivement dimanche" de Truffaut).

Même si je trouve personnellement que le jaune est une couleur lumineuse, spirituelle et rassurante, il n'en est pas moins vrai qu'il est aussi la couleur de la duplicité, surtout si on ajoute une pointe de vert ou de gris qui vient pour le ternir. Je passe sous silence l'expression qui en fait la couleur du mari trompé mais qui relève bien de la même valeur. N'oublions pas non plus que c'est aussi la couleur naturelle du soufre à l'origine de bien mauvaises odeurs et de l'expression olfactive bien connue: "ça sent le soufre".

Plus près de la littérature c'est la couleur choisie par les éditions du masque et de la plume pour ses couvertures.


Ahhhhh...., le Masque et la Plume et son imagerie des Années 70/80 faites de natures mortes froides et suggestives : une goutte de sang, une fiole de poison, une plaquette de barbituriques, une mèche de cheveu, un poignard.... Ici le travail sur symbole était évident, méthodique descriptif, immédiatement reconnaissables : la peinture est dans le style hyper-réaliste, les reflets s'y expriment à plein, le relief est parfaitement rendu et surtout on est en close-up, en plan rapproché, intimiste. C'est bien sûr la nécessité de vendre qui a produit de tel chef d'oeuvre d'imagerie avec toujours cette même fonction du sas avant décodage (la lecture) que j'évoquais précédemment. C'est bien par cette imagerie qu' adolescent je me suis passionné pour ces polars à l'anglaise. Ils m'ouvraient à un autre univers avec une fonction documentaire sur les armes possible, les symboles ésotériques, les traces ou indices, et les couleurs de l'effroi.


Le poids du cinéma sur l'imagerie est quant à lui sans conteste, il nous impose une vision de l'histoire et développe ses propres codes et ses légendes. j'ai encore en tête le privé à la Mickey Rourke avec l'imper craceux, ou Alain Delon dans "le Samouraï" avec sa valise et son borsalino, ou encore Gene Hackmann dans "French Connection" avec ce chapeau étrange.

De nos jours l'image du privé à bien changé, il a même presque disparu de nos histoires, il y a encore les femmes fatales qui s'habillent en rouge, et les hommes de mains balafrés, mais les anti-héros sont devenus légions et les codes glissent. Aujourd'hui le plus évident d'entre eux est bien sûr la cigarette. On a vue dans X-File l'homme à la cigarette fourbe et peu fréquentable, chez Nicloux dans "Cette femme là" on l'utilise comme un élément de décor oppressant, rampant, obsédant, tout le monde fume autour du personnage principal.

Bien sûr, les codes sont faits pour être transgressés : je me souviens de Marlène Dietrish en prostitué dans la "Soif du Mal" d' Orson Welles teintée en brune.

Il faut nécessairement que le code est existé et se soit encré pour qu'on puisse en sortir et le transgresser.


Les images changent et on donne encore plus à voir de nos jours dans les films policier, mais le secret d'un suspens réussi réside encore dans la suggestion.

Même si les flics sont devenus de simples hommes, avec une vie de famille, que les truands s'habillent comme vous et moi, et qu'il n'ont plus de codes d'honneur, je pense qu' il subsiste encore la morale dans nos films noir d'aujourd'hui :

Quelque soit ton chemin, ton destin fini toujours par te rattraper.

Mon propos serait vain si je ne vous proposez pas de visionner un bon film à suspens comme "La sentinelle" de Desplechin - où l'on avance à petit pas dans une quête d'identité pour un simple Crâne.


A bon entendeur, Votre serviteur.

sept.
16

Et si on évoquait un peu de polar au ciné

  • Par lorenzo12 le
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Bonjour à tous, je viens de vous rejoindre sur la sollicitation de Fersenette. je lui communiquais récemment mon goût pour le polar mais avant tout cinématographique (et bien voilà qui constuera ma première intervention dans ce domaine).

En effet ce qui m'interresse avant tout c'est la constitution d'un univers visuel qui soutient une histoire.

Je ne recherche pas la fidélité à un écrit en particulier, ce qui m'importe c'est la capacité du scénariste à transposer une histoire pour qu'elle devienne visuelle vivante et la capacité d'un réalisateur, à transposer la lumière, choisir l'expression des lieux, soutenir le jeu des acteurs. Enfin un montage, une structuration du récit qui fasse progresser l'histoire en suscitant effroi et interrogation.

Citons à ce titre quelques référence du genre : Série Noire,The Barber, l'Ultime Razzia, la Clef (récemment saluée sur mon Blog), Mélodie en Sous-sol, French-Connection, Bullit, U-turn, Plein soleil, The conversation, Réservoir Dog....

Au niveau série télévisuelle, ne pas manquer "The Wire" ("sur écoute" en français) qui décrit en 4 saisons à la fois le contexte social de Baltimore mais aussi le circuit de la drogue du consommateur en passant par ses vendeurs, jusqu'au blanchiment de l'argent qui en découle - l'intérêt réside dans la description des micro-systèmes mais aussi dans les motivations diverses et variées de chaque personnage. on assiste à un véritable balai, on y décrit bien les techniques , et le langage, on rencontre le poids de l'administration et de la hiérarchie. Quelques similitude dans la description d'ensemble avec Trafic de Soderberg. Certainement de loin le meilleur des séries policières de la décénie.

