best seller (16)

avr.
7

La femme en vert - Arnaldur INDRIDASON

  • Par fersenette le


Sélectionné sur la liste des propositions au Mini-défi "coup de coeur polar'09" . Je suis en retard !


Pour répondre à mes challenges, j'ai lu deux enquêtes du Commissaire Erlendur Sveinsson à la suite, mais à l'envers, ce qui est dommage car il y a une réelle continuité dans la découverte de ce personnage, ses déductions instinctives et émotionnelles étant la conséquence d'un vécu particulier.


L'ambiance des enquêtes d'Erlendur et les inspecteurs Elinborg et Sigurdur Oli est fortement induite par le décor islandais, la dureté du quotidien et le tempérament des personnages, même secondaires.


Le récit prend son départ par une scène a faire froid dans le dos ! un bébé qui machouille un os humain. On retrouvera le reste du squelette, vieux de 60 ans, mais tout doucement. Le véritable suspens de cette histoire tient à l'identité de la victime jusqu'aux toutes dernières pages.


La réussite de ce roman réside en partie sur sa construction, 3 narrations qui s'entremelent savamment et permettent souvent à l'auteur de jouer avec le suspens et le rythme, donc de jouer avec les nerfs du lecteur.


Il y a l'enquête bien sûr, qui ravira les amateurs de la série Cold case. Erlendur déterre un cadavre et part à la recherche d'indices et de témoignages qui se voulaient oubliés. Pas facile, mais Erlendur est intuitif et très obstiné.


Un personnage désabusé et coupable ce commissaire Erlendur que le lecteur va suivre dans les coins les plus sordides de Reykjavik à la recherche de sa fille droguée Eva-lind. L'histoire familiale du commissaire est livrée en pointillée, il faudra sans doute lire plusieurs titres pour la reconstituer.


Il y a surtout l'histoire d'une famille meurtrie par la violence quotidienne pendant la seconde guerre mondiale. On apprend beaucoup de choses sur la présence des alliés en Islande à cette période. Pourtant le véritable sujet est une femme battue. Cet aspect du roman est époustouflant de pertinence et de maîtrise, c'est impeccable et c'est terrifiant. Indridason n'évite rien, mais ne va pas se perdre dans le pathétisme.


" ... avec le temps, il ne montrait plus la moindre trace de mauvaise conscience, comme si ce qu'il lui faisait subir n'avait rien d'anormal ni d'horrible dans leur vie de couple mais, au contraire, était une chose tout à fait nécessaire et juste. Elle se faisait parfois la réflexion, et peut-être le savait-il lui aussi en son for intérieur, que la violence qu'il lui imposait était le signe de sa faiblesse bien plus que quoi que ce soit d'autre. Car, plus il s'acharnait sur elle, plus il s'affaiblissait lui-même. Il l'accusait. Lui hurlait aux oreilles que c'était sa faute à elle s'il se comportait ainsi à son égard. Que c'était elle qui le poussait à le faire puisqu'elle se montrait incapable de faire les choses comme il l'exigeait."



Ce roman policier est très complet, original, dépaysant, surprenant, instructif, passionnant, mesuré et humain.

La Femme en Vert

Arnaldur Indridason (Livre)


déc.
25

L'Enigme Alexandrie, de Steve Berry

  • Par pierre71 le
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Dan Brown considère Steve Berry comme un maître du genre et Katherine Neville voit L'Enigme Alexandrie comme un roman explosif. Dans le genre thriller politico-religieux, c'est une somme !

On y retrouve Cotton Malone, retraité de l'Unité Magellan, chargé de résoudre des enquêtes internationales délicates. Il a acheté une librairie de livres rares à Copenhague et compte y couler une vie heureuse et studieuse mais son fils est kidnappé. Un dénommé Dominik Sabre lui propose un deal : il retrouve un homme sensé lui apporter des réponses à une énigme et il lui rend son fils. A partir de là, on est pris dans une aventure passionnante, dans laquelle sont mêlés les Américains, les Arabes et les Israéliens, mais aussi une obscure organisation économique (L'Ordre de la Toison d'Or). Ils ont tous le même objectif : mettre la main sur la mythique Bibliothèque d'Alexandrie.


Cette bibliothèque renferme une traduction de la Bible qui pourrait changer l'ordre du Monde. Les américains pourraient faire chanter Israël dans le conflit du Moyen-Orient. Les Arabes veulent cacher cette découverte car elle démontre que le peuple juif aurait vécu au sud de la Mecque. Et l'Ordre de la Toison d'Or pourrait faire chanter les Arabes, mettant la main sur leurs richesses pétrolières. Le livre repose sur le débat concernant la véritable version de l'Ancien Testament (La Septante).


L'auteur ne reprend pas les noms réels des hommes politiques américains mais des passages grandioses égratignent l'administration Bush : trahisons, financements occultes des sénateurs, flics pourris, justice déloyale... A un moment, on peut se demander aussi si Steve Berry n'est pas pro-palestinien. Mais le dénouement de l'auteur montre que le conflit au Moyen-Orient est d'abord un conflit religieux.


Je reviendrai en plusieurs fois sur cette oeuvre car beaucoup de thèmes sont abordés et méritent que l'on s'y attardent. J'ai adoré aussi l'équilibre entre les longs passages d'explications et d'érudition, et les moments de suspens et d'action pure. Un très bon équilibre, rarement appliqué dans le genre politico-religieux. Indispensable dans la bibliothèque d'un thrilleux !


juil.
15

Best seller à tout prix

  • Par pandorasep le
  • Dernier commentaire ajouté

Il y avait dimanche dernier un reportage sur arte "Best seller" à tout prix (que je n'ai pas vu) avec rediffusion lundi 20 à 5 heures du matin. Mais surtout on trouve sur le site des interviews d'écrivains que j'ai trouvé très intéressants, que l'on soit lecteur ou écrivaillon (et nous sommes nombreux à l'être en France ;-))

L'adresse du lien est :

http://www.arte.tv/fr/recherche/1383954,templateId=noncache.html?doSearch=true&keyword=best+seller+%C3%A0+tout+prix


Vous y trouverez aussi en version audio ou pdf les interviews de

  • Marc Lévy assez général dans ce qu'il dit,
  • Ken Follett qui donne quelques trucs (dont le rebondissement toutes les 46 pages pour ne pas perdre le lecteur)
  • Mary Higgins Clark avec une conception très anglosaxonne du best seller
  • PD James qui donne son explication au succés des livres à énigmes/ policiers
  • François Weyergans qui se décrit comme l'anti Mary Higgins Clark
  • et Douglas Kennedy qui assimile l'écriture à un entrainement de judo

  • Si quelqu'un a vu le reportage, qu'il n'hésite pas à réagir (je n'ai pas de télé)



    mai
    26

    La Suède, l'autre pays du thriller

    • Par amundain le
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    Nous ne sommes probablement que très peu désormais, tant la trilogie de Stieg Larson continue de caracoler en tête des meilleures ventes de romans depuis des mois, mais je fais partie de ces personnes qui n'ont pas (encore ?) ouvert un seul roman de la saga « Millenium ». Pas tant que ça n'ait pas l'air attirant, bien au contraire, mais parce qu'à force d'en entendre parler, ça frôle l'overdose. Néanmoins, pas au point de m'empêcher d'aller voir l'adaptation du premier tome de la trilogie au cinéma, très justement intitulée en français « Millénium, le film », là où partout ailleurs le film s'appelle « La fille avec le tatouage de dragon » (« The Girl with the Dragon Tattoo »), qui est le titre du premier volet de la trilogie version papier partout dans le monde. Même le sous-titre du premier volume, chez nous, porte un nom différent : « Les hommes qui n'aimaient pas les femmes ».

    Je doute également que les afficionados l'ignorent, mais je le précise pour les autres : « Millénium » est une œuvre suédoise (vendue tout de même à plus de 2,5 millions d'exemplaires en France, 10 dans le monde...), et la surprise principale de l'adaptation de ce best-seller est qu'il n'a pas été ni réalisé ni tourné à Hollywood, mais bel et bien sur les terres de l'auteur, en Suède. Ce n'est d'ailleurs que le second long-métrage du réalisateur, Niels Arden Oplev (danois, pour sa part), et c'est d'autant plus surprenant que ce soit un quasi-inconnu (sauf peut-être dans son propre pays) qui ait été retenu pour adapter ce film qui était attendu un peu partout comme le messie. Pour information, d'ailleurs, seule la première partie de « Millénium » devait être adaptée au cinéma, la suite ne devait donner lieu qu'à une minisérie télévisée. Au vu du succès du film, c'est désormais une certitude : les 3 volets sortiront bel et bien sur grand écran. Pourquoi se priver d'une réussite au cinéma, après tout ?


