Décryptage des initiatives menées par les marques et organisations dans le domaine des Media sociaux.
Et pour commencer, bien que gratuits, ces guides ont été rédigés sur le long terme, au fil des expériences vécues. Autrement dit, même gratuits, ces guides sont le fruit d'un travail sérieux et approfondi, répondant aux questions de l'intégration Facebook et le développement de sa page.
Chez affinitiz, nous avons décidé d'orienter notre expertise des réseaux sociaux vers Facebook et l'accompagnement des marques à intégrer cette plate-forme (nous conservons également notre savoir-faire en termes de communautés dédiées !).
La question est aujourd'hui au centre des décisions Marketing et CRM des entreprises : pourquoi ? Comment ? Voici les deux problématiques auxquelles les enseignes font faces.
Ainsi, à travers 4 guides pratiques, nous tentons d'éclairer ces questions qui peuvent être un obstacle à l'intégration des entreprises sur Facebook.
Notre premier guide pratique débroussaille le chemin de ces premières interrogations : « Facebook, y aller ou pas et pour y faire quoi ? » répondra sûrement à vos doutes et/ou confirmera peut-être certains de vos projets.
Ces 40 premières pages vous expliqueront de manière simple, ludique et pragmatique, les enjeux d'une présence sur Facebook et quels sont les bénéfices (au sens large du terme !) à en tirer.
- Est-il trop tôt ou trop tard pour se lancer sur Facebook ?
- Facebook est-il vraiment fait pour tout le monde ?
- Quel type de présence choisir : Page, Groupe ou Profil ?
- Les 10 raisons de créer une page Facebook
- Les 10 choses que Facebook ne peut pas faire
En vous inscrivant à ce premier guide pratique, pour recevrez automatiquement les guides suivants et à intervalles réguliers !
N'hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions, nous serons heureux de pouvoir vous aider !
Les guides suivants porteront sur :
- Attirer, convertir et fidéliser les fans ;
- La publicité sur Facebook ;
- L'animation et la modération de page Facebook ;
- et d'autres à venir... !
LinkedIn a très récemment lancé la possibilité de faire ses propres campagnes de publicité en self service, sur le modèle de ce que font Google et Facebook. Il est très simple de créer une campagne puisqu'il suffit d'avoir un profil LinkedIn (c'est d'ailleurs obligatoire).
Ayant appris la nouvelle, j'ai été emballé : chouette, je vais pouvoir faire une campagne de publicité super ciblée vers ma cible : les responsables marketing web en France. Sur le papier, que du bonheur en perspective.
Première déconvenue, le Français n'est pas supporté, impossible de créer une publicité en Français, elle est systématiquement rejetée. J'ai appris par la suite qu'ils n'avaient pas encore de ressources de modération en Français. Je peux le comprendre pour un lancement. J'ai donc rédigé mes publicités en Anglais. Mais m'adressant à un public Francophone, je me doutais que l'impact serait moyen.
Deuxième déception, le trafic : il est d'une incroyable faiblesse. S'il faut quelques heures pour atteindre 100.000 vues sur Facebook, même sur une audience de niche, en 5 jours, ma publicité n'a même pas atteint les 10.000 vues. Et pourtant je ciblais une population estimée d'envrion 35.000 personnes. Le trafic est donc dramatiquement faible sur LinkedIn.
Troisième déception, le prix au clic. Le prix de départ était de 4 dollar;. Quand on sait que sur Adwords ou Facebook on peut aisément descendre en dessous de 0,5€ et avoir une audience ciblée, 4$ est hors budget pour moi.
Quatrième et dernière déception : le taux de clic. 0,07 de clics, soit 2 clics en 5 jours. Bouh !
Conclusion : l'offre est chère, très peu efficace en affichage et taux de clic et limitée à l'Anglais. Je referai un test si le Français est un jour accepté, mais je ne suis pas certain que les autres facteurs seront fortement améliorés.
Déception...
(Voir les résultat de ma campagne sur l'image ci-dessous)
Malgré certaines idées reçues, le tricot et les travaux de crochets ne sont pas réservés exclusivement à nos grands-mères. C'est même devenu une vraie tendance. La blogosphère est désormais truffée de passionnées de fil et d'aiguilles, pas ringardes pour un sous.
Il suffit de taper « blog tricot » sur Google pour comprendre l'ampleur du phénomène, rien qu'au niveau francophone.
C'est sur cette tendance que surfe le site communautaire Ravelry, la première communauté mondiale des passionné(e)s de tricot et crochet.
Mais cette tendance va bien au delà de nos frontières. L'histoire du site Ravelry commence aux Etats-Unis en 2002 lorsque sa fondatrice, Jessica Marshalls Forbes, passionnée de tricot et bloggeuse assidue, désespère de ne pas trouver rapidement ses « pairs » : une vraie perte de temps à faire des recherches pour trouver des passionnées avec qui partager modèles, trucs et astuces ou bonnes adresses. C'est alors que son mari, programmeur, créé une application pour l'aider à bloguer de façon organisée avec son cercle d'amies passionnées.
Peu à peu, le blog amélioré se transforme en véritable réseau social et le bouche à oreille part sur des chapeaux de roues puisque moins d'une semaine après son lancement, le site avait déjà reçu 3.000 demandes d'invitation.
Le bouche à oreille n'a jamais cessé de fonctionner puisque, sans aucune dépense en marketing ou publicité, le site compte aujourd'hui 890.000 membres et a jusqu'à 4.000 membres en ligne simultanément.
Pratiquement 1 million de prospects sans dépenser un euro de publicité ou de marketing, le rêve de tout marketeur...
Et le compte de fée ne s'arrête pas là, le financement du site (développement, hébergement, etc.) pendant ses premières années a été apporté par... ses membres ! Ces derniers ont en effet fait don de 70.000 $ au total aux fondateurs pour les aider dans leur initiative.
1) Présentation et impression générale
L'ambiance est vert pastel mais reste sobre. On aurait espéré peut être un peu plus de fantaisies dans le design puisque le sujet le permet.
Un indicateur de présence en ligne permet de voir en un coup d'oeil le nombre de membres en ligne en même temps. Ce dernier est assez impressionnant (de 2.500 à 4.000 selon les heures).
Le nouveau membre dispose également d'un espace d'aide pour bien démarrer : un point important car la communauté regorge de nombreuses fonctionnalités, on peut vite se sentir perdu !
