regard (47)
Il se peut que le bonheur consiste parfois à contempler la vie comme du haut d'une montagne, tout en respirant à pleins poumons l'air pur et vivifiant de l'existence.
Il arrive que le bonheur fasse aussi son nid dans les loisirs : 1) une activité récréative; 2) du temps libre après le travail et 3) un état d'esprit caractérisé par une motivation.
Un état d'esprit ! On préconise beaucoup l'activité et c'est bien, mais ça n'empêche pas la contemplation des choses, des personnes, celles qui ont l'expérience de la vie et qui en ont tiré des enseignements, parfois une spiritualité. Dans la nature, vivre l'instant présent et s'émerveiller devant les grandeurs de la création ! Un loisir contemplatif !
Les lieux d'un bonheur spirituel : c'est la forêt, un musée, une bibliothèque, une salle de concert, un centre de plein air. Ces lieux sont fortifiants comme le sont les monastères car ils permettent de rentrer en soi. S'arrêter quelques fois par jour, rentrer en soi, faire silence, écouter, trouver sa niche et son chemin de bonheur.
(extraits de ‘Aînés hébergement',)
Un conférencier bien connu commence son séminaire en tenant bien haut un billet de vingt dollars.
Il demande aux gens: Qui aimerait avoir ce billet? Les mains commencent à se lever alors il dit:
Je vais donner ce billet de vingt dollars à quelqu'un de vous, mais avant laissez-moi faire quelque
chose avec. Il chiffonne alors le billet avec force et il demande:
Est-ce que vous voulez toujours de ce billet? Les mains continuent à se lever.
Bon, d'accord, mais que se passera-t-il si je fais cela. Il jette le billet froissé par terre
et saute à pied joints dessus, l'écrasant autant que possible et le recouvrant des poussières
du plancher. Ensuite il demande: Qui veut encore de ce billet?
Evidemment, les mains continuent à se lever.
Mes amis, vous venez d'apprendre une leçon.
Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours
parce que sa valeur n'a pas changé, il vaut toujours vingt dollars.
Plusieurs fois dans votre vie vous serez froissés, rejetés,
souillés par les gens ou par les événements.
Vous aurez l'impression que vous ne valez plus rien,
mais en réalité votre valeur n'aura pas changé aux yeux
des gens qui vous aiment.
La valeur d'une personne ne tient pas à ce l'on a fait ou pas,
vous pourrez toujours recommencer et atteindre vos objectifs
car votre valeur intrinsèque est toujours intacte.
Tranmettez ce message à ceux que vous aimez, il pourrait
peut-être, un jour, leur être utile.
(AUTEUR INCONNU)
Un jeune homme était épuisé, voyant qu'il n'y avait pas d'autre issue,
il se mit à genoux pour prier. "Mon Dieu, je n'en peux plus, dit-il.
"Ma croix est trop lourde à porter." Le Seigneur lui répond,
"Mon fils si tu ne peux la supporter, dépose-la dans cette pièce. Ensuite,
ouvre cette porte et choisis celle que tu désires." Soulagé, le jeune homme dit,
"Merci, Seigneur," et fit ce qu'il lui disait.
En entrant dans l'autre pièce, il vit plusieurs croix; quelques-unes si énormes
qu'il ne pouvait pas les voir au complet. Alors, il en vit une toute petite appuyée
sur le mur. "Je voudrais celle-ci, Seigneur, murmura-t-il. Le Seigneur lui répond
"Mon fils, c'est la croix que tu as apportée."
Quand les problèmes de la vie me semblent accablants, j'ai avantage à regarder autour de moi
pour voir ce à quoi les autres font face. Je verrai propablement à quel point je suis privilégié.
Quelle que soit ta croix
ou ta douleur
le soleil brillera toujours
après la pluie.
Peut-être
trébucheras-tu
ou même tomberas-tu,
Mais Dieu sera toujours là
pour t'aider.
Puisse Dieu te donner la force et le courage de porter ta croix quotidienne...
IL EST LÀ
Prenons ensemble le train pour 2012 avec la ferme conviction que
cette nouvelle année sera pleine de surprises et de joies.
Chaque courbe révélera des beautés surprenantes et inattendues.
Chaque précipice aura son contrefort solide et sécuritaire.
Sur notre chemin fleuriront des jardins multicolores.
Même les jours les plus gris étaleront leur beauté mystérieuse.
