J'ai relevé un petit post très discret sur le Point.fr : une de mes consoeurs, écrivain de polar, Lalie Walker, est assignée en justice pour son roman "Au malheur des dames", dont l'action, de pure fiction, se déroule à Paris, au pied de la Butte Montmartre, dans une rue réputée pour ses boutiques de tissus colorés et variés. Bon, elle connaît aujourd'hui ce que tout auteur s'attend à connaître un jour, à savoir que des mégalos perturbés ont découvert (ou ont cru découvrir) leur bouboui, leur femme, leur maîtresse, leur chien ou leur façon de vivre merdique et étriquée dans une fiction sortie tout droit de l'esprit fertile de l'écrivain. Et, bien sûr, elle est assignée en justice...
Ce n'est pas un scoop que de dire qu'un auteur traditionnel (hors SF) n'invente rien, qu'il s'appuie sur son entourage, sur son vécu, sur son émotionnel, sur sa vie passée, ses bonheurs, ses déboires, sur l'observation de son quartier, de sa région et qu'il y apporte sa touche d'imagination, de fantaisie, de délire...
J'ai écris trois romans en utilisant sur tout ce qui est cité dans les lignes ci-dessus, avec certaines précisions, notamment dans Interférences, sur mon voisinage immédiat qui auraient pu m'envoyer dix fois devant un juge et pis rien ! Il faut dire que mes charmants voisins ont quitté le Sud Ouest pour l'Est... Conclusion : il y aura toujours des cons frustrés et des gens intelligents... Mais ça, c'est une autre histoire...



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