avis (100)
Lorsque la polémique a enflée sur ce roman, je suis partie au quart de tour contre les censeurs, et j'ai donc acheté ce livre sans attendre une sortie en poche, par acte militant.
Je l'ai donc lu en priorité de ma PAL, ma curiosité à son comble. Je suis pourtant navrée d'écrire que ce polar me serait tombé des mains sans mon engagement à en écrire un billet (chez Gio). L'histoire ne m'a pas du tout accrochée, mais alors pas du tout, j'ai dû m'obstiner pour parvenir au bout. Je l'ai traîné plus d'un mois. J'y ai vu bien des maladresses, et du déjà lu. Le plus décevant pour moi aura été la description de ce quartier du Marché St Pierre à Montmartre que l'auteur n'a pas su exploiter. Il n'y a pas d'ambiance dans ce roman ! Quant au dénouement, lalie Walker retombe bien maladroitement sur ses pieds avec un profil de tueur très bancal qui cadre mal avec les explications qu'elle apporte.
Côté polémique en revanche, à chaque chapitre je comprenais toute la colère de la direction du marché St Pierre ! En effet ce n'est pas tant le lieu qui est mis en scène que la direction elle même. J'ignore si les frères à la tête du magasin existent réellement, mais par exemple le liftier lui est un personnage réel. La direction est tour à tour mauvais employeur, victime, suspecte, coupable, ...
Je reste convaincue qu'on doit laisser une entière liberté aux auteurs, sans cela la création littéraire n'est plus possible, on peut même écrire du mal de qui on veut, c'est une liberté fondamentale et je l'utilise en ce moment en critiquant un livre que je n'ai pas aimé. Mais je comprends parfaitement que la direction du marché St Pierre se soit sentie dénigrée par le roman.
Aux détours des pages j'ai cependant relevé quelques jolies phrases et j'ai aimé m'arrêter sur des recettes de cuisine bien alléchantes, qui n'auront hélas pas suffit à relever le plat.
Aux malheurs des dames
Lalie Walker (Livre)Petit récit qui m'avait été offert par l'ami Claude Mesplède qui a dirigé cette collection.
Un auteur dont on ne parle pas ou peu Emmanuel ERRER, René Charles Rey de son véritable nom, il a également utilisé comme pseudonyme Jean Mazarin ou Nécronian, est né en mars 1934 à Tunis. Il a écrit des romans de série noire et des scénarios de séries policières télévisées comme Navarro.
Très vite lu bien sûr car c'est une nouvelle, agrémentée de photos noir & blanc, qui traite le sujet de l'embrigadement terroriste. L'histoire commence en 1960 en Algérie où le lieutenant Santenac est l'instrument d'une manipulation sanglante qui l'obsède encore à la fin de sa vie lorsqu'à Paris il rencontre Jean-Marc. C'est un jeune homme qui rentre d'un camp d'entraînement pour réaliser son destin de martyr. La tension monte pour le lecteur qui suit les derniers jours de ce soldat de dieu, se demandant s'il y a une chance pour qu'il renonce ou échoue ...
Les photos du quartier parisien de la rue de seine sont de Stéphanie LEONARD.
Odéon, dernière station
Emmanuel Errer (Livre)Salut, je suis nouvelle, je ne suis pas branchée ordi, donc pour l'instant pas de photo ou de trucs très sophistiqués. Par contre quand je lis, c'est beaucoup et je n'ai personne avec qui le partager. J'espère pouvoir partager avec vous tous les bons livres.
Je viens de finir ce bouquin. En dehors de quelques passages violents et vraiment salaces, j'ai adoré et je voudrai avoir l'avis d'autres personnes...
Maintenant je commence Duma Key de Stephen King....
A très bientôt.
Le cadavre d'un viel homme est retrouvé chez lui. Pour l'inspecteur Erlendur, il s'agit d'un crime typiquement islandais, soit bête et méchant et qui fait perdre son temps à la police.
Pourtant, l'affaire semble plus compliquée qu'il n'y parait. C'est d'abord la présence d'un message incompréhensible laissé sur le cadavre ainsi que d'une vieille photo de la pierre tombale d'une petite fille morte 40 ans plus tôt. Ces découvertes vont amener la police sur une histoire ancienne de viol qui vont amener Erlendur à chercher du côté du passé de l'homme assasiné pour résoudre l'enquête.
La cité des jarres est le premier volet des enquêtes de l'inspecteur Erlendur Sveinson, c'est aussi pour moi le premier livre que je lis d'Indridason. Je voulais le lire depuis un moment parce que c'est un auteur islandais de polars et je dois aussi dire que la couverture est plutôt réussie.
Cette lecture, bien qu'ayant été très agréable, me laisse quand même un peu mitigée ... j'avais préféré Brouillages de Jon Hallur Stefansson.
Passons d'abord à ce que j'ai le moins aimé : l'enquête policière, je ne l'ai pas trouvé très palpitante et même banale. Je me demandais même par moment pourquoi Erlendur décidait de faire tel chose. Cela ne me paraissait pas logique mais en fin de compte, Erlendur avait raison.