De nombreuses fonctionnalités :
My notebook permet de :
- éditer et partager un projet
- retrouver les idées ou modèles marquées en favoris
- retrouver ses amis de la communauté
- retrouver les news des groupes auxquels on appartient
- retrouver une bibliothèque virtuelle où l'on retrouve les ouvrages utiles (PDF de modèles, livres, magazines.)
- un système de messagerie interne
- retrouver les contributions déjà faites à la communauté
- retrouver les achats et dons effectués
Les fonctions principales :
Consultation de modèles mis en ligne par la communauté (tri par mots-clés, tricot ou crochet, payant ou gratuit, etc.)
Choix qui permet de retrouver les fils par type, poids, aiguilles à utiliser avec, etc.
Permet de retrouver les membres de la communauté selon plusieurs critères : date d'anniversaire, pays d'origine, groupes d'appartenance, proximité géographique, etc.
Une multitude de sujets de discussion thématiques pour échanger entre passionnées
En plus des forums de discussion, un membre peut rejoindre un ou plusieurs groupes plus spécifiques (par ex. un groupe de passionnées francophones). Il peut ainsi retrouver directement les projets des membres de son/ses groupe(s).
Boutique en ligne. Permet l'achat de produits dérivés Ravelry, de modèles payants et relais vers des boutiques partenaires.
2) Les Points forts
La première force de cette communauté, c'est qu'elle fédère autour d'une vraie passion, pas autour d'un simple passe-temps. L'autre force de Ravelry, c'est son histoire très « conte de fées » : une initiative individuelle, un financement par les membres de la communauté et une croissance vertigineuse. La réussite de ce projet démontre l'atout incroyable que peut représenter une communauté quand elle est bien menée.
Le site facilite la découverte des services proposés grâce à une aide claire et pédagogique, un atout indéniable pour ne pas connaitre le problème des comptes ouverts et inactifs.
Mais surtout, le site propose une multitude de fonctions très utiles aux passionnées et développées spécifiquement pour répondre à leurs besoins de tous les jours : trouver des modèles, présenter ses réalisations, trouver des conseils auprès d'autres passionnées, etc.
3) Points faibles
Un univers graphique peut-être un peu trop épuré pour le thème de la communauté. Le design s'approche plus de celui d'un outil alors que l'on aurait pu adapter l'univers à celui de la passion dont il est question. Sur ce sujet, Fiskars a mieux réussi son design avec sa communauté de Scrapbooking (http://www.fiskateers.com).
Les points faibles s'arrêteront là car nous n'en voyons pas d'autres. Ravelry est probablement l'un des sites communautaires les mieux réussis que nous ayons eu à étudier depuis plus de 2 ans...
4) Conclusions
Une réussite extraordinaire (886,000 membres enregistrés et une croissance de plus de 60.000 membres par mois !) pour un sujet dont on ne soupçonnerait pas qu'il puisse être aussi fédérateur.
Une communauté qui ne s'est pas contentée d'utiliser activement le service mais qui a également aidé à le financer lors de son démarrage.
Un business model rentable puisqu'aujourd'hui, les fabricants de produits destinés aux « tricoteuse et tricoteurs » sont littéralement sur liste d'attente pour être placés dans la boutique Ravelry. Loin des modèles publicitaires hasardeux où l'offre est bien plus forte que la demande, c'est ici l'inverse qui se produit. Ceci permet à Ravelry de pratiquer des coûts d'entrée et d'affichage élevés.
Une équipe fondatrice qui est elle-même passionnée et qui anime donc sa communauté avec une efficacité remarquable.
50 pages d'analyse sur les communautés de marques, leurs clés de succès, leurs facteurs de risques. Un focus sur Facebook, ce qu'il peut faire et ne peut pas faire pour les marques. Mais surtout, des conseils pratiques pour faire le bon choix avant de se lancer dans une initiative web communautaire.
Bonne lecture :-)
Le sommaire :
1 - Le contexte
2 - Méthodologie
3 - Les communautés de « pairs »
4 - Les communautés de passionnés
5 - Les communautés d'expertise
6 - Les communautés de propriétaires / utilisateurs
7 - Les communautés de « feedback »
8 - Le rôle de la technologie
9 - Facebook : des fans et des marques
10 - Une conclusion s'impose...
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Présentation effectuée dans le cadre de la table ronde e-tourisme de Paris 2.0, le 8 mars 2010.
Planet Vertbaudet se présente comme «le site communautaire de référence des futurs et jeunes parents... » Proposé par la marque éponyme de vêtements pour enfant, planet Vertbaudet a pour ambition d'informer, de permettre des échanges entre parents mais aussi de proposer des services ludiques. Ce site communautaire a été créé en 2006, il fait donc partie des pionniers dans son domaine.
Le domaine des enfants, mamans et futures mamans est très présent dans l'univers communautaire : de nombreux forums et blogs permettent aux mamans de partager leurs questions, leurs petits trucs avec d'autres mamans. A ce titre, cafemom est probablement l'un des sites communautaires les plus importants aux Etats-Unis, c'est dire si le créneau est porteur. En France, la dernière marque à s'être lancée sur le secteur est la marque de lait infantile Galia avec son « club Gallia »
1) Présentation et impression générale
Fleurs, couleurs pastelles, dessins... la charte graphique choisie se permet plus de fantaisies que celle du site de vente en ligne. On est dans un univers acidulé qui met à l'honneur les petits et leurs parents.
Le site est un mélange d'éditorial, de communautaire et de services pratiques (calendrier de grossesse...).
L'internaute peut retrouver de nombreux articles au sujet de la grossesse, de l'enfance, de la vie de parent, etc. Des thèmes aussi variés que les interrogations des mamans et futures mamans. La population est effectivement composée quasi exclusivement de mamans.
Elle peut également accéder à des informations en fonction de sa ville (23 villes proposées aujourd'hui) : trouver les bons restaurants, les spectacles pour enfant, une nounou, etc. Ce service est fourni par Cityvox.
Si l'internaute souhaite bénéficier des fonctionnalités communautaires, elle doit s'inscrire sur le site : elle peut alors rentrer des renseignements sur sa grossesse et/ou sur ses enfants pour profiter d'outils de suivi de grossesse et/ou de son enfant envoyés tous les mois.
