monde (38)
Des ouvriers étaient occupés à casser des pierres en se plaignant de ce travail exténuant. Plus loin, un autre groupe, qui exécutait le même travail, disait aux passants : « Vous savez, ces pierres vont servir à construire une cathédrale».
Cette anecdote montre bien que le sens donné à notre travail peut changer totalement la vision que nous avons de lui.
Un emploi permet de gagner sa vie, d'assurer bien-être et sécurité à nos familles, c'est très louable, mais nous pouvons y trouver un autre sens, si nous le considérons dans un contexte plus large : il peut s'inscrire dans un environnement dynamique et permettre de laisser des traces. En ce sens, il peut devenir une source de grande fierté et, dans un effet d'entraînement, inviter au partage et à une plus grande responsabilité.
Rappelons-nous les paroles d'un poète : Ce sont les gouttes d'eau qui alimentent le creux des ruisseaux.
(Inspiré du Programme oecuménique Les Églises vertes)
C'est la semaine de la maladie ou de la santé mentale, c'est selon l'idée que l'on s'en fait. Eh oui, il faut faire une semaine pour rappeler à notre société si performante d'aujourd'hui que personne n'est à l'abri d'une dépression ou de toutes ces maladies qui bouffent l'âme et souvent le corps. La plupart des gens se sentent déroutés face à cette maladie. Vous qui n'en souffrez pas, bénissez le Ciel d'être épargnés et dites-vous que si vous vous sentez déroutés et impuissants devant les personnes qui en sont atteintes, nous qui la subissons, sommes tout autant sinon plus que vous, déroutés et impuissants... Rappelons-nous qu'une des pires choses dans cette maladie c'est le jugement que les autres portent sur nous.
Jean Vanier dans un petit livre sur la dépression nous rappelait que le plus ‘vrai' dans la dépression c'est la souffrance,
elle ne se voit pas mais elle est toujours présente mais pour les ‘bien-portants' on l'oublie car elle ne fait pas partie de notre quotidien.
Bonne semaine en santé!!
Jésus au puits
C'est ainsi qu'il parvint dans une ville de Samarie appelée Sychar, non loin de la terre donnée par Jacob à son fils Joseph, là même où se trouve le puits de Jacob. Fatigué du voyage, Jésus était tout simplement assis au bord du puits. C'était environ la sixième heure. Arrive une femme de Samarie pour puiser de l'eau; Jésus lui dit : « Donne-moi à boire! »
JEAN 4, 5-7
Notre foi chrétienne nous fait faire un pas supplémentaire. L'eau n'est pas seulement une ressource, c'est notre soeur. François d'Assise fut l'un des premiers chrétiens à affirmer notre relation fraternelle avec l'eau : « Loué sois-tu, Seigneur, pour soeur eau, car elle est très utile, et humble, et précieuse, et chaste » (Cantique des créatures).
Notre foi nous inspire de mieux protéger l'eau qui nous entoure et nous habite. Chacun et chacune sont appelés à être reconnaissants pour leur soeur l'eau. Sans une eau propre, il n'y a pas de vie. Même Jésus ne vivait pas seulement d'amour... mais aussi d'eau fraîche!
Extrait de Les pages vertes de la Bible: Novalis
Dans son plan, le Créateur a voulu confier le monde à l'humanité, pour le cultiver et le garder. Si nos gouvernements laissent aux autres cette mission, rien ne nous empêche de nous faire chacun/e son propre 'Kyoto' en invitant les autres à faire de même :
Chaque fois que nous pratiquons les trois R, réduire-réutiliser-recycler, nous contribuons au plan de Dieu sur la création.
Chaque fois que nous plantons des arbres, nous devenons nous-mêmes des co-créateurs avec Dieu.
Chaque fois que nous choisissons un mode de vie sobre qui évite quelque gaspillage, nous respectons le jardin où Dieu nous a fait vivre.
Chaque fois que nous favorisons une meilleure répartition des biens de la terre, nous coopérons au plan de Dieu.