Ensuite, ce que j'ai le plus aimé, c'est l'ambiance et les personnages du roman. D'abord pour l'ambiance, c'est l'Islande : terre de feu et de glace et surtout de pluie. Dans le roman, elle n'arrête pas, elle cingle les gens, le sol ... tel un déluge. On sent à travers ce livre que l'Islande est un pays isolé et plutôt rude. Il faut dire que ça fait un petit effet quand on lit une scène où Erlendur conduit sur la route et se concentre pour ne pas finir dans un champ de lave. Plutôt rare par chez nous, mais très islandais.
La deuxième chose qui m'a plue dans ce roman, ce sont les personnages. Erlendur est un flic plutôt instinctif, il est divorcé, vit seul, ne se souvient pas quand il a cuisiné pour la dernière fois ... En plus de cela, il a une fille - Eva Lind - et un fils. Plus paumé l'un que l'autre. Dans ce livre, nous faisons la connaissance d'Eva, junkie qui se découvre enceinte et vient demander de l'aide à son père.
Comme souvent, dans les romans noirs, ce sont les relations qu'entretiennent les personnages entre eux et la société qui priment sur l'enquête policière. La relation Erlendur - Eva est assez émouvante, ils se perdent, se retrouvent. Le père aime sa fille mais ne sait pas comment le lui dire.
Et puis, il y a d'autres personnages comme Audur, la petite fille décédée à 4 ans, que l'on ne connait pas et qui fait naître en Erlendur, un sentiment qui le poussera à mener l'enquête jusqu'au bout.
Enfin, ce roman amènera tous les personnages à se demander qui ils sont et s'ils sont bien les gens qu'ils pensent être.
En conclusion, une lecture plutôt sympa qui m'a convaincue de lire la suite des aventures du commissaire. Il parait même que la suite est meilleure et j'aurais compris le système des noms islandais que j'aime bien d'ailleurs.
Bonjour,
Vous pouvez signaler votre présence à cette manifestation par le lien ci-dessus, c'est toujours sympa de se croiser si possible ... et vous pouvez même signaler votre hésitation, ou votre certitude de ne pas y aller ! :-)
Par ailleurs, quelques uns parmi les inscrits au "mini défi, coup de coeur polar 2009" ont un peu oublié de publier leur avis ... Hum ...
Merci à ceux qui renvoient les lecteurs vers leur blog de publier néanmoins quelques lignes et de prendre le temps d'afficher l'image de couverture du roman etc ... histoire de jouer le jeu en alimentant cette communauté de lecteurs.
En revanche, certains d'entre vous ont oublié de compléter leur profil en y signalant le lien vers leur excellent blog qui ravira tous les lecteurs que nous sommes.
Merci à tous, à bientôt la joie de vous croiser lors d'un salon ?
Fersenette
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"Attention à tous ! Petites frappes, violeurs en série, pyromanes psychotiques, Roberts et Brant sont de retour sur le pavé londonien. Et ça va saigner ! Flics furieux et bruyants, R&B sont en effet bien plus proches des brutes qu'ils poursuivent que du citoyen lambda. La moralité, le respect des libertés individuelles, les droits de l'homme, ce sont bien les cadets de leurs soucis. Ne croisez surtout pas leur chemin si vous avez quelque chose à vous reprocher...
Avec la suite du Gros Coup, Ken Bruen s'affirme une fois de plus comme le maître du roman noir anglo-saxon. Prenez un mixer, mettez le meilleur de McBain et de Jim Thompson, un fond de bière éventée et quelques gouttes de Worcestershire Sauce, vous avez Le Mutant apprivoisé !"
Où on retrouve pour la deuxième fois les inspecteurs Roberts et Brant, toujours aussi ripoux.
Au début, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire, ceci étant du au fait que Le mutant apprivoisé arrive très peu de temps après la fin de Le gros coup et que l'on retrouve des personnages secondaires rencontrés dans le premier tome. Bref, il faut le temps de se remettre dans le bain de whiskey.
Nous avions laissé les inspecteurs sauvés de justesse après l'attaque du duo Sparadrap que l'on retrouve aussi dans ce tome. Cette fois-ci, le couple est à New York occupé à détrousser et tabasser la population new-yorkaise, mais il ne faut pas oublier qu'aux USA, détenir une arme à feu est bien plus facile qu'en Grande Bretagne ...
De l'autre côté de l'Atlantique, il y a Roberts qui apprend qu'il a un cancer de la peau et Brant qui se fait avoir comme un bleu sur un truc de torture psychologique. Seulement, on NE menace PAS Brant à moins de le laisser pour mort.Celui-ci part alors à la poursuite du Mutant apprivoisé : Fenton. Une espèce de doux dingue tueur à gage sur les bords.
Et il y a aussi Falls, l'inspectrice noire et célibataire qui se découvre enceinte mais heureuse d'avoir la possibilité d'avoir de "grosses loloches".
