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Clinique quand tu me tiens,
CHS je te découvre
mise à nue
Quelques jours en clinique psychiatrique !
Ma geôle "dorée" où je me suis enfermée,
Une volonté d'y entrer pour être soignée et enfin aller mieux après des mois de souffrance, de descente et de surdoses médicamenteuses avec urgences et réanimation au bout ...Arrêter ce processus de destruction ! Un Noël de plus en dehors, Noël, Jour de l'An et my birthday là-bas, 4 mois ...
Un matin comme un autre :
Réveil à 4 heures 40
Cauchemars comme tous les matins avec pleurs...angoisses...MAL...Me lever....en sursaut pour faire cesser cette douleur et descendre...ne pas rester seule, Chercher le visage réconfortant, la présence de l'autre ! Et puis non, ne rien dire, passer inaperçu, attendre !
Aujourd'hui, pas de scarifications, ni de brûlures de cigarettes sur le bras !
Me fondre, disparaître ...
Je me sens dans un état d'isolement total; je ressens de plus en plus l'incompréhension, l'intolérance des autres vis à vis d'une maladie ou d'une pathologie différente ! à part, toujours à part !
Même ici, la bêtise ! l'intolérance,
On montre du doigt, on parle de lui, on médit d'elle, elle est folle ! il est bizarre ! on ne se mélange pas, on juge et on étiquette, la souffrance au bout... reflet de cette société ?
Envie de disparaître, je ne me sens bien nulle part, mal être permanent qui s'accroît de jour en jour, alors je ne comprends plus !
POURQUOI ? Est-ce une volonté de stopper tout afin de voir où j'en suis, mais extrêmement dur à vivre, et l'envie de ne plus souffrir, ce qui peut amener à n'importe quel acte !
Je me sens encore le mouton noir, celle qui ne veut pas suivre le mouvement, Celà s'arrêtera-t-il un jour ? J'ai tellement ENVIE de VIVRE et de pouvoir apprécier la VIE ... Mais je suis à la limite de m'écrouler... pire qu'avant l'hospitalisation.
ALORS ???
Je me sens comme un oiseau en cage, une cage plombée, mais je ne peux m'en envoler, ce serait pire alors résister, lutter et espérer !!! En gros "Je me maintiens en vie ". Au fil des jours et des mois, je n'ai ressenti aucun mieux, je me perdais davantage en travaillant sur moi, énormément, non, je peux vous assurer que pour moi ce n'était pas une maison de repos...des pages et des pages d'écriture à travailler sur moi, les envies de mort toujours présentes, normalement protégée, aller voir le soignants, je sais, oui, va, cours et dis, exprime tes douleurs... je ne peux, démarche impossible, je me heurte à mon mur.
Alors droit devant, droit dans le mur...
ou peut-être pas... droit vers la vie !
(...)
4 mois déjà, réanimation pendant 2 jours, j'entendais tout, et puis j'ai vu, ils s'affaieraient pour faire revivre un homme, la mort et la souffrance étaient de l'autre côté de la vitre, j'assistais impuissanteà leur travail incroyable, j'ai ressenti la honte, la culpabilité d'être là, moi qui avait "choisi" , l'horreur, la peur, je n'étais plus rien, je n'existais plus ... et cet homme que j'accompagnais de mes maux, impuissante ! je revois toujours cette nuit d'horreur avec ces lumières vives, agressives, qui disaient, stop, ici on se bat pour la vie !
Mise en hospitalisation d'office à la demande d'un tiers, avec mon accord, celà m'a fait mal, je comprenais, hurlais en moi, ne voulais pas, impression de déchéance, de descente en enfer. La clinique ne voulait plus de moi, puisque médicaments procurés dans son enceinte, je suis coupable, coupable de les avoir pris, accepter, il ne fallait pas !
On sait, on connaît le trafic, alcool, pétards, mais médocs... alors sanctions sur celui ou celle qui a mordu ! je ne bois pas, je ne consomme pas de drogues, expériences adolescentes désasteuses... seulement ovredoses de médocs, pardonnez-moi, je sais, fallait pas !
Alors dehors, livres, affaires dans des sacs poubelles, et chambre désinfectée...
plus de traces... un mirage !
Et puis m'y voici, 10 jours en hôpital psychiatrique !!!
Alors, ma pensée profonde, réfléchie, mon ressenti
Je me suis sentie en terrain ami, dans mon élément à l'hôpital, où pourtant certains malades ont des pathologies lourdes, mais là, il n'y avait pas de jugement...et la souffrance et misère humaine était plus palpable ! Les mots n'avaient pas d'importance ou que trop, mais il y règnait un climat d'apaisement, de retour à la vie, ma vie, où mon coeur pouvait retrouver sa place...
Ce n'est qu'un petit bout de vie que je vous livre....mais surtout sachez, que ces personnes hospitalisées, aux maladies diverses, allant de la dépression, à toutes sortes de maladies "mentales" apportent quelque chose humainement, il est vrai que le milieu psy, le l'ai connu dès le début de ma vie, maman pas d'chance, papa pas d'bol, alors kate puise sa force dans son instinct de survie, et son amour de la VIE !
(à suivre)
Katefannay
Je vais peut-être vous surprendre, je l'ai dit et le maintiens, heureusement que je suis allée en hôpital psy, rien à voir avec cette clinique que je ne reconnaissais plus... 10 ans plus tard, plus rien à voir avec celle que j'avais connue dans les années 96/97, elle était devenue un lieu aseptisé, formaté, que je ne reconnaissais pas ! ???
MERCI au CHS, merci à tous les soignants, soignés...