Une fois identifiée, la maman retrouvera sur la page d'accueil des éléments personnalisés (décompte avant l'accouchement, rappel de l'anniversaire d'un enfant).
Elle pourra également créer son blog (mise en ligne de textes, photos et vidéos), participer aux différents forums de discussions, gérer un carnet d'adresse et, depuis juillet 2009, partager des vidéos sur la vertbaudet webtv, développée pour l'occasion par BrainSonic.
Les services plus ludiques que communautaires sont également accessibles pour les membres de la communauté planet vertbaudet : la maman peut en quelques clics créer le thème astral de sa progéniture (en rentrant son nom, sa date de naissance et son sexe). Elle a alors la possibilité de partager le résultat de ce thème astral en l'imprimant, en le publiant directement sur son blog ou en l'envoyant à un ami.
Dans la même veine, la maman peut créer une histoire personnalisée : en choisissant parmi plusieurs scénarii possibles, elle peut faire de son enfant le héros d'une petite histoire. Enfin, on retrouve l'incontournable e-card personnalisable avec la bouille de bébé pour les grands événements de l'année : noël, nouvel an ou encore invitation pour un anniversaire.
Autre possibilité pour les membres : créer l'album de bébé, qui permet de conserver et partager les exploits de bébé (premiers jours, premiers pas, etc.)
Planet Vertbaudet permet également de commander en ligne des faire-part ou des albums photos personnalisés : l'internaute est alors redirigé vers le site Planet Création qui propose la vente de divers objets personnalisé à l'effigie de bébé.
2) Points forts
3) Points faibles
4) Conclusions
Planet Vertbaudet a donc pris le pari de miser sur un site qui mixe éditorial et communautaire : une stratégie intéressante pour un sujet qui nécessite un maximum d'informations pour les mamans. Cependant, on peut déplorer une navigation complexe qui ne met pas clairement en évidence les outils communautaires. De plus, c'est un pari coûteux car le contenu coûte cher à produire et renouveller. C'est cette animation éditoriale qui manque sur le site. Il aurait sans doute été préférable de mettre l'accent sur le contenu généré par les membres et mettre de côté l'éditorial.
Le forum de discussion est bien découpé et propose les fonctions « classiques » d'un forum de discussion (créer une discussion, répondre à une question, répondre à un commentaire). Sa présentation semble cependant un peu vieillote aujourd'hui. Les blogs sont eux d'une rare pauvreté et n'ont certainement pas créé beaucoup de vocation au sein de la communauté...
Pour un site qui est censé proposer une vraie expérience communautaire, la déception est réelle. Dans le même univers, des sites comme cafemom.com ou momslikeme.com sont bien plus intéressants en ce qu'ils proposent de vraies fonctions communautaires comme le fait de retrouver facilement des parents ayant des enfants du même âge et/ou habitant dans la même ville. L'entraide communautaire entre parents y est bien plus facilitée et c'est à mon avis là la vraie valeur ajoutée d'un tel service.
C'est dommage, l'initiative est plutôt sympathique et intéressante, mais les usages proposés ne sont pas à la hauteur et n'apportent pas de fonctions qui ne soient pas déjà présentes sur de nombreux autres sites et forum.
Le site a été réalisé par l'agence Digitas en 2006.
Si l'on en croit la description du service que l'on peut trouver sur le site : « Cook n'Share est la première plateforme communautaire online à dimension européenne qui a pour objectif de réunir des personnes qui souhaitent partager leur passion autour de la création culinaire. » On peut dire que Pyrex a de l'ambition dans le domaine du communautaire culinaire !
Si cook n'share n'est pas la première communauté web qui ambitionne de rassembler les amateurs de bonne cuisine, c'est par contre la première initiative d'une marque reconnue dans ce domaine. Pyrex est en effet une marque qui s'est construit une forte réputation, notamment pour ses plats de cuisson en verre résistants à la chaleur.
Il est certain que compte tenu de la spécificité de ses produits et de sa cible de clients, Pyrex a à la fois la crédibilité nécessaire à se positionner sur ce sujet et un réel intérêt à rassembler une communauté de passionnés qui, par essence, sont des clients potentiels !
1) Présentation et impression générale
L'ambiance de la plateforme reprend les codes couleurs de la marque Pyrex, vert et rouge. Le design et l'ergonomie sont d'ailleurs très réussis. La navigation est très claire dès la première visite et propose quatre onglets : recettes, communauté, ma cuisine et blog.
Recettes
Cette partie permet de rechercher une recette par mot clé, type de recette (sans sucre, sans gluten, etc.), catégorie de la recette (entré, plat, dessert) et difficulté (débutant, intermédiaire ou confirmé).
Communauté
Cette partie permet de retrouver un membre ou de rejoindre un groupe (ex : la cuisine étudiante)
L'inscription prend quelques instants et permet même, pour les chefs et blogueurs culinaires, de demander à être inscrit en tant que chef VIP (sous réserve de validation)
Ma cuisine
C'est dans cette partie que le membre gère l'ensemble de ses données et recettes publiées.
Il peut :
- Publier un statut et le partager sur facebook et/ou twitter.
- Mettre en ligne des recettes
- Mettre en ligne des médias photos et les associer à des recettes
- Récupérer toutes ses recettes favorites dans un livre de recettes récapitulatif.
- Gérer ses amis
- Gérer son profil
- Gérer ses groupes
A l'heure actuelle, on compte environ 11 000 membres mais seuls 190 ont publié au moins une recette. Un taux d'activité relativement faible qui peut s'expliquer par la relative complexité de l'acte de publication qui requiert tout de même de connaître une recette et de la maîtriser suffisament pour la publier.
Blog
On retrouve ici le blog de la marque Pyrex : les publications traitent des tendances culinaires du moment, des émissions de télé culinaires, des concours organisés par la marque mais concernent aussi des recettes.
2) Points forts
3) Points faibles
4) Conclusions
Cook N'Share est un site communautaire bien conçu, qui réunit les fonctionnalités essentielles que l'on est en droit d'attendre pour ce genre de site. La navigation est très simple et permet en quelques clics de partager ses meilleures recettes de cuisine avec la communauté.
Cependant, avec 1.109 recettes en ligne contre 48.147 pour marmiton, il ne semble pas évident de se faire un nom et une place dans le web communautaire culinaire.