Il n'y a aucune enquête policière dans ce livre et les amateurs de policiers bien classiques risquent de ne pas trouver leur compte. Mais à coup de citations musicales ou littéraire et d'humour bien noir et cynique, Ken Bruen nous transporte jusqu'à San Francisco où Fenton compte retrouver son ex pour la dégommer à coup de batte de base-ball, à Galway où Brant fait la connaissance d'un cousin éloigné sous un flot de bière et à Londres où les exhibitionnistes se font dégommer par les vieilles dames.
"- Il s'exhibait ? Je veux dire, est ce qu'il ... montrait ses parties ?
- Son John Thomas, vous voulez dire ? Je lui ai répondu :"Vous savez, il faudrait que vous vous rapprochiez, mon garçon, parce que j'ai la vue qui baisse".
Falls se mordit les lèvres. "Et qu'est ce qui s'est passé ?"
- Il s'est approché de moi et je lui ai planté mon Bic dans son engin. Et là, il s'est mis à hurler et la police est arrivée ..."
[...]
"Je ne voudrais pas abuser de votre gentilesse, mais est ce que je pourrais récupérer mon Bic ?" "
R&B - Le Mutant apprivoisé : Une enquête des inspecteurs Roberts & Brant
Ken Bruen (Livre)Sélectionné sur la liste des propositions au Mini-défi "coup de coeur polar'09" . Je suis en retard !
Pour répondre à mes challenges, j'ai lu deux enquêtes du Commissaire Erlendur Sveinsson à la suite, mais à l'envers, ce qui est dommage car il y a une réelle continuité dans la découverte de ce personnage, ses déductions instinctives et émotionnelles étant la conséquence d'un vécu particulier.
L'ambiance des enquêtes d'Erlendur et les inspecteurs Elinborg et Sigurdur Oli est fortement induite par le décor islandais, la dureté du quotidien et le tempérament des personnages, même secondaires.
Le récit prend son départ par une scène a faire froid dans le dos ! un bébé qui machouille un os humain. On retrouvera le reste du squelette, vieux de 60 ans, mais tout doucement. Le véritable suspens de cette histoire tient à l'identité de la victime jusqu'aux toutes dernières pages.
La réussite de ce roman réside en partie sur sa construction, 3 narrations qui s'entremelent savamment et permettent souvent à l'auteur de jouer avec le suspens et le rythme, donc de jouer avec les nerfs du lecteur.
Il y a l'enquête bien sûr, qui ravira les amateurs de la série Cold case. Erlendur déterre un cadavre et part à la recherche d'indices et de témoignages qui se voulaient oubliés. Pas facile, mais Erlendur est intuitif et très obstiné.
Un personnage désabusé et coupable ce commissaire Erlendur que le lecteur va suivre dans les coins les plus sordides de Reykjavik à la recherche de sa fille droguée Eva-lind. L'histoire familiale du commissaire est livrée en pointillée, il faudra sans doute lire plusieurs titres pour la reconstituer.
Il y a surtout l'histoire d'une famille meurtrie par la violence quotidienne pendant la seconde guerre mondiale. On apprend beaucoup de choses sur la présence des alliés en Islande à cette période. Pourtant le véritable sujet est une femme battue. Cet aspect du roman est époustouflant de pertinence et de maîtrise, c'est impeccable et c'est terrifiant. Indridason n'évite rien, mais ne va pas se perdre dans le pathétisme.
" ... avec le temps, il ne montrait plus la moindre trace de mauvaise conscience, comme si ce qu'il lui faisait subir n'avait rien d'anormal ni d'horrible dans leur vie de couple mais, au contraire, était une chose tout à fait nécessaire et juste. Elle se faisait parfois la réflexion, et peut-être le savait-il lui aussi en son for intérieur, que la violence qu'il lui imposait était le signe de sa faiblesse bien plus que quoi que ce soit d'autre. Car, plus il s'acharnait sur elle, plus il s'affaiblissait lui-même. Il l'accusait. Lui hurlait aux oreilles que c'était sa faute à elle s'il se comportait ainsi à son égard. Que c'était elle qui le poussait à le faire puisqu'elle se montrait incapable de faire les choses comme il l'exigeait."
Ce roman policier est très complet, original, dépaysant, surprenant, instructif, passionnant, mesuré et humain.
La Femme en Vert
Arnaldur Indridason (Livre)Pascal Garnier nous a quittés il y a peu, le 5 mars 2010.
C'est un auteur coup de coeur depuis son roman "la théorie du panda" pour lequel il a reçu le prix du "salon polar de Montigny les cormeilles", en Décembre 2008. "Comment va la douleur ?" patientait dans ma PAL depuis cette période, mais le challenge ABC2010 lui a fait remonter la pente ...
Ce petit roman raconte la fin de vie d'un tueur à gages qui croise la route d'un homme simplet mais sincère, dans la vie duquel il ne se passait rien. Une fausse-vraie famille va naître autour de l'homme simple et tranquille, grâce à l'homme froid et solitaire, ... la fin des douleurs.
Je n'ai pas retrouvé dans ce titre l'humour décapant et cynique qui m'avait tant séduite à la lecture de "la théorie du panda". Cependant, le style est percutant, juste, sarcastique quand même. Pascal GARNIER c'est un regard sur les gens comme ils sont, il leur fait vivre une histoire radicale.
