chine (sud-ouest) (18)

mars
22

Je crois etre l'attraction de l'ecole...

  • Par fred le

mars
17

Au milieu de la foule Miao

  • Par fred le

mars
17

Défilé traditionnel

  • Par fred le

mars
17

Danse traditionnelle sautillante

  • Par fred le

mars
13

Enfants Dong maltraitant des toupies

  • Par fred le

mars
7

Fabuleux panorama

  • Par fred le

sept.
14

Chine (10/09/03 - 13/09/03)

  • Par fred le
Sichuan. Decouverte de la capitale Chengdu, puis excursion de 3 jours dans le sud pour visiter la montagne sacree Emei Shan, le bouddha geant de Leshan et la vieille ville paumee de Luocheng.

10/09/03 Chengdu

Nous prenons un avion matinal depuis Guangzhou pour rejoindre Chengdu, la capitale du Sichuan. Pas de surprise, la ville est aussi moche que d'habitude avec ses immeubles HLM pourris et la pollution assombrissant l'horizon meme par grand beau temps (il faut lever completement la tete pour voir un peu de ciel bleu...). La ville est en chantier, avec des gratte-ciels en construction un peu partout, et des routes ou des trottoirs en cours de renovation. Je suis toujours impressionne par la vitesse a laquelle la Chine est en train d'evoluer.

Ceci dit, cette metropole de plus de 11 millions d'habitants a un certain cachet. Premierement, les velos. Jusqu'a present, j'etais plutot decu car j'avais vu peu de 2 roues en Chine. A Chengdu, il y en a partout ! Deuxiemement, en allant se perdre un peu, on tombe sur des petites rues pleine de charme avecde bellesmaisons traditionnelles rescapees, et de vieux commerces. Esperons qu'ils auront la sagesse de preserver quelques unes de ces ruelles.

11 au 12/09/03 Emei Shan et Leshan

Le buldozer du tourisme de masse chinois me fait toujours halluciner. Dans chaque province, certains sites ont ete elus comme "touristiques" et ont ete "adaptes" pour accueillir les troupeaux de touristes chinois fortunes. La plupart de ces sites ont perdu dans l'histoireune grande partie deleur authenticite. Quand on voyage en Chine, il faut donc savoircontourner ces lieux devenus insupportables. Parfois, pas besoin d'aller bien loin pour retrouver cette authenticite. Quelques exemples: se rendre dans la campagne autour de Yuangshuopour eviter Guilin ; s'eloigner des rues principales de Lijiang bordees de magasins de souvenirs ; s'eloigner de la foret principale a Shilin...

Nous partons vers le Sud du Sichuanpour visiter 2 de ces poles touristiques : la montagne sacree d'Emei Shan et le Bouddha geant de Leshan. Emei Shan fait partiedes 4 montagnes sacrees bouddhistes de Chine. A son apogee au 14e siecle, les pelerins pouvaient mediter dansune centaine de temples et monasteres en montant jusqu'au sommet. Aujourd'hui, une vingtaine ont survecuau temps qui passe et aux destructions liees a la Revolution Culturelle.La plupart ont ete completement renoves et sont flambants neufs. Ce n'est pas l'argent des pelerins qui a permis cette renovation mais plutot celui des milliers de touristes... Pour gravir la montagne de plus de 3000 metres, une route mene desormais au pied du sommet, et des telepheriques permettent de rejoindre les temples principaux un peu eloignes dela route. Et oui, lestouristes chinoisdetestent bruler des calories et preferent eviter de marcher des que possible. Ily ameme des porteurs (comme a Longsheng dans le Guangxi) pour les quelques portions sans transport mecanise.Ceci dit, je ne vais pas les blamer car nous prenons le bus menant au pied du sommet...Nous effectuons cependant la derniere portion a pied pour eviter de payer le prix exhorbitant du telepherique.

Pas de chance, nous sommes dans le brouillard durant tout l'apres-midi ainsi que le lendemain matin. De plus, il pleuviote de temps a autre. Comme il s'agit du temps usuel, nous decidons de redescendre la mort dans l'ame apres avoir visite quelques temples. Je suis extrement decu. De nombreux voyageurs m'avaient encense cet endroit. Et puis, j'ai vu quelques photos superbes, ressemblant aux aquarelles chinoises(genre temple perche au sommet d'une falaise emergeant au-dessus des nuages). Mais pour plonger dans l'ambiance magique de cet endroit, il aurait fallu d'une part avoir un climat plus favorable. D'autre part, il aurait fallu se faire la montee ou la descente a pied... Mais le temps merdique n'etait pas motivant, Sophia n'aime pas trop la marche, et puis les milliers d'escalier avec des marches pour nain ne rendent pas la randonnee extremement agreable. Tant pis.