Chaque fois que nous économisons l'eau, l'électricité, que nous respectons le bien public, nous manifestons que nous avons à coeur ce que Dieu a mis à notre disposition.
Nous sommes invité/es à réfléchir sur la responsabilité, le souci que nous avons de la Création. Certes les défis d'une saine protection de notre environnement supposent un engagement des États à l'échelle internationale, le respect de leur signature et de leur parole; nous avons à faire pression sur nos Gouvernements pour qu'ils assument leurs responsabilités, mais nous avons notre part, chaque jour, en maintes occasions pour que notre 'Kyoto' soit le premier respecté. C'est notre mission pour aujourd'hui et pour que nos enfants soient heureux dans le Grand Jardin du monde de demain!
(Inspiré de la revue Réveil, Missionnaires de la Consolata)
Dans le monde idéal de Jack Layton, il y avait une grande place pour l'espoir : « S'il y a une chose, une seule chose que j'ai tenté d'amener en politique fédérale, c'est cette idée que l'espoir et l'optimisme devraient être au coeur de notre engagement. »
Jack Layton avait compris que pour avancer en tant que société, il faut voir grand, il faut rêver et avoir la prétention de dire qu'on peut changer les choses.
Si nous arrêtions un instant de parler de développement économique et de produit intérieur brut et parlions un peu de projets de société, de rêves, de valeurs ! Et gageons que le jour où nos élus parleront avec leurs tripes plutôt qu'avec leurs portefeuilles, comme Jack le faisait, les Canadiens et Canadiennes recommenceront à les prendre au sérieux.
« L'AMOUR EST CENT FOIS MEILLEUR QUE LA HAINE. L'ESPOIR EST MEILLEUR QUE LA PEUR. L'OPTIMISME EST MEILLEUR QUE LE DÉSESPOIR. ALORS AIMONS, GARDONS ESPOIR ET RESTONS OPTIMISTES. ET NOUS CHANGERONS LE MONDE . »
Catherine G.
publié avec l'autorisation de L'Itinéraire
- C'est une Providence qui est créatrice et re-créatrice. Elle garantit donc que la nature (l'univers et l'homme dans le cosmos) n'est pas destinée au néant. Le Dieu créateur repousse le chaos, et, si catastrophes il y a, elles sont provisoires, car ce n'est pas le dernier mot de Dieu. Les forces de désorganisation ne l'emporteront pas sur la Puissance divine : "J'estime que les souffrances du temps présent sont sans proportion avec la gloire qui doit être révélée en nous"(Rms. 8, 18).
- C'est une Providence qui fonde et garantit la liberté humaine. Le lieu de l'intervention providentielle de Dieu dans l'histoire humaine est l'appel qu'Il lance à la responsabilité de l'homme pour qu'il fasse oeuvre de libération. C'est vrai depuis Moïse et les prophètes, c'est vrai en Jésus-Christ. Dieu intervient en ce monde par la Parole adressée aux libertés humaines pour les susciter, les éveiller, les orienter. Il y a un compagnonnage, on peut dire un partenariat entre Dieu et l'homme, où Dieu s'engage personnellement par l'Incarnation pour promouvoir l'engagement de l'homme à ses côtés. Dieu s'est fait homme pour que nous aussi devenions des hommes ! Et que nous épousions Sa Cause en luttant avec Lui contre le mal. "Le silence de Dieu n'est souvent que la surdité de l'homme : “On perd la foi, dit-on, parce que Dieu se tait”. C'est au contraire parce qu'on a perdu la foi qu'on ne peut plus l'entendre et qu'on ne veut plus l'écouter" 2.