A bon entendeur, votre serviteur.

août
31

Cripple Creek - James SALLIS

  • Par terramater le
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Deuxième volet, après Bois mort, des aventures de Turner. Turner, adjoint du shérif dans une petite ville du Tennessee, arrête un chauffard qui traverse la petite ville d'Oxford à tombeau ouvert. L'homme transporte un sac contenant 200 000 dollars. Au petit matin, une fusillade éclate : deux types viennent "extraire" le prisonnier de sa cellule et blessent grièvement la secrétaire du commissariat. En fait le chauffard n'est autre qu'une petite frappe qui s'est enfuie après avoir dépouillé un mafieux local, et la fusillade ressemble moins à une libération qu'à une expédition punitive. Très vite, des inconnus se succèdent en ville et multiplient les messages d'intimidation. La violence ne fait que commencer.


Deuxième tome de la série Turner. Ancien flic à Memphis, a effectué onze ans de prison, en sortant est devenu psychothérapeute, et a tout abandonné pour se réfugier dans une petite ville du Mississippi. Il espérait laisser la noirceur du monde derrière lui, mais devenant adjoint du shérif, le malheur le rattrape.

Un chauffard est arrêté pour excès de vitesse et n'obtempérant pas, est mis en cellule. Mais le lendemain matin le gars s'est échappé, aidé par des complices, en blessant deux membres du poste du shérif. Après enquête, l'évadé travaille pour un caïd de Memphis.

Turner retourne sur les lieux de ces tourments.


L'intrigue ne sert que de fil rouge tout au long de ce roman. La construction du roman oscille entre passé et présent. On en apprend toujours plus sur Turner, sur les personnes qu'il a pu croiser quand il était flic ou psychothérapeute, on fait connaissance avec une dizaine de personnages secondaires. Turner est un personnage tourmenté, marqué à jamais par ce qu'il a vécu.


Le style de Sallis est toujours aussi sobre. Toujours une touche de mélancolie. Un très bon rendu des ambiances, le calme de la petite ville d'Oxford, la nature omniprésente, des non dits, des silences.


Rien à dire c'est du très bon roman noir, posé, avec une grande ambiance.

Cripple Creek

James Sallis (Livre)


août
31

Comment va la douleur ? - Pascal GARNIER

  • Par terramater le
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Bernard, vingt-deux ans, est un crétin solaire qui pose sur le monde un doux regard écarquillé. Simon est "éradicateur de nuisibles" en préretraite, autant dire tueur à gages au bout du rouleau. La rencontre a lieu sur un banc public, dans la ville de Vals-les-Bains. Le hasard fait bien les choses : Simon a de l'argent, et Bernard, tout son temps. Il sera son chauffeur pour sa dernière mission. Une histoire de "commerce agréable". Et de surprises qui le sont un peu moins. Du même auteur : Les Hauts du bas ; La Solution esquimau (ce titre, initialement paru au Fleuve Noir en 1996, reparaît simultanément chez Zulma).


Très belle histoire de rencontres, avec des personnages très bien rendus. Le vieux tueur ronchon qui voit la fin venir, le jeune benêt qui porte un regard sur la vie rempli de naïveté, la mère paumée, alcoolique, qui a tenté de donner un sens à sa vie, la jeune femme pleine d'élan avec son bébé, et la sexagénaire taxidermiste qui ne veut pas finir seule. Une belle brochette de personnages, un style magique, tout en chaleur, douceur. Avec une pincée d'humour noire pour épicer le tout. Un livre rafraîchissant.

Comment va la douleur ?

Pascal Garnier (Livre)


août
26

Braquages - Christian Roux

  • Par terramater le
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Quatre SDF sont recrutés pour devenir des braqueurs de banques. Ils devront réussir cinq hold-up en deux ans contre rémunérations. Ils n'ont plus rien à perdre, la société les a laissés sur le bord du trottoir. Ils sont engagés par le mystérieux Hensley. Mais dés le premier hold-up tout part de travers. Ils se sont fait rouler.


C'est très noir, très critique envers notre société libérale, et sanglant. Pas mal de mort dans ce roman. C'est sans chichi, froid, efficace. Les personnages sont bien campés, avec nos quatre SDF pommés, avec chacun une vision différente du monde qui les entoure. Très pessimiste sur leurs avenirs. Le commissaire Devrave est lui aussi pommé mais pour d'autres raisons, son fils de 18 ans lui échappe depuis qu'il est devenu un néo-nazi.


C'est un auteur très proche des auteurs de roman «Néo polar».

Braquages

Christian Roux (Livre)


août
25

La position du missionnaire - Jean-Paul JODY

  • Par terramater le
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L'histoire ressemble à un polar banal, une course poursuite pour retrouver la trace d'un homme. Mais derrière ce prétexte, l'auteur dénonce toutes les exactions qui ont eu lieu au Rwanda en 1994, pendant le génocide. Basé sur une somme importante de sources, que l'on retrouve en annexe du roman, il nous informe sur l'histoire de ce pays, où l'Occident est responsable de beaucoup de maux.