Un roman que je vais oublier sans doute, mais qui ne va pas me retenir de lire d'autres Pascal GARNIER, loin s'en faut.
Stéphie collecte les critiques sur Pascal GARNIER, suite à sa disparition.
Comment va la douleur ?
Pascal Garnier (Livre).... date de la fin de votre lecture pour le mini-défi "coup de coeur Polar'2009".
Vous pouvez publier votre avis de lecture dès que vous le souhaitez :-)
rappel des participants et de leur proposition :
STEPHIE
« Robe de marié » Pierre LEMAITRE
« la femme en vert » Arnaldur INDRIDASON
« comme une tombe » Peter JAMES
CONOYE
« la nuit des mirages » Nelson DEMILLE
« Seul le silence » RJ ELLORY
« Le cadavre anglais » JF PAROT
FERSENETTE
« Quelqu'un d'autre » Tonino BENACQUISTA
« Mort aux cons » Carl ABERHOLD
« Le sang du temps » Maxime CHATTAM
PIERRE 71
« l' énigme Alexandrie» Steve BERRY
« Meurtres à la pomme d'or » Michèle BARRIERE
« Cher camarade » Olen STEINHAUER
VALUNIVERS
« Mako » Laurent GUILLAUME
« L'éclat du diamant » John MARCUS
« Porteurs d'âmes » Pierre BORDAGE
CALYPSO
« Piège pour Cendrillon » Sébastien JAPRISOT
« Mygale » de Thierry JONQUET
A PROPOS DE LIVRES
« Millénium 1, 2, 3 » Stieg LARSSON
« Hiver Arctique » Arnaldur INDRIDASON
« La princesse de glace » Camilla LÄCKBERG
GIO
« Ecorces de sang » Tana FRENCH
« Les marécages » Joe R. LANSDALE
NEPH
« Shutter Island » dennis LEHANE
PANDORASEP
« Les morsures de l'ombre » karine GIEBEL
THEOMA
« La femme en Vert » Arnaldur INDRIDASON
« Le prédicateur » Camilla LÄCKBERG
RESTLING
« Un pays à l'aube » Dennis LEHANE
ACHATRON
« Un pays à l'aube » Dennis LEHANE
SANKOURGAN
« La forêt des Nâmes » Jean-Christophe GRANGE
« Reflets de sang » Brigitte AUBERT
14 participants, 30 titres, 2 titres sont cités 2 fois : « la femme en vert » et « un pays à l'aube »
Bonne lecture,
à bientôt,
Fersenette
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Je souhaite à tous que cette année s'achève chaleureusement, dans la joie et la douceur de vivre.
C'est parfois un peu compliqué la vie, mais qui aime lire part avec un avantage !
Sans doute avez-vous lu quelques bons romans cette année au rayon polars ... en ferez-vous profitez le club des fans de polars que nous sommes ? tous en quête de bonnes lectures !
Réfléchissez bien à votre coup de coeur de l'année, présentez le en quelques lignes, précisez sa catégorie (roman policier, thriller, roman noir, polar historique ... ?).
J'établirai la liste de vos coups de coeur, si nécessaire vous pouvez en présenter jusqu'à 3. Chaque participant lira au moins un titre parmi les coups de coeur de la liste, un que vous n'aviez pas encore lu bien sûr. Vous direz ensuite à votre tour ce que vous en avez pensé ...
Calendrier :
Fin des propositions pour la liste : 1er février
Publication de votre avis sur un titre de la liste : avant fin avril
à très bientôt !
Fersenette
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4ème de couverture ...
Un écrivain à succès, un médecin très médiatisé, miss Lalli et sa nièce, et des jetsetteurs très en vue se retrouvent dans une vieille bâtisse à la campagne pour un week-end gastronomique, qui s'annonce des plus plaisants. L'ambiance se délite quand on découvre le cadavre de l'un des convives. Commence alors un Cluedo grandeur nature ... Miss Lalli n'a pas dit son dernier mot.
Le côté Britannique ...
Ecrit en anglais ce roman policier porte le sceau des romans d'Agatha Christie. Bien que je n'en ai pas lu depuis mes jeunes années il me souvient bien des ingrédients. On rassemble sous quelque prétexte, un week-end sera parfait ; des personnages presque caricaturaux comme une jeune actrice ou un général en retraite qui tous auraient un mobile pour tuer ; dans un cadre qui a son cachet par exemple un vieux manoir ; sans oublier un enquêteur discret mais très observateur, on préférera une Miss, pour réunir au final les protagonistes afin de leur révéler la terrible vérité. Ce petit air de Cluedo avec un plan de la villa en introduction m'a vraiment rappelé des lectures de débutante, et pourtant il y avait un je ne sais quoi de moderne dans ce roman policier.
Ce que j'ai aimé ...
Une atmosphère Bollywoodienne parfois grotesque mais savoureusement indienne, naïve, souriante et exaltée dans les sentiments. Quelquechose de tout à fait indien. Les couleurs, les épices, les festins, la danse sont là pour accentuer l'effet. Par volonté de la traduction le récit est truffé de vocabulaire Indi, Ourdou, Tamoul ... ce qui oblige le lecteur à se référer au lexique en fin de roman, à moins que comme moi vous ne vous contentiez du mystère de ces langues inconnues.