Concept : Agence MSL
Réalisation : Atafoto Studio
Le green business est devenu en quelques années un enjeu économique et politique à part entière. Les marques n'ont pas manqué de voir dans cet intérêt croissant des Français pour l'environnement une opportunité marketing à saisir.
Les marques de cosmétiques, longtemps montrées du doigt pour leur non-respect de l'environnement et des animaux, ont senti le vent tourner. Elles se sont quasiment toutes consacrées aux produits bio, se rachetant ainsi une certaine respectabilité. La marque Yves Rocher, qui a soufflé sa cinquantième bougie cette année, s'est toujours présentée comme une marque de « cosmétique végétale », associant les bienfaits de ses produits à ceux des plantes.
Fidèle à son ADN végétal, la marque a décidé en 2006 de mettre en place un site internet participatif et ouvert à tous sur le thème de « la défense de la nature et la valorisation du monde végétal »: un site pour tous les « fous de nature » mis en place sous l'impulsion de Jacques Rocher.
Il compte à ce jour 40 629 inscrits et bientôt 24 millions de visites cumulées.
--> décryptage...
1) Présentation et impression générale
Le design du site est, comme on s'en doutait, très axé sur les codes couleurs de la nature: beaucoup de vert, du bleu.
La page d'accueil présente tout de suite le projet afin de guider l'internaute, de lui expliquer la finalité du projet des végétaliseurs. Nous noterons que la marque n'apparait qu'en bas de page de la page d'accueil. Nous regretterons peut être la densité d'information dès la page d'accueil: on ne sait plus trop où poser les yeux.
L'inscription est simple et permet de participer à un tirage au sort pour gagner un tapis de souris en gobelets recyclés (on reste dans le thème de l'écologie, du respect de la nature). Une fois enregistré, il faut prendre le temps de compléter son profil et l'on peut alors échanger avec les autres « fous de la nature ». Les 6 fonctions principales de ce site sont présentées ainsi:
2) Points forts
3) Points faibles
4) Conclusions
L'initiative de la marque est très bien tombée en terme de timing: le site a été créé en 2006, juste avant la prise de conscience politique du respect de l'environnement qui s'est traduit par le grenelle de l'environnement. De plus, la marque ne cache pas son implication dans la création de ce site (même si elle reste discrète)
Le site remplit son contrat en terme d'outils participatifs : les membres font véritablement vivre le site en l'alimentant tous les jours par du contenu (articles, commentaires, photos).
Une très bonne initiative qui pâtit un peu du trop grand nombre de possibilités d'interactions offertes mais, paradoxalement, qui manque du « petit truc » qui donnerait vraiment envie de creuser et de s'investir. La fonction « végeterre » aurait pu être cela, mais sa mise en oeuvre laisse à désirer (fonction se trouvant en dehors du site lui-même).
Ce que j'aurais aimé y voir est la possibilité de créer une carte de France des initiatives écologiques où chacun puisse faire la « publicité » de son geste écolo et où l'on puisse sentir le concret de milliers de micro-initiatives qui, ensemble, font une masse significative. Cela aurait également pu servir de base à une entraide entre les membres qui auraient pu bénéficier des expériences des autres.
Agence : atelier sherfi
La marque américaine de T-shirt personnalisés Threadless est très active sur le web social. Sa page Fans sur Facebook compte 102.000 fans et son compte Twitter est suivi par près de 1.500.000 de personnes. Les chiffres sont impressionants.
La marque a récemment lancé un concours visant à proposer des réalisation en tricot et crochet représentant les visuels de certains de ses T-shirt. Le but du concours est de faire appel à la créativité de l'audience. Le site du concours qui est visible ici a été promu à la fois sur le compte Twitter et la page fans de la marque. Les résultats sont très intéressants.
24H après la publication sur le compte Twitter et la page fans Facebook, le "taux de clic" vers le site présentant ce concours est de 1,08% (1.110 visiteurs sur 102.000 fans) depuis la page de fans Facebook et de 0,04% (232 visiteurs sur 1.500.000 followers) depuis Twitter.
Les chiffres parlent d'eux-même. Pour promouvoir un service, un événement ou un nouveau produit, Facebook 1, Twitter 0. CQFD.
Cela confirme ma position sur l'usage de Twitter, pour autre chose que de la diffusion d'offres promotionnelles alléchantes ou de contenu à valeur ajoutée vers une cible de niche, son usage n'a pas beaucoup de sens pour les marques.
Tout sur la manière dont la BNP a pu rassembler 130.000 fans sur Facebook en quelques semaines. Ce succès a fait beaucoup parler de lui mais il a une explication, je vous laisse la découvrir.
Disclaimer : ceci n'est pas une critique de la BNP dont l'intiative peut être saluée à bien des égards, mais un "recadrage" sur la réalité de "fans" de marques sur Facebook dans certains cas...
Macmillan est une association caritative anglaise qui a pour but de soutenir les malades atteints du cancer ainsi que leur entourage : ils apportent un soutien pratique, émotionnel et financier. Macmillan est un peu l'équivalent Anglais de la Ligue contre le Cancer en France.
Sur son site internet, l'association a créé un espace communautaire en ligne qui a pour but de permettre aux personnes touchées de près ou de loin par le cancer d'échanger sur ce sujet. D'ailleurs, les aspects communautaires sont devenus à ce point prépondérants qu'ils prennent pratiquement la première place en haut de page, c'est un signe fort : les patients ne veulent pas tant de l'information que des échanges avec leurs pairs.
Le web communautaire et le thème de la santé sont à mon avis fait pour s'entendre, c'est d'ailleurs ce qu'à compris l'Association Française contre la Myopathie (organisatrice du Téléthon) qui a mis un fort accent communautaire cette année. Macmillan est à mon avis l'organisation qui a été le plus loin dans ce domaine et qui l'a fait de manière très efficace.
1) Présentation et impression générale
Le site se veut porteur d'espoir et cela se voit : avec un code couleur vert et une typographie toute en rondeur, l'association rassure (sans minimiser ni accentuer la gravité du sujet).
Le site a mis en avant de nombreux outils communautaires mais il est également une source d'information très riche. Quelle que soit la question que l'on se pose sur le cancer, la réponse est quelque part dans leurs articles. De plus, l'accès à ces contenus est très bien présenté, que l'on cherche des information parce que l'on vient de découvrir que l'on a un cancer, que l'on soit un proche d'un patient, que l'on cherche un groupe de soutien ou tout simplement à aider, chaque accès aux contenu est thématisé pour répondre exactement à votre situation.
