livre policier (21)

juin
4

Lalie Walker, aux malheurs des dames

  • Par fersenette le
  • Dernier commentaire ajouté

Lorsque la polémique a enflée sur ce roman, je suis partie au quart de tour contre les censeurs, et j'ai donc acheté ce livre sans attendre une sortie en poche, par acte militant.


Je l'ai donc lu en priorité de ma PAL, ma curiosité à son comble. Je suis pourtant navrée d'écrire que ce polar me serait tombé des mains sans mon engagement à en écrire un billet (chez Gio). L'histoire ne m'a pas du tout accrochée, mais alors pas du tout, j'ai dû m'obstiner pour parvenir au bout. Je l'ai traîné plus d'un mois. J'y ai vu bien des maladresses, et du déjà lu. Le plus décevant pour moi aura été la description de ce quartier du Marché St Pierre à Montmartre que l'auteur n'a pas su exploiter. Il n'y a pas d'ambiance dans ce roman ! Quant au dénouement, lalie Walker retombe bien maladroitement sur ses pieds avec un profil de tueur très bancal qui cadre mal avec les explications qu'elle apporte.


Côté polémique en revanche, à chaque chapitre je comprenais toute la colère de la direction du marché St Pierre ! En effet ce n'est pas tant le lieu qui est mis en scène que la direction elle même. J'ignore si les frères à la tête du magasin existent réellement, mais par exemple le liftier lui est un personnage réel. La direction est tour à tour mauvais employeur, victime, suspecte, coupable, ...


Je reste convaincue qu'on doit laisser une entière liberté aux auteurs, sans cela la création littéraire n'est plus possible, on peut même écrire du mal de qui on veut, c'est une liberté fondamentale et je l'utilise en ce moment en critiquant un livre que je n'ai pas aimé. Mais je comprends parfaitement que la direction du marché St Pierre se soit sentie dénigrée par le roman.


Aux détours des pages j'ai cependant relevé quelques jolies phrases et j'ai aimé m'arrêter sur des recettes de cuisine bien alléchantes, qui n'auront hélas pas suffit à relever le plat.


Aux malheurs des dames

Lalie Walker (Livre)


déc.
5

Bollywood culinaire

  • Par fersenette le
  • Dernier commentaire ajouté

4ème de couverture ...


Un écrivain à succès, un médecin très médiatisé, miss Lalli et sa nièce, et des jetsetteurs très en vue se retrouvent dans une vieille bâtisse à la campagne pour un week-end gastronomique, qui s'annonce des plus plaisants. L'ambiance se délite quand on découvre le cadavre de l'un des convives. Commence alors un Cluedo grandeur nature ... Miss Lalli n'a pas dit son dernier mot.


Le côté Britannique ...


Ecrit en anglais ce roman policier porte le sceau des romans d'Agatha Christie. Bien que je n'en ai pas lu depuis mes jeunes années il me souvient bien des ingrédients. On rassemble sous quelque prétexte, un week-end sera parfait ; des personnages presque caricaturaux comme une jeune actrice ou un général en retraite qui tous auraient un mobile pour tuer ; dans un cadre qui a son cachet par exemple un vieux manoir ; sans oublier un enquêteur discret mais très observateur, on préférera une Miss, pour réunir au final les protagonistes afin de leur révéler la terrible vérité. Ce petit air de Cluedo avec un plan de la villa en introduction m'a vraiment rappelé des lectures de débutante, et pourtant il y avait un je ne sais quoi de moderne dans ce roman policier.


Ce que j'ai aimé ...


Une atmosphère Bollywoodienne parfois grotesque mais savoureusement indienne, naïve, souriante et exaltée dans les sentiments. Quelquechose de tout à fait indien. Les couleurs, les épices, les festins, la danse sont là pour accentuer l'effet. Par volonté de la traduction le récit est truffé de vocabulaire Indi, Ourdou, Tamoul ... ce qui oblige le lecteur à se référer au lexique en fin de roman, à moins que comme moi vous ne vous contentiez du mystère de ces langues inconnues.


Ce que je n'ai pas aimé ...


L'histoire avance sans rythme, au gré d'un style irrégulier. Il y a d'excellents passages qui ponctuent un ensemble assez poussif :

« - Je ne connais rien au monde de la gastronomie, dis-je franchement.

Mr Bajaj sourit. Un sourire glacial qui m'évoqua les nuits froides et l'impossible distance des étoiles.

- Je vais devoir me rendre compte par moi-même, conclut-il aimablement. »


L'humour de Kalpana SWAMINATHAN m'a dérangée, assez drôle pourtant mais grossièrement féminin. Une variante trop acide de ce qui aurait pu être piquant :


« Sane, qui est piégée tel un poisson un peu gras dans des choses arachnéennes en mousseline de soie et un corsage qui a l'air d'un Wonderbra porté devant-derrière. Elle doit être la seule femme au monde à exhiber un décolleté dans le dos. »


Globalement ...


C'est un who-done-it sans remous, le premier cadavre que tout lecteur aura prévu arrive après deux tiers du roman. Pour un polar à dominante gastronomique disons que l'intrigue manque de saveurs.


Cette chronique est en liste pour mon "défi Littérature policière des cinq continents"









Saveurs assassines : Les enquêtes de Miss Lalli

Kalpana Swaminathan (Livre)


nov.
13

BRUNCH + Troc de polars

  • Par fersenette le
  • Dernier commentaire ajouté

Brunch Polars

Dimanche 6 Décembre à partir de 12h30


Une idée originale et sympathique, pour qui aime Bruncher, pour qui aime lire des polars, pour qui aime rencontrer d'autres polardeux.


Vous retrouverez toutes les infos sur le blog de L'ASSASIN, néanmoins je vous les livre :


L'ASSASSIN

99 rue Jean-Pierre Timbaud

Paris 11e

01 49 23 08 96


BRUNCH - TROC, le 6 Décembre à partir de 12h30.