Ce que je n'ai pas aimé ...
L'histoire avance sans rythme, au gré d'un style irrégulier. Il y a d'excellents passages qui ponctuent un ensemble assez poussif :
« - Je ne connais rien au monde de la gastronomie, dis-je franchement.
Mr Bajaj sourit. Un sourire glacial qui m'évoqua les nuits froides et l'impossible distance des étoiles.
- Je vais devoir me rendre compte par moi-même, conclut-il aimablement. »
L'humour de Kalpana SWAMINATHAN m'a dérangée, assez drôle pourtant mais grossièrement féminin. Une variante trop acide de ce qui aurait pu être piquant :
« Sane, qui est piégée tel un poisson un peu gras dans des choses arachnéennes en mousseline de soie et un corsage qui a l'air d'un Wonderbra porté devant-derrière. Elle doit être la seule femme au monde à exhiber un décolleté dans le dos. »
Globalement ...
C'est un who-done-it sans remous, le premier cadavre que tout lecteur aura prévu arrive après deux tiers du roman. Pour un polar à dominante gastronomique disons que l'intrigue manque de saveurs.
Cette chronique est en liste pour mon "défi Littérature policière des cinq continents"
Saveurs assassines : Les enquêtes de Miss Lalli
Kalpana Swaminathan (Livre)Je ne peux que conseiller à ceux qui ont aimé "MALAVITA" de se précipiter sur la suite "MALAVITA ENCORE" récemment sortie en poche. Je ne comprends pas la tièdeur de certaines critiques lors de sa parution. Certes il n'y a plus l'effet de surprise propre à la première fois, on connait déjà la famille... et ce dont elle est capable. Mais on retrouve l'enchantement d'une situation hors norme, décalée, souvent hilarante. J'espère la sortie prochaine d'un "MALAVITA ENCORE PLUS ?" la fin de cette deuxième partie appelle une suite pour chaque personnage.
Malavita encore
Tonino Benacquista (Livre)Un titre dont j'avais lu plusieurs critiques élogieuses au fil des blogs, je l'avais donc noté dans un coin de ma LAL, fictive puisque j'évite pour l'instant de créer une LAL pour palier aux affres de la PAL. Et puis me voilà prise dans les filets d'une offre alléchante sur BABELIO - masse critique : un livre au choix en échange d'une critique. Pas dur et très tentant, ce livre y figurait et je n'ai pas hésité longtemps.
L'héroïne s'appelle Sophie, elle est complètement folle et c'est elle qui nous en parle dès le début. Elle oublie tout, perd tout, ne se rappelle plus de ce qu'elle a fait. Sa vie est un mystère, et elle même se demande pourquoi comment elle a tué ce petit garçon dont elle avait la garde. Malgré un état second, elle réagit par instinct et organise sa fuite. On la découvre désordonnée mais intelligente. Course haletante pendant une centaine de pages pour une cavale réussie. Puis le roman bascule, on change de narrateur avec stupeur ... et c'est là que nous découvrons un chef-d'oeuvre de perversité.
Grâce au rythme haletant on ne s'arrête pas aux quelques déjà-vu-si-souvent, c'est lassant à la longue les caves aux murs recouverts de photos volées à la victime. Mais ce roman est un excellent thriller qui ravira les amateurs de suspens, le rythme est soutenu jusqu'à la fin : c'est le plaisir recherché par le lecteur de thrillers.
Robe de marié
Pierre Lemaitre (Livre)« Roseanna », par Maj Sjöwall et Per Wahlöö, traduit de l'anglais par Michel Deutsch, Rivages/Noir (2 avril 2008), 312 pages. Poche. 9 €. ISBN : 2-7436-1804-3
Maj Sjöwall est née à Malmö en 1935, elle écrit toujours. Per Wahlöö né en 1926 à Göteborg, est décédé en 1975. Ils s'étaient mariés en 1962. «Roseanna» (1965) est le premier volume à quatre mains.
Bien entendu j'avais déjà lu de bonnes et nombreuses critiques sur l'œuvre de ce couple d'auteurs, mais c'est la très belle couverture, Zen et inquiétante à la fois, de la réédition Rivages qui m'a décidée à tendre ce titre pour une dédicace à Maj Sjöwall lors du Salon du polar à Montigny les Cormeilles. C'était la première fois que je faisais ce geste et je m'en suis tout de suite trouvée extrêmement gênée car Maj Sjöwall est âgée, écrire mon nom puis signer fut pour elle un long effort que j'avais envie d'interrompre. Elle m'a rendue le livre avec politesse et froideur, mais cette dédicace restera la plus précieuse quand bien même j'en obtiendrais une de Fred Vargas un jour ...