Nous mettons le cap en debut d'apres-midi sur Leshan. Le bouddha geant est certes impressionnant, etest situe dans un parcjoliement amenage avec ses fontaines, ses jardins et ses temples. Maisici aussi les troupeaux detouristes chinois cassent un peu l'ambiance.Il est amusant de voir les guides expliquer comment effectuer des prieres ou bruler de l'encens. Les traditions religieuses ont ete eradiquees durant les annees noires de la Revolution Culturelle. Malgre une resurgence de la religion dans les 20 dernieres annees, la plupart des jeunes sont nettement moins pratiquant que leurs ancetres. Nous passons cependant une soiree sympathique dans le centre-ville fortement anime.

13/09/03 Luocheng

Nous decidons de partir un peu l'aventure pour eviter les foules. Nous avons repere une ville repondant au nom de Luocheng (une seule ligne dans le Lonely Planet)qui aurait conserve sa vieille ville. Pour nous y rendre, c'est la galere. Nous changeons plusieurs fois de bus, et empruntons des routes chaotiques nous faisant decouvrir le coeur de la campagne du Sichuan. Ouais bof, les rizieres sont nettement moins photogeniques que celles vues dans le Guizhou ou le Yunnan. Et il n'y a pas de jolis villages de minorites par ici.Mais lorsque nous arrivons a Luocheng, nous tombons sous le charme de laplace centrale. Cetteplace a une forme unique en forme "de bateau". Dans le temps, les vieilles maisons en boisse faisant face hebergeaient d'un cote les Chinois musulmans, les Hui, et de l'autre les Chinois attachees aux croyances traditionnelles (Taoisme-Bouddhisme-Confucianisme), lesHan. Tous les scenes "cliches" que j'avais en tete en pensant ala Chine profonde se deroulent devant mes yeux. A la terrasse des "bistrots", les vieux se retrouvent pour jouer aux cartes, au mahjong ouaux echecs. La plupartont des gueules incroyables. Nous mangeons de delicieux Hundun (sortes de raviolis)aux premieres places pour assister a ce spectacle fascinant,puis nous rentrons sur Chengdu.

sept.
10

Chine (10/09/03 - 13/09/03)

  • Par fred le
Sichuan
avr.
8

Chine (06/04/03 - 08/04/03)

  • Par fred le
Une courte periode de transition vers l'Asie du Sud-Est : 3 jours dans le Xishuangbanna.

06/04/03 Jinhong

J'atterris a Jinhong, capitale du Xishuangbanna, vers 9h30. On va se faire une journee pepere car je me suis lever tres tot et je suis assomme par la chaleur. Quand je pense qu'il y a une dizaine de jours, j'etais les pieds dans la neige a quelques centaines de kilometres seulement.

Apres avoir emerge, je loue un velo pour faire le tour des alentours. La ville de Jinhong n'est pas terrible mais il y a quelques villages Dai, la minorite du coin, pas tres loin. Je suis bel et bien de retour en Asie du Sud-Est. Les avenues de la ville sontbordees de palmiers. Les villages sont entoures de rizieres. Les femmes portent de beaux sarong. Il y a des monasteres un peu partout, hebergeant de nombreux moines en robe safran ou orange. Les maisons traditionnelles Dai ont de l'allure, puisqu'entierement en bois, sur pilotis etavec de beauxtoits. Par ailleurs, lesDai sontextremement chaleureux et souriants. Les enfants se regalent a me lancer des Hello. Quel plaisir de retrouver cette atmosphere si particuliereemanant de l'Asie du Sud-Est !

L'apres-midi, je suis de retour dans la ville (en nage), et je me rends dans le Jardin des plantes et fleurs tropicales. Je ne comprends rien au plan, ni aux panneaux senses guider les visiteurs. Je suis a nouveau au point de depart en n'ayant vu sans doute qu'une petite partie du parc. Ce n'est pas grave car iln'etait pasparticulierement exotique.

Comme a Zhongdian, Dali et Lijiang, je suis sur "l'autoroute des routards". Il y a par consequenta Jinhongquelques cafes pour voyageurs concentres dans une rue. Ils sont aussi vides que dans les villes precedentes. Les consequences de l'epidemie de pneumonie atypiquesur le tourisme sont evidents. Je passela soiree avec 3 autresvoyageurs qui se sont poses dans la region depuis quelques semaines.