    Synopsis


    « Millénium » est un journal suédois au sein duquel officie Mikael Blomkvist, jamais le dernier pour publier des articles à scandales sur les pontes du pays. Cette fois-ci, en s'attaquant à un homme d'affaires puissant, il va finir au tribunal et être condamné pour diffamation. Peu importe, Blomkvist a l'enquête dans le sang, et lorsque Henrik Vanger, autre grand ponte suédois, fait appel à lui pour une enquête à caractère privé, il accepte et se lance sur la piste de la nièce de Vanger, Harriet, disparue depuis quarante ans. Menant son enquête au plus près de la famille et de ses sales petits secrets, Blomkvist va croiser la route de Lisbeth Salander, jeune femme au passé tumultueux, qui n'a pas son pareil pour déterre les informations les plus profondément enfouies. La collaboration entre les deux personnages va les mener à la découverte de choses plus glauques et terribles qu'ils n'auraient pu s'y attendre.


    Suède, ton univers impitoyable


    Il y a fort à parier que ce film n'a pas été cofinancé par l'office du tourisme suédois tant la vision du pays qui est donnée par le réalisateur, Niels Arden Oplev, n'a rien de charmant ni d'idyllique. Au contraire, « Millénium » est un film d'ambiance, pour lequel le réalisateur est parvenu à créer une atmosphère véritablement envoutante dès les premières secondes. Attention, envoutante ne sous-entend pas du tout beau et lumineux, par exemple : on a affaire ici à un film noir, très noir, et à la fois la lumière et le grain de la pellicule nous mettent en condition d'entrée de jeu. Ce n'est pas par ici qu'il faudra chercher un film esthétique aux couleurs léchées, on plonge plutôt en enfer...

    Je vais d'ailleurs en profiter pour parler ici de la mise en scène, qui est plutôt réussie. Oplev n'a beau pas avoir beaucoup tourné, il a visiblement regardé beaucoup de films, et beaucoup de films américains ou britanniques, semble-t-il. Ainsi, il n'est pas rare de retrouver dans cette adaptation quelques plans qui rappelleront des plans déjà vus dans bon nombre de films américains, voire britanniques (voir la scène où Blomkvist rencontre dans un salon toute la famille Vander, on a l'impression qu'Hercule Poirot va débarquer pour donner le nom du coupable !).

    Dans tous las cas, Oplev semble avoir fait preuve de beaucoup d'application pour donner vie aux personnages et à l'intrigue de Stieg Larson, détaillant avec précision les méthodes de travail de chacun, les mettant de fait en opposition, construisant un film solide et bien mené au niveau fluidité et progression de l'enquête. Le réalisateur prend d'ailleurs son temps, l'opus dure environ deux heures et demie. Effrayant pour ma part, au début, car j'avais reçu quelques échos bien négatifs de mon entourage, comparant ce film à un épisode géant de « Derrick » où il ne se passait rien, ou très lentement, et où l'image était très moche.

    Fort heureusement, il n'en est rien, et le rythme, bien que lent, parvient quand même à rester trépidant, les rebondissements étant finement amenés et les ficelles finalement peu grossières. Voilà d'ailleurs un film qui m'a fait faire quelque chose dont j'avais perdu l'habitude : ne pas réfléchir pendant la projection à qui a pu faire quoi ou à comment c'est filmé etc., mais simplement profiter du spectacle et me laisser mener là où le réalisateur avait décidé de m'emmener sans chercher plus loin. Ca fait d'ailleurs très plaisir, et cela ne m'a fait qu'encore plus apprécier ce long-métrage, à n'en pas douter. Le jeu de piste que vont suivre Mikael et Lisbeth est ainsi parfaitement mis en scène, d'une manière très sobre et efficace, sans les sempiternelles aberrations que l'on peut trouver dans les productions américaines, et c'est reposant de ne pas avoir se désoler d'énormités...N'ayant pas lu les romans, je ne sais pas dans quelle mesure l'écriture de Larson peut être captivante et puissante ; ce que je sais, en revanche, c'est que ce film l'est, captivant.

    Dérangeant aussi, par moments, tant la violence est une composante très importante de ce thriller à quelques occasions sans concessions. L'opus est d'ailleurs interdit aux moins de douze ans, certaines scènes (dont une, à mon avis, atteint largement le niveau d' « Irréversible » au niveau dureté, même si elle est, si je me souviens bien, un peu moins longue) méritant sans conteste une interdiction plus sévère...j'ai failli aller voir ce film avec ma gamine qui a tout juste la limite d'âge pour le voir, je ne regrette pas de ne pas ya voir été avec elle, je pense qu'elle aurait été interloquée par moments !

    Par moments, le côté glauque de l'histoire et la mise en scène très froide et réaliste donnent l'impression de revoir « Festen », c'est probablement la patte nordique à l'œuvre...sauf qu'ici, l'ensemble est un peu plus classique, c'est peut-être le reproche principal qui pourra être fait à Oplev, ce côté bien sage et bien propre sur lui. D'un autre côté, le matériau de base était suffisamment solide pour ne pas avoir besoin de faire d'esbroufe niveau réalisation : on a tout simplement l'impression qu'Olev s'est mis au service du livre, et a simplement cherché à le faire vivre.


    Histoire solide, personnages charismatiques


    Tout comme le réalisateur est peu connu, son casting n'est pas composé de têtes d'affiche reconnues, et pour le coup c'est tant mieux car cela permet de découvrir quelques acteurs franchement excellents.

    Michael Niqvist, qui incarne Mikael Blomqvist, est connu dans les contrées nordiques, mais point chez nous. Ce qui ne l'empêche pas, bien au contraire, de camper un journaliste terriblement convaincant, le visage bien buriné et la détermination sans limite. Malheureusement pour lui, son charisme ne parvient pas à résister face à Noomi Rapace (qui incarne Lisbeth) qui envahit l'écran et cristallise le regard dès qu'elle est à l'image. Lorsqu'elle est seule à l'écran, le film se divisant par moments entre séquences où chacun des personnages œuvre de son côté, on est épaté par la prestance de elle qui incarne une jeune femme gothique, pirate, et surtout très peu gâtée par la vie que l'on sent forte et déterminée, même si par obligation elle se voit contrainte à subir quelques humiliations horribles. Mais on sent dans le personnage, et donc dans l'interprétation, une rage et une violence prêtes à s'exprimer en cas de trop plein...ce qui ne manque pas d'arriver au bout d'un moment, pour une autre scène très violente où les rôles ont changé. Je n'en dis pas plus, à vous de voir par vous-mêmes.

    Lorsque Lisbeth et Mikael partagent l'écran, enfin, il est difficile de ne pas voir à quel point Noomi Rapace éclipse presque Michael Niqvist, et à quel point son personnage est véritablement la clé de voûte de ce film (et sans doute du roman, puisque visiblement la suite la concerne en particulier). Elle ajoute une caution sombre à un film qui n'en manquait déjà pas, et elle joue parfaitement bien la jeune femme traumatisée dont on n'apprend finalement pas grand-chose, tant elle est enfermée dans son silence, mais dont on soupçonne qu'elle en a bavé pendant des années.

    Le reste du casting est bien entendu composé d'acteurs et actrices nordiques dont les noms ne vous diront sans doute rien, pas plus qu'à moi, mais tous sont également justes, la plupart d'entre eux campant les membres de la famille Vander avec brio et, pour certains, apportant une pointe d'inquiétude supplémentaire. Petit reproche au niveau de la mise en lumière des personnages : en dépit d'une famille composée d'un grand nombre de membres, Olev a tendance à ne s'attacher qu'à ceux qui jouent un rôle décisif dans l'enquête, ne permettant ainsi pas vraiment de tisser un imbroglio et à brouiller les pistes de manière suffisante pour qu'on ne finisse pas par se douter, bien vite, de qui seront les coupables, mais cela reste relativement mineur comme critique, le reste du film étant suffisamment réussi pour effacer cette maladresse.