Extrait du Blog "Le principe: vous venez avec entre trois et cinq romans policiers que vous avez déjà lus (donc vous savez déjà qui est le coupable, ce qui rend la relecture moins plaisante) et vous repartez avec autant de polars que vous n'aviez pas encore lus. En plus, c'est l'occasion de rencontrer des gens sympas qui partagent vos goûts littéraires."










Début : 06/12/09 - 12:30
Fin : 06/12/09 - 14:30
Lieu : L'ASSASSIN 75011
juil.
15

Best seller à tout prix

  • Par pandorasep le
  • Dernier commentaire ajouté

Il y avait dimanche dernier un reportage sur arte "Best seller" à tout prix (que je n'ai pas vu) avec rediffusion lundi 20 à 5 heures du matin. Mais surtout on trouve sur le site des interviews d'écrivains que j'ai trouvé très intéressants, que l'on soit lecteur ou écrivaillon (et nous sommes nombreux à l'être en France ;-))

L'adresse du lien est :

http://www.arte.tv/fr/recherche/1383954,templateId=noncache.html?doSearch=true&keyword=best+seller+%C3%A0+tout+prix


Vous y trouverez aussi en version audio ou pdf les interviews de

  • Marc Lévy assez général dans ce qu'il dit,
  • Ken Follett qui donne quelques trucs (dont le rebondissement toutes les 46 pages pour ne pas perdre le lecteur)
  • Mary Higgins Clark avec une conception très anglosaxonne du best seller
  • PD James qui donne son explication au succés des livres à énigmes/ policiers
  • François Weyergans qui se décrit comme l'anti Mary Higgins Clark
  • et Douglas Kennedy qui assimile l'écriture à un entrainement de judo

  • Si quelqu'un a vu le reportage, qu'il n'hésite pas à réagir (je n'ai pas de télé)



    mai
    8

    Cher Camarade - Olen Steinhauer

    • Par pierre71 le
    • Dernier commentaire ajouté


    J'ai fini ce roman de Olen Steinhauer depuis quelques semaines mais j'ai souhaité, comme je le fais souvent lorsqu'une histoire me parle, laisser reposer quelques temps. C'est toujours meilleurs réchauffé !


    Car en dehors de l'affaire sur laquelle enquête le jeune Emil Brod, derrière la vie quotidienne de ce jeune bizut de la police d'un enigmatique pays de l'Est, il y a des messages dans ce roman. Rappel de la quatrième de couverture : Emil Brod, vingt-deux ans, a passé ses années de guerre dans l'Arctique à dépecer des phoques au milieu de brutes alcooliques et féroces. C'est pourtant avec une certaine naïveté qu'il rejoint en 1948 la Capitale et entre à la Première Section de la Brigade criminelle. L'hostilité qu'il rencontre de la part de ses collègues plus âgés, tous des durs à cuire issus du régime, est un mur. On le frappe. On l'humilie. Il ne comprend pas. Comment, dans ces conditions, résoudre sa première affaire ? Le plus grand compositeur patriotique du pays a été salement tué. La marge de manœuvre d'Emil, entre la vérité des faits et les intérêts du pouvoir, est infime. Il lui faut pourtant survivre. Il apprend vite. Il a l'âme d'un Slave. Son entêtement n'aura d'égal que son besoin d'aller jusqu'au bout.


    Après la Deuxième Guerre mondiale, Emil Brod apprend donc son métier d'inspecteur dans un jeune pays socialiste du Bloc de l'Est. Il doit faire preuve de courage et d'abnégation face à des collègues peu sympathiques et méfiants, et déjouer les plans d'un supérieur entièrement dévoué à la cause du socialisme d'Etat.


    On apprend beaucoup de choses sur l'ambiance qui règnait après-guerre à l'Est, quand les Alliés et le Bloc de l'Est se disputaient Berlin et que les opportunistes de tout poil s'arrogeaient les meilleurs places, au besoin en employant la terreur. La tâche d'Emil consiste d'ailleurs à confondre un futur grand ponte du bureau politique du Comité central.


    C'est aussi l'histoire de ces hommes qui devaient faire des choix pour sauver leur peau. Prendre des directions qui pouvaient être jugées par l'Histoire. On se pose toujours la même question : si j'avais été Allemand en 36, aurais-je été Nazi ? Et si j'avais vécu en 42, aurais-je risqué ma vie dans le Maquis ? Il faut être prétentieux et culotté pour se faire passer pour un héros posthume. Je reprends cet extrait :

    D'autres font les règles. Nous essayons seulement de nous en accommoder.


    Et dans cette affaire, le truand est deux fois héros de guerre : d'abord pour les Nazis, puis pour les Russes. Pour sauver sa peau de misérable, il a sacrifié sa femme juive, morte à Mauthausen. Un exemple parmi d'autres du vil esprit de l'homme.


    Dans ce livre, il y a aussi ceux qui passent complètement à côté de l'Histoire :

    Pour Avram Brod [le grand père d'Emil], il y avait deux événements dans l'Histoire : la révolution russe et la guerre patriotique [...]. Les deux fois il était arrivé trop tard pour en mourir.


    Et je terminerai par ce passage :

    C'est ça le problème avec l'Histoire. [...] Quand tu es en plein dedans, tu ne t'en rends même pas compte. Tu t'inquiète de l'argent, de la nourriture et du loyer. Mais regarde autour de toi, mon garçon. On est en train de la vivre là, maintenant.


    Ce roman choisi par Noircestnoir dans le cadre du blackswap est un roman à conseiller. Je remercie mon swappeur du fond du coeur !

    Cher camarade

    Olen Steinhauer (Livre)


    avr.
    26

    Le Magicien

    • Par akasha580 le
    • Dernier commentaire ajouté


    Le titre : Le magicien

    L'auteur : Jean-Marc Souvira

    Date de parution : 14 février 2008

    Nombre de pages : 400 (Broché)

    Editeur : Fleuve Noir


    Quatrième de couverture :

    Emprisonné depuis onze ans suite à la violente agression d'une vieille dame, Arnaud Lécuyer est un détenu modèle. Personne ne sait qu'il a tué trois de ses codétenus.

