vraiment je remercie votre generosite et le partage de vos lectures.....trouver reponse en ces sujet n'est pas tjs facile....ici la les references en guide m'orienteront dans ma recherche....merci bien
La pointe de ce livre est peut-être dans la toute fin du livre de cette histoire de l'élaboration de la doctrine sur la nature de Jésus : Le repère commun à tous les Chrétiens : La foi des apôtres qui en leur temps n'avais élaboré aucune doctrine et pourtant furent de vrais croyants en la personne de Jésus.
Nul doute également que le pouvoir politique a été le vecteur de la consolidation et du développement du Christianisme, au delà même des attentes de Constantin car dans le temps il est arrivé que l'Eglise prenne le pouvoir sur le politique et/ou les royautés en place.
Extraits :
pp 12 : C'est pour des raisons éminemment politique que Constantin convoque en 325 le concile de Nicée
pp 22 : L'évangile le plus ancien est celui de Marc. Ce dernier auquel la tradition accorde la paternité du texte n'est pas un apôtre, mais un disciple de Pierre dont il se fait l'interprète.
pp 29 : On appelle Torah les cinq premiers livres de la Bible juive, c'est-à-dire le Pentateuque. Ces livres racontent l'histoire de l'humanité et du peuple juif de la Création à la mort de Moïse. Il s'agit de la Genèse, de l'Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome.
pp 109-110 : DES CHRÉTIENS CHEZ LES PAÏENS
En fait, le grand paradoxe de la vie chrétienne se trouve magistralement résumé dans un écrit célèbre, la lettre à Diognète (fin du IIe siècle), dont l'auteur est resté anonyme : « [Les] chrétiens ne se distinguent des autres hommes ni par leur pays, ni par leur langage, ni par les vêtements. Ils n'habitent pas de villes qui leur soient pro-i» ils ne se servent pas de quelque dialecte extraordinaire leur genre de vie n'a rien de singulier [...]. Ils se conforment aux usages locaux pour les vêtements, la nourriture et la manière de vivre, tout en manifestant les lois extraordinaires et vraiment paradoxales de leur république spirituelle. Ils résident chacun dans sa propre patrie, mais comme des étrangers domiciliés. Ils s'acquittent de eus leurs devoirs de citoyens, et supportent toutes les charges comme des étrangers. Toute terre étrangère leur ait une patrie, et toute patrie une terre étrangère. Ils se marient comme tout le monde, ils ont des enfants, mais ils n'abandonnent pas leurs nouveau-nés. Ils partagent tous sème table, mais non la même couche. Ils sont dans la chair, mais ils ne vivent pas selon la chair. Ils passent leur vie sur la terre, mais sont citoyens du ciel. Ils obéissent aux lois établies, et leur manière de vivre l'emporte en perfection sur les lois. Ils aiment tous les hommes, et tous les persécutent. On les méconnaît, on les condamne on les tue et par là ils gagnent la vie. Ils sont pauvres et enrichissent un grand nombre. Ils manquent de tout et surabondent en toutes choses. On les méprise et dans ce mépris ils trouvent leur gloire. On les calomnie et ils en sont justifiés. On les insulte et ils bénissent. On les outrage et ils honorent. Ne faisant que le bien, ils sont châtiés comme des scélérats. Châtiés, ils sont dans la joie comme s'ils naissaient à la vie [...]. En un mot, ce que l'âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde. »
Autrement dit, les chrétiens sont dans le monde sans être du monde.
pp 120 : par la parole (raison créatrice de sens), l'homme parvient à se représenter la réalité, à lui donner un sens.
pp 148 : Marcion : le rejet des origines Juives de Jésus
pp 159 : Le gnosticisme : "Simon le sage?" (acte des apôtres 8, 9-25) exerçait la magie et jetais le peuple de Samarie dans l'émerveillement.