    Conclusion


    Je ne saurais dire si « Millénium » est une adaptation réussie du roman de Stieg Larson, n'ayant pas lu le livre. En revanche, je peux dire que ce film est une grande réussite, et un très bon moment de cinéma. Il y a fort à parier que le choix d'une adaptation européenne et non américaine contribue à rendre cette réalisation plus fidèle et, dans une certaine mesure, sans concession par rapport à ce que cela aurait pu donner vu d'Hollywood où les scénaristes n'hésitent pas à remanier les histoires originales pour respecter un certain cahier des charges visant à plaire au plus grand nombre.

    Il est certain que ce film ne fera pas l'unanimité, pour ma part j'ai été enchanté et ai trouvé le tout très réussi : l'intrigue est très riche et bien mise en scène, les personnages sont également très épais et bien croqués par le réalisateur, et cela donne au final un ensemble très bien équilibré et captivant pendant toute la durée du long-métrage, tout de même long.

    Sorti en grande pompe (et projeté dans 500 salles au moment où j'écris ces lignes, excusez du peu), « Millénium » version cinéma risque de connaître un grand succès. Ce ne sera que justice.


    Merci de vos lectures.

    mai
    8

    L'île mystérieuse : King cru 2009

    • Par amundain le
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    Je suis amateur de Stephen King depuis maintenant de nombreuses années : autant dire que chaque nouveau roman ou recueil de nouvelles de l'auteur me laisse espérer qu'il reviendra vers le style qui a fait de lui, je cite, « le maître de l'horreur » dans les années 70 et 80. Car il faut bien dire que depuis quelques années, plus particulièrement depuis l'accident dont il a été victime (fauché par une voiture) qui a bien failli mettre fin à sa carrière et plus largement à son existence, le niveau a baissé, et ses écrits des années 90 et 2000 ont quelque peu perdu de leur force. Si ce n'est « Cellulaire », que j'avais eu le plaisir de chroniquer sur ce site, et la fin de la sage « La Tour Sombre », qui a atteint des sommets, je n'ai pas foncièrement trouvé mon bonheur dans ses dernières œuvres. Et certainement pas dans son dernier roman paru avant celui-ci, « Histoire de Lisey », où pour la première fois, je n'ai pas pu aller au bout du roman tant c'était bavard et, à mes yeux, franchement peu intéressant et tout à fait à l'encontre du style habituel de l'auteur. Sur ce coup, King a voulu faire de la littérature plus classique, tentative pour laquelle il a été plutôt bien reçu par la profession, mais pour laquelle je suis resté de marbre, appréciant avant tout ce qui fait la singularité de cet auteur : son univers, ses histoires macabres ou fantastiques...bref, le King qui fait peur, en un mot.

    Autant dire que mon attente était combinée à une appréhension certaine devant ce nouveau pavé (près de 650 pages) qui, je l'espérais, me ferait vibrer comme ont pu le faire tant d'autres romans de Stephen King. Je ne vais d'ailleurs pas revenir en détail sur la carrière brillante de cet écrivain américain que tout le monde doit maintenant connaître, que ce soit pour ses romans à succès (je peux citer « Simetierre », mon préféré, « Ca », « Shining » pour ne me limiter qu'à certains...) ou les adaptations cinématographiques dont ont pu bénéficier certains de ses écrits (« Shining » par Kubrick, « La ligne verte », « Les évadés » (tiré d'une nouvelle du recueil « Différentes saisons »), ou de piètres téléfilms diffusés sur M6, comme « Les Tommyknockers », « Les langoliers », et j'en passe).

    Le King cru 2009 est donc enfin arrivé, mystérieusement intitulé « Duma Key », en référence à une île de Floride sur laquelle va se dérouler l'action. C'est le soixante-huitième roman (publié) de l'écrivain, qui en a encore un bon paquet dans les tiroirs d'après ses dires, certains datant des années 70 même, qu'il n'a jamais terminés pour le moment. Et c'est également le premier à se dérouler loin de son territoire fétiche du Maine, cap au Sud cette fois-ci.


    Synopsis

    Edgar Freemantle était un entrepreneur à succès, à la tête d'un joli petit empire, jusqu'à ce qu'un accident sur un chantier lui coûte un bras, son mariage, et la fin de tous ses espoirs et illusions. Plus, même : l'accident lui a fait subir un choc sévère au cerveau, qui l'a rendu temporairement amnésique et cyclothymique, menaçant jusqu'à la vie de sa propre femme, ce qui n'a pas manqué de précipiter la fin de son mariage.

    Sur les conseils de son psy, Edgar décide d'aller s'installer en Floride et de se consacrer à une de ses anciennes passions qu'il avait laissé tomber, la peinture.

    C'est donc sur l'île de Duma Key qu'il finit par poser ses valises, une île presque déserte sur laquelle vit une vieille femme, Elizabeth Eastlake, et l'homme qui s'occuped 'elle, ancien avocat, Jerôme Wireman.

    Edgar retrouve goût à la vie sur l'île, faisant de longues balades sur la plage comme rééducation, se livrant à la peinture avec fougue et passion...jusqu'à ce qu'il découvre que ses coups de pinceau ont une influence sur le cours de la vie réelle, et que la maison dans laquelle il vit, qu'il a rebaptisée Big Pink, semble être plus qu'un lieu de convalescence : il semblerait que la bâtisse sur pilotis soit aussi un point de connexion avec un univers plus étrange et paranormal, où les fantômes du passé reviennent hanter les lieux et tourmenter les survivants.


    Quand la fiction et la réalité se rencontrent

    Les premières pages de ce nouveau roman sonnent étrangement comme un exutoire pour King, qui n'a jamais fait secret de son accident en 1999, mais qui n'avait jusque là pas été jusqu'à l'intégrer à ses romans.

    C'est choses désormais faîte, puisqu'on ne peut pas un instant penser en entrant dans le livre que l'accident dont est victime le héros, Edgar Freemantle, n'a aucun rapport avec la dramatique situation qu'a pu connaître King...

    C'est d'ailleurs l'un des points qu'ont retenu les critiques, qui ont jugé le livre véritablement excitant et d'un niveau que King n'avait plus atteint depuis un certain temps.

    Bon, de toute manière, comme à chaque fois, le livre a eu son lot de louanges, mais cette fois-ci bien peu de voix discordantes se sont fait l'écho d'une sur évaluation de l'ouvrage. Bonne nouvelle, à priori.

    Reste que la critique négative la plus récurrente concerne le manque d'originalité de l'histoire, ce qui ne vous aura sans doute pas échappé à la lecture de celle-ci pour peu que vous ayez déjà lu plusieurs romans de Stephen King. Les thèmes sont globalement les mêmes, le récit est très dense, ce qui permet certains développements un peu plus originaux, fort heureusement, mais le côté proche du réel qui rend ses bouquins encore plus flippants lorsqu'on a le sentiment que ce qu'ils racontent pourrait véritablement se produire se perd un peu en route pour lorgner vers du fantastique beaucoup trop fantastique, justement, pour être honnête. Personnellement, ça ne m'a jamais dérangé outre mesure, combien d'histoires peuvent être tout aussi passionnantes même si elle n'ont vraiment aucune prise réelle avec le monde...Ce serait un comble que pour être captivante une histoire doive être réaliste...Bref, tout ça pour dire que King semble avoir intégré une bonne part de lui-même dans cette histoire, combinant les thèmes qui lui sont chers à sa propre expérience, pour livrer du coup un livre terriblement intime où l'on sent dans les mots le poids d'une situation vécue. Autant de force ajoutée au récit et de crédit à accorder à l'auteur.


    Bienvenue à Duma Key

    Pour peu que l'on soit adepte de King, récemment ou depuis bien plus longtemps, ce « Duma Key » fait cet effet que j'ai déjà dû rappeler lors d'un précédent avis sur du King : celui d'enfiler une bonne vieille paire de pantoufles, de se sentir super confortable et à l'aise, et de retrouver quelque chose de familier que l'on apprécie.

    Il n'y a pas à tortiller : dès les premières lignes, on sent la patte de l'auteur, cette façon bien à lui de mettre en mots ce qui lui passe par la tête, et on est en terrain familier, prêt à frissonner à chaque coin de page, espérant secrètement que quelque chose va nous sauter au visage lorsqu'on va les tourner, ces pages (au sens figuré, vous l'aurez compris). Et autant on a pu lui reprocher le manque d'originalité, autant on pourrait se dire, sur ce point, que c'est encore une fois pareil que d'habitude et que ça va être ennuyeux car déjà (trop) vu...