    Personne ne sait qu'il est le Magicien, ce tueur d'enfants qui, des années plus tôt, avait semé la terreur dans Paris en attirant ses proies par des tours de magie. Libéré pour bonne conduite, le petit homme reste discret. Jusqu'à ce que ses démons reviennent lui parler, jusqu'à ce que sa «collection» revienne le hanter. Jusqu'à ce que des enfants croisent sa route...

    L'agression d'un jeune garçon relance la piste du Magicien. Le commissaire Ludovic Mistral, de retour des États-Unis où il a rencontré des profilers du FBI, est chargé de l'affaire. Avec des techniques psychologiques bien différentes de celles utilisées lors de la première enquête, il n'hésitera pas à s'exposer personnellement pour faire sortir le monstre de sa tanière, sans se douter un seul instant qu'il met en danger ce qu'il a de plus cher...


    Une immersion dans l'univers de la police criminelle en compagnie du meilleur des guides, Jean-Marc Sourira, lui-même commissaire divisionnaire. Avec justesse et authenticité, il nous fait vivre les deux versions de l'histoire - une plongée dans la tête du policier mais aussi dans celle du prédateur. Tout simplement terrifiant.


    Jean-Marc Souvira exerce au sein de la police judiciaire depuis 25 ans. Il dirige actuellement le service de la répression de la traite clés êtres humains. Il est le coscénariste du film GO FAST qui sortira en août 2008, coproduit par Luc Besson. Il vit à Paris avec sa femme et ses deux enfants. Le Magicien est son premier roman.


    Mes impressions :

    Une histoire très intéressante, une enquête très bien menée (normal me direz-vous vu le métier qu'exerce l'auteur)... seulement l'écriture est trop froide, on ressent la maîtrise d'un rapport de police, pas d'émotions, pas de fioriture, on va au direct, ce qui est très dommage.

    Mais il faut tout de même dire que ce livre est très captivant, en s'y accrochant, du fait de l'alternance du point de vue du commissaire Mistral et de Lécuyer alias le Magicien (on le sait dès le début, pas de panique), le manque d'émotion dans l'écriture fait que l'on ne s'attache ni à l'un ni à l'autre mais on apprend un tueur sériel agit, quel est son "comportement" (même s'il n'y a pas de comportement sûr)


    J'ai bien aime ce livre surtout l'histoire mais pas l'écriture.


    Note : 3.5/5

    Le Magicien

    Jean-Marc Souvira (Livre)


    avr.
    26

    Myrtille, une policière hors du commun !

    • Par akasha580 le
    • Dernier commentaire ajouté

    Titre : Myrtille apprend à nager

    Auteur : Olivier MAU

    Nombre de pages : 258 (Poche)

    Editeur : Pocket (12 juin 2003)

    Collection : Noirs


    Quatrième de couverture :

    Nom: Xiao-Mei Prénom : Myrtille

    Profession : lieutenant de police

    Signe particulier : aucun goût pour la procédure pénal.

    Un corps défenestré gisait dans une cour d'immeuble. Seul point positif, j'allais enfin pouvoir montrer à mes supérieurs de quoi j'étais capable. Marre de me tourner les pouces au commissariat ! Alors j'ai "descendu" les étages un par un, de l'appartement de la victime jusqu'au rez-dechaussée. Et je suis tombée sur une galerie de grands malades, plus tordus les uns que les autres. D'accord, c'était dans mes cordes. Mais c'était compter sans le commandant Rembrandt qui cherchait au même endroit un dangereux chef de secte internationale. Juste là. En plein sur mes plates-bandes. Comment voulez-vous, dans ces conditions, que j'apprenne correctement mon métier ?


    Il s'agit du second volet d'une série ancrée dans le roman noir et j'avoue que jamais je n'aurais pensé à l'acheter.... Je suis donc très heureuse de l'avoir reçu durant le Black Swap ! Je n'ai que deux mots à dire : louffoque et original... Ce huit-clos est très bien mené, l'écriture est très fluide, les personnages complètement "tordus". Je l'ai quasi dévorée et j'ai hâte de commencé le troisième volet (et de me procurer le premier) !

    Une histoire pleine de rebondissements et d'action, de l'humour (où l'on rit réellement, ce n'est pas juste un sourire), une intrigue policière en huis clos intéressante, secouez et vous m'en direz des nouvelles !

    Je le recommande vivement !


    Ma Note : 4.5/5

    ***********************************************************

    Titre : Myrtille boit la tasse

    Auteur : Olivier Mau

    Nombre de pages : 215 (Poche)

    Editeur : Pocket (Juillet 2003)

    Collection : Noirs


    Quatrième de couverture :

    Nom : Xiao-Mei.

    Prénom : Myrtille.

    Profession : lieutenant de police.

    Signe particulier : aucun goût pour la procédure pénale.

    Parce que j'avais dépassé les limites dans l'enquête précédente, la Direction m'a gentiment prié de lever le pied. Alors je suis partie le plus loin possible pour me faire oublier. À 2 300 mètres d'altitude, sous la neige. C'est dire si j'avais fait des efforts. Et voilà que deux types se sont amusés à enterrer une fille au milieu des pistes. Tout ça pour qu'elle la boucle. Il paraît que c'était juste un début. Pas de chance, j'avais emporté mon flingue.


    Toujours aussi déluré !!!! L'auteur nous plonge à nouveau avec humour dans un umbroglio complètement loufoque, où se cotoit les personnages les plus déjantés... On y retrouve notre lieutenante de police adorée, toujours aussi malchanceuse (ou trop curieuse, au choix) qui nous prouve une fois encore sa force de caractère (et de frappe). Une histoire qui se déroule en moins de 24 heures, une intrigue bien menée, de l'action, des rires, tout pour faire un bon polar. Vous comprendrez que j'ai adoré ce troisième volet !

