Première messe de l'année au Bon Pasteur. Le calendrier continue à nous jouer des tours : traditionnellement, le premier janvier, la messe est dédiée à Marie Mère de Dieu. Mais pour ceux qui célèbrent la messe du 02 janvier, c'est l'Epiphanie, la venue des Mages.
D'autre part, la famille Hechtermans avait décidé de nous offrir une icône familiale venant de la maison de Benoît. Nous avions souhaité, Didier et moi « solenneliser » ce cadeau. C'est pourquoi, nous nous sommes retrouvés Didier, Danielle et moi le mercredi 29 décembre pour préparer la messe. Nous avons souhaité garder les deux Evangiles, comme la semaine passée.
C'est Ildephonse qui célébrait pour nous. Les enfants Jacqmin sont allés le chercher. Je crois qu'ils ne l'ont pas trouvé tout de suite. On leur avait dit d'aller à Saint Pierre mais sans préciser qu'il fallait sonner à la cure. La place de chef de chorale est restée libre. Ca nous a fait paniquer un peu car nous avions choisi des chants un peu plus compliqués dédiés principalement à Marie. En gros, on s'en est bien sortis, principalement grâce à Bruno, qui est arrivé bien à temps avec une guitare et qui a pu nous donner le tempo.
« La première en chemin » fut notre chant d'entrée. Ildephonse introduit la célébration dédiée « à celle qui vient nous révéler le tendresse maternelle de Dieu. Pour qu'elle vienne nous rejoindre où que nous soyons dans notre cheminement. »
Olivier nous a lu l'Evangile de Luc 2, 16-21. La phrase clef « quant à Marie, elle conservait avec soin tous ces souvenirs et les méditait en son coeur » a été lue par Danielle.
Le mot d'accueil a commencé par une prière lue par Danielle:
Dans nos vies
Marie fait une expérience tout à fait personnelle de la visite de Dieu. Quant à nous, Dieu est peut-être déjà venu frapper à notre porte lors d'une rencontre, d'une lecture, d'un événement, d'une expérience intime qui ont marqué notre intelligence, bouleversé notre coeur. Sommes-nous prêts à le reconnaître et à en "faire mémoire"?
"Rien n'est impossible à Dieu". Certaines choses sont impossibles à nos yeux. Mais au fil des années nous découvrons comment un choix ou un projet prennent forme. Dieu n'agit pas à notre place. Il nous invite à poser des actes les uns après les autres. Quand il appelle, il ne demande pas tout, tout de suite. Et, dans chaque petit pas que nous faisons, il nous assure qu'il est avec nous.
Ce grand "oui" que nous avons prononcé un jour lors d'un engagement - par exemple le mariage, l'ordination, la confirmation, les engagements présentés par nos témoins de l'Avent - prend chair dans une suite de petits "oui" quotidiens. Dans la prière, nous pouvons demander la grâce de savoir avancer à petits pas et de "tenir" dans la foi.
Benoît nous a expliqué que l'icône venait de la maison de ses parents. Après le décès de ceux-ci, lorsque la famille à vidé la maison, ils ont souhaité donner une seconde vie à l'icône et c'est ainsi qu'ils ont pensé à nous la confier.
Nous avions pensé demander aux enfants d'allumer un lumignon et de le placer devant l'icône. Finalement, nous avons tous allumé une bougie et l'icône s'est trouvée très éclairée pour toute la messe.
Alléluia ; « la lumière s'est levée ». Evangile de Matthieu 2 1-12 lu par Ildephonse.