    Et bien pas du tout, justement, et c'est dans doute ce qui fait la force des grands auteurs, cette capacité à, sans se réinventer de manière drastique à chaque roman, savoir captiver ses lecteurs par un style, un phrasé (bon, ici on le doit à la traduction bien entendu, mais les tournures de phrase, la mise en abîme des mots etc. sont des choses que l'on doit à l'auteur, pas qu'à la langue) et tant d'autres petits tics d'écriture inimitables qui donnent une vraie patte à une œuvre.

    Le style reste donc aussi bon qu'à l'accoutumée, et l'histoire elle-même recèle une foule de personnages et de situations qui se mêlent et créent un univers captivant. King aime bien ses personnages, on le sent à sa manière de les décrire, et une fois encore ce roman fait la part belle à ses acteurs plus qu'à sa seule histoire. Ainsi, une dizaine de personnages se côtoient dans cette histoire, bon nombre d'entre eux faisant partie de « l'autre vie » d'Edgar Freemantle, celle d'avant l'accident, quand au contraire, sur l'île même, ils ne sont que quatre ou cinq à être mis en avant de manière permanente. Mais quel que soit le niveau d'importance du personnage dans l'histoire, aucun n'est bâclé ou simplement intégré pour boucher un vide scénaristique : tout est pensé, imaginé, construit au cordeau, et c'est un bonheur que de lire une histoire aussi bien structurée que celle-ci.

    L'un des autres aspects passionnants de ce bouquin est la manière dont King n'a pas son pareil pour faire monter la tension au fil des chapitres, jusqu'à un zénith lui aussi captivant qui bouleverse pour toujours la vie des personnages impliqués. Loin d'un « Cellulaire » ou d'un « Simetierre », « Duma Key » n'est pas un livre horrifique, au sens où l'on ne fait pas face à des éléments physiquement aptes à créer la peur...C'est bien plus insidieux que ça, c'est un sentiment de malaise qui s'installe page après page, jusqu'à ce qu'enfin quelques phénomènes paranormaux se matérialisent de manière plus tangible, sans que King ait toutefois besoin de recourir à l'hémoglobine ou aux créatures monstrueuses pour construire la peur qu'il veut insuffler à son lectorat. Le surnaturel prend le pas au bout d'un moment, nous conduisant à nous demander jusqu'où peut aller le pouvoir de création, dans la mesure où c'est celui-ci qui conduit Edgar Freemantle à découvrir le passé de Duma Key et à voir venir un sombre futur pour l'île, ses habitants, mais aussi tous ceux qui auront pu croiser la route maudite de Freemantle et son ami Wireman. Les créations d'Edgar le conduiront-elles à sa propre destruction, à celle de l'île, de ses proches ? Autant de questions que l'on se pose lorsqu'on lit le livre, et qui trouvent bien entendu des réponses en fin d'ouvrage.

    Pour tempérer un peu cet avis, je dois d'ailleurs dire que j'ai été un peu déçu par la conclusion du livre, et le rythme que prennent les choses dans le dernier tiers du roman. Les deux premiers tiers, donc, de ce livre sont une pure montée en puissance, pour laquelle on ne peut réfréner son envie de lire le chapitre suivant pour en savoir plus, la fin est un peu plus molle, même si elle contient toute la « résolution » des choses et qu'elle est sans doute la plus émouvante au niveau de la trame. Reste que le style semble avoir un peu perdu de cette énergie du début, et que la conclusion est un peu en deçà du niveau global du livre, dommage.

    La fin est d'ailleurs le moment où le surnaturel prend le pas sur l'humain, sujet sur lequel s'attarde avec brio King, livrant une peinture ultra détaillée de ses personnages et de leurs pensées. C'est la chose qui m'avait déplu avec « Histoire de Lisey », cette introspection psychologique que je trouvais interminable et si peu captivante. Ici, au contraire, l'exploration psychologique des personnages est, à mes yeux, effectuée de manière beaucoup plus légère et immersive, je ne trouve pas de meilleur mot. C'est une espèce de peinture de l'esprit humain, de l'amitié, des peurs secrètes ou non de chacun, de son rapport à la vie, à la mort, de ses espoirs et des déceptions...bref, c'est une écriture passionnante qui ne laisse que très peu d'espace à l'envie de décrocher et de s'arrêter en chemin.


    Conclusion

    A tous ceux qui ont tendance, un peu vite, à croire que King est bon à enterrer et qu'il n'est plus capable de livrer de roman digne de ce nom : ruez-vous sur « Duma Key », et régalez-vous. L'écrivain est en effet de retour, et dans une sacrée forme, livrant un roman terriblement bien écrit, pour commencer, mais également captivant, plein d'émotion, dans lequel il n'a pas hésité à mettre une partie de lui.

    En dépit d'une histoire qui n'est certes pas de plus originales, King parvient toutefois à tisser une trame extrêmement touffue et attrayante, au sein de laquelle se croisent bon nombre de personnages sympathiques, habités, et complexes. Le talent de conteur de Stephen King pouvait sembler an avoir pris un coup ces derniers temps, il prouve ici avec brio qu'il ne l'a aucunement perdu et qu'il est toujours autant capable de faire vibrer ses lecteurs de bout en bout, même si je déplore une baisse de rythme en fin de livre.

    Dans tous les cas, voilà bien un roman que je vous recommande, que vous soyez fan du bonhomme ou pas plus que ça. Ce n'est pas un King horrifique, même s'il sait faire trembler par moments, mais c'est un King rondement mené.

    Cela fait maintenant quelques années qu'il est question que King prenne sa retraite, les rumeurs ayant gonflé après la parution de la fin de sa sage "La Tour Sombre". A lire ce livre, on dirait bien que la retraite, ce n'est pas pour tout de suite. Après tant d'années, King a su conserver un potentiel créatif aussi développé que celui de son héros qui peint, Edgar Freemantle. Pourvu que ça dure !

    Disponible dans toutes les bonnes librairies, 22 euros et des brouettes, chez Albin Michel.


    mars
    7

    Le sang du temps - Maxime CHATTAM -

    • Par fersenette le
    • Dernier commentaire ajouté

    Je participe à 2 défis littéraires cette année 2009, dont le blog-o-trésors, proposé par grominou sur son blog : j'ai lu. Pour réaliser ce défi, chaque participant a proposé 10 livres parmi ceux qui lui ont laissé le meilleur souvenir. L'organisatrice a compilé ces titres parmi lesquels les participants doivent choisir chacun 4 titres à lire dont ils feront une critique.


    Pour ma part je n'ai pas nécessairement sélectionné les 4 romans que j'avais le plus envie de lire, mais les 4 qui soulageraient ma PAL, parmi lesquels ce thriller : « le sang du temps » de Maxime CHATTAM.


    J'ai déjà lu la trilogie du mal et "les arcanes du chaos" du même auteur, j'en garde le souvenir de romans haletants et très modernes. Imités depuis avec beaucoup moins de bonheur par Franck Thilliez. J'avais donc très envie de lire celui-ci dont l'action se situe au Mont St Michel et au Caire à des époques différentes. Maxime CHATTAM tisse deux toiles contrastées dans des univers où les fantasmes et les mystères regorgent.


    Pour vous placer un peu l'intrigue, car finalement il n'y en aura qu'une, sachez qu'une jeune femme est cachée par le DST sur le Mont St Michel dont la communauté religieuse va lui confier les clefs. Le Mont St Michel quasi désert (ça c'est vraiment du fantasme) est à elle pour l'hiver. Ce sera le lieu d'une magnifique ode à la lecture. J'imaginais l'abbaye, les remparts, les ruelles, les escaliers comme le terrain idéal pour le mystère et les courses poursuites, mais le suspens sera au Caire. Le Mont St Michel lui sera le sanctuaire d'une lectrice passionnée par le journal intime de Jérémy Matheson, anglais, policier au Caire en 1928. Je ne vous cache pas que si vous êtes fervent lecteur vous vous exposez à jalouser Marion ; l'héroïne qui peut choisir librement n'importe quel recoin du Mont normalement fermé au public pour y lire à l'aise les jours de grande tempête. Orgasmique.