    Seul petit bémol... : l'enquête est mené de front avec la gendarmerie, il faut savoir que Caporal n'est pas un grade "gendarmique" et que brigadier est donné pour les gendarmes adjoints... Un peu dommage mais on ne lui en veut pas !


    Ma note : 4.5/5.



    Reçu pour le Black Swap !

    Merci Fersenette

    Bougie à la Myrtille dans sa boîte en fer blanc: 5,5 x 2,5 cm

    (Cuisine)


    mars
    12

    Fersenette a reçu son colis SWAP !

    • Par fersenette le
    • Dernier commentaire ajouté

    Je ne sais pas si je suis particulièrement choyée du fait de mon statut d'administratrice, mais le fait est que j'ai déjà reçu mon colis BLACK SWAP !

    Je ne vous dit pas qui me l'a expédié, pour que ce participant reste un suspect dans vos expéditeurs potentiels. Dans tous les cas, mon expéditeur ne pouvait pas rester un mystère pour moi puisqu'il fallait bien que j'organise ...

    Ci-joint néanmoins les photos de ma surprise !

    UN GRAND MERCI A L'EXPEDITEUR, Je ne connaissais pas Donna LEON et j'adorerais connaître Venise : Bonne touche :-)

    Les chocolats sont déjà mangés, d'ailleurs j'ai photographié les emballages mi-vides (j'ai deux ados).

    C'est un vrai plaisir, une joie enfantine, que d'ouvrir son paquet de surprises, je vous souhaite à tous le même bonheur ...

    déc.
    24

    La Quinzaine du Thriller

    • Par solican le
    • Dernier commentaire ajouté

    Thrillers et polars sont à l'honneur à Toul (54 à une quinzaine de kilomètres de Nancy)


    -Kiosque spécial thriller 30 janvier

    Les bibliothécaires présentent le thriller en littérature, genre qui prend de plus en plus de place dans la littérature policière pour le meilleur mais aussi pour le pire.


    -Rencontre avec les auteurs Jérôme Camut et Nathalie Hug Jeudi 5 février à 20h00

    Deux auteurs français sont en dédicace à la Médiathèque et viennent parler de leur écriture, de leurs livres et du thriller.


    -Nuit du thriller au Citéa 13 février à 20h30

    2 films un thriller "classique" et un thriller psychologique : Blow out de Brian De Palma thriller classique parmi les classiques, grande leçon de cinoche de la part d'un réalisateur particulièrement doué(en VOST) et L'Echange de Clint Eastwood.

    (3.50 euros par film)


    -Expo sur le polar jeunesse du 29 janvier au 28 février

    Mener une enquête, résoudre des énigmes, se lancer dans l'aventure, c'est ce que propose cette exposition pour enfants à partir de 8 ans et la découverte de cet univers à travers quatre grandes thématiques : l'énigme, l'aventure mystérieuse, le noir, le suspense.


    -Expo Adulte : La Loi des séries : le héros récurrent et sa ville dans le polar

    29 janvier au 19 février

    Le héros récurrent dans le polar a évolué au cours du temps, il est le reflet de sa ville et de la société (toujours en crise) dans laquelle il essaie en vain de rétablir un minimum de justice. L'exposition présente douze héros dans leur ville, avec laquelle ils entretiennent une relation ambiguë...

    visuel et informations à venir sur http://mediathequedetoul.overblog.com

    Début : 29/01/09 - 18:00
    Fin : 13/02/09 - 23:30
    nov.
    13

    SALON du POLAR de MONTIGNY-LES-CORMEILLES - 11ème Edition

    • Par fersenette le
    • Dernier commentaire ajouté

    http://www.salondupolar.com/


    SALON DU POLAR DE MONTIGNY-LES-CORMEILLES

    Espace Léonard de Vinci - Rue Auguste Renoir - Tél : 01 30 26 30 50 - E-mail : culture@ville-montigny95.fr

    Vendredi de 18H à 22H, Samedi de 9H à 20H, Dimanche de 10H à 19H

    ENTRÉE LIBRE


    Vendredi de 18H à 22H

    Samedi de 9H à 20H

    Dimanche de 10H à 19H

    Début : 05/12/08 - 18:00
    Fin : 07/12/08 - 19:00
    oct.
    16

    Truculent

    • Par fersenette le
    • Dernier commentaire ajouté

    TRUCULENT adj

    (fin XVe, repris XVIIIe ; lat. truculentus

    « farouche, cruel »)

    Mod. (XXe). Haut en couleur, qui étonne et réjouit par ses excès. Un personnage truculent. V. Pittoresque.

    « La plaisanterie truculente et poivrée », Duham

    Le Crime est notre affaire

    (Film à l'affiche)


    oct.
    2

    Anne PERRY - L'incendiaire de Highgate

    • Par intrigue le

    Comme dans tous (mais peut-être pas tous ?) les romans d'Anne Perry, on retrouve l'enquêteur Thomas Pitt et, surtout, sa femme Charlotte ! car c'est elle la finaude. Cette nouvelle enquête nous plonge encore une fois dans les bas-fonds londoniens où la plus grande misère côtoie la richesse de l' aristocratie anglaise ....


    La maison d'un médecin respecté prend feu une nuit dans un quartier résidentiel: malgré tous les efforts du voisinage, l'incendie est mal maîtrisé et la femme du médecin, Clémence, meurt. Mais cet incendie n'est pas un accident, et d'autres s'ensuivent tandis que l'ensemble de la communauté ne semble vivre qu'à travers le souvenir d'un homme d'Eglise, patriarche tyrannique, dont l'origine de la richesse semble trouble....

    Lors de cette nouvelle enquête, Charlotte Pitt aidera son mari à pénétrer un milieu bourgeois, comme dans toutes les aventures de Charlotte et Thomas Pitt, car la non promiscuité des classes sociales est de rigueur, aussi c'est Charlotte, issue d'un milieu aisé, qui pourra en apprendre davantage que Thomas, lui est inspecteur de police autant dire qu'il est tout juste considéré comme un domestique.