L'atmosphère de la maison nous réchauffera le coeur.
Notre maison sera un château de chaleur et de tendresse.
La beauté éclatera à travers la froidure.
Si parfois nous laissons échapper un peu de pression,
ce sera tout à l'honneur de la vie qui nous habite.
L'amour, le respect et la fraternité seront comme un pont
qui nous permet de traverser l'adversité.
Les rivières déchainées ne quitteront pas leur lit.
A travers mers et marées, montagnes et vallées
notre vie ne sera jamais un sentier solitaire.
L'année sera parsemée de joies, de tendresse et de solidarité
et les temps les plus noirs disparaîtront derrière les couleurs de l'arc-en-ciel.
Nous découvrirons sur notre chemin, les beautés de l'année 2012.
Les jours nous offrirons les richesses de la nature.
Avaçons jour après jour sur le train de la vie
et laissons derrière nous, nos soucis et nos peines.
Ensemble embarquons et commençons bien notre périple 2012
Difficile d'ignorer celles et ceux qui en arrachent dans la vie, qui semblent nés sous le signe de la malchance, qui ressentent douloureusement dans leur chair la solitude, la rupture, le manque. Ces gens, si nombreux, ne sont-ils pas aussi les amis de Dieu? Nous les croisons tous les jours. Les reportages, les bulletins de nouvelles nous les présentent. Que faire pour eux? Tout d'abord, laissons Dieu nous habiller le coeur de ses sentiments à lui afin que notre regard ne soit ni dur ni accusateur.
A un moment ou l'autre de notre histoire, nous aussi avons connu des jours sombres. Dans ces moments-là, un simple geste, un peu de tendresse, un regard qui ne juge pas peuvent soulager et réconforter. N'est-ce pas une façon de préparer la venue du Seigneur? Nous sommes appelés à y contribuer à notre mesure. L'Avent est la période par excellence pour en reprendre conscience et renouveler notre espérance.
ENSEMBLE GARDONS L'ESPÉRANCE.
MERCI LA VIE
...pour les jours les plus tristes car ils ne sont pas pires
que les plus beaux et les plus heureux jours.
...pour la chanson dans mon coeur, le sourire sur mes lèvres et la joie dans mes mains.
MERCI LA VIE
...pour la grande foi qui me préserve au moment de la détresse profonde
...pour l'ange gardien qui se tient à mes côtes et qui me protège
dans les moments de peur et de douleur.
...pour les occasions qui me permettent de m'exercer à la patience,
de rassembler des expériences et d'acquérir de la sagesse.
MERCI LA VIE
...pour les défis qui aident à murir, pour les amis, les compagnons de route.
...pour le rire d'un enfant, l'audace d'un homme et la sagesse d'une femme âgée.
...pour l'amour et la confiance que je peux recevoir et offrir
...pour la richesse intérieure et le bien être dont j'ai été dotée.
MERCI LA VIE
...pour toutes les douleurs qui ont conduit à faire de moi ce que je suis aujourd'hui.
...pour toutes les larmes pleurées, elles sont le témoin de racines profonces et nettoient l'âme.
...pour la force et le courage de lutter sans jamais abandonner.
MERCI LA VIE
...pour tous les mystères de la vie et les personnes à mes côtés.
...pour la clairvoyance et l'esprit ouvert qui tend vers la connaissance.
...pour mes erreurs et mes faiblesses, elles me rendent humain(es).
MERCI LA VIE
...pour une vie après la mort et la connaissance que la mort sera un nouveau départ.
...pour tout, car tout est bon, tout a sa raison et son sens.
(auteur inconnu)
On a demandé à un groupe d'étudiants de dresser la liste de ce qu'ils croyaient être: Les Sept Merveilles du Monde
de notre époque. Il y eut quelques différences, mais voici en gros les choses qui ont reçu le plus grand nombre de votes:
1- Les grandes pyramides d'Egypte
2- Le Taj Mahal
3- Le Grand Canyon
4- Le Canal de Panama
5- l'Empire State Building
6- La Basilique St-Pierre
7- La Grande Muraille de Chine
Pendant qu'elle compilait les votes, l'enseignante nota qu'une étudiante n'avait toujours pas remis son papier.
Elle demanda alors à la jeune fille si elle avait de la difficulté à dresser sa liste.
Celle-ci répondit: "Oui, un peu. C'est difficile de décider car il y en a tellement!"