Ce livre n'est pas pour moi un polar. Les personnages ne parlent que de l'histoire du Rwanda, commençant par la « découverte » du pays par les Allemands au 19ème siècle et finissant de nos jours.

Tous les personnages connaissent parfaitement leur sujet, citant des noms, des dates, des lieux, comme des historiens, bien qu'il ne soit que de simple quidam. Cela ne fait plus trop polar, c'est plus un livre d'enquête sur le Rwanda. Il ne plaira certainement pas au mordu de polar basique, ni au fan de thriller.

C'est une plaidoirie contre l'Occident, qui a laissé faire et qui a participé directement ou indirectement à la mort de millions de personnes. Les intérêts financiers prenant le pas sur l'humain. Comme de plus en plus souvent aujourd'hui.

Le livre m'apporte un éclairage nouveau sur ce qui s'est passé au Rwanda. Mon regard sur l'Afrique et tous ses conflits va grandement changer, et m'amener à me poser encore plus de questions sur ce que les médias, les politiques veulent bien nous laisser lire, voir et entendre.


Le site de l'auteur : http://jeanpaul.jody.free.fr/position/index.html

Prix Polar de Cognac 2004

La position du missionnaire

Jean-Paul Jody (Livre)


août
22

D'ombre et de lumière - John HARVEY

  • Par terramater le

L'Inspecteur Frank Elder accepte une nouvelle fois de quitter la Cornouailles, où il vit retiré. C'est à la demande de son ex-épouse qu'il retourne à Nottingham pour tenter de retrouver une femme qui a disparu depuis plusieurs jours. Peut-être aussi pour renouer avec sa fille Katherine, dont la vie a été bouleversée par sa faute. La disparue, Claire Meecham, menait une vie secrète dont même sa soeur Jennie ne soupçonnait pas l'existence. Or à peine Elder a-t-il commencé à enquêter que Claire est découverte, paisiblement allongée sur son lit, mais tout ce qu'il y a de plus morte. Cette mise en scène du cadavre rappelle aussitôt à l'inspecteur une vieille affaire, jamais élucidée, sur laquelle il avait travaillé huit ans plus tôt. C'est ainsi qu'il ,reprend du service en tant que consultant officiel de la police. Il va faire un terrifiant voyage dans les recoins obscurs d'un cerveau malade


Troisième et dernière enquête de l'ex inspecteur Elder. Il revient à Nottingham, pour essayer de résoudre la disparition de la soeur d'une amie de sa femme. Cette enquête fera ressortir une vieille enquête non résolu datant de 8 ans. Cela lui permet aussi de revoir sa fille et son ex femme.


Nous restons toujours dans la même ambiance que les deux précédents tomes des enquêtes de Franck Elder. C'est toujours posé, centré sur ces personnages , encore un peu plus sombre, avec différentes histoires qui se croisent, avec un Elder toujours plus ou moins perdu face à sa fille, ne sachant pas trop comment montrer son attachement .

On en apprend un peu plus sur le personnage de Maureen Prior.


Personnellement, le meilleur des trois tomes, avec cette part de mystère concernant les chapitres mettant en scène un enfant et sa psy. Des évènements datant de 1965, et un Elder un peu chahuté par Maureen.

D'ombre et de lumière

John Harvey (Livre)


août
18

De cendre et d'os - John HARVEY

  • Par terramater le
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À Londres, le sergent Maddy Birch se remet difficilement d'une arrestation violente au cours de laquelle l'un de ses jeunes collègues a été tué. Qui plus est, depuis ce tragique épisode, Maddy a la nette impression d'être épiée. Son corps sera retrouvé quelques semaines plus tard près d'une voie de chemin de fer désaffectée. Frank Elder déjà croisé dans De chair et de sang n'a pas oublié Maddy Birch. Ils avaient connu un bref moment de passion amoureuse sans suite, il y a seize ans. Il accepte de participer à l'enquête sur sa mort, ce qui le renverra à une vieille affaire. Traduit de l'anglais. Du même auteur : De chair et de sang et la série Charlie Resnick, en Rivages/Noir.


Nous retrouvons l'ancien inspecteur Elder pour une deuxième aventure. Cette fois, il va reprendre du service pour résoudre le meurtre d'une ancienne connaissance. Et gérer tant bien que mal les difficultés rencontrées par sa fille Kate qui a beaucoup de mal à refaire surface après ce qu'il y lui est arrivé dans "De chair et de sang".

L'ambiance est toujours la même, C'est plus noir que le précédent livre, les personnages sont toujours aussi bien décrits, le rythme est lent, peu ou pas d'action. Plusieurs histoires se croisent avec une grande fluidité.

Mais là où j'ai du mal, c'est avec Elder, le personnage est relativement apathique, pas de révolte, de mot plus haut que l'autre. Il manque cruellement de charisme, de caractère.

La structure du roman reste très classique avec une résolution de toutes les histoires dans les cinquantes dernières pages sans anicroche, sans surprise, et c'est bien dommage.

De cendre et d'os

John Harvey (Livre)


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