    Et c'est bien ce qui m'ennuie à la longue chez Anne Perry, cette quête perpétuelle du scabreux et du misérabilisme font que tous ses romans se ressemblent.... Ici il s'agit d'aristocrates louant des taudis, dans un autre les aristocrates seront prêteurs sur gage ou actionnaires de maison close.... L'ambiance est certes formidablement restituée et donne le goût du témoignage historique mêlé à une intrigue, mais il me semble que Mme Perry se complait dans une sorte de voyeurisme. A force de vouloir montrer une réalité sociale, elle caricature à l'outrance et lui ôte toute sa force.

    En conclusion, ce livre se laisse lire agréablement, si l'on n'est pas encore lassé de l'oeuvre d'Anne Perry.

    L'Incendiaire de Highgate

    Anne Perry (Livre)


    sept.
    24

    Sa première fois ...

    • Par fersenette le

    Les jeux de l'amour et de la mort, rien à voir avec Marivaux ! Ici meurtres, peinture contemporaine, Bars louches à San Francisco ...



    Thomas Soler est un jeune peintre parisien qui peine à s'imposer, pas de contacts mondains et donc pas d'accès aux galeries d'art. Mais le hasard lui fait croiser son idole, le très riche et très célèbre peintre américain RS Gaylor. Tom trouvera le moyen de se faire introduire auprès de lui au cours d'une soirée très courue. Malheureusement, non seulement il ne parvient pas à se faire remarquer, mais il découvre le cadavre de l'américain qui l'avait introduit à la soirée dans le bureau du maître. Un peu sensible comme on le verra ensuite le jeune homme s'enfuit, et là en revanche on le remarque ! ... Le voilà suspect idéal dans cette affaire dirigée par l'inspecteur Galtier.


    Cet inspecteur Galtier est donc le premier inspecteur de Fred VARGAS. Le premier roman de Fred Vargas pourra paraître assez classique à ceux qui ont lu les suivants. Néanmoins on reconnait déjà un écrivain inventif aux personnages décalés, aux histoires improbables mais tentantes.


    L'auteur nous sème sur différentes pistes mais surtout je dirais sur différents point de vue, car elle alterne les narrateurs ce qui distrait le lecteur d'une réflexion suivie, et lui évite l'ennui par un va et vient d'atmosphères et d'état d'esprit.


    Sur ce premier roman Fred Vargas est encore un peu timide dans son humour et dans la consistance de ses personnages, et pourtant on sent bien l'Adamsberg qui sommeille en l'inspecteur Galtier ! Mais c'est là qu'elle propose un roman policier plutôt dans la "norme" en laissant prédominer l'intrigue, ses noeuds et ses dénouements plutôt que l'originalité des protagonistes.


    C'est un bon roman policier (prix cognac 1986), mais pas encore un bon Vargas. Pour autant c'est un rom'pol très prometteur de la future grande Fred Vargas qui mérite bien d'être lu.

    Les jeux de l'amour et de la mort

    Fred Vargas (Livre)


    sept.
    11

    Plog !

    • Par fersenette le

    Déroutée par l'univers de Fred VARGAS lors de ma première lecture (cf mon avis : l'homme aux cercles bleus), je suis depuis, comme tout le monde, devenue une très grande fan. Admiratrice inconditionnelle, comme je peux l'être de Thomas FERSEN et BARBARA qui n'ont pas écrit un seul polar, mais manient la langue française et les métaphores pour une magie des mots qui porte à l'émotion. Le talent des grands poètes.


    Les intrigues de FV sont de plus en plus atypiques, alambiquées, borderlines, instinctives et floues. Autant dire qu'on n'y croit pas une seule seconde, et pourtant on s'y vautre en entier comme dans une paire de draps propres, c'est bon.


    Son dernier roman "un lieu incertain" m'a fait peur, car j'ai cru que cette fois j'allais être décue. Il y avait bien pourtant dès le début Adamsberg qui se déplace dans sa cuisine comme un lézard qui tourne sur son rocher pour suivre le soleil, et puis plus rien. Que t'est il arrivé Fred ? C'est quoi cette intrigue préssée qui pioche à tors et à travers de l'Europe des bouts d'invraisemblances incongrues ? Adamsberg devient presque volubile et prompt, tout s'accélère ... jusqu'à ce que notre commissaire "pelleteur de nuages" prennent le train (ouf, pas d'avion) pour l'Europe de l'est, en compagnie d'un énergumène velu à bon caractère. Nous sommes aux deux tiers du rom'pol, l'intrigue si ardue et dispersée va pouvoir se dénouer, ... et FV jusque là si tendue, si concentrée, va pouvoir se lâcher, revenir à son humanisme tranquille, son humour tendre et excentrique, nous faire aimer l'homme.


    Le dernier tiers du roman est délectable, hautement jubilatoire. Retour aux évidences utopiques, à la bonté implicite, on sourit sans cesser de l'amusement au plaisir. Peu importe comment les noeuds se dénouent c'est l'apaisement qui compte. Plog.


    Fred Vargas est un enchanteur. la vie est belle, les gens sont formidables. Plog.

    Pourtant certains défaillent et il arrive qu'il manque un pied coupé sur 9 paires déposées devant un cimetière anglais, mais un massacre à Garches mène au coeur du mystère dans un caveau des Carpathes ... Comment ça vous n'y comprenez rien ?! Souriez, je ne vous ai rien raconté, et vous découvrirez ce que veut dire PLOG en lisant le dernier miracle de Fred VARGAS.



    Visite conseillée : Pour la visite du cimetière de Highate, et pour un bon article sur ce roman. http://blog.vampirisme.com/vampire/?gallery/visites/cimetiere-de-highgate/1#gallery

    Un lieu incertain

    Fred Vargas (Livre)


    août
    26

    Comme un cadeau ...

    • Par fersenette le
    • Dernier commentaire ajouté

    Yvonne BESSON est venue me surprendre dans ma lassitude de lectures décevantes.