L'espace communautaire est repérable facilement par un onglet dédié. Une fois arrivé sur cet espace, on découvre un véritable réseau social complet. Après son inscription, un membre peut accéder à une multitude de fonctions :
2) Points forts
3) Points faibles
4) Conclusions
L'association a réussi le pari de mettre en ligne un espace communautaire complet qui ne tombe pas dans le « larmoyant ». L'usage de l'espace est simple, fluide : on retrouve les codes d'utilisation déjà présents sur des réseaux sociaux grand public (du type facebook) : cela facilite beaucoup la prise en main de l'outil pour un nouvel arrivant. L'insertion de l'espace communautaire au sein même du site de l'association est astucieuse : elle permet à l'internaute d'accéder aux informations de l'association, à la boutique en ligne et à l'espace « don ».
Par contre, le « trop plein » de fonction tend un peu à perdre l'utilisateur et certaines fonctions (groupes, geo-localisation) mériteraient d'être améliorée et différenciée.
En conclusion, une belle initiative qui gagnerait à être reprise dans d'autres pays car c'est la première du genre et les « communautés de patients » offrent un vrai service attendu de tous ceux qui traversent l'épreuve d'une maladie. A ce jour, les forums sont la seule destination vraiment disponible et c'est dommage vu la pauvreté de l'outil en terme de possibilités d'échanges.
Turbotax est un logiciel payant qui permet aux contribuables américains de préparer au mieux leurs déclarations d'impôts. Afin de faciliter l'usage de ce logiciel et, plus largement, d'appréhender les questions de fiscalités, l'éditeur de Turbotax a mis en place un support utilisateur communautaire : TurboTax Live Community.
Une aide qui peut s'avérer précieuse pour les contribuables américains et un très bon exemple de site support utilisateur géré efficacement grâce à des fonctions communautaires.
1) Présentation et impression générale
Le site Turbotax a une présentation relativement sobre (vu du sujet de discussion, on s'attend pas à autre chose !). La navigation est simple : on compte seulement deux onglets : « mes questions et réponses » et « toutes les questions et réponses » ainsi qu'un navigateur de recherche. Les fonctionnalités sont, certes, peu nombreuses mais répondent bien à la problématique : permettre aux membres de trouver des réponses à leurs questions concernant l'utilisation du logiciel et la fiscalité en général.
En s'inscrivant sur le site, un membre peut :
2) Points forts
3) Points faibles
4) Conclusions
Turbotax est un site complet pour les fonctionnalités souhaitées : les apports des internautes et des « super utilisateurs » permettent une animation et une mise à jour régulières des informations, un vrai plus pour un sujet aussi pointu. La navigation est intuitive et aisée, même pour un novice en la matière. Les clés de tri sont simples et permettent de trouver la bonne information en quelques clics.
Même si le sujet est sérieux et que l'anonymat souhaité de certaines membres est tout à fait compréhensible, on ne serait pas insensible à une petite touche d'humanité dans la forme : l'éditeur prouverait alors que ce forum va plus loin qu'un simple formulaire de question/réponse et qu'il y a de vraies personnes derrière tous ces avatars. On regrettera également le manque d'informations réunies dans un lexique alimenté par les supers utilisateurs.
Enfin, on se demandera si le peu de place laissée au lien qui permet d'acheter le logiciel est une volonté de l'éditeur ou un vrai raté marketing.
Le football est un domaine qui attire beaucoup les annonceurs et dans lequel les outils communautaires sont manifestement une solution de choix pour s'attirer les bonnes grâces de cette population de passionnés (fanatiques ?). Qui d'autre qu'un supporter du PSG comprend mieux un autre supporter du PSG ? C'est ce qu'à compris SFR en lançant SFR Footsur lequel il est possible de se déclarer fan de telle équipe ou de tel ou tel joueur.
Le site propose un savant mélange d'outils communautaires et de contenus (interviews, reportages vidéo, classement des équipes, etc.) et semble, à première vue, bien répondre aux attentes de la communauté des inconditionnels du ballon rond. Reste à regarder derrière les coulisses s'il tient ses promesses.
1) Présentation et impression générale
La première impression est que l'on est bien chez SFR. Le logo de la marque, la charte graphique dans les tons rouges, les liens vers les services SFR en tête de page, aucun doute, avant d'être dans l'univers du football, vous êtes chez SFR.
On retrouve bien les équipes, les joueurs et en creusant un peu, le moteur de recherche s'avère assez efficace pour retrouver équipe, joueur, actu et vidéo sur un mot entré. Pour rentrer des les fonctions interactives, il faut devenir supporter de votre (ou vos) équipes ou fan de vos joueurs préférés. Tant que cette démarche n'est pas remplie, impossible de commenter ou interagir sur la fiche d'une équipe ou d'un joueur. Sinon le calendrier des rencontres est plutôt bien réalisé et les fiche de club affichent l'équipe en photo placée sur le terrain en fonction de sa position, plutôt bien présenté.
Cependant, l'interactivité offerte s'avère vite limitée : devenir fan d'un joueur, supporter d'une équipe, écrire un mot sur leurs murs, devenir ami avec un membre (pour quoi faire ?) ou publier un album photo ou une vidéo sur son profil restent des fonctions trop limitée pour engendrer l'enthousiasme des foules. Résultat ? L'activité semble très faible.
2) Points forts
3) Points faibles
4) Conclusions
Malheureusement, à l'instar de la Famille Rrrugby lancé par Renault, encore une initiative communautaire de grande marque qui n'a de communautaire que le nom. C'est vraiment dommage, le sujet est facile et très perméable aux logiques communautaires mais la réalisation est trop orientée contenu et pas assez sur les membres qui n'y trouveront pas leur place, sauf quelques fondus.
Un vrai service pourrait cependant être offert aux clubs amateurs, il semble d'ailleurs que cette rubrique vienne d'être lancée (elle est encore vide et annonce des services à venir). Espérons que le site saura se rattraper en offrant aux équipes de foot amateurs de vrais outils utiles et communautaires. Notons cependant que la Fédération Française de Football offre déjà ce type d'outils sur son propre site communautaire : reseaufoot.