    L'intrigue réelle se déroule au Caire où des cadavres d'enfants atrocement démembrés font renaître la légende de « La Goule » , chez Maxime Chattam les mystères sont toujours effroyables, les amateurs du genre ne seront pas déçus cette fois encore. L'auteur manipule le lecteur pour mieux dénouer les fils magiques en toute fin du roman. Mon expérience du genre m'a permise de déjouer l'auteur un peu plus tôt mais c'est assez bien fait malgré tout et surtout très crédible car la psychopathologie du tueur est déliée tout au long du roman. Je ne peux guère plus vous l'exprimer sans trahir le mystère.


    Un épisode très intéressant du roman raconte l'expérience horrible du détective dans les tranchées de la première guerre mondiale où nombre d'anglais ont beaucoup souffert. C'est un passage important de l'histoire que j'ai rapproché du roman « un fleuve de ténèbres » de Rennie Airth. Un roman policier que je conseille en particulier à ceux qui s'intéressent au contexte de la guerre dans le polar.


    Comme tous les romans de Maxime Chattam celui-ci encore est très bien documenté, vous en saurez plus sur l'architecture du Mont St Michel et sur la vie quotidienne du Caire dans les années 20, c'est certain. J'ai par exemple était ravie de découvrir l'origine du mot qahwa, l'importance et l'atmosphère de ces lieux, sensiblement éloignés de nos caméra-café.


    Encore une fois j'ai passé d'agréables moments de lecture avec Maxime CHATTAM dont les détracteurs sont je crois des jaloux qui ne l'ont jamais lu, ou souvent, des pseudo-intellectuels qui considèrent que vendre beaucoup est un gage de crétinisme. C'est une règle un peu simple à laquelle Maxime Chattam fait exception. Son écriture est rapide et souple, le suspens est permanent, l'environnement de l'intrigue est très crédible, très riche. Dans ce roman on flirte un peu avec le surnaturel mais on n'y sombre pas, les scènes qui pourraient être gores restent relativement sobres. Tout le récit respecte un équilibre, une sorte d'alternance entre la violence et l'apaisement, les lieux s'opposent pour mieux se compléter vers la plénitude et le pardon qui sont la finalité d'un des personnages, mais aussi du récit.


    J'ai eu la chance de visiter le Mont St Michel la veille d'ouvrir ce roman, une journée d'hiver peu fréquentée. J'imagine que beaucoup de lecteurs ont eu envie d'y retourner ou de le découvrir suite à cette lecture ... Cependant je m'étonne que ce titre ait été cité comme l'un des dix romans les plus incontournables d'une vie de lecteur, ce n'est certainement pas un « chef d'œuvre «  de littérature, un très bon roman à suspens oui.

    Le sang du temps

    Maxime Chattam (Livre)


    janv.
    28

    Colère de Denis Marquet

    • Par akasha580 le
    • Dernier commentaire ajouté

    Un bon thriller d'actualité.


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    Je discutais sur un forum de lecture avec plusieurs amies du livre « Le papillon des étoiles » de Bernard Werber, j'expliquais que j'avais été déçue, que nous ne retrouvions pas cette fougue de ses débuts, que la fin était bâclée et qu'il savait de toute évidence que de part son nom, ce livre se vendrait bien.

    C'est alors que Doriane m'a demandé si je connaissais Denis Marquet; je n'en avais jamais entendu parler, elle m'a conseillé de lire un livre de lui et de commencer par « Colère ». J'ai fait une recherche sur le site où j'ai l'habitude d'acheter mes livres. Faisant confiance à mon amie, je le commande au format Broché pour 20,24€ mais il existe également en format Poche à 7,13€. L'acquisition faite, je n'avais plus qu'à finir le livre que j'étais en train de lire « Les Orphelins du Mal » de Nicolas d'Etiennes d'Orves (cf avis). Lundi dernier, j'ai pris en main « Colère » et je viens tout juste de le finir. Je viens vous faire partager mes impressions sur un livre absolument intéressant.


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    L'AUTEUR

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    Denis Marquet est un écrivain français, agrégé de philosophie, il a enseigné à l'université et à Sciences-Po avant d'ouvrir un cabinet de philosophie où il donne des consultations et anime des groupes de travail.

    Avec « Colère », il signe là son premier roman, il écrit trois autres romans « Père » qui sort peu de temps après, puis « La planète des fous » ainsi que récemment « Mortelle éternité ».¤*´¨)

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    PRESENTATION DU LIVRE

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    « Colère » est un roman, sorti en 2003 aux éditions Albin Michel, de 519 pages.

    La couverture nous présente un ciel très nuageux où une tornade s'est formé entre Terre et Ciel, dont on a l'impression qu'ils ne font plus qu'un.


    Composé de trois parties (décidément j'aime les livres disséqués !), ce récit très bien documenté nous met face à une réalité de notre époque : nous souillons cette Terre ! Ce roman se déroule tout du long en Amérique (bien qu'il y est fait très brièvement mention des autres continents), mais cela semble logique que tout commence là-bas puisqu'il s'agit de la première puissance mondiale qui « dirige » l'évolution de la planète (dont l'économie, malheureusement on a vu ce que cela donnait !)¤*´¨)

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    L'HISTOIRE

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    La Terre. Exploitée, martyrisée, défigurée. La Terre se révolte. Séismes, raz de marée, ouragans, éruptions volcaniques, virus foudroyants... Face à une série de cataclysmes sans précédent, les scientifiques du monde entier sont sans réponse. Une femme, elle , a compris. Parce qu'elle a sur payer le prix. Mais le monde est-il prêt à écouter une femme ? - 4ème de Couverture


    Le prologue nous fait tout de suite entré dans le vif du sujet !*Première Partie : On navigue avec plusieurs personnages, certains principaux que l'on retrouve tout au long du livre, d'autres qui à travers lesquels on découvre comment la Terre se rebelle. Ça façon d'écrire surprend de prime abord, on ne s'attend pas au changement de style d'un personnage à un autre, mais cela donne un côté bien plus convaincant aux situations.


    *Seconde Partie : Les autorités américaines décident de réagir et montent plusieurs équipes de recherches séparées dont on suit l'évolution : éthologie animale, géographie, biologie humaine; puis deux autres viendront s'agrafer mais je vous laisse le soin de les découvrir.

    Par ailleurs, nous suivons également Mary Thomas, anthropologue qui part dans une tribu d'Amazonie. *Troisième partie : L'histoire se démêle, écoutera-t-on une femme ? L'Humanité sera-t-elle sauvée ? Je ne peux vous en dire plus, au risque de vous révéler des choses importantes.


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    LES PERSONNAGES

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    Je voudrais tellement vous parler de tous les personnages que l'on retrouve dans ce livre, attachants comme repoussants, qui semblent si réels comme le Colonel Bosman ou bien Greg Thomas mais j'ai du me résoudre à faire un choix et en voici deux : *Mary Thomas, anthropologue, elle entreprend un voyage en Amazonie, afin d'y rencontrer une tribu. Elle en revient changé car elle sait mais l'écoutera-t-on ? Il s'agit d'un personnage très intéressant du livre, qui intrigue.


    *David Barnes, de père « Blanc » et de mère Hopi, on suit ce journaliste à travers son journal intime. Lui qui souhaite faire éclater la vérité. ¤*´¨)

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    LA DOCUMENTATION

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    Denis Marquet à réellement fouiller son sujet, une documentation impressionnante nous est livrée.

    Outre le fait qu'il a du prendre connaissance des particularités de notre système immunitaire (explication des mutations) mais également du comportement de notre Terre (comme par exemple l'explication de la tectonique des plaques) et des animaux, il fait également référence à de nombreux mythes du monde entier et les met en corrélation.

    L'histoire n'en est que plus riche et réaliste.


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    CONCLUSION

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    Un thriller époustouflant, un auteur promettant.

    A mon sens c'est plus qu'un simple livre, c'est un message. Tout sonne juste : les personnages, leurs chemins de vie, les dialogues. Une mise en garde implacable sur l'attitude stupide et suicidaire que nos sociétés ont adoptée vis-à-vis de l'homme et de la planète et un merveilleux message d'espoir pour ceux qui ont envie d'autre chose.