    ?´¨)

    ,.•´¸.•?¨) ¸.•?¨)

    (¸.•´ : (¸.•´ : (¸.•?´¯`?•


    L'auteur


    D'origine bretonne YB enseigne le français et vit à Dieppe, petite ville portuaire de haute-normandie. Prédestinée à la littérature par le contexte familial d'un père libraire et d'une mère enseignante.YB traite de ce qu'elle connait puisqu'elle situe ses romans policiers dans la petite ville de Marville, un clone de la ville de Dieppe, dans le milieu enseignant et culturel.

    "un coin tranquille pour mourir" est son dernier roman paru en 2004, précédé de :

    "meurtres à l'antique", 1998.

    "la nuit des autres", 1999.

    "Double dames contre la mort", 2002.


    Quelques sites et interviews que j'ai trouvé intéressants sur le web :


    http://www.seinemaritime.net/tourisme/Portraits-de-Seinomarins/continue-la/Yvonne-Besson

    http://lycees.ac-rouen.fr/hurlevent/travaux/Besson/besson.htm

    http://yvonnebesson.rayonpolar.com/


    (sur le dernier site ci-dessus, site officiel d'Yvonne BESSON, vous retrouverez en bonne place quelques photos de notre ami Claude Mesplède)!

    On peut aussi s'apercevoir que l'ambiance enfumée au goût de rhum de ce roman est assez autobiographique ...


    L'histoire


    Un tueur en série fait le récit de sa démarche meurtrière sur un journal intime destiné à sa postérité au fur et à mesure que ses crimes se déroulent autour d'un cercle d'enseignants de la ville de Marville.

    Carole Riou nouvellement nommée commandant de police judiciaire à Rouen, et en pleine remise en question de sa vocation, va pourtant prendre en charge cette enquête au coeur d'une ville et d'un milieu qu'elle fréquente au quotidien.


    Mon opinion


    Ce roman m'a enchantée parce qu'il est délicatement venu se nicher dans ma boite aux lettres à un moment où j'avais besoin de lui. J'ai plongé toute entière dans ce portrait sans pitié d'une communauté intellectuelle provinciale qui tente de maintenir l'activité culturelle d'une ville échouée. L'historique économique de Marville, son contexte social, et l'actualité politique des réformes de l'enseignement permettent à l'auteur de développer des personnages réalistes en crise morale.


    J'ai trouvé cependant que l'auteur a un peu trop politisé son roman en plaçant ouvertement le clivage gauche intellectuelle/droite cupide d'une manière très réductrice. J' ai aussi regretté de ne pas trouver chez YB l'humour qui me plait tant chez Fred Vargas ou Brigitte Aubert.


    Très intéressant également dans ce roman un petit plaidoyer pour la littérature policière, et pour ses auteurs qui ne déméritent pas d'écrire du polar plutôt que de la poésie ou du théâtre, tandis que le thriller sanglant et complaisant est fustigé. Je vous livre, une fois n'est pas coutume, un petit extrait :


    " - Vous semblez mettre tous les livres dans le même sac à chimères. Il n'y a pas que ceux que lit Marc ! Je concède qu'ils s'apparentent à un jeu, genre Cluedo. Mais beaucoup de romans noirs décrivent bien la réalité, dénoncent une société pourrie engendrant des tueurs froids, ne se complaisent pas dans l'enquête pour l'enquête. On en a besoin, non, de cet oeil critique de l'écrivain sur le monde qui l'entoure ?"


    "un coin tranquille pour mourir" est l'illustration exacte de la description ci-dessus, d'ailleurs l'enquête pour l'enquête et le dénouement ne vous apporteront pas tant de plaisir que la peinture de ce microcosme littéraire sous la pluie d'une petite ville de province qui se meurt.


    ?´¨)

    ,.•´¸.•?¨) ¸.•?¨)

    (¸.•´ : (¸.•´ : (¸.•?´¯`?•


    Un coin tranquille pour mourir

    Yvonne Besson (Livre)


    août
    18

    ADN foireux

    • Par fersenette le
    • Dernier commentaire ajouté

    - RAPT DE NUIT - Patricia Mac Donald

    ALBIN MICHEL, 383 pages ! 21, 50 euros


    Je me suis fait raptée, par un nouveau roman tout frais imprimé mis en avant à la médiathèque. Je n'ai pas trop hésité toute à ma joie d'être celle qui l'avait vu en premier. La convoitise est un vilain défaut ! car je croyais avoir de la chance alors que j'allais tout simplement perdre quelques semaines de lecture fastidieuse quand des romans passionnants m'attendent ...


    L'auteur :

    *********

    Née à New York le 1er août 1949,Patricia MacDonald est un auteur de romans policiers américain . Elle a suivi des études de journalisme à Boston puis a collaboré à la rédaction de nombreux magazines, de tous styles. Après son mariage avec l'écrivain Art Bourgeau, elle s'intéresse à l'écriture et se destine à la rédaction de romans à suspense. Elle n'a pas vraiment de personnages fétiches.


    Ses romans :

    *************

    Expiation (The Unforgiven), 1981

    Un étranger dans la maison (Stranger in the House), 1985

    Petite sœur (Little Sister), 1987

    Sans retour (No Way Home), 1989

    La double mort de Linda (Mother's Day), 1994

    Une femme sous surveillance (Secret Admirer), 1995

    Personnes disparues (Missing Persons), 1997

    Une histoire de bébé volé

    Dernier refuge, 2001

    Un coupable trop parfait, 2002

    Origine suspecte (Suspicious Origin), 2003

    La fille sans visage, 2005

    J'ai épousé un inconnu, 2006


    L'histoire :

    *************

    Une nuit, dans un camping, une petite fille de 9 ans assiste, impuissante à l'enlèvement de sa soeur ainée qui sera retrouvée violée et étranglée. Suite à son témoignage, le coupable est rapidement arrêté et executé.


    Néanmoins, vingt ans plus tard, l'affaire est réouverte et une analyse ADN démontre que l'homme exécuté n'était pas le vrai coupable...

