folie (10)

févr.
15

DEBAT OUVERT A TOUS

  • Par cfou le

samedi 5 mars

à l'association ETC, rue de Paris, Grenoble

10h00 - 12h00

Début : 05/03/11 - 10:00
Fin : 05/03/11 - 12:00
Lieu : Grenoble
févr.
15

V.I.P en psy

  • Par cfou le

Association loi 1901 de Grenoble pour laisser la parole aux patients !

http://vip-en-psy.e-monsite.com

38000 grenoble

févr.
15

Après plus de dix ans...

  • Par cfou le

J'ai encore peur de faire le malheur

Des gens que je côtois

Qui gravitent autour de moi.


J'ai encore peur des inconnus dans la rue

Les mots qui me parviennent

Ne sont pas les leurs

Mais ces pensées tordues

Sont les miennes.


J'ai encore peur du bonheur

De pressentir

L'avenir.


J'ai encore peur de mes gestes

De sortir de ma torpeur

Alors parfois j'y reste.


J'ai encore peur de vivre

Comme si il y avait erreur

Que je n'existe que dans un livre

Et que je sois prisonnière

De l'imagination,

Des prières,

D'un écrivaillon.

févr.
15

C'est la guerre !

  • Par cfou le
  • Dernier commentaire ajouté

Oui, c'est une guerre, ou plutôt une guerrilla car l'ennemi se cache, reste dans l'ombre.

La maladie est à l'affût tout autour de nous, de vous.

Les personnes touchées sont blessées à jamais, portant à vie les stigmates des combats. Atteintes, projetées à terre, écrasées par la pesanteur et piétinées par la foule, la société.

Tapie aux coins de nos rues, à nos carrefours. Chaque jour nous faisons des choix, chaque choix est l'embranchement d'un chemin, chaque chemin est un cheminement, un parcours. Chaque parcours comporte des obstacles à contourner ou à franchir et des paysages, des périodes plus paisibles de repos, de pause. Tout le monde vit cela.

Banal, me direz-vous. Oui. Mais pour nous, personnes souffrant de troubles psychiques, nous sommes en guerre. Contre qui ? Contre quoi ? Toute la question est là. Il ne faut pas se tromper d'ennemi. Ce n'est ni toi, ni moi, mais la maladie.

En permanence sur le qui vive, à chaque instant nous faisons le choix de vivre quel que soit le prix à payer. Prix du sang, valeur de cette sève qui nous nourrit, nous donne goût à la vie. Peurs, sueurs, froides ou bien brûlantes de fièvre, infection de nos pensées par des parasites, affection profonde de longue durée, afflictions à foison.

N'oublions pas les combattants qui ne reviendrons pas, ceux qui ont donné leurs existences, leurs êtres. Ils ne sont pas tombés, ne sont pas des vaincus, ils restent des résistants. Nombreuses sont les familles en deuil, les amis aussi. Pas de vainqueur, pas de gagnant, ni de vaincu, ni de perdant. Que de personnes qui luttent pour une certaine liberté, une existence acceptable, supportable. Beaucoup de blessés, de prisonniers. De plus en plus de populations concernées.

Oui, c'est une guerre alors mobilisons-nous !

févr.
5

La folie, je connais... la mienne, celles des autres

  • Par katefannay le



Elle ne me fait pas peur

Je l'ai toujours connue et cotoyée,



Alors le "Handicap", qu'il soit physique, mental,

Ou physique et mental,

C'est un pote de longue date !


On s'habitue

On VIT



Et je crois que je suis devenue celle que je suis

Grâce à tous ces gens dits "fous",

Ces mômes qui se balancent sans arrêt

Sans te regarder,

Ces jeunes et ados si touchants,

Peu importe leur pathologie,


Ils vivent, ils sont,


Et qu'ils s'expriment de telle ou telle façon,

Sans mots, par gestes, peu importe

Je les aime

Je sais pourquoi !


C'est en moi depuis toujours

Je n'ai jamais accepté toute gamine

Le regard des gens sur les personnes différentes,


Ceux qui se retournent

et parlent,

Ceux qui dévisagent

et se retournent

encore et toujours



Je l'ai vécu avec ma mère

Et j'avais envie de crier....