Pour quelques exemples d'initiatives concurrentes dans le domaine du football communautaire :
http://club.orange-sport.orange.fr/football.html
La condition de parents n'est-elle pas la plus merveilleuse mais aussi la plus difficile parfois ? Nombreux sont les parents qui se posent des questions sur l'éduction de leur progéniture et qui mieux que d'autres parents peuvent les guider dans leur questionnement ! Fisher Price l'a bien compris et propose donc aux parents de partager leurs moments de bonheur mais aussi leurs questions et difficultés avec d'autres parents sur deboutlesparents.
Il est clair que la population des parents fait l'objet de nombreuses sollicitations de la part des marques et Fisher Price a tout intérêt à prendre position dans ce domaine car, après tout, les parents sont les premiers à acheter des jouets pour leurs enfants.
Ici encore, ce ne sont pas les jouets Fisher Price qui sont au cœur des conversations mais plutôt les parents eux-mêmes, leurs joies et leurs peines. Fisher Price souhaite donc se positionner en « partenaire » des parents plutôt qu'en vendeur de jouets.
1) Présentation et impression générale
L'univers graphique du site est résolument « enfantin ». Des dessins d'enfant pastels se succèdent en tête de page et les couleurs « bonbon » vont également dans ce sens. C'est un choix graphique qui se défend, personnellement, je pense que l'on s'adresse ici aux parents, pas aux enfants, j'aurais préféré un environnement graphique plus « adulte ».
L'inscription est relativement facile et bien faite, le strict minimum demandé à l'entrée et tous les compléments d'information proposé une fois l'inscription terminée. J'aurais cependant requis l'âge des enfants à l'inscription, rien de tel pour aider les parents à créer du lien en fonction de l'âge de leurs enfants.
Malheureusement, une fois inscrit, l'impression de vide se fait vite ressentir
2) Points forts
3) Points faibles
4) Conclusions
Lancé en septembre 2007, le site est, semble t-il, complètement mort 2 ans plus tard. Pourtant, l'idée est excellente sur le papier. Des sites communautaires sur le même thème sont parmi les plus belles réussite du web américain et rassemble des millions de membres extrêmement actifs.
Cela démontre une fois de plus que, malheureusement, dans le monde du web social et communautaire, il ne suffit pas d'avoir un bon concept, il faut également le mettre en œuvre correctement. Dans le cas de debout les parents, le site n'aura pas apporté aux parents les services dont ils ont besoin de manière simple et efficace et ils auront été les chercher ailleurs.
Note : le site "debout les parents" a été réalisé par l'agence Ogilvy
L'assurance n'est pas le domaine dans lequel l'on pourrait s'attendre à voir naître des projets web sociaux. Pourtant, opinion-assurances.fr connaît un succès certain car dès juin 2009, soit environ 6 mois après son lancement, le site avait déjà recueilli plus de 5.000 opinions qui ont permis d'établir un classement des meilleurs assureurs. C'est un beau score compte tenu du sujet que l'on pourrait qualifier de peu sexy. Cela démontre que les internautes sont prêts à donner leur avis quand on le leur demande.
Bien entendu, ce site n'est pas l'initiative d'un assureur mais d'un comparateur d'assurance : assurland. Je pense que la pertinence d'une telle initiative pour un comparateur d'assurance n'aura échappée à personne !
1) Présentation et impression générale
Le design et l'ergonomie sont simple mais efficace. On découvre dès la page d'accueil une moyenne des dernières notes sur les assureurs et la compréhension du système est immédiate. L'invitation à donner son avis est également très claire. On retrouve bien ses petits et l'objectif du site est clair.
Le site est plus un support de notation ouvert à tous qu'une véritable communauté. En effet, une fois votre note et votre commentaire entré, il n'y a pas vraiment de raison de resté fidèle à la communauté ou d'y revenir. En bref, c'est plus un feedback unique qui est attendu des internautes qu'une participation pérenne. Mais c'est déjà efficace et sur la thématique « assurance », difficile d'imaginer une logique communautaire qui crée du lien de manière pérenne.
2) Points forts
3) Points faibles
4) Conclusions
Un bon projet qui rempli déjà un bon nombre d'usages utiles quand on cherche à se renseigner sur un assureur. C'est de plus un projet très pertinent et complémentaire pour la marque assurland qui est un comparateur d'assurance en ligne.
Par contre, les logiques communautaires n'ont pas été pousséee très loin et c'est dommage. On gagnerait à sentir un peu plus les membres derrières les avis et à pouvoir échanger avec eux.
Quand on sait que 70% des américaines portent des vêtements de taille 42 et plus, on comprend le positionnement de la marque Lane Bryant qui ne vend que des vêtements à partir de cette taille. Avec plus de 800 magasins aux Etats-Unis et un chiffre d'affaire supérieur à 1,230 millions de $ en 2008, le marché semble porteur. On ne voit pas en effet pourquoi la mode serait réservée aux tailles 36 !
Surfant sur sa notoriété et le fait que les rondeurs ne sont pas forcément reconnues comme canon de beauté, Lane Bryant a lancé il y a quelques semaines sa plate-forme communautaire : insidecurve.com. Savant mélange de militantisme « anti maigreur », de promotion ciblée et intelligente et d'outils web sociaux bien dosés, cette initiative semble promise à un bel avenir pour la marque qui a déjà réussi à y réunir 13.000 membres (50 nouvelles inscrites chaque jour).
1) Présentation et impression générale
La première impression est très positive, l'ergonomie est bien pensée et très claire et le design est agréable. Il s'agît clairement d'une initiative de marque, celle-ci est bien présente et une bonne partie des arguments mis en avant sont relatifs aux bénéfices commerciaux (offres spéciales, coupons) qu'il sera possible d'obtenir une fois inscrit.
D'après les informations que j'ai pu recueillir, cette marque bénéficie d'une excellente image auprès de ses clients. Cela s'explique principalement par le fait que ces femmes sont souvent « exclues » de la mode de par leur taille et qu'elles apprécient beaucoup qu'une marque se soucient d'elles et de leur permettre d'être belle et à la mode. La présence de la marque n'est donc pas ici un obstacle à la prise de la « mayonnaise » communautaire, bien au contraire.
