bureau scientifique (2)
Une émission télé (produite par la BBC et diffusée sur Télé-Québec) d'une série « atomes et neurones » avalisée, statutaire et médiatisant la biologie des comportements, a encore une fois enfoncé le clou du déterminisme (profondément cette fois) dans le culturalisme :
En résumé, nous passons inconsciemment notre vie à nous battre.
Ayant hérité de l'instinct de compétition, le plus clair de notre temps est dédié non au sexe (quoique), mais à la rivalité. Chacun de nous a la volonté de gagner.
Pourquoi est-ce si agréable d'être gagnant?
Décharges de dopamine, d'endorphines, d'adrénaline, de testostérone, l'oxygénation est accrue et la douleur diminuée. Le bonheur quoi! Et mieux que les thérapies, le zen ou les succédanés ... Prendre des risques et gagner procure une jouissance ineffable.
Pourquoi se sent-on si mal quand on perd?
L'oxygène diminue, la douleur augmente, le mal-être physique est général, le cortisol se décharge, l'anxiété s'accroît jusqu' à la panique ou la dépression, l'hippocampe est stimulé puis le noyau amygdalien pour associer l'échec à une détresse profonde, avec une seule envie en tête, tout faire pour éviter de nouveau l'échec.
Un instinct puissant corollaire nous gouverne, ne pas perdre la face et éviter le ridicule (rien de contre-intuitif). Perdant, on se sent le point de mire de tous et plutôt anxieux, ou feignant l'indifférence.
En passant, j'avais déjà suggéré la compétition et ses conséquences comme étiologie de psychopathologies (e.g. phobie sociale, dépression).
Autres petits exemples, le comportement instinctif et universel adopté par les petits enfants cadets pour se faire remarquer peut se voir prolongé toute la vie (pouvant donner de jolis rebelles (...)).
Un visage et un comportement non verbal de gagnant ou de perdant sont perçus instinctivement en un éclair (toutes les affirmations de ce texte ont été expérimentées et sont vérifiables, à 100% culture-proof, pour paraphraser Tarantino). La testostérone influençant des traits et envoyant un signal de dominance.
La posture voûtée, de ne pas regarder dans les yeux, de sourire sans raisons, etc. et l'inverse, donc les attitudes non verbales témoignent de la position dans la dominance. Cela influence les comportements d'autrui à notre égard (s'ils nous sentent faible, ils ...s'ils nous sentent fort, ils ...).
L'intérêt consiste pour nous d'évaluer l'issue d'un combat, de faire l'économie de conflits, et de ne s'engager qu'avec un niveau comparable.
Les alliances plastiques de groupes pour la compétition sophistiquée se retrouvent, hormis les primates, chez les dauphins.
Soyons francs, le triomphe scientifique représente pour moi ...l'extase!
P.S. La question de la coopération est développée (entre autres) dans « Natural Selection and Social Theory » par Robert Trivers
Voila que l'eminente star de cette election parle de nos sujets favoris...
La pedophilie aurait des causes genetique...?
Et comme d habitude Axel Kahn et sa clique bien pensante de guano humanistocratus se levent et hurlent au scandale... Avec des arguments si ridicules, si retrogrades que l on ne peut que sourire...
Vazy Sarko, on est avec toi
(Euh en tout cas sur ce coup la...)
Tils