Envie de chialer


Quand on est môme

On ne comprend pas


Une enfant ne supporte pas

Cette méchanceté latente

ou cette bêtise,


Cette incompréhension.....

Que l'on retrouve partout !



Alors ça façonne une môme,

Cette gosse s'adapte, se construit

Tant bien que mal,

Pas sans fracas




La folie, la différence, je les revendique,



Alors oui, je peux regarder quelqu'un

Qui en ferait fuir plus d'un,

Le contempler et trouver la paix...


Et oui, mes problèmes,

Qu'est-ce-que je peux les oublier,

Même si ils sont là et reviennent en force,


Mais au contact des autres je m'élève...

Et même si la descente est inévitable,

Pour ces moments de Vie,

Je dis merci


Je suis moi avant tout!!


Alors FOLIE...

je dis, oui, j'assume !




Katelemonde





févr.
3

Stop, la Vie déborde, la Mort fout l'camp...

  • Par katefannay le

HERESIE


Sentiments acérés

Lames de couteaux sanglants



Sang de la VIE

de LA NON VIE

Sang s'écoulant des plaies béantes



Mort et Vie se chevauchant

Mort l'emportant

Dans ce dernier combat



Le fou du Roi

Sur l'échiquier de l'existence

Luttant pour ne pas sombrer


Cavalier à terre

Se traînant jusqu'au fou



Veines

Artères

Encombrées

de débris

de caillots


Poubelles du corps

Poubelles du Monde



Artères puantes

Immondes

Coagulation stoppée

à jamais



Hémorragie

de souffrances



Coeur éclaté

Coeur débordant

Coeur à vif


Coeur écorché

Coeur éclaté

Coeur écrasé

Coeur banni



STOP


La Vie déborde

La Mort fout le camp




Veines sans Amour

Veines sans vie

Veines sans éclats



Corps écartelé démembré

Corps démantibulé


Squelette ambulant

Cerveau envolé en mille

miettes d'étoiles



Oiseau blessé

Plumes blanches

Ensanglantées


Coeur

Coeur à vif à l'extrême

en pleurs incessants



Cicatrices à jamais ouvertes

Malheurs d'une vie

Maléfices à jamais bannis



HORREUR

de cette haine


Toujours et toujours

la ritournelle éternelle


HORREUR

de cette puanteur enfantine


Haïr

Aimer

Pardonner

Ne pas pouvoir


Essayer en vain

Oublier



Non au pardon de l'infâmie

De la cruauté gratuite



HAINE

HAINE

De l'Amour de l'enfant


HAINE du père

Alors comment aimer

Ces femmes

Destructrices




Katefannay


(écrit il y a quelques années!)


févr.
2

Semaine de la folie à Reims en mars

  • Par survivant le

Deux évènements à venir :

"La semaine de la folie"

à Reims du mardi 15 au samedi 19 mars 2011, née d'une idée pour une alternative à la "Semaine de la santé mentale", des patients, des usagers du gem la locomotive et des soignants mettent ensemble sur pieds cette exposition .


Et à Paris : Le collectif des évadés du bocal.

Festival du 4 Mars au 3 Avril 2011

au bar-restaurant le Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, Paris XXe

nov.
28

Maman tue moi

  • Par behemothe le

Maman tue moi


Hé bien, voilà bien un cri contre nature. Comment demander à celle qui nous a enfanté de nous retirer la vie qu'elle nous a donné. Ça n'a pas de sens. Mais la vie a-t-elle un sens?


Maman tue moi


C'est la démission devant une grande lâcheté, cerné par les refus, les peurs, on se retourne vers sa génitrice et on lui demande de nous retirer une vie qu'on a jamais voulue.


Maman tue moi


Car je ne veux pas être le bourreau de personne, même pas de moi. Je ne veux pas assumer cette vie si terrible.


Maman tue moi


Mais alors comment demander à sa mère d'être notre bourreau, parce que cette vie qu'elle a donné dans la souffrance elle doit être capable de la retirer


Maman tue moi.


Quand cesseras tu cette complainte stupide, à 61 ans alors que cela fait longtemps que celle qui t'a mis au monde n'est plus.


Maman tue moi,


Excusez moi, je ne peux pas m'empêcher, c'est plus fort que moi, une sorte d'exutoire, une catharsis, une prière, un juron tellement c'est inimaginable.