L'enseignante l'encouragea: "Dis-nous ce que tu as noté et peut-être pourrons-nous t'aider".
La jeune fille hésita, puis dit: "Je crois que les Sept Merveilles du Monde sont les suivantes..."
1- Voir
2- Entendre
3- Toucher
4- Goûter
5- Sentir
6- Rire
7- Aimer
La classe resta silencieuse: Ces choses sont tellement simples et ordinaires
que nous oublions à quel point elles sont merveilleuses.
SOUVIENS-TOI
Les choses les plus précieuses ne peuvent pas être construites par l'homme.
Celui qui ne comprend pas un regard, ne comprendra pas non plus un long discours.
A quoi ça sert de courir, si on est sur un mauvais chemin.
Quand tu ressens une grande colère, ne réponds à aucune lettre.
Quand tu parles, fais en sorte que tes paroles valent mieux que le silence.
Le savant peut s'asseoir sur une fourmilière, mais seul le sot y reste assis.
Regretter le passé c'est courir après le vent.
Lorsque la carriole sera cassée, beaucoup vous diront par où il fallait passer.
Les questions ne sont jamais indiscrètes. Les réponses le sont parfois.
Il vaut mieux s'agiter dans le doute que se reposer dans l'erreur.
Fuis les éloges, mais essaie de les mériter. (François Fénelon)
Tous s'écartent quand ils voient passer un homme qui sait où il va.
On obtient justice plus rapidement en rendant justice à la partie adverse. (Gandhi)
Dans la vie il n'y a ni prix, ni punitions, seulement des conséquences. (Ingersoll)
On devrait utiliser le passé comme trampoline et non comme sofa. (Mac Millan)
Si tu agis par amour, tu agiras forcément bien. (Saint Augustin)
CES PROVERBES PEUVENT TE SERVIR DANS TES CONVERSATIONS ET DANS TA CORRESPONDANCE.
Une fille aveugle se détrestait tellement à cause de son handicap. Elle haïssait tput le monde sauf un garçon qui était son ami. Il était toujours là pour elle. Un jour, elle lui dit: "Si seulement je pouvais voir le monde, je me marierais avec toi." Un jour quelqu'un lui a fait don de ses yeux, un donnateur anonyme. Quand les mandages ont été enlevés, elle pouvait tout voir, ainsi que son ami. Il lui dit:" Maintenant que tu peux voir le monde, veux-tu m'épouser?" La fille le regarda et vit qu'il était aveugle. La vue de ses paupières fermées la bouleversa. Elle ne s'attendait pas à cela. La pensée de le voir ainsi pour le reste de sa vie ne lui plut pas et elle refusa de l'épouser. Son ami la quitta en pleurs.
Quelques jours plus tard, il lui fit parvenir une note qui disait: "Prends bien soin de tes yeux, ma chérie, car avant qu'ils deviennent les tiens, ils étaient les miens." Très peu de personnes se rappellent de leur passé, et des amis qui les ont soutenus dans les situations difficiles et douloureuses.
LA VIE EST UN CADEAU
Aujourd'hui, avant de dire un mot cruel, rappelez-vous de ceux qui sont muets.
Avant de vous plaindre du goût de la nourriture, pensez à ceux qui n'ont rien à manger.
Avant de vous plaindre de votre conjoint ou conjointe, pensez aux personnes qui implorent Dieu
pour avoir un compagnon ou une compagne.
Avant de vous plaindre de la vie, pensez à ceux qui sont morts trop tôt.
Quand vous êtes fatigués et vous plaignez de votre travail. pensez à ceux qui cherchent un emploi.
Quand des pensées déprimantes semblent vous abattre, faites un effort pour sourire et dites-vous:
JE SUIS ENCORE EN VIE, DONC TOUT EST ENCORE POSSIBLE.
Un jour un professeur d'Université décide de défier ses étudiants et leur demanda: Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe?
Un étudiant répondit bravement: "Oui, Il l'a fait." Vraiment demanda le professeur. "Oui, vraiment tout" a été la réponse de l'étudiant. Dans ce cas, Dieu a aussi créé le diable? Parce que le diable existe, dit le professeur. A cela, l'étudiant n'eut aucune réponse et demeura silencieux. Le professeur était ravi de l'opportunité de prouver une fois de plus que la foi était un mythe.