07/04/03 Ganlanba

Jinhong est une ville "chinoise" (donc moche). Pour voir la campagne Dai, je decide de partir sur Ganlanba, a une vingtaine de kilometres en suivant le Mekong (je le vois vraiment partout celui-la). Une fois sur place, je loue un velo, je prends le ferry pour traverser le Mekong, et je pars a l'aventure au hasard. Cette journee me fera tomber sous le charme du Xishuangbanna.

Toutes les femmes portent dessarongs et des chemisiers multicolores, ainsi qu'unebelle ceinture metallique. Certaines sont coiffees d'un foulard, d'autres d'un chapeau en paille. Je suis sidere par l'elegance de certaines d'entre elles, qui semblent sortiesd'un defile de mode.

Je suis le seul timbre a faire des efforts physiques en plein soleil. La plupart des locaux se sont regroupesa l'ombreautour de tables pour jouer paisiblement au Mahjong ou aux cartes. Je croisque j'ai rarement autant sue de ma vie. A mon desespoir, le taux d'humidite est tel qu'une fine brumecolore engris tous les ciels de mes photos. Lecote positif :cette brumeme protege des rayons de soleil (pas besoin de creme).

Je traverse de multiples villages Dai, aussi charmants les uns que les autres.Entre les belles maisons emegeparfois la pointe du toit d'un monastere. Par contre, je ne trouve pas les paysages sensationnels. Il faudrait revenir lorsque les rizieres sont en eau. De retour a Ganlanba, je passe pas mal de temps dans l'un des monasteres car des pigeons ont eu la bonne idee de se percher sur les motifs du toit. Je les mitraillle sauvagement avec mon reflex.

Alors que je fais un dernier tour dans la ville, je remarque que des motos sont rassemblees pres du ferry. Tiens, quese passe-t-il ? Serait-ce lie au gong que j'entends par intermittence ? Je m'approche et je tombe sur des villageois s'entrainant pour la course de bateaux ayant lieulors du Water-Splashing Festival (le 14 avril). La largeur de ces bateaux semble inversement proportionnelle a leur longueur. Ils peuvent contenir une bonne trentaine de rameurs. Deux bateaux s'entrainent a tour de role, l'un exclusivement masculin, l'autre exclusivement feminin. Ils traversentla riviere calmement puis, au retour, le gongmarquant la cadenceaccelere progressivement.Lors du sprint final, les rameurs se dechainent et exclament des cris rageurs. C'est dommage, je ne pourrais pas assister a ce festival (je serai au Laos).

08/04/03 De Jinhong au Laos

Il y a bien des marches a visiter et des treks a effectuer dans la region, mais je pense trouver la meme chose au Laos. Je vais donc restersur ma bonne impression d'hier et me diriger directement sur le Laos. Pour atteindre Luang Nam Tha, je passe la journee dans le bus en partant a 8h de Jinhong. Je vois encore pas mal de plantations d'hevea (les colons francais ont du passer par la), ainsi que des plantations de the en approchant de la frontiere. Une deception : je ne vois quasiment pas de minorites autres que les femmes Dai en Sarong. J'ai juste apercu brievement3 femmes en costume appartenant a une autre minorite.

Le passage de frontiere se passe sans encombre. Me voila a present au Laos...

CONCLUSION CHINE DU SUD-OUEST

Excercice toujours perilleux que d'essayer de resumer en quelques lignes plusieurs semaines de voyage... La Chine du Sud-Ouest est d'une diversite et d'une richesse incroyable. J'aurai pu y rester encore 1 mois sans m'ennuyer. Les 2 principaux poles d'interet sont d'une part les paysages epoustouflants et d'autre part les minorites.

Entre les paysages karstiques de Yangshuo, d'Anshun, et de Shilin, la haute-montagne du Nord-Ouest du Yunnan, et les forets tropicales de Xishuangbanna, il y a de quoi faire ! En outre, on y trouveles plus beaux paysages de terrasses du monde. Celles de Sapa au Vietnam sont ridicules a cote. La journee a Yuanyangfut extraordinaire, peut-etre la plus belle depuis le debut de mon voyage.

Les minorites sont d'une variete inegalee, a l'image de leurs villages :les Dong ou les Miao du Guizhou, les Bouyi d'Anshun, les Tibetains ou encore les Dai construisent des maisons traditionnelles completement differentes (alors qu'en Asie du Sud-Est, on retrouve toujours plus ou moins le meme type de paillotte).Les costumes (comme ceux des Tibetains croises a Deqin) ainsi que les festivals (celui de Nankai ou pres de Dali) sont parfois epoustouflants.