Maman tue moi


Ainsi va la vie, avec ses rêves, ses désirs. Ainsi s'exprime le langage sans retenu sans soucis de réalité. Une grossièreté qui est un raccourci de ce que je suis.


Maman tue moi


Parce que je suis dans une cage et que je ne veux pas en sortir.

nov.
13

Un matin comme un autre...

  • Par katefannay le
  • Dernier commentaire ajouté

Clinique quand tu me tiens,

CHS je te découvre

mise à nue



Quelques jours en clinique psychiatrique !

Ma geôle "dorée" où je me suis enfermée,


Une volonté d'y entrer pour être soignée et enfin aller mieux après des mois de souffrance, de descente et de surdoses médicamenteuses avec urgences et réanimation au bout ...Arrêter ce processus de destruction ! Un Noël de plus en dehors, Noël, Jour de l'An et my birthday là-bas, 4 mois ...




Un matin comme un autre :


Réveil à 4 heures 40

Cauchemars comme tous les matins avec pleurs...angoisses...MAL...Me lever....en sursaut pour faire cesser cette douleur et descendre...ne pas rester seule, Chercher le visage réconfortant, la présence de l'autre ! Et puis non, ne rien dire, passer inaperçu, attendre !


Aujourd'hui, pas de scarifications, ni de brûlures de cigarettes sur le bras !

Me fondre, disparaître ...

Je me sens dans un état d'isolement total; je ressens de plus en plus l'incompréhension, l'intolérance des autres vis à vis d'une maladie ou d'une pathologie différente ! à part, toujours à part !


Même ici, la bêtise ! l'intolérance,

On montre du doigt, on parle de lui, on médit d'elle, elle est folle ! il est bizarre ! on ne se mélange pas, on juge et on étiquette, la souffrance au bout... reflet de cette société ?



Envie de disparaître, je ne me sens bien nulle part, mal être permanent qui s'accroît de jour en jour, alors je ne comprends plus !


POURQUOI ? Est-ce une volonté de stopper tout afin de voir où j'en suis, mais extrêmement dur à vivre, et l'envie de ne plus souffrir, ce qui peut amener à n'importe quel acte !



Je me sens encore le mouton noir, celle qui ne veut pas suivre le mouvement, Celà s'arrêtera-t-il un jour ? J'ai tellement ENVIE de VIVRE et de pouvoir apprécier la VIE ... Mais je suis à la limite de m'écrouler... pire qu'avant l'hospitalisation.


ALORS ???


Je me sens comme un oiseau en cage, une cage plombée, mais je ne peux m'en envoler, ce serait pire alors résister, lutter et espérer !!! En gros "Je me maintiens en vie ". Au fil des jours et des mois, je n'ai ressenti aucun mieux, je me perdais davantage en travaillant sur moi, énormément, non, je peux vous assurer que pour moi ce n'était pas une maison de repos...des pages et des pages d'écriture à travailler sur moi, les envies de mort toujours présentes, normalement protégée, aller voir le soignants, je sais, oui, va, cours et dis, exprime tes douleurs... je ne peux, démarche impossible, je me heurte à mon mur.


Alors droit devant, droit dans le mur...

ou peut-être pas... droit vers la vie !


(...)


4 mois déjà, réanimation pendant 2 jours, j'entendais tout, et puis j'ai vu, ils s'affaieraient pour faire revivre un homme, la mort et la souffrance étaient de l'autre côté de la vitre, j'assistais impuissanteà leur travail incroyable, j'ai ressenti la honte, la culpabilité d'être là, moi qui avait "choisi" , l'horreur, la peur, je n'étais plus rien, je n'existais plus ... et cet homme que j'accompagnais de mes maux, impuissante ! je revois toujours cette nuit d'horreur avec ces lumières vives, agressives, qui disaient, stop, ici on se bat pour la vie !


Mise en hospitalisation d'office à la demande d'un tiers, avec mon accord, celà m'a fait mal, je comprenais, hurlais en moi, ne voulais pas, impression de déchéance, de descente en enfer. La clinique ne voulait plus de moi, puisque médicaments procurés dans son enceinte, je suis coupable, coupable de les avoir pris, accepter, il ne fallait pas !