Soudainement, un autre étudiant leva la main et demanda: "Est-ce que le froid existe?. Bien sur, répondit le professeur. Vous n'avez jamais eu froid? "Actuellement monsieur, le froid n'existe pas. Selon les études de physique, le froid est l'absence totale et complète de chaleur. Un objet peut seulement être étudié s'il a et transmet de l'énergie et c'est par la chaleur qu'un objet transmet son énergie. Sans chaleur, les objets sont inertes, incapables de réagir. Alors le froid n'existe pas. Nous avons créé le terme froid pour expliquer le manque de chaleur. Et l'obscurité? continua l'étudiant. Elle existe, répliqua le professeur. Encore
là, vous avez tort, monsieur, l'obscurité est l'absence totale de lumière. Vous pouvez étudier la lumière et la clarté, mais pas l'obscurité. L'obscurité est le terme que nous avons créé pour expliquer l'absence totale de "lumière. Et finalement l'étudiant demanda: "Et le diable, monsieur, est-ce qu'il existe?"
Dieu n'a pas créé le diable. Le diable est l'absence de Dieu dans le coeur des hommes, c'est l'absence d'amour, d'humanité et de foi. L'amour et la foi sont comme la chaleur et la lumière. Ils existent. Leur absence conduit au mal". Le professeur demeura silencieux.
Le nom de l'étudiant était: ALBERT EINSTEIN, grand physicien suisse.
Ne regarde pas la vie comme un compte en banque à garnir. une promotion à gagner,
une maison à payer, une auto à réparer ou des vêtements à acheter.
Ne perds pas ta vie à la consommmer;
elle n'a pas de prix quand tu sais la goûter.
Conserve toujours une belle image de toi-même,
car c'est la fenêtre à travers laquelle tu vois vraiment la vie.
Elle te paraîtra toujours merveilleuse
si elle est teintée par ta confiance en tes forces,
par des relations significatives tissées de la qualité de ta présence
et de l'amour donné et reçu.
LA PEUR DE L'ÉCHEC EST PLUS REDOUTABLE QUE L'ÉCHEC LUI-MÊME.
(François Gervais, dans volume LE PETIT SAGE)
Chaque âge a sa grâce. Vieillir est une occupation de tous les instants. Le phénomène de vieillissement est un processus qui commence dès la naissance. Il y a d'ailleurs le mot "vie" dans "vieillir" et "vieillesse". Tant qu'il y a de l'amour et de l'amitié, des êtres chers à qui confier un secret, le feu de la vie se ravive sans cesse. La vieillesse est une fin qui influence aussi la vie par le fait que cette fin est présente dès la naissance. C'est comme le dernier mouvement d'une symphonie, le dernier trait du peintre, le dernier vers d'un poème, qui dévoilent aussi le début de l'oeuvre.
Le dernier versant de la vie contient des valeurs que l'aîné peut vivre intensément: sérénité, intériorité, authenticité, transparence, paix, sagesse. Pour le croyant, la vieillesse est le temps d'attendre Dieu comme un veilleur attend l'aurore et le temps d'accepter que la tâche de notre vie reste inachevée.
(Jacqueline Gauthier, extrait dans la revue de l'Oratoire)
Il m'arrive d'entendre dans les médias que les religions en général, le christianisme en particulier, ne servent qu'à maintenir les gens dans la peur et la soumission. Chaque fois, je me désole. Ces propos, me semble-t-il, reflètent une réalité révolue ou devenue marginale. J'ai quand même bien cinquante ans et je n'ai pas connu cette Eglise qui, à ce qu'on dit, régnait à coup de condamnations et de menaces. Dans la bouche des prêtres, des enseignants et enseignantes, des religieux et des religieuses que j'ai croisés depuis mon enfance, les mots qui revenaient le plus souvent étaient: joie, libération, Bonne Nouvelle, confiance, amour. Et plus récemment, je pense à l'homélie prononcée lors des funérailles d'un membre de ma famille qui s'était enlevé la vie. Et à cette autre encore, à l'occasion du service pour le frère d'un ami décédé trop jeune. Paroles de réconfort, paroles d'espérance, paroles de vie. Tout pout m'inciter à reprendre courage au coeur de ces épreuves.
Bien sûr, la vie se charge de nous procurer, peut-être trop souvent, des occasions de nous décourager et de désespérer. Mais si nous ouvrons les yeux, si nous faisons l'effort de guetter certains signes, parfois bien discrets, nous avons toutes les chances de reconnaître et d'expérimenter la formidable faculté de nous relever. Paul le disait en ces mots à la communauté de Rome durement éprouvé: "La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche." Prenez courage!