pp 163 : Plus connu, Basilide se fait le prédicateur de la pensée gnostique dans l'Alexandrie bigarrée de la seconde moitié du IIe siècle. L'Egypte a d'ailleurs été particulièrement imprégnée par le gnosticisme - ce n'est sans doute pas un hasard si on y a retrouvé l'important corpus de Nag Hammadi - dont le haut niveau intellectuel ne pouvait manquer de séduire les Alexandrins cultivés. Basilide fonde une école si réputée que l'on en entendra encore parler au début du IVe siècle, et il est de surcroît l'inventeur d'un nom appelé à une immense fortune parmi les cercles ésotériques, mais pas seulement : celui d'Abraxas, qu'il donne au Dieu suprême. Les lettres de ce mot, additionnées selon leur valeur numérique en grec, donnent le nombre 365, sensé symboliser la création ; il est devenu notre « abracadabra». Auteur assez prolifique, Basilide aurait écrit en Entre sa propre version des quatre Évangiles, ainsi qu'un commentaire sur ceux-ci en vingt-quatre volumes, les Exegetica, dont il ne nous reste que quelques fragments.
pp 165 : La gnose et les femmes
Avant d'en venir à la christologie de la gnose, j'aimerais tenter d'éclaircir un point qui prête à confusion depuis le succès planétaire du Da Vinci Code : les femmes et la gnose. Reprenant des thèses répandues depuis quelques décennies, Dan Brown oppose la « misogynie » de la Grande Église au « féminisme » des gnostiques. La question est beaucoup plus complexe : en effet, les gnostiques ont une vision de la femme éminemment paradoxale, et cette vision est d'autant plus difficile à synthétiser qu'il existe de nombreux courants gnostiques et donc, à chaque fois, des nuances plus ou moins importantes dans leur approche de la féminité. On peut néanmoins résumer les choses ainsi : la pensée gnostique a une vision pessimiste de la femme, puisque, par sa capacité à procréer, elle permet à l'oeuvre du démiurge (le monde matériel, perçu comme mauvais) de perdurer. Du reste, c'est un éon (Du grec aiôn, « éternité », « entité divine ».) féminin, Sophia, qui a provoqué la naissance de ce démiurge néfaste, et c'est pour « rattraper » la catastrophe déclenchée par Sophia que Dieu va émettre un nouvel éon (masculin, cette fois) : le Christ.
pp 170 : La publication en 2006 de l'Evangile de Judas a placé cet ouvrage sous les feux de la rampe ! Loin de faire de l'apôtre un traître maudit qui livra le Christ aux grands prêtres, Judas y apparaît comme le disciple bien aimé de Jésus, récipiendaire de son enseignement surnaturel et qui n'a fait qu'obéir à la volonté de son maitre en le livrant afin qu'il soit délivré de son corps de chair.
pp 178 : ... le terme même d'"hérésie"n'est « stricto sensu », aucunement péjoratif, le grecque « hairesis » ne désignant rien d'autre que le choix ; or le choix est une chance, une preuve d'ouverture d'esprit, de vitalité, une invitation à la tolérance.
pp 181 L'Ancien Testament : De ce fait, les Écritures juives sont naturellement acceptées dans le corpus canonique. Jésus ne les lisait-il pas ? N'annoncent-elles pas le Christ et la Nouvelle Alliance ? Les chrétiens de la Grande Église utilisent donc la Bible juive, avec une prédilection pour sa traduction grecque réalisée au IIIe siècle avant notre ère, appelée Bible des Septante. Voilà qui constitue ce que l'on nommera, à la suite de Marcion, l'« Ancien Testament » : il comprend les cinq livres du Pentateuque (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome), huit livres de pro¬phètes (Josué, Juges, Samuel 1 et 2, Rois 1 et 2, Jérémie, Ézéchiel, Isaïe, et le texte des douze petits prophètes), onze livres d'écrits (Ruth, Psaumes, Job, Proverbes, Qohélet, Cantique, Lamentations, Daniel, Esther, Esdras-Néhémie, Chroniques 1 et 2), auxquels s'ajoutent des écrits rédigés dès leur origine en grec (non en hébreu), et appelés « deutérocanoniques », car ils constituent une sorte de « deuxième canon » chez certains groupes juifs (Sagesse, Baruch, Maccabées 1 et 2, Judith, Tobie, le Sira-cide). Dès 160, la Septante est traduite en latin : on appelle cette traduction la Vêtus Latina (« Vieille Latine »).