    Tess, le temoin, n'hésite pas à s'investir dans l'affaire pour faire la lumière sur toute cette histoire et en finir avec la culpabilité qui ne la quitte pas....


    Mon avis :

    *********

    L'ADN tue le polar !

    La science épargne désormais les méninges, on émet une hypothèse ou on ratisse large et on compare les échantillons d'ADN, c'est çà l'enquête criminelle d'aujourd'hui, quel intérêt ? pour le lecteur du moins. Dans la vie vraie évidemment c'est une autre histoire, et ici l'auteur pose l'intéressant problème de la peine de mort, et ses personnages donnent une réponse.


    Pour le reste ce roman est romantique, et applique le concept des romans de Mary Higgins Clark. Une belle jeune femme malheureuse est en danger, un bel homme de bonne situation est briévement suspecté par le lecteur avant de s'avérer un sauveur. Nous sommes dans la bourgeoisie américaine de bon ton, et tout se terminera par une belle famille recomposée au bonheur douillet.


    Je ne crache pas plus sur ce type de roman, ils ont le mérite de faire lire et d'amener des lectrices au polar, c'est mon cas, il y a + de 15 ans j'ai lu des Mary Higgins Clark, puis des Patricia Mac Donald, puis des Patricia Cornwell ... et me voici parmi vous inconditionnellement fan de Fred Vargas.


    Ne jamais désespérer.


    Rapt de nuit

    Patricia MacDonald (Livre)


    juil.
    10

    la guerre et le polar

    • Par noircestnoir le
    • Dernier commentaire ajouté

    Les guerres ont souvent servi de décor à des fictions policières tant ces périodes tourmentées s'accordent avec l'atmosphère du thriller et du roman noir. Plusieurs romans récents en fournissent à nouveau une brillante illustration ;



    J'ai fait la connaissance d'Alain Berenboom en février dernier au salon polar de Bruxelles. Avocat spécialiste des droits d'auteur, professeur à l'Université libre de Bruxelles, administrateur de la cinémathèque royale de Belgique et chroniqueur au quotidien belge « Le Soir », il a également publié six romans. Son dernier opus, Périls en la demeure, débute à Bruxelles, le 8 janvier 1947. La guerre et les années d'occupation allemande ont bouleversé l'existence des citadins et les personnes disparues se comptent par dizaines. Cette situation a incité Michel, ancien fonctionnaire, à devenir détective privé. Une jeune femme l'engage pour retrouver son frère Yann, brusquement disparu. Ancien résistant, il travaillait depuis la libération du pays au ministère des Affaires étrangères. La recherche de Yann s'avère compliquée car, le lecteur le comprend rapidement, cette disparition dissimule un lourd secret. Pour cette raison, Michel Van Loo, enquêteur débutant, rencontre bon nombre d'obstacles car ils sont plusieurs à vouloir empêcher que certains faits soient étalés au grand jour. Par exemple, comment des familles belges se sont enrichies sur le dos des juifs. Au-delà de ces faits connus mais qu'il convient de rappeler régulièrement, l'action se déroule sur fond de guerre civile larvée entre les partisans du roi Leopold III et ceux qui préfèrent l'instauration d'une république. Dans ce bouillonnement politique, les divers partis se réclamant du communisme passent le plus clair de leur temps à se disputer entre eux. Après bien des péripéties, le détective touche au but, soutenu efficacement par Anne, son amie de cœur, Federico, un coiffeur italien, ancien partisan communiste et Hubert, un pharmacien juif. Nostalgique et drôle, ce roman qui explore le passé de la Belgique tendrait à démontrer que la crise apparue en 2007, menaçant le pays de scission entre Flamands et francophones, a débuté il y a soixante ans.

    La ville sans regard, premier roman de Mathias Bernardi, se déroule du 2 au 17 octobre 1942 dans Paris et sa banlieue sous occupation nazie. Le propos, parfaitement réussi, de l'auteur, est de dépeindre comment cette situation extrême favorise tous les possibles et secrète tous les drames. Selon un procédé inauguré par James Ellroy, la narration, fort bien maîtrisée, s'articule autour de plusieurs personnages centraux au caractère bien trempé dans le cynisme et l'absence de moralité. Les plus abjects sont français : le chef gestapiste Gaillac et son adjoint Xavier Dailans. Celui-ci, lors de l'interrogatoire musclé d'un groupe de cheminots résistants, apprend qu'un convoi de tableaux volés par les nazis doit bientôt partir d'une gare proche à destination de Berlin. À l'insu de son chef, Dailans s'entoure de quelques spécialistes à sa solde et les membres de son petit commando, déguisés en soldats SS, assassinent les sentinelles du train pour dérober une douzaine de toiles de grande valeur. Le vol découvert, l'effervescence est de mise parmi les hauts gradés de l'armée allemande. Une enquête est confiée au commandant Vorminski qui parle couramment français. Il trouve un solide appui auprès de Thomas Lavrenti, un jeune policier français proche de la résistance mais désireux de se venger des gestapistes qui l'ont humilié puis battu à mort. Démasqué par son supérieur, Xavier Dailans est obligé de lui révéler les détails du vol tout en lui garantissant une grosse partie du butin. Mais pour garantir leur sécurité vis-à-vis des officiers nazis qu'ils côtoient quotidiennement, ils ne tolèreront aucune personne susceptible de les identifier. Pour ce faire, ils multiplieront les provocations, les assassinats, les chantages, les exécutions de résistants et d'otages et le récit s'achèvera de façon inattendue pour le lecteur mais tout à fait dans la logique de cette histoire très noire. Précisons qu'il ne s'agit pas d'une analyse sociologique de l'occupation, mais d'un thriller très efficace, bien construit avec des personnages forts et habiles en manipulation. La ville sans regard, premier roman du trentenaire Mathias Bernardi, constitue une belle réussite.