Dans le décor de la Suède des années 1960, Sjöwall & Wahlöö extraient une certaine noirceur. Roseanna est un roman policier entièrement lent et glacé, l'intrigue progresse au rythme d'une croisière sur un fleuve, les personnages suédois ont le tempérament de l'hiver. L'obstination est le trait de caractère le plus marqué de l'enquêteur Martin Beck ce qui en dit long sur le rythme et le relief du roman en général.
J'ai la sensation d'avoir lu un roman policier de qualité, hélas cela ne m'a pas évité l'ennui. La victime qui tient le titre est le personnage le plus attachant par son exotisme, sitôt identifiée on découvre une femme libre, indépendante et atypique comme on en fait peu encore de nos jours, finalement. Une proie facile. Le tueur se révèlera un psychopathe insoupçonnable comme on en croise dans tant de romans d'aujourd'hui. Je crois que ce roman était effectivement très novateur pour son époque, encore aujourd'hui la plupart des romans policiers suivent sa trace, mais pour un habitué des romans policiers ce roman ne paraîtra pas extraordinaire sans son historique.
Cette chronique est en liste pour mon "défi Littérature policière des cinq continents"
Roseanna
Maj Sjöwall (Livre)4ème de couverture : Ils sont beaux, riches, puissants, familiers de la Maison Blanche... Julia et Lemaster Carlyle forment l'un des couples africains-américains les plus jalousés de Nouvelle-Angleterre, ce bastion de la « blanchitude ».
Un soir, alors qu'ils rentrent d'une réception à l'université, ils sont pris dans une tempête de neige et leur voiture quitte la route. Près du lieu de l'accident, ils découvrent un cadavre. Julia, horrifiée, reconnaît le corps de son ancien amant, Kellen Zant, devenu depuis un brillant professeur d'économie de New England. Ce crime va avoir sur chaque membre de la famille Carlyle des conséquences dévastatrices dont l'onde de choc se propagera jusqu'à la Maison Blanche. Car, en même temps qu'elle démasque la bienveillance de façade des habitants d'Elm Harbor (surnommé par Julia « le cœur de la blancheur ») à l'égard de « l'obscure nation », l'enquête sur le meurtre de Kellen en réveille un autre, vieux de trente ans, qui semble impliquer Lemaster et son ami le Président...
Un roman complet et complexe que La Dame Noire.
Pour ce qui est de l'intrigue policière, j'ai été largement servie : pas de temps mort, des rebondissements en cascade, une enquête intrigante, un vrai sac de nœuds, une intrigue diaboliquement complexe, un jeu de piste, des énigmes, des organisations secrètes et très puissantes, des conspirations...
Une enquête sur un crime qui se déroule au départ du roman nous entraine vers une enquête sur un crime vieux de plus de 30 ans, nous avons donc une intrigue à deux niveaux temporels, aspect que j'aime particulièrement dans les romans.
Le style m'a paru un peu « ampoulé » au départ mais j'ai vite accroché à cette manière d'écrire foisonnante de détails, aux phrases longues et habilement structurées, aux métaphores et comparaisons subtiles, aux multiples figures de style que je ne saurais même pas nommer.
J'ai particulièrement aimé l'expression « innocence sardonique » pour illustrer le visage d'une adolescente s'adressant à sa mère.
Ici et là, sont livrés discrètement au détour d'une phrase, presque l'air de rien, des éléments très importants de l'intrigue.
Au-delà du simple polar, l'auteur nous emmène vers une réflexion sociologique et il apparait clairement que la barrière entre « la pâle nation » et « l'obscure nation » n'est pas encore tombée, loin de là. Et que même au sein de chaque population, il existe des classes sociales qui se considèrent comme supérieures, à part...
Découverte faite à l'occasion de l'opération Masse Critique de Babelio. Merci !
La dame Noire
Carter Stephen (Livre)4ème de couverture : Dure vie que celle de flic dans le Dublin d'aujourd'hui : la crasse, la violence, la drogue... le progrès, quoi. Et voilà qu'on vous crucifie un gus - doux Jésus !- sur la porte d'un hangar à bateaux, la tronche couronnée jusqu'au col par un méchant sac en plastique. Saloperie d'époque! Allons, tout n'est quand même pas perdu: la Guinness continue de couler au robinet, et l'ami Pat Coyne, chevalier exemplaire, est là qui vous protège, prêt à nettoyer votre bonne ville de toute la racaille qui voudrait la pourrir jusqu'à l'os... Seul problème: à vouloir jouer les chevaliers aujourd'hui, on ne s'expose pas seulement à recevoir des coups, voire à finir dans une bagnole-cercueil au fond des eaux du port... on risque de péter les plombs, tout simplement.
Inhabituel, ce roman policier mais pas du tout inintéressant. J'ai fait connaissance avec Pat Coyne, un guarda (policier irlandais) assez atypique.
Pat Coyne, marié, père de 2 enfants, s'est donné une mission : "Il était là pour veiller à ce que les ennemis du bonheur soient bannis."
A ses yeux, la vermine est principalement représentée par Berti "Drummer" Cunningham, caïd tout-puissant à Dublin et Coyne se met en tête de le faire tomber par tous les moyens possibles.