L'autre caracteristique de la Chine du Sud-Ouest, c'est la possibilite de visiter les classiques (Yangshuo, Kunming, Dali, Lijiang, Jinhong, Zhongdian) ou de s'ecarter des entiers battus. C'est a chaque fois lorsque j'ai opte pour la seconde option que j'ai vecu mes journees les plus memorables. Le Guizhou est sans doute le paradis pour routard en quete de solitudeet d'experiences inedites !

Le seul point negatif de ces 5 semaines : les chinois. Ces derniers peuvent etre tres gentils, mais globalement je n'ai pas accroche. Ils souffrent malheureusement de la comparaison avec leurs voisins du Sud-Est asiatique... Je tiens cependant a preciser que les minorites du Yunnan sont pour la plupart adorables.

Pour en savoir plus sur la Chine, il va falloir patienter jusqu'a fin septembre, debut d'octobre lorsque je serai de retour sur Hong Kong...

avr.
6

Chine (06/04/03 - 08/04/03)

  • Par fred le
Extreme sud du Yunnan (Xishuangbanna)
mars
28

Chine (25/03/03 - 05/04/03)

  • Par fred le
Le Nord-Ouest du Yunnan. Decouverte de la culture tibetaine et de la haute-montagne pendant 4 jours. Puis descente sur Lijiang hors des sentiers battus, avec un trek dans les legendaires Tiger Leaping Gorges. Repos et visite des vieilles villes de Lijiang et Dali, ou j'assiste a un incroyable festival Bai par hasard.

25/03/03 Zhongdian

Mon avion me fait lever tres tot mais me permet d'arriver vers 8h30 sur Zhongdian. Changement de decor complet :situee a 3200 metres d'altitude, la ville (ultra-moche)s'etend dans une plaine aride entouree de collines et de montagnes recouvertes de sapins. Des villages tibetains sont parsemes dans la campagne environnante. Je suis tout de suite mis dans l'ambiance car la personne a cote de moi dans l'avion travaille pour une agence de voyage et m'invite dans le mini-busle deposant en ville. Un groupe de tibetains en costume traditionnelpartagent le vehicule avec nous car ils etaient venus accueillir un groupe de 5 touristes de Hong Kong avec des chants et de l'alcool local. Ayant sans doute un peu abuse de la boisson, ils chantent avec gaite des chansons du coin pendant tout le trajet et m'offrent a boire. En cherchant ensuite mon hebergement, je tombe sur le personnel d'un hotel en pleine seance d'excercice physique. Un militaire se charge de les guider, verifie la bonne tenue du dos en passant dans les rangs, leurcrie des ordres pour trottiner, se retourner ou se mettre au garde-a-vous. Sacres chinois !

Il n'y a en fait qu'une seule attraction majeure proche de Zhongdian : le monastere de Ganden Sumtseling Gompa,datant de 1679 et abritant 600 moines. Mais quelle attraction ! Il s'agit du complexe de monasteres le plus important de Chine du Sud-Ouest. Le village est charmant et je m'y promene avec plaisir, en croisant regulierement des groupes de moines sympathiques.

Je cherche une activite pour l'apres-midi, mais malheureusement la plupart des autres endroits interessants sont situes a plusieurs dizaines de kilometres. Il est donc necessaire de s'offrir les services d'un taxi (il n'y a pas de transports en commun pour s'y rendre). Ne trouvant pas d'autres touristes avec qui partager les frais pour une expedition lointaine, je me contente du temple de Ringha, a 15 km, et ou vivent paisiblement 4 moines. Ces derniers me font visiter leur humble demeure. La cour du temple sert de basse-cour pour les poules et les chevres tandis que le templefait office d'entrepot pour les denrees alimentaires tels que les sacs de riz. Detail etonnant: le parquet est completement lisse a l'endroit ou les moines s'agenouillent pour effectuer leurs prieres (voir photo). Comme autour de tous les edifices religieux bouddhistes tibetains, les arbres et lesstupas sont enguirlandes de drapeaux multicolores sur lesquels sont ecrits des prieres que le vent se charge de reciter.

Au retour, je me rends dans un autre temple perche sur une colline a proximite de la ville. J'y decouvre un panorama sur la vieille ville et la nouvelle ville. Quel contraste entre les deux !