De plus, je trouve que la manière dont cette communauté est présentée est très fine et intelligente. Loin des clichés des « grosses » contre les « maigres », le discours est très accès sur la mode et sur le fait de « réveillez la fashion victim » qui est en vous. Bref, Lane Bryant sait répondre aux envies des fashion victim de toutes tailles, et elle le fait bien.
2) Points forts
3) Points faibles
4) Conclusions
Une bonne initiative très en cohérence avec l'audience et l'image de la marque. Une initiative courageuse qui va un peu à contresens du politiquement correct habituellement rencontré dans les réseau sociaux de marque. Enfin, un mixte communautaire + commerce qui est finement amené et fonctionne bien. Par contre, il reste encore à inventer et mettre en place les outils communautaires qui donneront envie au plus grand nombre de devenir actifs au sein de la communauté.
Note : Voir le blog de Paul Greenberg sur ZdNet US pour une analyse de fonds de l'initiative de Lane Bryant.
Monlookea.fr versus Marmarafit : deux initiatives communautaires passées au crible comparatif
Depuis que le web est devenu LA destination des touristes en herbe et que ces derniers s'informent et réservent majoritairement leurs vacances par ce canal, les acteurs du tourisme de tous poils cherchent a toujours mieux comprendre et intégrer ce phénomène dans leurs tactiques marketing.
C'est bien sûr Expedia qui détient la palme de l'ingéniosité et de l'avant-gardisme pour avoir racheté tripadvisor lancé dès 2000 ! (voir notre article sur le sujet). Les acteurs français, bien qu'ayant pris un peu de retard sur leurs confrères américains, ne sont pas totalement en reste. Le pionnier français et Look Voyages avec monlookea.fr lancé dès juin 2007, suivi de près par Marmara avec marmarafit.com lancé en avril 2008. Ces deux initiatives ayant maintenant respectivement 3 et 2 saisons d'ancienneté, il nous a semblé intéressant de les comparer en détail, notamment sous l'angle des résultats concrets obtenus.
Design
Sur l'aspect graphique web, les deux sites sont assez simples. Sur ce point, Clubmedinsider reste celui qui a le plus travaillé son design. Mais Lookea et marama ne sont pas des marques haut de gamme et, finalement, les fonctions communautaires et les éléments de contenu générés par les utilisateurs sont bien mis en avant, ce qui est l'essentiel à mes yeux.
Fonctionnalités
Les deux sites proposent des fonctionnalités identiques : partage de photos, de vidéos, de commentaire, inscription sur un club spécifique, liste des membres d'un club, création de carnets de voyage, ajout de membres à sa liste d'amis, etc. Du classique mais qui trouve bien sa place dans cet univers.
Là où marmarafit se démarque c'est sur la possibilité d'identifier des vacanciers en partance pour faire connaissance avant le séjour. C'est d'ailleurs la fonction mise en avant par le patron du e-commerce de la marque. Ce dernier estime en effet que Marmara est le premier à proposer ce type de fonction. http://www.neteco.com/forum/neteco-vos-commentaires-sur-les-articles/olivier-roche-avec-marmarafit-com-nos-clients-se-rencontrent-avant-leur-depart-id10924-page1.html
Ergonomie
D'une manière générale, l'ergonomie de monlookea est assez complexe. Il manque cruellement d'une navigation claire sur le site et l'on passe beaucoup de temps à essayer de se retrouver. Marmarafit sur ce point a pris le parti d'une navigation classique (onglets en haut de page) qui reste très classique mais permet au moins d'assurer le minimum de confort de navigation dans le site.
Pour conclure sur l'impression générale et les fonctionnalités, je dirais que marmarafit est plus facile d'accès et mieux présenté que monlookea. Seul marmarafit se démarque avec la possibilité d'identifier des vacanciers en partance pour permettre d'établir un lien avant le départ vers tel ou tel club.
Les résultats
On notera tout d'abord que si monlookea a trois saisons d'existence, marmarafit n'en a que deux et part donc avec un handicap (théorique) en terme de métriques de succès. Cependant, ce handicap n'empêche pas le challenger d'avoir dépassé son aîné sur un bon nombre de points.
Nombre totale de membres
Monlookea : 17.100
Marmarafit : 7.800
Sur ce point, monlookea est devant. Ceci étant, le contraire serait étonnant vu son ancienneté plus importante mais surtout le fait qu'il existe 41 clubs lookea contre seulement 21 pour Marmara.
Nombre de membres moyens par club
Monlookea : 417
Marmarafit : 372
On constate que marmarafit a presque rattrapé monlookea. Vu que le second est en ligne depuis une année de plus, il y a fort à parier que cette tendance va s'inverser avec le temps. Marmara serait donc plus efficace que son concurrent en terme de recrutement.
Nombre total de medias (photos et vidéos) mis en ligne
Monlookea : 1791 vidéos, 1837 photos
Marmarafit : 9426 vidéos, 9426 photos
Sur ce point, marmarafit est très nettement devant son concurrent. Il faut dire que les outils de mise en ligne et la présentation des media mis en ligne sur monlookea est un exemple à ne pas suivre en terme de facilité et d'ergonomie. Ceci expliquant sans doute cela.
Nous n'avons pas comparé les publications autres que les photos et vidéos car les deux services sont organisés de manière très différente. Monlookea propose de laisser un commentaire sur le « mur » du club et sur celui d'un membre alors que marmarafit propose cette fonction mais également la possibilité de déposer un avis sur ses vacances ainsi qu'un forum. La comparaison des avis + commentaire + réponses de forum n'est donc pas pertinent.
Nombre moyen de publications par membre de medias (photos et vidéos) mis en ligne
Monlookea : 0,21 publication par membre
Marmarafit : 2,42 publications par membre
C'est sur ce point que marmarafit marque vraiment le pas. Avec 2,42 publications par membre, le site est dans la moyenne des sites participatifs (contenu généré par les utilisateurs) mais dans la moyenne tout de même. Avec un résultat 10 fois inférieur, monlookea est lui bien en deçà du minimum syndical. Sur ce point, le service ne fonctionne pas. J'attribue cette faible performance aux soucis d'ergonomie et de présentation générale évoqué plus haut. En tout état de cause, c'est la preuve objective qu'il y a une forte marge de progrès sur ce point.