La foi chrétienne en la Providence n'est pas réponse à l'énigme et au scandale du mal, mais elle est appel à refuser toute passivité devant le mal. L'intervention providentielle de Dieu s'accomplit dans et par l'homme, elle implique l'engagement des libertés humaines, dans la force de l'Esprit. Dieu agit dans le monde sous le mode de l'inspiration. Dieu est présent aux situations que nous avons à vivre parce qu'il est présent à nos libertés affrontées à ces situations. Par elles, Il nous appelle. En elles, par la Parole qu'il nous adresse, Il nous soutient. Par la Croix du Christ, Dieu nous pose une question face à l'expérience du mal : l'affronter dans la confiance et l'abandon, et autant que possible ne pas dormir en ce temps-là !
Croire en Dieu comme Providence n'est pas croire en un Dieu interventionniste qui nous protègerait du malheur ou nous octroierait le bonheur, c'est croire que l'on peut se fier à Dieu en ce qui concerne notre présent et notre avenir, malgré les souffrances rencontrées.
"Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
Qui nous séparera de l'amour du Christ ?
La détresse, l'angoisse, la persécution, la faim,
le dénuement, le danger, la gloire ... ?
Mais en tout cela nous sommes vainqueurs par Celui qui nous a aimés ...
Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté
en Jésus-Christ, notre Seigneur" (Rms. 8, 31-39).
Un vieux moine se promenait un jour avec un de ses disciples, sur une route au bord de l'eau. Le disciple demanda : ‘' Quelle est la température de l'eau? ‘' et ‘' La rivière est-elle profonde ? ‘' Le moine agrippa son disciple et le lança à l'eau en disant : ‘' Voilà, ainsi tu connaîtras tous les secrets de l'eau ‘'. Le moine savait qu'on apprend vraiment que si on entre dans l'expérience, si on fait le plongeon, si on prend part à la fête.
Madeleine Delbrel n'est pas tombée amoureuse d'une doctrine ou d'une théologie. Elle est entrée dans l'expérience spirituelle proposée par Jésus. Choisissant de mettre ses pas dans les siens, elle a généreusement ouvert son coeur aux besoins des hommes et des femmes de son temps et elle est allée jusqu'au bout du don.
La foi chrétienne n'est pas affaire de discours. Etre chrétien, chrétienne, c'est d'abord creuser les voies d'une relation.
Pierre C. (Prions en Église)
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Certaines personnes parlent des autres en disant : 'As-tu vu sa robe, son nouveau look? Elles ne voient que l'extérieur, la tenue, le langage. D'autres observent davantage le regard, les attitudes, comme pour mieux voir l'intérieur.
Parmi les gens qui donnent leur vie au service des autres comme les médecins, certains voient la maladie, d'autres voient avec compassionla personne qui a besoin de soins; de même les policiers peuvent voir celle qui enfreint la loi, d'autres verront la maman qui a dépassé la limite de vitesse parce qu'elle allait chercher son enfant à l'école et qu'elle était en retard; le thérapeute qui se trouve face à un jeune qui voudrait se libérer de sa dépendance au jeu et qui retombe toujours : le comprendre ou le semoncer ?
Avec les lunettes de Dieu-Père, c'est l'invitation à voir toujours la personne, dans ses efforts, dans ses désirs de mieux faire. C'est comprendre le monde dans ce qu'il a de beau, l'admirer, le contempler, parce que Dieu l'habite. C'est reconnaître à chaque personne le droit de trouver sa place, de grandir petit à petit. C'est une question de regard., et c'est comme si Dieu nous prêtait ses lunettes.