    Mais pour aimer ce livre et comprendre le message, il faut croire à autre chose qu'au rationalisme de la science et de la société de consommation! Donc pour moi ce sera 5/5.

    déc.
    24

    La Quinzaine du Thriller

    • Par solican le
    • Dernier commentaire ajouté

    Thrillers et polars sont à l'honneur à Toul (54 à une quinzaine de kilomètres de Nancy)


    -Kiosque spécial thriller 30 janvier

    Les bibliothécaires présentent le thriller en littérature, genre qui prend de plus en plus de place dans la littérature policière pour le meilleur mais aussi pour le pire.


    -Rencontre avec les auteurs Jérôme Camut et Nathalie Hug Jeudi 5 février à 20h00

    Deux auteurs français sont en dédicace à la Médiathèque et viennent parler de leur écriture, de leurs livres et du thriller.


    -Nuit du thriller au Citéa 13 février à 20h30

    2 films un thriller "classique" et un thriller psychologique : Blow out de Brian De Palma thriller classique parmi les classiques, grande leçon de cinoche de la part d'un réalisateur particulièrement doué(en VOST) et L'Echange de Clint Eastwood.

    (3.50 euros par film)


    -Expo sur le polar jeunesse du 29 janvier au 28 février

    Mener une enquête, résoudre des énigmes, se lancer dans l'aventure, c'est ce que propose cette exposition pour enfants à partir de 8 ans et la découverte de cet univers à travers quatre grandes thématiques : l'énigme, l'aventure mystérieuse, le noir, le suspense.


    -Expo Adulte : La Loi des séries : le héros récurrent et sa ville dans le polar

    29 janvier au 19 février

    Le héros récurrent dans le polar a évolué au cours du temps, il est le reflet de sa ville et de la société (toujours en crise) dans laquelle il essaie en vain de rétablir un minimum de justice. L'exposition présente douze héros dans leur ville, avec laquelle ils entretiennent une relation ambiguë...

    visuel et informations à venir sur http://mediathequedetoul.overblog.com

    Début : 29/01/09 - 18:00
    Fin : 13/02/09 - 23:30
    août
    28

    King fait du neuf avec du vieux (et c'est bon !)

    • Par amundain le
    • Dernier commentaire ajouté

    Un nouveau Stephen King a débarqué dans les librairies voilà une quinzaine de jours, le 1er avril.

    Cependant, même si son nom figure une fois encore en caractères énormes sur la couverture, bien plus énormes que le titre lui-même, ce n'est pas une nouveauté du maître de l'horreur, pour deux raisons.



    « Blaze », fausse nouveauté !

    La première est qu'il s'agit d'une nouvelle qu'il avait écrite sous son pseudonyme Richard Bachman (avec lequel il a également publié, entre autres, « Les régulateurs », « Chantier » ou « Marche ou crève »), et qui est vendue en tant que roman de « Stephen King alias Richard Bachman ». D'ailleurs, le roman a été publié en 2007 aux Etats-Unis sous le seul pseudonyme de Bachman, mentionnant simplement une préface de King.

    La seconde est qu'il s'agit là d'un fond de tiroir, une nouvelle écrite en 1973 et restée tapie au fond d'un carton pendant plus de 30 ans. Reste que ce n'est pas exactement le manuscrit original qui a été publié, mais une version relue et corrigée par King.

    Pourquoi ressortir, je cite « un inédit de King/Bachman miraculeusement retrouvé » ? Parce que celui-ci a plus ou moins refait surface au moment où il a été demandé à Stephen King d'écrire une nouvelle à publier dans une nouvelle collection, « Crimes terribles ». A cette époque (il y a à peine quelques années), King avait alors pondu un petit texte plutôt sympathique et baptisé « The Colorado Kid », pour lequel j'avais à ce propos rédigé un avis. Pas très fier de ce qu'il avait offert à cette collection (King considère d'ailleurs que sa nouvelle est la moins bonne de toute la collection, qu'elle n'est pas au niveau des autres...), il a alors repensé à ce vieux texte, « Blaze », et est parvenu à l'exhumer après moult recherches.

    Relu, corrigé, voilà donc un inédit de Stephen King pour le plus grand plaisir de ses amateurs. Attention, toutefois, ce n'est pas ici du King pur jus, jouant sur le registre habituel de l'épouvante ou de l'horreur. « Blaze » est en effet un thriller, qui n'a d'ailleurs pas été ajouté à la collection « Crimes terribles » car il lui manquait un caractère polar suffisamment marqué. Sur la lignée de son dernier roman original en date, « Histoire de Lisey », Stephen King explore donc à nouveau un univers différent.

    Je n'ai pas fait les présentations, mais j'imagine que tout le monde connaît désormais Stephen King, c'est pourquoi je ne vais pas me lancer dans une bio exhaustive...je ne vais même pas me lancer dans une bio du tout, juste signaler, pour ceux qui ne le sauraient pas, que Stephen King est l'un des auteurs les plus vendus dans le monde, qu'il a écrit de superbes romans tels que « Simetierre « , « Shining », j'en passe et des meilleures, mais également une fantastique saga d'héroïc fantasy baptisée « La Tout Sombre », qui comporte pas moins de 7 tomes.



    L'histoire de « Blaze » est toute simple

    Clay Blaisdell, alias Blaze, est un gaillard de deux mètres, 120 kilos, qui a eu le cerveau endommagé suite aux multiples violences que lui a fait subir son père dans sa jeunesse.

    Placé dans un foyer, il a grandi sous les coups des uns et des autres, surtout des dirigeants de son centre pour jeunes paumés, les jeunes de son âge le craignant beaucoup trop au vu de sa carrure imposante. Une fois adulte, il s'est mis à tremper dans diverses combines plus ou moins ambitieuses, faisant de lui un gagne-petit au cerveau ramolli et à l'ambition nulle. Flanqué de son copain de galère George, ils ont élaboré le plan du siècle : le kidnapping du nourrisson d'une riche famille de la région, afin de demander une rançon capable d'assurer leurs vieux jours.

    Simplement, il y a un hic : peu avant le coup, George est mort...ou presque, continuant d'apparaître aux seuls yeux de Blaze, lequel est guidé en permanence par la voix et les commentaires de George. Peu importe, Blaze se sent de tenter le coup.



    L'univers est familier

    Le livre, lui, nous fait entrer dans un univers bien connu dès les premières lignes. Avant même qu'il ne débute, une longue préface rédigée par Stephen King explique l'histoire de ce manuscrit, et le pourquoi de sa publication aujourd'hui, alors qu'il fut écrit et terminé en 1973. Ce prologue est très intéressant à lire, et permet d'en connaître un peu plus sur ce qui fait avancer King aujourd'hui, après plusieurs décennies de succès (et surtout des dernières publications en demi-teintes, si ce n'est peut-être « Cellulaire » qui n'était pas mal du tout, renouant avec le King de la grande époque).

    Une fois cette préface achevée, c'est parti pour un récit qui n'est certes pas très long (330 pages environ), mais qui ma foi se révèle plutôt réussi.

    Ce qui frappe dès les premières pages, c'est ce ton incomparable qu'a King, cette manière d'écrire qui est reconnaissable entre mille. C'est ainsi que d'entrée, c'est comme d'enfiler une bonne paire de pantoufles : on y est bien au chaud, confortable, et on n'a rien à demander de plus. Même chose ici, on entre immédiatement dans le récit, et on se laisse ensuite porter par l'intrigue.



    Le découpage du roman est quant à lui assez classique

    On entre de plain-pied dans l'histoire avec des premières pages nous relatant une combine à moitié foireuse de Blaze et George, avant que l'on n'apprenne finalement que George n'est que dans la tête de son compère...Le reste est très simple : alternance (réussie, toutefois) de passages relatant l'époque actuelle avec des passages sur la jeunesse de Blaze, son enfance, son adolescence : bref, tout ce qui a conduit à faire de lui ce qu'il est aujourd'hui. Bref, un mode de narration que King affectionne, et maîtrise à plein, permettant d'enchaîner les époques et ainsi de faire connaissance de manière plus précise avec son personnage principal. Le rythme est assez ronronnant, mais suffisant toutefois pour maintenir le lecteur en alerte : ceci grâce, comme toujours, à l'abondance de détails venant donner un corps solide aux personnages à qui King donne vie sous nos yeux. Une fois encore, l'action se déroule dans le Maine, territoire favori de King, et il y fait mention de quelques lieux déjà exploités dans ses romans précédents, comme la prison de Shawshank, théâtre principal de l'action de la nouvelle « Les évadés » portée à l'écran avec Tim Robbins et Morgan Freeman en têtes d'affiche. L'ensemble est donc plutôt linéaire et convenu, ce qui permet, par ailleurs, de mettre un peu plus l'accent sur les détails des personnages.