26 au 28/03/03Excursion a Deqin

Ne trouvant toujours pas de routards desirant explorer les environs en taxi, je decide de prendre un bus en direction de Deqin pour decouvrir un peu plus la culture tibetaine et la haute-montagne.Cette ville, situee auniveau d'un poste-frontiere avec le Tibetferme aux etrangers, est un cul de sac ou seuls les routards motives s'aventurent.

La route pour s'y rendre (7 heures de trajet) vaut le detour. Je suis toutefois decu durant la premiere heure car les paysages sont les memes qu'a Zhongdian, peu impressionnants. Puis le bus se met a serpenter dans des vallees etroites dont le fonds est utilise par les tibetains pour cultiver du ble en terrasse. Je suis vraiment seduit par les talents de batisseur de ces derniers. Leurs maisons, alliant pierre,terre sechee, bois sculpte etpeint sont splendides.Toutes les demeures recentes ou en construction respectent l'architecture traditionnelle, ce qui fait plaisir a voir.Les tibetains semblent bien plus attaches a leurs traditions que les chinois.

Nous suivons pendant un moment le Mekong (qui passe au Laos avant de se deverser dans le delta situe au Vietnam).Une couleur jade lui donne un aspect enchanteur. La route escalade ensuite un massif montagneux enneige. J'ai l'impression de me rendre dans une station de ski.Nous atteignons finalement un col a 4300 metres et redescendonsvers Deqin, a 3550 metres en contre-bas.Je suis content d'arriver car je ne supporte plus la musique que nous a mis le chauffeur a tue-tete : des champs traditionnels remixe en musique techno des annees 80. Une horreur !

A l'instar de Zhongdian,Deqin est une ville typiquement chinoise (= moche) et les centres d'interet sont eloignes (il faut donc se payer un taxi). Cen'est pas grave car un spectacle fascinant a lieu dansla rue commercante a mon arrivee. Des tibetains aux costumes incroyables y deambulent pour acheter quelques souvenirs (voir photos absolument !). Leurs joues sont brulees par le soleil, et ils laissent pendouiller dans le dos une des manches de leur epais manteau car il fait relativement chaud. Je l'apprendrai plus tard,il s'agit de pelerins vivant de l'elevage dans le Sichuan, venus jusqu'a Deqin pourvoir les lieux sacres que sont le Kawa Karpo (6740 metres) et son glacier.

Le lendemain, les voyageurs tres sympa (un couple Italo-neerlandais et un japonais) qui etaient dans le bus avec moi souhaitentpartager les frais du taxi indispensable pour visiter les alentours. Le but de l'excursion du jour est le glacier du Kawa Karpo, aussi appele Mingyong. Laroute pour y acceder est la plus vertigineuseque j'ai prise. Heureusement, elle est goudronnee et il n'y a quasiment pas de circulation. Nousfaisons d'abord face au massif du Meili dont le Kawa Karpo est le point culminant. La vue est hallucinante puisque les pentes de ce dernier plongent dans la vallee du Mekong, situee a 2000 metres d'altitude environ, ce qui fait un denivele de plus de 4500 metres... Dommage que les nuages recouvrent l'ensemble des sommets. Puis nous passons de l'autre cote du Mekong et grimpons vers le point de depart de larandonnee.

Lamarche de 2 heures pour acceder au glacier estdifficile car les chemins sont parfois tres pentus. Les Chinois ont realise un exploit puisque pour nous permettre d'atteindrela partie principale du glacier, ils ont construit des passerelles metalliques accrochees aux flancs de la montagne. Nous ne sommes pas seuls puisque de nombreux pelerins (moins exotiques que ceux d'hier) effectuent larandonnee avec nous.D'etrangespetits edifices decaillouxont parfois eteamenages par ces fideles au bord de la route, ou suspendus par des ficelles a des arbres. Quelques rares touristes chinois montent tranquillement a dos de poney... Lorsque je debarque sur laderniere plate-forme d'observation, un groupe de moines en pelerinage m'accueillent avec joie, et s'empressent de se prendreen photo avec moi (l'un s'amuse a mettre mes lunettes). Les moines sont decidement moins serieux que l'on pourrait l'imaginer... Le glacier est imposant. Il s'agit du premier que je vois et il est donc difficile pour moi de juger de sa beaute relative. Je suis en tout cas impressionne par les pics et les formations de glace, ainsi que les fissures qui lacerent le glacier de toute part. Le retour jusqu'au minibus est difficile car nous sommes tous les 4 epuises.