(inspiré de la NRF, juillet 2009)
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“Programme du jour : expirer, inspirer, expirer.” -Bouddha-
“Nous sommes tous ici et maintenant pour une visite. Nous ne sommes que de passage. Nous sommes venus observer, apprendre, grandir, aimer puis retourner d'où nous venons.” -Dicton aborigène australien-
“L'authentique conservateur est celui qui sait que le monde n'est pas un héritage de ses parents, mais un prêt de ses enfants.” -J.J. Audubon 1800-
“On ne récupère pas un instant de vie, même avec un million de pièces d'or. Aussi, quelle grande perte que celle du temps gâché ? Chanakya Pandita 275 avt. J.C. Inde
“C'est sans artifice que la beauté est la plus étincelante.” -Saint Jérôme
“Ils sont petits au début, mais deviennent au fil du temps plus forts et plus profonds, et une fois leur course entamée, il est impossible de revenir en arrière. Il en est ainsi des fleuves, des années et des amitiés.” -Ancien vers sanskrit-
Le Monde ne te doit rien. Il était là avant toi.” -Mark Twain-
“Le secret de la santé, mentale et physique, c'est de ne pas se lamenter sur le passé, de ne pas se préoccuper du futur, et de ne pas devancer les problèmes, mais de vivre le présent de façon sage et sérieuse.” -Bouddha-
“Rien ne distingue davantage les oiseaux de l'homme que le fait qu'ils construisent et pourtant laissent le paysage dans le même état qu'avant.”
“La beauté n'est pas une qualité intrinsèque des choses. Elle n'existe que dans l'esprit de celui qui les contemple.” David Hume
“Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu'endormis.” -Edgar Allan Poe-
“N'être personne, pour personne, constitue une des plus grandes souffrances qui soit.” -Theresa de Calcutta-
Bribes de lectures de vacances...
Prier c'est un moment d'intimité avec Dieu pour qu'il nous ouvre aux autres.
Prier c'est entrer, de quelque façon, en relation avec le Dieu vivant.
Prier c'est un temps gratuit de louange et de contemplation.
Prier c'est accepter d'être pauvre et de se laisser renouveler par Dieu.
Prier c'est élargir son coeur et son esprit au souffle de Dieu et aux besoins du monde.
Prier c'est devenir comme des enfants pour accueillir le don de Dieu.
Prier c'est penser à Dieu en l'aimant.
Prier c'est ...
Après avoir connu une période de croissance et de haut rendement, dans les années 1960, grâce à l'usage d'engrais chimiques pour leurs terres, de pesticides et de semences OGM, des producteurs agricoles de l'Inde (200 000) en sont maintenant arrivés à se suicider parce que les fertilisants ont épuisé la terre, le prix du coton a chuté, les semences OGM sont trop coûteuses : tout calculé, il ne reste que 100 dollars pour nourrir la famille et traverser l'année.
Un autre problème, celui de l'eau, dont l'accès est inégal. Selon une politique gouvernementale, les efforts d'irrigation des terres sont concentrés dans quelques États pour 40% seulement des terres agricoles du pays; résultat : 60% des terres sont cultivées par des agriculteurs pauvres d'entre les pauvres, dépendants des pluies de la mousson.
(Lu dans la Revue de Presse, Quart Monde)
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Si Émilie vivait de nos jours, naîtrait en son coeur un grand sentiment de compassion pour ce pays appauvri par les ambitions et les inconsciences des générations précédentes qui ont oublié les générations qui suivraient. Merci Émilie de nous rappeler notre responsabilité.
Un vieux moine se promenait un jour avec un de ses disciples, sur une route au bord de l'eau. Le disciple demanda : ‘' Quelle est la température de l'eau? ‘' et ‘' La rivière est-elle profonde ? ‘' Le moine agrippa son disciple et le lança à l'eau en disant : ‘' Voilà, ainsi tu connaîtras tous les secrets de l'eau ‘'. Le moine savait qu'on apprend vraiment que si on entre dans l'expérience, si on fait le plongeon, si on prend part à la fête.
Madeleine Delbrel n'est pas tombée amoureuse d'une doctrine ou d'une théologie. Elle est entrée dans l'expérience spirituelle proposée par Jésus. Choisissant de mettre ses pas dans les siens, elle a généreusement ouvert son coeur aux besoins des hommes et des femmes de son temps et elle est allée jusqu'au bout du don.
La foi chrétienne n'est pas affaire de discours. Etre chrétien, chrétienne, c'est d'abord creuser les voies d'une relation.
Pierre C. (Prions en Église, mai 2010)
Seigneur, fais que les chemins que je prendrai aujourd'hui
me permettent de te reconnaître dans toutes les
personnes que je rencontrerai.