    Le personnage principal, le fameux Blaze, est attachant

    C'est un talent indéniable de King : parvenir à rendre ses personnages vivants, leur créant une vraie identité, allant loin dans le détail, pour nous en donner assez à se mettre sous la dent, sans pour autant créer une vraie mythologie pour chaque personne qu'il invente. D'un abord plutôt peu intéressant, on s'aperçoit au fur et à mesure que Blaze est en fait quelqu'un de très attachant. En dépit de la façon qu'il a de gagner sa vie, avec ses arnaques minables ou ses coups à 300 dollars (le rendant fou de joie, cela dit), on sent que c'est un personnage bon, qui porte la gentillesse en lui. C'est ainsi qu'on a parfois du mal à comprendre qu'il mène une telle vie : reste qu'étant assez benêt parfois, il semblerait que son mode de vie lui ait été dicté par les personnes qu'il a croisées sur sa route et qui ont su l'influencer au point de le faire tomber dans la débrouille.

    En tout cas, on en vient à s'attacher à lui, et comme d'habitude, King nous raconte ses actions, mais nous fait entrer aussi dans sa tête, ne nous faisant pas perdre une miette de ses pensées, ses doutes, ses souvenirs...



    L'histoire se laisse lire

    Même si j'ai trouvé que le roman n'avait pas une force narrative grandiose et que l'histoire n'était pas excessivement captivante au début, c'est un roman qui se laisse lire.

    D'autant qu'au fil des pages, l'histoire gagne en intensité et qu'il devient difficile de décrocher une fois que l'on s'est plongé dans les pages de ce roman. L'alternance entre passé et présent fait malheureusement parfois retomber le soufflet, à des moments où un poil d'action supplémentaire aurait été le bienvenu. Reste que le tout est assez fluide, même si parfois l'abondance de détails paraît un peu redondante, voire inutile. Mais c'est ainsi qu'écrit King, créant des univers à un degré de détail tel qu'on peut facilement se les imaginer dans leur intégralité. Et forcément, il n'a pas on pareil pour décrire ces fameux coins du Maine qu'il connaît comme sa poche.

    Les 330 pages, en tout cas, peuvent s'avaler d'un trait, ce que j'ai fait : une fois le livre ouvert, je me suis laissé prendre au jeu et ai lu le livre d'une traite, espérant secrètement que celui-ci décollerait vers des sommets un peu plus élevés que ce qu'il n'atteint, mais me régalant à chaque page de pouvoir me nourrir d'une nouveauté de l'un de mes auteurs favoris.

    Le plus réussi, à mon avis, est tout de même la dernière partie du livre, qui sait allier à la fois suspense et rythme : effet garanti, ces dernières pages ne peuvent se lire qu'en une seule fois, on est pris dans l'histoire et pressé d'en connaître le dénouement, même si un flash-back certes intéressant mais placé de manière un peu étrange vient couper le rythme.

    Je le répète encore, mais c'est important : il s'agit d'un thriller, donc il n'y a rien d'étrange ou de paranormal tout au long de ce livre, juste l'histoire d'un (voire deux ?) gars paumé(s) qui croit avoir planifié le coup du siècle pour en sortir de sa/leur petite(s) vie(s) de misère.

    Le principal moteur de ce livre, qui laisse le lecteur plein de questions, c'est de savoir quel est le problème de Blaze...simple schizophrénie, ou bien George est-il vraiment encore là, en tant que fantôme. Aucune réponse n'est bien entendu apportée, ce sera à chacun de se faire sa propre idée.

    Dans le genre, j'ai trouvé que ça n'atteignait pas les sommets d'un Michael Marshall, par exemple, mais c'est un roman correct. Probablement moyen pour qui n'est pas spécialement fan de Stephen King et qui est habitué à lire d'autres auteurs de polar ou de thriller. Mais un cran au-dessus pour ceux qui, comme moi, apprécient ce qu'écrit King depuis toutes ces années.



    Conclusion : « Blaze », à lire ou pas ?

    Tout livre (ou presque) est bon à lire !

    Celui-ci, en tout cas, permet de passer un très bon moment et d'explorer un univers que King n'a pas très souvent exploité, le thriller pur, sans artifices « épouvantables ».

    Le style King est reconnaissable dès les premières lignes, et il y a sans doute peu d'auteurs comme lui capables de prendre le lecteur par la main et de le faire littéralement entrer dans son bouquin, ne le lâchant qu'à la dernière page, au dernier mot, avec un petit pincement au cœur lorsque l'histoire s'achève. C'est ce qui m'est arrivé : j'ai eu le sentiment que le roman se lisait vite, trop vite, et que la dernière page arrivait bien trop tôt...

    Dans tous les cas, ce livre est un bon roman. Sorti en grand format chez Albin Michel, l'éditeur attitré de King en France, il coûte quand même 20€, ce que je trouve un peu cher au vu de la brièveté du récit. Reste que si votre bibliothèque l'a dans des rayons, ou que vous pouvez vous le faire prêter, foncez, car il y a peu de chances que vous le regrettiez.



    Merci de vos lectures.

    août
    18

    ADN foireux

    • Par fersenette le
    • Dernier commentaire ajouté

    - RAPT DE NUIT - Patricia Mac Donald

    ALBIN MICHEL, 383 pages ! 21, 50 euros


    Je me suis fait raptée, par un nouveau roman tout frais imprimé mis en avant à la médiathèque. Je n'ai pas trop hésité toute à ma joie d'être celle qui l'avait vu en premier. La convoitise est un vilain défaut ! car je croyais avoir de la chance alors que j'allais tout simplement perdre quelques semaines de lecture fastidieuse quand des romans passionnants m'attendent ...


    L'auteur :

    *********

    Née à New York le 1er août 1949,Patricia MacDonald est un auteur de romans policiers américain . Elle a suivi des études de journalisme à Boston puis a collaboré à la rédaction de nombreux magazines, de tous styles. Après son mariage avec l'écrivain Art Bourgeau, elle s'intéresse à l'écriture et se destine à la rédaction de romans à suspense. Elle n'a pas vraiment de personnages fétiches.


    Ses romans :

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    Expiation (The Unforgiven), 1981

    Un étranger dans la maison (Stranger in the House), 1985

    Petite sœur (Little Sister), 1987

    Sans retour (No Way Home), 1989

    La double mort de Linda (Mother's Day), 1994

    Une femme sous surveillance (Secret Admirer), 1995

    Personnes disparues (Missing Persons), 1997

    Une histoire de bébé volé

    Dernier refuge, 2001

    Un coupable trop parfait, 2002

    Origine suspecte (Suspicious Origin), 2003

    La fille sans visage, 2005

    J'ai épousé un inconnu, 2006


    L'histoire :

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    Une nuit, dans un camping, une petite fille de 9 ans assiste, impuissante à l'enlèvement de sa soeur ainée qui sera retrouvée violée et étranglée. Suite à son témoignage, le coupable est rapidement arrêté et executé.


    Néanmoins, vingt ans plus tard, l'affaire est réouverte et une analyse ADN démontre que l'homme exécuté n'était pas le vrai coupable...

    Tess, le temoin, n'hésite pas à s'investir dans l'affaire pour faire la lumière sur toute cette histoire et en finir avec la culpabilité qui ne la quitte pas....


    Mon avis :

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    L'ADN tue le polar !

    La science épargne désormais les méninges, on émet une hypothèse ou on ratisse large et on compare les échantillons d'ADN, c'est çà l'enquête criminelle d'aujourd'hui, quel intérêt ? pour le lecteur du moins. Dans la vie vraie évidemment c'est une autre histoire, et ici l'auteur pose l'intéressant problème de la peine de mort, et ses personnages donnent une réponse.


    Pour le reste ce roman est romantique, et applique le concept des romans de Mary Higgins Clark. Une belle jeune femme malheureuse est en danger, un bel homme de bonne situation est briévement suspecté par le lecteur avant de s'avérer un sauveur. Nous sommes dans la bourgeoisie américaine de bon ton, et tout se terminera par une belle famille recomposée au bonheur douillet.