Nous avons vu differents temples durant cette journee, dont un au pied du glacier.A chaque fois, des moines ou des personnes faisaient le tour du batiment principal en marmonnant des prieres, parfois en s'allongeant par terre a intervalle regulier ! Devant un temple tenu par des nonnes au bord du Mekong, de splendides sequoias s'elancaient majestueusement vers le ciel.

Le lendemain,la route pour revenir a Zhongdian est encore plus belle qu'a l'aller car tous les sommets sont decouverts. En particulier, le spectacle de la chaine de Meili etdu Kawa Karpo eclaires par le soleil matinal est divin.

Je decide de pratiquer encore le saut de bus en cours de route, un sport que j'apprecie de plus en plus. Deja pratique a Zhaoxing et a Anshun, il s'agit de reperer des endroits sympale long d'une route sur laquelleon effectue un aller/retour. Au retour, on s'y fait deposer par le bus et on attrape un autre bus un peu plus tard. L'excercice estplus perilleux que les fois precedentes car il n'y a que 2 ou 3 bus dans la journee qui vont de Deqin a Zhongdian. Je prends donc le premier a 7h20 et a mi-chemin, je me fais deposer a cote du monastere de Dhondrupling Gompa, qui abrite pres de 300 moines. Comme celui de Zhongdian, il a ete detruit dans les annees 50 mais a ete entierement reconstruit. Lorsque je visite les differents etages, des charpentiers sont d'ailleurs encore a l'ouvrage. Je marche ensuite le long de la route a la rencontre du prochain bus. Je me delecte des paysages de terrasses de ble et des belles maisons tibetaines. Mon bus arrive apres 1h30 de balade et s'arrete comme prevu en me voyant faire des gestes au bord de la route.

Lors de la pause dejeuner a Benzilan, un dentiste officie en pleine rue et attire les badauds dont je fais parti. Pour activer la ponseuse qu'il tient dans les mains, il utilise une pedale comme celle que l'on trouvait sur les vieilles machines a coudre non electriques...

De retour a Zhongdian en milieu d'apres-midi, je me repose et j'ecris les lignes que vous etes en train de lire.

29/03/03 de Zhongdian a Daju

J'aime bien les routes 'backdoor' comme les appelle le Lonely Planet. Par consequent, plutot que de prendre la route principale pour me rendrea Lijiang, je decide depasser par un chemin moins direct. Cette 'porte de derriere' me fera visiter Baishuitai, Haba, et les Tiger Leaping Gorge en cours de route. J'essaye de me renseigner pour savoir s'il y a un bus pour ces destinations et les informations que j'obtiens sontcontradictoires : le Lonely Planet explique qu'il y a un bus par jour vers 8h mais uniquement en ete ; mon hotel m'annonce qu'il n'y a qu'un bus a 14h ; le restaurant ou j'ai pris mes habitudes m'assure qu'il y a un bus a 8h30 ou 9h. Je me pointe finalement a la station de bus vers 7h55 et le bus que je souhaite prendre est en train de demarrer ! Je saute dedans, et c'est parti pour plus de 3 heures de route. Au bout d'une demi-heure, les paysages changent totalement. Plus de maisons tibetaines mais des sortes de cabanes en bois que j'aurais plutot vu au fin fonds de l'Ouest americain. Plus de plaines maisdes montagnes recouvertes de sapins. Encore un trajet sympa.

Le bus me depose comme convenu a Baishuitai. La nature y a forme d'etranges terrasses naturellespar le biais de reactions chimiques dont je vous passerai les details. Je m'y balade avec beaucoup de plaisir. Toutefois, je pensais le site plus etendu, et je me retrouve donc en debut d'apres-midi a me demander ce que je pourrai faire. Le prochain bus pour poursuivre mon periple est demain matin. Tout compte fait, je m'arrange avec le tenant de l'auberge ou je comptais passer la nuit pour qu'il me depose a Haba en moto.

Les souvenirsdu trip en moto dans les Hauts-Plateaux du Vietnam resurgissent dans ma memoire. C'est cool, je peux de nouveau m'arreter de temps a autre pour prendredes photos. Cela tombe bien, les terrasses de ble de la vallee de Sanpa ou de Haba sont tres belles. Decidement, je ne cesserai de me faire surprendre par la diversite et la beaute des cultures en terrasse en Chine.