    Nourri très jeune de littérature américaine, Roger Martin est connu comme l'un des grands spécialistes de l'histoire des Etats-Unis, en particulier du ku klux klan sur lequel il a composé une série en bandes dessinées qui compte actuellement six albums. Avec son dernier roman, Jusqu'à ce que mort s'ensuive, il a choisi de raconter une histoire qui explore le racisme au sein même de l'armée américaine. On aurait pu penser que lorsque des hommes sont ensemble confrontés au même danger, ils ne se soucient pas de la couleur de leur peau. Pas du tout. C'est la cruelle réalité qui frappe de plein fouet Douglas Bradley, un fils de la bourgeoisie noire d'Atlanta, dont le père, supporter du président Bush, est le patron local de Coca Cola. Hélas pour le papa, son rejeton, brillant étudiant, n'a pas envie de finir sa vie dans les bouteilles. En effet, Douglas, suivant l'exemple de Colin Powell, rêve de faire une carrière comme officier dans l'armée. Il déchante lorsque sa candidature est rejetée et davantage encore lorsqu'il en découvre la raison : « en 1944 son grand-père, alors soldat débarqué en Normandie, accusé de viol, a été pendu ». Pourtant Douglas ne se résigne pas. Convaincu de l'innocence de son aïeul, il entame une quête. En France, sur les lieux du drame, après bien des péripéties, il découvre l'incroyable vérité. Méfiez-vous car ce thriller fort dérangeant de Roger Martin est le genre d'ouvrage capable de vous faire passer une nuit blanche. Il s'agit d'un roman, mais un avertissement précise qu'entre 1944 et 1945, une centaine de soldats noirs furent exécutés en France, en Angleterre et en Belgique.

    Faute de place, mentionnons deux autres excellents titres : La cote 512, de Thierry Bourcy (Folio policier) le jeune flic Célestin Louise, en première ligne à Verdun en 1914, enquête sur la mort de son lieutenant tué d'une balle dans le dos. Qui se souvient de Paula ?, de Romain Slocombe (Syros « Rat noir »). Paule Carlin, fille d'un peintre célèbre, échappe à la rafle du Vel' d'Hiv' du 16 juillet 1942, mais...


    Bibliographie

    Alain Berenboom : Périls en ce royaume (Bernard Pascuito éditeur), 330 pages, 17,95 euros.

    Mathias Bernardi : La ville sans regard (JC Lattès), 412 pages, 18 euros.

    Roger Martin : Jusqu'à ce que mort s'ensuive (Le Cherche Midi) 366 pages, 17 euros.


    Le salon du livre de Pen'March (Morbihan) a attribué le prix du Goéland masqué au roman Black Power (édit. du Barbu). Ce savoureux polar est signé Yvon Coquil, ouvrier aux chantiers navals de Brest.





    juin
    4

    Evenement Polar

    • Par edbr le

    "Edition du bout de la rue" organise les 6 et 7 juin un evenement polar à la librairie "Papier Bavard" du 20e arrondissement de Paris.

    Le vendredi 6 juin A.Blocier sera présent avec son livre "Rockquiem" ainsi que Joseph Ouaknine et le livre "Identité sous contrôle".

    Le samedi 7 juin Roland Sadaune nous présentera "Des larmes dans le béton" et son dernier polar, "Marilyn's killer". Ce soir là aura lieu aussi le vernissage de l'exposition "Peintre en polar".

    Début : 06/06/08 - 17:00
    Fin : 07/06/08 - 20:30
    déc.
    9

    ÔTibet

    • Par intrigue le
    • Dernier commentaire ajouté

    Shan Tao Yun inspecteur chinois a été envoyé dans un camp de travaux forcé au Tibet où il s'est lié d'amitié avec les moines tibétains prisonniers. Un cadavre sans tête est découvert sur un chantier. Les moines refusent de reprendre le travail. Shan est contraint afin de sauver ses amis de mener l'enquête.


    Vous en avez assez de l'Angleterre et des ses charmantes petites dames qui épinglent les assassins entre deux tasses de thé ? Les tueurs en série commencent à vous ennuyer? Venez donc au Tibet sur les traces de Shan vous ne serez pas déçus.

    Voilà un roman qui dépasse son genre pour offrir aux lecteurs bien plus qu'une simple intrigue criminelle. L'auteur sait construire des personnages réellement intéressants(même les méchants) et retranscrire également la pensée tibétaine. Il nous rappelle hélas à certaines effroyables et tristes réalités de notre monde tout en mettant son lecteur sur des charbons ardents tant l'enquête devient vite passionnante et impossible à abandonner en cours de route.

    Dans la gorge du dragon

    Eliot Pattison (Livre)


    déc.
    6

    Enquête philosophique

    • Par fersenette le

    Alexander Mc Call Smith

    Série Isabelle Dahlousie



    Voilà un petit roman qui n'a assurément pas sa place dans la collection « Grands détectives » 10-18. Pourtant la 4ème de couverture présente une intrigue qui ne devrait pas manquer de piquant, dans un contexte écossais et féminin, flirtant avec le surnaturel...

    On salive d'avance, et le chocolat du titre y est pour quelque chose. C'est irrésistible, voilà un délicieux policier... ?!


    ... Point ! Si c'est votre première « enquête philosophique » préparez vous à l'impatience. Après quelques chapitres d'intéressantes digressions qui rappellent parfois les errances de Fred Vargas (mais pas son univers), vous vous habituerez à l'idée qu'il n'y a pas d' « affaire ». Tout au plus une tracasserie qui sert de pivot à la variété de digressions sus citées.


    Il est plus commun de lire un policier psychologique que philosophique ; mais comme ce n'est pas un policier, vous l'avez compris, le sens de la vie et le surnaturel prennent ici une place agréable et légère. Une épicerie épicurienne, un orchestre épouvantable, clins d'œil à l'Italie, quelques dilemmes romantiques ... un savant mélange d'atmosphères et de pensées.


    Un roman bobo amalgame de philo et d'enquête, un style intéressant, mais pas palpitant.

    Amis, amants, chocolat

    Alexander McCall Smith (Livre)


    Connexion
    Création d'un membre
    Création d'un espace
    Inscription à une communauté