(Jean Grou dans Prions en Église)
Je ne ferme jamais définitivement le journal sans m'arrêter à la page des désès. Ce qui m'étonne toujours, c'est le sourire. Quand ces personnes ont été photographiées, elles ne pensaient pas qu'elles allaient mourir. Elles le savaient bien sûr, comme tout le monde, mais c'était vrai pour les autres...Maintenant, elles sont mortes et elles sourient. Ce sourire reste pour moi un sujet de perplexité: elles sont mortes et elles sourient.
J'en ai bien conscience, il y a un monde entre le sourire du moment où la photo a été prise et celui du journal. Dans un premier temps, le sourire était dynamique, il parlait d'un lien, il donnait une vie à ce lien qui existait entre la personne qui souriait et celle qui se trouvait derrière l'appareil. En même temps, il permettait au lien de se maintenir dans la durée. En un certain sens, il défiait la mort. Sur la page du journal, le sourire est figé. Il ne changera jamais plus. Ce qui reste de la personne qui est décédée, c'est son sourire, reflet de ce qu'elle a été, petit effort contre l'oubli: "Ne m'oubliez pas", semble dire chaque photo. Dans son immobilité, le sourire est encore un appel au recueillement et au souvenir. Il semble nous dire: GARDE TON SOURIRE LES AUTRES EN ONT BESOIN.
(Lise Lachance dans l'Aventure intérieure)
En marchant dans la rue Saint-Jean de la ville de Québec, un jeune homme m'aborde et me dit: "Je fais un sondage. Pourriez-vous répondre à ma question: Etes-vous favorable à la laïcité de l'état québécois?" Avec assurance, je réponds:" Je suis favorable à la laïcité mur à mur de l'état québécois". Pourquoi? poursuit-il. Je lui formule la réponse élaborée suivante. "Pour préserver la laïcité de l'état, il faut bannir toute référence religieuse de la vie. En conséquence, j'exige qu'on fasse passer une loi interdisant et punissant tout sacre et blasphème. Pourquoi? Parce que le sacre fait référence à une religion. En plus, pour que la loi soit efficace, une personne surprise à sacrer devra payer une amende. Cette amende sera triplée quand le sacre est prononcé publiquement à la télévision, à la radio, dans un journal, dans un e-mail."
Le jeune homme me regarde l'air hébété. Je continue avec le plus grand sérieux. "J'exige que l'on change les dates et les mois du calendrier. Pourquoi? Parce que la date 2010 sous-entend "après Jésus-Christ". Donc, indiquer une date est une référence religieuse publique. En conséquence, il faut enlever ou changer la date." Mon jeune homme reste bouche-bée. Il n'a plus de question. Je profite de son étourdissement pour élaborer la réponse. " En plus, j'exige que l'on fasse scier tous les clochers d'églises." Mon jeune ne peut réprimer un rire éclatant. Je continue sur un air sérieux." Les clochers d'églises supportent tous une croix, signe blasphématoire pour un état laïc. " Le jeune homme esquisse un signe de croix, sans doute pour exhorter le démon en face de lui. Je continue.
"Tout professeur prononçant le nom de Dieu, de Jésus, de Marie, verra son salaire amputé d'une journée de travail." Mon jeune homme fait mine de partir. Je le retiens. "Tout politicien qui manifeste une sympathie quelconque envers la religion catholique par une prière publique ou silencieuse, se verrait exclus de son parti et de la vie publique. Tout journaliste, écrivain, artiste, qui prendra la défense de la laïcité contre l'Eglise catholique se verra décoré de l'ordre National du Québec Laïc. Un joueur de hockey qui entre sur la patinoire en faisant un signe de croix sera expulsé durant 5 parties.
Il faudrait purger la toponomie québécoise de toute appellation religieuse comme Saint-Jean d'Iberville, hôpital Saint-François d'Assise, la rivière Saint-Maurice, le fleuve Saint-Laurent. Toutes des références religieuses à abolir.! Désormais, il faudrait dire: " En 1852, le Séminaire de Québec n'a pas fondé la première université canadienne-française, l'Université Laval." Également, on ne peut continuer à affirmer que des communautés religieuses ont fondé la plupart de nos hôpitaux et de nos maisons d'enseignement.<
Ainsi, par le ridicule, l'intolérance, le mensoge, le reniement de notre identité, on pourra effacer toute référence religieuse à notre culture québécoise, française et religieuse, et parvenir à une laïcité mur à mur de l'État québécois."