Mauvaisenouvelle une fois arrive dans le village de Haba,l'unique auberge a l'air d'etre fermee. Ce n'est pas grave, je m'arrange pour prolongermonitineraire a motojusqu'a Daju,un des points de depart du trek dans les Tiger Leaping Gorge. Alors que nous approchons des gorges, la route bitumee se transorme en chemin de terre puis en sentier. Monmoto-taxi se renseigne. Le ferry permettant de traverser le Yangzi pour rejoindre Daju, que j'apercois en face, est une barge au fonds des gorges, accessible uniquement aux pietons et aux chevaux. Je dois donc continuer a pied avec mon sac-a-dos de plus de 15 kilos... Je galere pour trouver le sentier descendant jusqu'au Yangzi mais je finis par atteindre le 'vieux ferry' (un 'nouveau ferry' a ete mis en place un peu plus en amont). J'aurais utiliser tous les moyens de locomotion aujourd'hui ! Le bateau vient me chercher avec comme passager un chinoiset 2 chevaux. Heureuse surprise : lorsque je remonte peniblement vers la plaine de Daju, une personne travaillant pour la seule auberge du village attendait d'eventuels voyageurs, et m'accompagne jusqu'au 'Snowflake Hotel'. Je suis le seul client ce soir, et je mange par consequent avec toute la famille. Sympa.

30 au 31/03/03 Trek dans les Tiger Leaping Gorge

Le matin, je laisse mon gros sac a l'auberge, et le proprietaire me conduitau 'nouveau ferry' pour traverser de nouveau les Tiger Leaping Gorge. Ilme faut en effet rejoindre le sentier permettant demarcher le long des gorges, de l'autre cote du Yangzi. Je commence a avoir unebonne condition physique puisque j'effectue la totalite du trek jusqu'a Quiaotou en 1 jour alors que tous les voyageurs que je rencontre le font en 2 ou 3 jours. Ceci-dit, lorsquej'arrive vers 19h a l'auberge la plus proche du 'nouveau ferry' (un taxi m'y amene et me permet ainsi de rebrousser chemin sans efforts), je ne faispas le fier car je suis epuise. Il va falloir que je passe une bonne nuit avant de traverser pour la 3eme fois les gorges afin de retournersur Daju.

D'apres le Lonely Planet, les Tiger Leaping Gorge sont l'un des sites majeurs a visiter au Yunnan. Je suis toutefois decu. Le sentier est certes impressionnant puisquesculpte en hauteur dans la roche,et la Montagne de Jade de l'autre cote des gorgesest splendide. Maisj'ai vu des paysages encore plus impressionnantsdans les environs de Deqin, eton n'apercoit que rarement le fonds des gorges(le sentier est situe trop haut a mon avis). Finalement, la traversee en ferry le matin est le moment que j'ai prefere car la vue et la descente dans les gorges sont spectaculaires.

Ce fut la journee en Chine ou j'ai croise le plus d'occidentaux (au moins une quarantaine). Il faut dire que tout le monde fait le trek dans le sens inverse du mien. La plupart des voyageurs partent en effet deQiaotou, a l'autre extremite, et retournent sur Lijiang ala fin dutreken atteignant Daju, ou plus souvent en revenant sur Qiaotou en taxi (les personnes choisissant cette option ne prennent donc jamais le ferry, ils ne savent pas ce qu'ils manquent...). A l'auberge,je suis ravi de me retrouver enfin parmi un groupe de voyageurs. Je discute avec eux pendant toute la soiree.

En revanche, je n'ai quasiment pas croise de Chinois. J'ai compris pourquoi en arrivant a Qiaotou : un immense parkinga ete construit de l'autre cote pour accueillir les groupes de touristes faineants (ce qui semble etre le cas de la majorite des Chinois). Une route pietonne part de ce parking pour rejoindre les premiers rapides. Les plus faineants des faineants (ils sont nombreux) utilisent les services d'un pousse-pousse.

Le lendemain matin, un suisse bien cool m'accompagne pourretourner sur Daju. Nous arrivons la-basvers 12h45, le temps de grignoter avant de prendre le bus partant sur Lijiang. Les paysages traverses sont encore superbes puisque nous faisons le tour de la Montagne deJade.Je ne vois pas passer les 3 heures de route. A bon port, le Suisse me fait decouvrir une auberge en plein centre de la vieille-ville offrant des chambres a 2,5 euros.

01 au 02/04/03 Lijiang

Je me balade pendant une journee dans la vieille ville de Lijiang. Un vrai bonheur, a condition de s'eloigner rapidement du centre (comme a Shilin) ou se concentrent tous les touristes chinois. Ils sont toujours aussi terribles avec leur casquette et leur guide agitant un drapeau pour ne perdre personne. J'ai vraiment du mal a les comprendre. Ils semblent se passionner pour la vieille ville de Lijiang alors pourquoi detruisent-ils la plupart des vieilles villesdans le reste du pays ? Peut-etre ne sont-ils finalement interesses que par les magasins de souvenirs de la rue principale ?