Le roman insiste particulièrement sur la personnalité borderline de Coyne, qui va jusqu'à bruler la voiture d'un suspect, pénétrer par effraction chez le même suspect afin de détruire tout ce qu'il peut -alors même qu'il est sous le coup d'une suspension de son poste de guarda-, qui met inconsciemment en danger ses amis et sa famille.
Il n'y a pas réellement d'enquête à proprement parler. Cunningham est coupable de multiples méfaits, tout le monde le sait, le problème est plutôt d'arriver à le coincer.
Entre problèmes relationnes et débordements de violence, Coyne livre un vrai combat contre la société telle qu'elle ne devrait pas exister selon lui.
Un roman à l'image de son personnage principal : déjanté, mais qui donne également une vision très noire du monde.
Déjanté
Hugo Hamilton (Livre)Réservé aux amateurs de sordide. Meurtres d'enfants sans motif et douleurs exacerbées sont le thème de ce polar.
Le récit est extrêmement dispersé, à tel point qu'un des sujets pourtant très développé (le syndrome de Münchhausen) ne trouvera pas de finalité dans le dénouement du roman, en rapport avec le sujet certes mais sans rapport avec l'histoire du départ : 4 enfants brûlés vifs. Le lecteur, autant que les personnages, se fait balader sans qu'il y ait véritablement d'enquête.
Pour le style, rien à signaler.
Je me suis pourtant laissée piquer par la curiosité, l'histoire n'est pas banale, le personnage très attachant d'un SDF prend tout de suite le lead, malheureusement il disparait noyé dans la confusion des histoires entremêlées. J'ai le sentiment que l'auteur avait beaucoup de sujets convergents à traiter mais qu'il a manqué de brio pour les nouer.
Certainement pas un mauvais auteur, mais un roman qui reste à côté du suspens et s'approche de l'essai thématique.
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(Cuisine)Du bonheur d'être soi ...
Vers Tonino Benacquista j'avance, pas à pas. Ceux qui suivent savent que je n'ai encore lu que « le serrurier volant » (courte histoire) et « la boîte noire » (recueil de nouvelles). J'ai donc encore de nombreux Benacquista à lire ;-) Ce qui me désole avec Fred Vargas c'est d'avoir tout lu, heureusement il est des auteurs qui se relisent même lorsque la PAL est vertigineuse comme le bord d'une falaise.
« Quelqu'un d'autre » est passé du statut de roman dans ma PAL à celui de défi blog-o-trésors. Briévement le concept, sur une généreuse idée de grominou : chaque participant donne la liste des 10 livres qui ont marqué sa vie de lecteur, toutes les listes sont compilées, d'où chaque participant choisira 4 titres qu'il s'engage à lire et commenter. « Quelqu'un d'autre » est l'un de mes choix. Je l'avais déjà acquis lors d'une foire aux livres et retrouvé avec confiance dans la compilation des romans qui ont marqués la vie d'un lecteur. Où il mérite sa place.
L'idée du roman est d'emblée originale. Deux hommes se rencontrent, s'ensuit une cuite et un pari simple. Ils se séparent avec le défi mutuel de changer leur vie en 3 ans et de se retrouver dans ce bar. Les deux personnages vont se succéder au fil des chapitres, le lecteur suit la métamorphose de l'un qui va radicalement changer de nom, de métier, et même de visage ; tandis que l'autre va se révéler meilleur au fur et à mesure qu'il se laisse aller à l'alcoolisme.
Benacquista propose deux procédés contre les faux-semblants, deux alternatives aux apparences prédéfinies. J'ai adoré le thème. Merveilleuses métaphores que l'encadreur qui explose discrètement pour sortir sa vie d'un cadre, et le cadre qui devient supérieur le jour où il cesse de se plier aux bienséances et à la langue de bois dès lors qu'il boit ...
L'écriture de Tonino Benacquista semble simple, elle est accessible, elle parle vrai, pourtant elle réserve des effets sublimes. L'auteur assène par-ci par-là quelques coups de poignard aux absurdités sociales que nous subissons par défaut, auxquelles hélas nous nous plions tous, même les meilleurs.
Quand je pense que j'étais à moins une de passer le chapitre le plus jouissif ! Faut dire qu'il commence et s'étend largement sur la logorrhée d'un personnage suffisant, étalant ses exploits de restaurateur de plafond devant une assemblée de bouches bées. Je n'avais rien vu venir, je sous-estimais Benacquista qui ne m'aurait jamais fait perdre ainsi mon temps mes yeux pour rien. Je ne peux pas vous dire comment car je m'en voudrais de vous gâcher ce bonheur, mais la gifle fut magistrale.
Un bémol, le point noir que je voudrais presser de deux doigts déterminés : une ode à l'alcool, la mélopée de l'ivresse, gare aux chants des sirènes ! Dieu vous préserve de l'alcoolisme.