Dans son homélie, Ildephonse nous rappelle que voici l'occasion de dire « merci » à Dieu. Merci pour l'année qui se termine et pour l'année qui commence. Que l'Emmanuel, le Dieu avec nous, soit dans les événements que nous avons vécus et dans ceux que nous vivrons cette année. Ildephonse nous propose de nous tourner vers Marie, - pas celle qui est là-, dit-il en désignant Marie Hechtermans, mais celle qui retenait tous ces événements dans son coeur. Elle les conservait ensemble, elle symbolisait (contraire de « diabolo », qui est le signe du diable qui divise), elle rassemblait des éléments divers de sa vie, des éléments sans liens entre eux, elle les mettait ensemble et découvrait qu'avec ces éléments, Dieu « écrivait ». On dit « écrire » une icône. Dieu « écrit » une icône dans la vie de chacun d'entre nous pour que nous devenions « icônes » de Dieu. (pas une idole). L'icône rend visible ce qui était caché. (L'idole prend toute la gloire sur elle-même)
En cette fête de l'Epiphanie, Dieu se rend visible dans nos vies. L'étoile que nous suivons, parfois elle est visible, parfois elle disparaît, ce qui nous oblige à aller frapper chez Hérode. Ildephonse nous invite à vivre cette année 2011, ensemble, dans la joie et dans la paix de notre communauté du Bon Pasteur.
Avant le chant méditatif, Marie Hechtermans nous a lu une prière à Marie, puis nous avons chanté « Je te confie, la paix du monde ».
Marie,
qui a donné au monde le Prince de la Paix,
vois ceux qui malgré toutes les raisons de désespérer
préparent, construisent l'avènement de la paix
sur cette terre où tu as vu grandir
ton fils, Jésus.
A ta prière, puisse-t-Il répandre sur nous
des grâces d'apaisement, de détente,
de confiance et de sagesse
pour faire de nous des êtres de paix,
dans la prière et le silence,
dans l'action et la vie que nous menons
tous les jours.
Avant la liturgie de l'Eucharistie, Ildephonse nous a proposé de dire merci pour ce qui nous tenait à coeur. Merci à nos parents, nos conjoints, nos amis... Il nous a proposé de rendre grâce pour ce que nous avions vécu l'année passée.
Sanctus ; « Saint, saint, saint est le Seigneur », sanctus de Strasbourg (ça fait « saucisse » m'a dit Bruno tout à l'heure, quand je lui ai proposé le chant). Anamnèse « En vérité, je vous le dis ». Notre-Père récité. C'est François qui l'a lancé. Chant de Paix ; « Dona la pace ». Ildephonse nous dit qu'il n'est pas devin. Il ne peut pas nous dire qui aura la fève tout à l'heure, mais il est sûr que la Paix est en nous et que nous pouvons la partager.
La communion a été donnée par Benoît et Danielle Hechtermans. Et qui pour le vin ?
Conclusion par Ildephonse. Annonces : la semaine prochaine, baptême du Christ. C'est Guy Vde qui viendra célébrer avec nous. Nous le retenons pour le souper après la messe. Chacun amène ce qu'il veut pour le souper et le dessert.
Ildephonse nous propose une bénédiction solennelle. Pendant qu'il cherche la page, Joël Braem s'exclame : « C'est vrai ça, je ne partirai pas d'ici avant d'avoir eu une bénédiction solennelle ! » Joséphine demande à Ildephonse si la bénédiction est en 74 langues différentes. Ildephonse lui répond qu'il n'y a que 49 réalités... Chant final ; Magnificat.
Merci à Danielle et Didier pour la préparation de la messe. Merci à Bruno pour la guitare, à Marie H. pour les dias, à toute la famille Hechtermans pour l'icône et bien sûr à Ildephonse. A nous tous aussi parce que nous pouvons chanter sans chef de chorale, même si c'est moins bien !
Partage de 4 grandes galettes des rois (2 de Danielle et 2 de Monick). Bruno n'était pas arrivé avec seulement une guitare à la main. Il avait également amené deux bonnes bouteilles de mousseux qu'il a ensevelies dans la neige le temps de la célébration. 3 souverains se sont manifestés : Roland, Didier, et Paule. La dernière fève doit être dans le morceau qui reste. Noëlie en a mangé un bout hier au souper, dans l'espoir d'être reine toute l'année, mais elle n'a rien trouvé. Suite au prochain épisode.
Belle année à vous tous.
Monick
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