Protège-moi de tout accident que je pourrais causer ou subir.
Guide-moi et conduis-moi sur ma route! Que je sois un soleil
qui illumine la route des autres sans les aveugler.
Fais que je marche ou conduise toujours avec prudence,
en respectant le rythme de ceux et celles que je rencontre
ou que j'accompagne.
AMEN
La publication par la ministre de l'Éducation, le 3 février dernier, d'un projet de règlement pour modifier le régime pédagogique des écoles du Québec a suscité plusieurs expressions d'inquiétude dans la population. Les évêques comprennent cette réaction car le règlement proposé soulève en effet plusieurs questions.
La mesure surprend par son ampleur: pour permettre des exceptions les fins de semaine, on abolirait tous les congés et fêtes du calendrier scolaire! Qui alors établirait ce calendrier s'il n'y a plus de référence commune pour tout le Québec? Et que signifierait, pour la vie de famille en particulier, le fait de ne plus reconnaître même le besoin d'au moins une journée de repos hebdomadaire commune à tous, laquelle, dans notre culture et notre tradition, est le dimanche ? Et que dire de ces fêtes profondément ancrées dans notre imaginaire et nos coutumes que sont Noël, le Jour de l'An, le Vendredi saint et la Saint-Jean? Quelles implications le silence sur ces célébrations fondatrices de notre identité commune aurait-il ?
SE TENIR AU COURANT...
Nous sommes tous liés et dépendants de l'environnement et les conséquences de sa dégradation nous concernent tous à différents niveaux et avec différents impacts. Dans le monde, de plus en plus de personnes essaient d'agir pour changer les choses. Et nous, qu'est-ce qui nous préoccupe le plus en ce qui concerne l'environnement? Comment pouvons-nous agir?
Peut-être pourrions-nous nous trouver un geste à poser pendant le temps du Carême! Qui nous dit que ce ne serait pas plus profitable que de nous priver de quelque chose...A chacun(e) de nous de trouver ce qui nous aiderait "à faire" notre Carême.
Bonne Montée pascale!
Le voeu que je formule en ce début d'année est un rêve. Un rêve du genre de celui qui habitait Marthin Luther King lorsqu'il clamait haut et fort : "I have a dream!". Je rêve que le mot "merci" soit partout, sur toutes les lèvres. Non pas le merci égoïste des nantis qui se croient à l'abri de la misère des autres, mais un merci humain, universel, plein de reconnaissance. Le merci de celles et de ceux qui reonnaissent que rien ne leur est dû, que tout leur est donnée gratuitement.
Merci pour le don de la vie et de la santé. Merci pour la maladie qui nous ramène aux questions essentielles. Merci pour le vieillissement de notre corps qui nous apprend l'abandon au temps et pour la mort qui nous confronte à l'éternité. Merci pour l'équilibre fragile de la terre, point microscopique où s'est éveillée la conscience humaine dans l'immensité effrayante de l'univers en expansion. Merci pour la présence des autres, fussent-ils nos ennemis, pour leurs réussites, pour tout ce qui contribue à leur épanouissement. Merci pour l'espérance d'un sursaut salutaire que donne aujourd'hui la prise de conscience accélérée de l'abîme vers lequel l'individualisme effréné entraîne l'espèce humaine. Merci en dépit du mal et de la souffrance parfois extrême.
Pourquoi remercier ainsi, sinon pour reprendre notre juste place? La gratitude désamorce l'esprit de compétition individualiste parce qu'elle éveille en nous le sentiment d'être de la même chair et du même sang que nos semblables et qu'elle démasque l'illusion du chacun pour soi.
Que se répande la gratitude est mon rêve. Et mon voeu est que ce rêve devienne réalité, pour remettre le monde à l'endroit. Car rien ne parvient davantage à déjouer les ruses destructrices de l'ego narcissique et trompeur qu'un coeur reconnaissant.