J'ai quitté mon jeune homme; il se frappait la tête avec sa main...
(Gérard Côté, C.Ss.R.)
Il y a des événements de la vie qui nous font toucher à l'essentiel de notre existence et à sa grande fragilité: le décès d'un proche, une séparation, une perte d'emploi, un grave accident, une maladie incurable, des économies qui fondent comme neige au soleil. En un instant tout sembler basculer, tout est remis en question, tout ce qu'on a bâti avec peine et ardeur devient d'une futilité désarmante. La tragédie vécue en Haïti en est un exemple percutant. Que rest-t-il alors?
Dieu nous invite à rechercher les réalités "d'en-haut", celles qui ne passeront pas. Quelle sorte de richesses amassons-nous? La vie d'une personne ne se calcule pas en dollars qui a tout moment peu disparaître, bien que nécessaire pour vivre au quotidien. Ce qui restera de la tragédie d'Haïti, c'est l'immense vague de compassion qui a envahi l'humanité. L'élan de solidarité du monde et la foi de ce peuple qui ne baisse pas les bras resteront gravés dans nos mémoires.
ET POUR CHACUN(E) DE NOUS, QUE RESTERA-T-IL DE NOTRE PROPRE EXISTENCE? La réflexion est lancée.
(Prions en Eglise, extrait du texte de Jean-François Hamel)
Après avoir lu le texte d'une mère au sujet de son fils qui a été tué et celui de la mère de l'assassin, je me suis demandé si on ne devrait pas réfléchir sur les motifs et les besoins avant d'offrir notre compassion, quoique celle-ci devrait toujours être spontanée.
Il y a toujours un côté obscur dans la vie. Donc, notre jugement et notre sensibilité ne sont peut-être pas toujours à la hauteur de la compassion divine qui, elle, connaît et scrute le fond des coeurs. Je suis allée voir le film d'André Matthieu. Je suis sortie du cinéma très songeuse. En voilà un aussi que les gens ont jugé à son époque de gloire et de déchéance. Un sage a déjà dit qu'il y avait deux faces à une médaille. Les événements sont composés de clair et d'obscur et notre perception des choses n'est jamais tout-à-fait juste. C'est pourquoi il est bon de s'abstenir de juger. Hélas, pour ma part, souvent, alors qu'au moment où je me mets au lit, je me demande combien de fois aie-je jugé autrui aujourd'hui. Je suis souvent surprise et encotre plus déçue de moi-même que je n'aurais aimé l'être. Heureusement que je me sens aimée avec mes bons et mauvais côtés.
Jacobine
S'il y a des bons souvenirs, il y en a aussi de mauvais. Les premiers entretiennent de la lumière dans notre âme. Les seconds nous font parfois pleurer tellement ils nous ont fait mal. Nana Mouskouri disait: "Les mauvais souvenirs sont faits pour être oubliés." Elle avait raison, mais ce n'est pas facile bien souvent.
Mon grand-père disait: "Regarde en avant, le bon Dieu ne t'a pas mis des yeux dans le dos; marche droit devant toi, le bon Dieu ne t'a pas donné des pieds à reculons." Et lui aussi avait raison. Et Jésus dira la même chose à la femme adultère: "Ne regarde pas ta faute; personne ne t'a condamnée; ne te retourne pas sur ton péché; vois plutôt le pardon et l'amour que je te donne; va de l'avant en tenant ma main."
Notre Dieu n'est pas un Dieu du passé. C'est un Dieu du présent et de l'avenir. C'est un Dieu d'amour et d'espérance. Il sait notre passé, nos faiblesses, nos difficultés. Mais au lieu de s'apitoyer sur nous, il prend notre main, nous remet debout sur nos deux pieds et nous aide à faire le reste du chemin en paix, en joie et en espérance, peut-être pas toujours comme on le voudrait, mais comme lui pense à ce qui est mieux pour nous. Tel est notre Dieu d'amour.
Dieu, viens à notre secours quand nous sommes tentés de regarder en arrière.
(Jules Beaulac)
Être réceptif:
Si nous ne cherchons pas à être émerveillé, rien ne nous émerveillera. Si nous sommes blasé, rien ne nous surprendra.