Je vous livre un court extrait :
« l'acharnement de Didier à s'imposer dans les conversations était devenu insupportable. Il faisait partie de ceux qui accaparent le ballon à grand renfort de croche-pieds, pour ne jamais marquer. »
Quelqu'un d'autre
Tonino Bénacquista (Livre)Présentation de l'éditeur : Un bijoutier ligoté avec une grenade placée entre les genoux ; une femme accusée d'avoir frappé son mari à la tête avec un marteau ; un " Darth Vader " se baladant à vélo le sexe à l'air ; un couple de paumés qui fricote avec la mafia russe... Les nuits du flic Wesley Drubb, fils à papa en mal de sensations fortes, sont bien agitées. Est-ce vraiment un hasard si au commissariat d'Hollywood, la réalité ressemble souvent à un scénario de film ?
"Putain, mais comment ai-je fait mon compte pour atterrir ici ?"
Voilà, j'ai enfin lu le livre offert lors du Black Swap par Xanadu. J'ai découvert Joseph WAMBAUGH et je ne le regrette pas.
Pourtant, j'ai bien cru que nous n'allions pas bien nous entendre tous les deux à la lecture des 1ères pages, un dialogue "parlé flic" entre deux policiers, qui a le mérite de nous faire entrer directement dans l'ambiance, mais un peu difficile à suivre d'entrée de jeu pour moi.
Mais tout celà s'est arrangé dès la page 12. Et là, j'ai plongé dans le quotidien du commissariat d'Hollywood, j'ai eu droit à une véritable immersion en milieu policier.
Sans s'attacher à un officier de police en particulier, l'auteur brosse une galerie de personnages criants de vérité avec en toile de fond l'enquête sur un cambriolage et un braquage à main armée.
On ressent très fortement ce sentiment d'appartenance à une famille, dans laquelle le policier surnommé l'Oracle fait figure de patriarche, propre aux flics de ce roman, la solidarité qui règne entre eux. Nous assistons à des scènes désopilantes qui ne peuvent avoir lieu qu'à Hollywood : "A [...] toutes les unités : voir femme dans Hollywood Boulevard, à l'ouest d'Highland. Agression en cours. Batman contre Spiderman. Batman vu pour la dernière fois en train d'entrer dans le Kodak Center. Personne qui a lancé l'appel est Marylin Monroe.", ainsi qu'à des scènes plus poignantes (des enfants victimes de maltraitance).
On sent que Joseph WAMBAUGH est un familier du milieu policier (c'est un ancien inspecteur de police) et qu'il s'est beaucoup "documenté" afin que la fiction soit au plus proche de la réalité. J'ai particulièrement apprécié les remerciements finaux : "Et l'écrivain James Ellroy, qui me pressa de revenir aux racines du Los Angeles Police Department.".
En résumé, ce roman policier est un instantané humain et réaliste de la police d'Hollywood et Joseph WAMBAUGH est un auteur que je relirai avec plaisir.
Je propose maintenant de faire voyager ce livre si certain(e)s d'entre vous sont intéressé(e)s...
Flic à Hollywood
Wambaugh Joseph (Livre)Mon avis est tranché : j'ai adoré cette histoire ! D'aucun disent que le rythme est lent et le style convenu. Mais c'est justement ce qui fait le charme de ce roman : il y a un côté Conan Doyle qui n'est pas pour me déplaire. J'ai commencé mes lectures policières par Sherlock Holmès et, ici, je n'ai pas été dépaysé. A la lecture de la quatrième de couverture, on se demande si Louis la Brocante n'a pas ajouté une nouvelle carte à son statut de VRP de la France profonde. Mais non, notre héros est un vrai antiquaire, officiant dans une ville ancienne et chargée d'histoire, Bruges, flanqué d'une assistante, délicieusement encaustiquée, qui doit être, à mon avis, amoureuse de son patron pour accepter de travailler quasi gratuitement.
Un jour froid et brumeux, comme il n'en existe qu'en Belgique, Margaret Van Ostade, au charme évanescent, pousse la porte de L'Arcamonde, la boutique de Frans Bogaert, notre antiquaire. Elle lui soumet l'étude d'un objet bizarre, cubique et froid : le dé de son grand-père Atanas. Envoûté à la fois par cette beauté nordique et par cette antiquité unique, notre Sherlock Holmès du bibelot mystérieux se lance dans une enquête qui nous mènera de Bruges aux confins de la Lituanie. Ah, la Lituanie... J'en rêve. Hervé Picart nous plonge dans l'histoire de ce pays qui est le dernier, en Europe, à s'être vu imposer le christianisme par les chevaliers teutoniques, au XIVème siècle. Le pays des chênes-chapelles et des tumulus coiffés de croix.
L'auteur nous propose d'emboîter le pas de ce drôle de grand-père, gardien d'une divinité païenne, défenseur jusqu'à la folie de la tradition de son pays. De suivre cet enquêteur atypique, antiquaire bardé de technologie, qui rassemble son esprit dans un confessionnal (car rien de mieux qu'un peu d'obscurité pour y voir plus clair !) et dont l'une des devises est : "Que serait le passé sans le Carbone 14". Un excentrique comme... (voir plus haut).
Ce roman est annoncé comme le premier tome d'un grand roman feuilleton moderne. Je veux bien le croire. On peut même imaginer une série télé !
L'auteur tient un blog. Ce roman est un livre voyageur ; les conditions sont décrites ici.