On sait, on connaît le trafic, alcool, pétards, mais médocs... alors sanctions sur celui ou celle qui a mordu ! je ne bois pas, je ne consomme pas de drogues, expériences adolescentes désasteuses... seulement ovredoses de médocs, pardonnez-moi, je sais, fallait pas !

Alors dehors, livres, affaires dans des sacs poubelles, et chambre désinfectée...

plus de traces... un mirage !



Et puis m'y voici, 10 jours en hôpital psychiatrique !!!

Alors, ma pensée profonde, réfléchie, mon ressenti

Je me suis sentie en terrain ami, dans mon élément à l'hôpital, où pourtant certains malades ont des pathologies lourdes, mais là, il n'y avait pas de jugement...et la souffrance et misère humaine était plus palpable ! Les mots n'avaient pas d'importance ou que trop, mais il y règnait un climat d'apaisement, de retour à la vie, ma vie, où mon coeur pouvait retrouver sa place...


Ce n'est qu'un petit bout de vie que je vous livre....mais surtout sachez, que ces personnes hospitalisées, aux maladies diverses, allant de la dépression, à toutes sortes de maladies "mentales" apportent quelque chose humainement, il est vrai que le milieu psy, le l'ai connu dès le début de ma vie, maman pas d'chance, papa pas d'bol, alors kate puise sa force dans son instinct de survie, et son amour de la VIE !



(à suivre)




Katefannay


Je vais peut-être vous surprendre, je l'ai dit et le maintiens, heureusement que je suis allée en hôpital psy, rien à voir avec cette clinique que je ne reconnaissais plus... 10 ans plus tard, plus rien à voir avec celle que j'avais connue dans les années 96/97, elle était devenue un lieu aseptisé, formaté, que je ne reconnaissais pas ! ???


MERCI au CHS, merci à tous les soignants, soignés...



nov.
6

Je suis devenue funambule....la vie sur le fil...Bipolaire et Borderline...

  • Par katefannay le
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Folie devenue ordinaire...j'suis bipo...tu sais bipolaire...

et borderline !!!


  • Je suis devenue funambule....la vie sur le fil...

    Bipolaire et Borderline...



    Cat "Borderline"

    Cat bipolaire

    Toujours en équilibre

    Ou en déséquilibre


    Je voudrais tellement

    Ne plus être une ombre

    Errant dans un tunnel

    Me parlant à moi-même


    J'aperçois la lumière

    M'en enivre

    Puis elle s'affaiblit


    Je la sens

    me réchauffer


    Plus qu'un souffle

    La lueur disparaît

    L'opacité

    Le noir

    Le vide


    J'ai froid

    Je frissonne

    Je tremble


    Les pleurs me prennent

    M'enserrent

    Encore et toujours


    Arrêtez


    Je n'veux plus

    Je veux rire

    Je veux vivre


    Laissez-moi


    Je veux voir à nouveau

    Me relever sans tituber

    Et me ramasser

    Sans arrêt


    Je voudrais tellement


    Toujours cette possibilité

    de ne pas faire,

    de me laisser engloutir par

    ce mauvais génie

    qui se glisse insidieusement en moi,

    et m'enveloppe progressivement,


    Je voudrais tant,

    être comme...


    j'sais pas,

    quand j'étais pas,


    j'sais plus...


    VIVRE

    et ne pas me laisser submerger,



    Mon fil est toujours

    à la limite,

    Je m'y accroche,


    La peur du vide,

    et pourtant !!!




    Je suis fatiguée

    MAIS

    j'vais continuer

    Je continuerai



    Cette bipolarité

    ne m'aura pas !!!



    La danseuse d'espoir

    tient à ses étoiles


    Elle veut s'en approcher

    Un jour elle est devenue funambule

    sans savoir pourquoi


    et elle titube

    joue comme une gosse

    avec son diabolo


    Mais c'est sa vie qui est sur le fil



    elle le sait, alors elle répète

    sans arrêt


    Toujours

    Toujours et encore




    "Borderline"


    un mot si beau

    d'ailleurs elle veut écrire

    Elle a rempli des pages et des pages

    Alors mettre ses mots sur son fil



    La danseuse funambule

    joueuse de mots

    rêveuse d'étoiles

    ne lâchera pas son fil



    il est sa vie

    son jeu

    sa source

    ses larmes

    et ses rires



    Katefannay


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