Certaines choses semblent laissées au hasard, alors qu'elles découlent, comme tout le reste, de notre volonté. Pour capter les ondes de la vie, nous devons être réceptif.
Rien d'anodin:
Notre héritage n'est pas seulement ce que nous laissons derrière nous après notre décès. C'est l'empreinte que nous laissons partout où nous posons pied, à chaque instant.
C'est dans les petites choses que nous pouvons faire la plus grande différence. Tout mérite le meilleur de nous.
Être actif:
La vie n'est-elle pas trop précieuse pour que nous attendions passivement la réalisation de nos rêves? Le vrai succès n'est pas d'obtenir ce que nous voulons, mais de travailler activement à la poursuite de nos objectifs.
Nous avons des graines de toutes sortes et une terre fertile. Il n'en tient qu'à nous de semer ce que nous avons.
(Collection La Semaine)
Érudit, écrivain, humoriste québécois, homme engagé, Doris Lussier s'est surtout fait connaître au Québec par son personnage comique du "Père Gédéon" à la télévision. Derrière son large sourire, se cachait un homme de conviction, un esprit profond et en recherche.
Voici comment il envisageait sa propre mort.
Je n'ai qu'une toute petite foi naturelle, fragile, vacillante, bougonneuse et toujours inquiète. Une foi qui ressemble bien plus à une espérance qu'à une certitude. Mais, voyez-vous à la courte lumière de ma faible raison, il m'apparaît irrationnel, absurde, injuste et contradictoir que la vie humaine ne soit qu'un insignifiant passage de quelques centaines de jours sur cette terre ingrate et somptueuse. Il me semble impensable que la vie, une fois commencée, se termine bêtement par une triste dissolution dans la matière, et que l'âme, comme une splendeur éphémère, sombre dans le néant après avoir inutilement été le lieu spirituel et sensible de si prodigieuses clartés, de riches espérances et de si douces affections. Il me paraît répugner à la raison de l'homme autant qu'à la providence de Dieu que l'existence ne soit que temporelle et qu'un être humain n'ait pas plus de valeur et d'autre destin qu'un caillou. J'ai déjà vécu beaucoup plus que la moitié de ma vie; je sais que je suis sur l'autre versant des cimes et que j'ai plus de passé que d'avenir.
Alors j'ai sagement apprivoisé l'idée de ma mort. Je l'ai domestiquée et j'en ai fait ma compagne si quotidienne qu'elle ne m'effraie plus...ou presque. Au contraire, elle va jusqu'à m'inspirer des pensées de joie. On dirait que la mort m'apprend à vivre. Si bien que j'en suis venu à penser que la vraie mort, ce n'est pas mourir, c'est perdre sa raison de vivre. Et bientôt, quand ce sera mon tour de monter derrière les étoiles, et de passer de l'autre côté du mystère, je saurai alors quelle était ma raison de vivre. Pas avant.
Mourir, c'est savoir, enfin. Sans l'espérance, non seulement la mort n'a plus de sens, mais la vie non plus n'en a pas. Ce que je trouve de beau dans le destin humain, malgré son apparente cruauté, c'est que, pour moi, mourir, ce n'est pas finir, c'est continuer autrement. Un être humain qui s'éteint, ce n'est pas un mortel qui finit, c'est un immortel qui commence. La tombe est un berceau. Mourir au monde, c'est naître à l'éternité. Car la mort n'est que la porte noire qui s'ouvre sur la lumière. La mort ne peut pas tuer ce qui ne meurt pas. Or notre âme est immortelle. Il n'y a qu'une chose qui peut justifier la mort...C'est l'immortalité.
Mourir, au fond, c'est peut-être aussi beau que de naître. Est-ce que le soleil couchant n'est pas aussi beau que le soleil levant? Un bateau qui arrive à bon port, n'est-ce pas un événement heureux? Et si naître n'est qu'une façon douloureuse d'accéder au bonheur de la vie, pourquoi mourir ne serait-il pas qu'une façon douloureuse de devenir meilleur? La plus jolie chose que j'ai lue sur la mort, c'est Victor Hugo qui l'a écrite. C'est un admirable chant d'espérance en même temps qu'un poème d'immortalité.
"Je dis que le tombeau qui sur la mort se ferme ouvre le firmament, et que ce qu'ici bas nous prenons pour le terme est le commencement."