    Je ne crache pas plus sur ce type de roman, ils ont le mérite de faire lire et d'amener des lectrices au polar, c'est mon cas, il y a + de 15 ans j'ai lu des Mary Higgins Clark, puis des Patricia Mac Donald, puis des Patricia Cornwell ... et me voici parmi vous inconditionnellement fan de Fred Vargas.


    Ne jamais désespérer.


    Rapt de nuit

    Patricia MacDonald (Livre)


    juil.
    24

    La vague des auteurs nordiques

    • Par cridouce le
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    Je ne me sens pas très à l'aise dans l'exercice des fiches de lecture. Loin s'en faut ! et pourtant j'adore vous lire, merci à vous qui savez partager le détail de vos lectures et susciter notre curiosité :-)


    Je suis surprise qu'ici il n'a jamais été évoqué d'auteur nordique. Ils sont pourtant encensés par les lecteurs ainsi que la critique. Leurs romans s'arrachent chez les libraires de même qu'ils innondent les têtes de gondoles. Le Best seller de l'été me semble sans conteste la trilogie de STIEG LARSSON, Suédois. Nous connaissions déjà le Suédois HENNING MANKEL, il y a l'Islandais ANALDUR INDRIDASON, JO NESBO un Norvégien, ... et j'en oublie certainement beaucoup d'autres !


    Les avez-vous lus ? qu'en pensez-vous ? les auteurs de polars nordiques peuvent ils damer le pion aux anglo-saxons ?

    nov.
    18

    Au fin fond des limbes

    • Par sankourgan le
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    Je sors d'une immersion dans le dernier livre de Jean-Christophe Grangé : « Le serment des Limbes ».

    Même si son nom ne vous dis rien, vous avez dû entendre parler de son œuvre.

    Ses succès de librairie ont été adapté à l'écran.

    « le Serment des Limbes » 650 pages éditées chez Albin Michel. Vous vous en doutez, j'avais des crampes dans les poignets à tenir sans arrêt cet énorme pavé bleu. Tant que l'on en est à la description physique de l'ouvrage, autant signaler qu'il s'agit de pages brochées (elles ne se séparent pas du reste du bouquin lorsque vous le tenez trop ouvert, à une seule main.).

    Je vous avouerai que la description du contenu qui figure habituellement au dos est plutôt sibylline et ne fourni pas une indication très précise sur la nature de l'ouvrage : « Quand on traque le diable en personne, jusqu'où faut-il aller ? ». Il n'est pas fait référence aux nombreux déplacements du héros à travers l'Europe mais plutôt à la descente aux enfers que constitue la visite des méandres psychologiques des coupables comme des innocents. D'ailleurs, nous avons bien du mal à situer dans quel camp se trouvent les personnages. Sont-ils bons, très bons ou méchants, trop méchants ? Il va vous falloir attendre les dernières pages pour le découvrir , le suspens est excellent, seul, le héros, Matthieu, doit se débrouiller pour reconstituer l'écheveau de la vie des autres personnages ; en commençant par son plus proche ami, Luc, un autre flic comme lui mais spécialisé dans la lutte contre le trafic de drogue dont la tentative de suicide se solde par un coma prolongé. L'ouvrage débute donc par cette interrogation : Quelle cause peut avoir poussé un détenteur d'une foi chrétienne aussi entière au suicide ? Trouver la solution à cette énigme va nous faire croiser une foule de personnages atypiques qui s'interrogent sur le sens du mal et son origine, sens religieux comme scientifique. Tous les ingrédients d'un bon thriller sont là : Une lecture aisée, une intrigue bien documentée et ficelée, des personnages touchants dans leurs faiblesses comme dans leurs certitudes, quelques morts et bien sûr une belle poursuite en voiture dans les montagnes enneigées.

    Comme je vous le conseille, je ne vous en dirai pas plus de peur de briser cette atmosphère de suspicion noire qui s'en échappe.


    Le Serment des Limbes

    Jean-Christophe Grangé (Livre)


    juin
    8

    Polar VERT !

    • Par opiedlafalaise le
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    Impeccable, palpitant et nécessaire.

    Enquête après crime qui vous conduit tout droit dans la forêt amazonienne, un peu d'ésotérisme au passage.

    Mort sur la forêt

    Patric Nottret (Livre)


    mars
    23

    Tout çà pour çà ?

    • Par intrigue le
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    Pour le moins l'auteur a l'art de nous perdre, ça c'est sûr jusqu'à la fin on y comprend rien. Même avec la bousculade d'explications des dernières pages ça reste peu clair. Et je me dis: tout çà pour çà ? une histoire abracadabrante sans grand intérêt.


    Pourtant le noeud du départ était haléchant : une famille heureuse et conforme, un jour l'improbable. Une vieille photo est trouvée au milieu d'un paquet fraîchement développé. Le mari en scène sur la photo nie qu'il s'agit de lui et bizarrement il disparait ...


    Bref, je ne vois toujours pas trop ce qu'on lui trouve à cet Harlan Coben. Il y a du rythme et il balade le lecteur tout du long... mais là vraiment l'intrigue ne vaut pas un coup de cidre !


    Je vous le déconseille.

    Juste un regard

    Harlan Coben (Livre)


    févr.
    23

    La tour sombre, un chef d'oeuvre - King

    • Par ptitjulien03 le
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    Comment pourrait on passer à coté d'un chef d'œuvre comme celui-ci ? Je ne vais pas présenter Stephen King. Cet auteur a un talent fou et il le montre bien dans cette saga de 7 volume qu'est « La tour sombre ». Comment est née cette fameuse saga ?


    King à l'age de 19 ans à une grosse envie. Cette envie c'est de faire une épopée, une longue histoire, un très long roman. Oui c'est après avoir lu le seigneur des anneaux que cette idée lui vient. Pari réussi pour cet auteur à succès. La tour sombre est non seulement une magnifique saga très longue mais de plus vachement réussie.


    Cette saga c'est donc 7 volumes.


    Le premier peut paraître assez difficile à lire au début. Il faut limite se forcer pour le finir mais après c'est l'exctase totale. Comment résumer l'histoire de cette saga en quelques mots ? Je pense qu'il faut simplement résumer le tome 1 : Roland, un pistolero, seul dans un désert aride poursuit un homme. Cet homme est appellé l'homme en noir. On ne sait pas qui il est. Il porte le nom de Walter. Et c'est ainsi que le roman commence « L'homme en noir fuyait à travers le desert et le Pistolero le poursuivait ». Cette phrase est tout bonnement énorme car c'est le début de cette longue aventure. Roland est à la recherche de la tour sombre. C'est son but ultime. Il sait qu'il faut atteindre cette tour sombre.




    Qui est cette homme en noir ? Qui est Roland ce fameux pistolero ? Quelle est cette fameuse tour sombre ? Dans ce désert il va faire la rencontre d'un enfant qui porte le nom de Jake. Jake prétend venir d'un autre monde. Le monde « réel ». Il prétend s'être fait écrasé par une voiture et puis plus rien. Le voilà dans ce nouveau monde. Un monde peut-être parrallèle au sien. Qui est ce Jake ? Comment a t'il attéri ici ? Bref autant de question dont vous trouverez les réponses petit à petit.




    Son périple va lui faire rencontrer d'autres compagnons. La troupe va s'aggrandir et il ne sera plus seul en route vers cette fameuse tour. Les dangers seront présents. Bref joie, peine, tristesse, humour, tous les sentiments y passe. Le tome 7 est un bonheur absolu. La découverte de la tour sombre et de ce qu'elle contient et tout bonnement incroyable. Bref je ne peux que vous recommandez ce livre.




    Cher lecteurs, rien que pour me faire plaisir, lisez ce livre. Au moins jusqu'à la fin du Tome 2. Nous verrons ensuite si vous voulez poursuivre ou non ?


    Mon site : http://sincity.joueb.com/

    févr.
    19

    Misère

    • Par sankourgan le
    • Dernier commentaire ajouté

    Dans quoi es tu allée te fourrer pauvre Fred ?

    Le film est minable. Les personnages n'ont aucun caractère loin s'en faut c'est pourtant tout l'essentiel de l'oeuvre de Vargas et surtout pour "les adamsberg" alors que d'autres comme "sans feu ni lieu" sont plus portés aux dialogues.

    Par pitié lisez la et évitez le film !

    Pars vite et reviens tard

    (Film à l'affiche)


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