pp 185 Le Nouveau Testament : Quoi qu'il en soit, et bien que l'expression « Nouveau Testament » (au sens que lui donne la Grande Église) apparaisse dès 200 sous la plume de Clément d'Alexandrie, il faudra attendre le IVe siècle pour qu'une liste précise d'écrits chrétiens canoniques soit édictée. C'est Athanase d'Alexandrie qui, en 367, recense les vingt-sept livres composant ce Nouveau Testament, liste confirmée par le décret du pape Damase en 382, puis par le second concile de Carthage le 28 août 397. Les écrits retenus sont les suivants : les quatre Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean ; les Actes des apôtres ; quatorze lettres mises sous le nom de Paul ; sept épîtres dites « catholiques » (une de Jacques, deux de Pierre, trois de Jean, une de Jude) ; et la très controversée Apocalypse. Toutefois, la liste ainsi définie n'a pas force de loi, et si la plupart des Églises s'accordent peu ou prou sur ce corpus, des variations existent en fonction des communautés. (Du reste, aujourd'hui encore, toutes les Églises chrétiennes n'ont pas exactement le même canon biblique, tout dépend de la confession à laquelle elles appartiennent : protestante, catholique, orthodoxe...)
Ainsi, les efforts conjugués des théologiens de la Grande Église ont abouti à la mise au point, à l'extrême fin du II siècle, d'une Bible en diptyque, avec un Ancien et un Nouveau Testament. Ce diptyque, c'est Jésus qui en assure la cohésion, puisque aux yeux des Pères de l'Église, il est bel et bien le Messie annoncé par les prophètes juifs dans le Premier Livre.
186 Les apocryphes : une littérature de seconde zone ?
pp 269 : Constantin : "Le bien de notre empire dépend de la religion : une étroite connection rapproche ces deux choses"
pp 311 : Comme dit l'adage médiéval : La corruption du meilleur engendre le pire. (Excommunication en mars 2009 du médecin qui avorta la fillette de 9 ans violée au Brésil)
4e de Couverture : Comment Jésus est devenu Dieu
« Pour vous qui suis-je ? » Cette interrogation de Jésus à ses disciples n'a rien perdu de sa force. Les Évangiles laissent planer un doute sur l'identité de cet homme hors du commun : est-il un prophète ? le Messie attendu par les juifs ? le Fils de Dieu ?
De nos jours, le christianisme est pourtant la seule religion qui affirme que son fondateur est à la fois homme et Dieu. Comment les chrétiens des premiers siècles ont-ils progressivement été amenés à affirmer la divinité de Jésus alors que lui-même ne s'est jamais identifié à Dieu ?
Comment, à l'issue de débats passionnés, furent élaborés les dogmes de la Sainte Trinité et de l'Incarnation ?
Quels autres regards ont été rejetés comme « hérétiques » lors de ces virulentes joutes théologiques qui ont coûté la vie à certains ?
Quel a été le rôle du pouvoir politique dans l'élaboration du credo chrétien à partir du IVe siècle et de la conversion de l'empereur Constantin ?
Écrit comme un récit, cet ouvrage captivant permet de comprendre la naissance du christianisme ainsi que les fondements de la foi chrétienne et pose avec acuité la question centrale : qui est Jésus ?
Philosophe, Frédéric Lenoir est aussi directeur du
Monde des religions et producteur de l'émission « Les racines du ciel » sur France Culture. Il a écrit de nombreux ouvrages sur la religion, dont La Rencontre du bouddhisme et de l'Occident (Fayard, 1999), Le Christ philosophe (Pion, 2007), Socrate, Jésus, Bouddha (Fayard, 2009). Il est également l'auteur de romans historiques traduits en vingt-cinq langues, tel L'Oracle délia Luna (Albin Michel, 2006), ainsi que de la pièce de * théâtre Bonté divine !
ISBN 978-2-213-63673-3





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