(Jacques Lison, Prions en Eglise janv. 2010)
À trois jours de Noël, dans le silence, nous regardons Marie, en conversation avec son Dieu, en visitation avec la terre : nous l'entendons nous dire que son Fils souhaite établir avec nous une union très intime qui nous transformera totalement.
Mais le geste de visitation de Marie n'est pas un geste réservé à Marie. Désormais, à travers nos gestes tout simples, tout ordinaires, nous pouvons reproduire, nous pouvons continuer la grande histoire de Dieu qui vient dire SALUT à notre monde.
Dieu vient vers nous, avec un visage humanisé, pour que nous allions, à notre tour, en visitation d'amitié, pour partager notre joie, pour que d'autres tressaillent de joie. Dieu vient pour nous mettre en chemin, vers le frère, l'amie, celui ou celle qui souffre, qui cherche une main, un sourire, qui attend un appel, une visite, une lettre. Ce chemin est le seul chemin de toute évangélisation.
G.Chaput, réflexion d'Avent.
Dans notre monde qui vit en accéléré, il est bon der se rappeler de prendre le temps de regarder, d'écouter...
Chaque jour...
Prendre le temps de penser, c'est la source du pouvoir.
Prendre le temps de se distraire, c'est le secret d'une perpétuelle jeunesse
Prendre le temps de lire, c'est la fontaine de la sagesse.
Prendre le temps d'aimer et d'être aimé, c'est un privilège divin.
Prendre le temps d'être aimable, c'est le secret du bonheur.
Prendre le temps de rire, c'est la musique de l'âme.
Prendre le temps de travailler, c'est le prix du succès.
Prendre le temps de te reposer, sans quoi tu ne pourras jouir d'aucun privilège
Prendre le temps de remercier le ciel, c'est s'ouvrir à l'éternité.
Prendre le temps de jardiner, c'est dire oui à l'oeuvre de Dieu
Prendre le temps d'écouter, d'entendre, de sentir, de voir avec son coeur
AUJOURD'HUI
(poème irlandais de Collette Maher)
Un des défis pour notre Église actuelle est de garder vive l'espérance chrétienne « sûre et solide comme une ancre » (Hébreux 6, 19), alors qu'elle est secouée de bien des manières. Sans cette espérance, il ne lui resterait plus qu'à fermer ses portes.
Et si l'Église se laissait secouer ! Si son espérance trouvait davantage son inspiration dans la foi en Jésus-Christ ! Si elle cultivait davantage la rencontre du Christ qui peut se réaliser dans un regard, une parole, un geste, un événement pour réinventer aujourd'hui l'effet que produisaient sur les gens le regard de Jésus, ses paroles et ses gestes !
Pour y arriver, il faut la foi mais aussi l'intelligence pour chercher le Christ là où il est, au quotidien, et en témoigner vraiment. Au nom de l'amour de Dieu, Jésus a complètement bouleversé le climat religieux et les règles morales de son époque : il a prôné l'égalité de tous, la justice sociale, la liberté de conscience, l'émancipation de la femme, la non-violence, la libération des opprimés...
Si l'Église osait ouvrir ses fenêtres au grand air ! Si nous, dans nos communautés chrétiennes, nous osions nous ouvrir au monde et à ses besoins ! N'est-ce pas là un rappel de ce que nous, comme chrétiens, avons à vivre?
Inspiré de Jacques Lison, Prions en Église du 6 septembre 2009
Saint-Jacques dirait : 'Montre-moi tes œuvres'... 'et je te dirai quelle est ta foi'.
Les œuvres peuvent exister sans la foi, dans une grande philanthropie : des projets sont créés par des gens, des services d'entraide sont organisés sans qu'ils soient nécessairement croyants.
Par ailleurs, la foi réelle, profonde, vraie ne peut que se traduire par le service, l'engagement, l'amour pour les autres. La foi n'est pas pour soi seulement. Il faut présenter des mains calleuses, gercées, qui ont travaillé pour l'humanité.