Conclusion
Même si Lookea bénéficie des avantages de l'ancienneté (3 ans au lieu de 2) et d'un nombre de club deux fois plus important (41 au lieu de 21), il s'est laissé dépasser par l'initiative de son rival Marmara. Monlookea souffre d'un design et d'une ergonomie inférieure et de fonctionnalités peu claire et peu facile d'utilisation. Résultat : 10 fois moins de participation sur monlookea que sur marmarafit et un recrutement de membres moins efficace. On notera également que Marmarafit a été nominé au 7ème trophé de la communication dans la catégorie « meilleur site Internet communautaire »
Un résultat qui démontre qu'avoir une bonne idée est un bon départ, mais que la réalisation technique, fonctionnelle et graphique est également une clé de succès à ne pas négliger.
Note
Marmarafit.com est réalisé par l'agence Octelio conseil
Monlookea.fr est réalisé par l'agence heaven
Marmara a créé tout récemment un groupe facebook qui compte, à ce jour, 4844 membres (il est intéressant de noter qu'il comptait, 2490 membres à fin avril 2009).
Si l'industrie du tourisme reste la plus en avance dans le domaine des media sociaux, du moins aux Etats-Unis, celle de l'hôtellerie est restée globalement assez conservatrice dans son approche web.
Dès 2007, Sheraton est la première grande enseigne hôtelière a avoir franchi le pas du web social et transformant de manière assez radicale son site Internet de réservation qui est passé d'un « booking service » à un véritable site communautaire sur lequel l'emphase est plus mise sur le client et son expérience des produits de la marque que sur la marque elle-même.
Pourquoi cette transformation ? Quels en sont les effets concrets ? Est-ce une réussite ? Autant de question auxquelles nous tentons de répondre dans cette analyse.
1) Présentation et impression générale
Tout d'abord, ce qui frappe sur la page d'accueil est que le premier écran vous accueil en vous disant « bonjour et bienvenue dans notre communauté ». L'aspect commercial et location de chambre d'hôtel n'est plus l'usage mis en avant mais plutôt la notion de communauté. C'est assez remarquable. Ca l'est d'autant plus que la précédente version qui comportait déjà les aspects communautaire n'était pas aussi franchement communautaire. La preuve sans doute que deux ans après ce premier virage communautaire, l'expérience a été suffisamment concluante pour enfoncer le clou une bonne fois pour toute.
La première impression en arrivant sur le site est donc très différente de celle d'un site de booking classique. Elle est renforcée par un design et une ergonomie très réussis, dans les standards moderne : épuré, chic et concentrée sur les fonctions essentielles.
De plus, on a vraiment envie de parcourir le site, de découvrir les petits mots, photos et vidéos laissés par les autres utilisateurs. Avez-vous déjà eu ce type d'envie sur le site de la SNCF ?
2) Points forts
3) Points faibles
4) Conclusions
Une excellente initiative qui positionne la marque de manière très différenciée par rapport à ses concurrents qui sont resté des « machines à réserver » et ne mettent pas l'expérience individuelle au coeur de leur dispositif. Un très bel exemple de ce que les media sociaux peuvent faire à la fois en terme de business (meilleur taux de conversion) et d'image de marque (meilleure perception de la marque). Cependant, la logique n'a pas été poussée dans ses retranchements et la création d'une véritable communauté n'est probablement pas possible à moyen terme. C'est plutôt du communautaire « one shot ». Passé les premières fonctionnalités attrayantes, on se heurte vite au manque d'outils utiles tels que la cartographie des histoires publiées.
Lancé en 2000, Tripadvisor est devenu l'une des figures emblématiques du web 2.0 dans le domaine des sites dont le contenu est généré par les utilisateurs (dans ce cas précis, des avis sur les hôtels et lieux de séjours touristiques). Cité par tous les acteurs du tourisme comme une référence à suivre, ce site ne génère pas moins de 32 millions de visiteurs uniques par mois et propose près de 25 millions d'avis de voyageurs. Ce chiffre augmente d'environ 1 million d'avis tous les mois !
Mais ce que peu de gens savent, c'est que tripadvisor n'est pas un site communautaire isolé et indépendant, c'est surtout une filiale du géant américain de la vente de séjour touristiques : Expedia. Cela fait probablement de tripadvisor le site communautaire le plus rentable pour la marque dont il est la propriété ! Une fois n'est pas coutume, l'analyse de tripadvisor que nous avons menée ne s'attarde pas sur le site lui-même mais plutôt sur les données chiffrées qui illustrent son incroyable succès. Un bon pied de nez à tous ceux qui doutent du ROI du marketing web social...
--> Décryptage...
Statistiques de visites
Niveau d'activité et qualité des contributions
Revenus
Influence du site sur le processus de décision de vacanciers
Bénéfice direct retiré par Expedia de sa « filiale » tripadvisor
4) Conclusions
Le « cas » tripadvisor est tellement riche qu'un seul article ne pourra pas en dévoiler tous les aspects intéressants. Si je ne devais effleurer que deux autres sujets, le premier serait l'importance d'une stratégie long terme en matière de marketing web social et l'autre serait l'impérieuse nécessité de l'expérimentation.
Sur le long terme, tripadvisor existe depuis 9 ans et a requis d'importants investissements (plusieurs centaines de millions de dollars). Mais la position qu'il a pris aujourd'hui sur ce marché incontournable, sa rentabilité financière incroyable et le chiffre d'affaires indirect qu'il doit rapporter à son propriétaire valent très largement les investissements et le temps. Bref, si vous voulez du résultat immédiat, faites de la pub télé, si vous voulez être incontournable et indétrônable dans 5 ans, investissez dans les media sociaux.
Sur l'expérimentation, tripadvisor a connu plusieurs dizaines de versions depuis son lancement, et les fonctionnalités proposées ont sans cesse évoluées. Certaines nouvelles fonctionnalités sont devenues incontournables (comme les photos et les vidéos), d'autres ont disparu faute d'usage. D'après Marc Charron, le responsable du développement Europe de Tripadvisor, l'expérimentation en matière de media sociaux est incontournable et nécessaire, personne n'a encore inventé la recette universelle (pour peu qu'elle existe). Qu'on se le dise !
Sur ce point, je retiendrai les propos de Steve Kaufer, fondateur et dirigeant de Tripadvisor : "For every success you see, we've had plenty of items that we tested and didn't work out. You really never know what the next big thing will be"



