Vous l'avez sans doute compris suite a mes diverses descriptions, je n'accroche pas trop avec les Chinois. J'airencontre des personnes tres sympa mais dans l'ensemble je les trouve moins souriants, moins amicaux, et plus malpolis que les cambodgiens ou les vietnamiens. Si j'etais arrive directement de Paris, j'aurais sans doute eu un avis nettement plus positif. Je tiens toutefois a preciser que les Tibetains (vers Zhongdian et Deqin) et les Hani (vers Yuanyang) etaient adorables.

Outre les vieilles pierres et les multiples canaux parcourant la ville, il y a une autre attraction a Lijiang : les grand-meres en costume traditionnel. Au debut, je crois qu'il s'agit d'un attrape-touriste comme les trappeurs et leurs chevaux qui se baladent dans le centre-ville. Ce n'est pas le cas puisque lorsque je me retrouve dans les rues de la 'banlieue', elles sont toutes accoutrees de la meme maniere, avec leur beret et leur capesur le dos destinee a rendre plus confortable le port de la hotte. Neanmoins, je pense que certaines traditions perdurent pour satisfaire le desir d'authenticite des touristes, comme lorsque les anciensse retrouvent en fin de journee sur la place principale pour chanter et danser.

Le lendemain, j'arrive a trouver la motivation pour me lever vers 6h30 afin d'aller prendre le minibus journalier partant vers Baoshanentre 7h et 7h30 d'apres le Lonely Planet. Une excursion de 2 a 3 jours dans la campagne lointaine et de beaux villages en pierre qui devrait etre sympa. J'arrive a trouver le bon bus vers 7h15. Nous ne partons que vers 7h50 car les quelques passagers prennent du temps a surcharger le bus avec de l'electromenager (machine a laver) ou d'enormes sac de riz. Mais nous ne partons pas dans la bonne direction :nous faisons d'abord le tour de la ville, puis de la campagne environnante pour charger le bus avec une enorme parabole satellite, ou encore des poussins et des canards. Vers 9h, nous voila de retour au point de depart, ou nous prenons encore quelques passagers et leurs bagages. Lorsque nousdemarronsa nouveau, ce n'est toujours pas vers Baoshan mais vers le marche. Je commence a perdre ma patience... Tout le monde descend et va manger son petit-dejeuner. A 10h15, nous ne sommes toujours pas partis.Je suis pourtant depuis plus de 3 heuresdans le minibus ! Cela sent vraiment le plan 'lose' cette histoire car il faut encore 5heures pour atteindreBaoshan. Je quitte par consequent le bus et je retourne a mon auberge. Tant pis pour l'excursion, je passerai plus de temps a Lijiang et Dali.

J'en profite pour me reposerl'apres-midi. Lorsque le temps se decouvre, je vais faire un tour a la Black Dragon Pool,un parc avec un etang, des ponts, et des batiments arborant de jolis toits. En bref, l'endroit ideal pourprendre le cliche carte postale de la Chine.

Le soir, je retrouve mon pote suisse, et on se fait une soiree DVD dans un des bars pour voyageurs. Comme nous sommes les seuls occidentaux, on choisit le film que l'on veut,'Lagaan' en l'occurence. Et oui, un film indien en plein coeur de la Chine !

03 au 05/04/03 Dali

Le matin, je quitte Lijiang par bus express vers une autre Mecque pour routards : Dali. Le trajet me fait regretter de ne pas etre rester un peu plus a Lijiang pour explorer les alentours car je vois de splendides villages entoures de terrasses de ble. Quand le bus debouche sur la plaine du lac Erhai, les paysages et les villages deviennent moinsseduisants. Le bus me deposea cote de la vieille ville de Dali et je me dirige vers la rue que lesroutards se sont appropries. Contrairement a Yangshuo et Lijiang ou lesbars, restos, magasins a souvenirs sont destines a la fois aux touristes etrangers et chinois,Dali a une ruedediee aux voyageurs chinois, et une autre dediee aux voyageurs etrangers. C'est peut-etre pour cette raison que beaucoup de routards preferent Dali a Lijiang.

Apres quelques heures passees a deambuler dans la ville, mon verdict tombe : je n'aime pas Dali. Cette villepresente a la fois les mauvais cotes deJianshui et ceux de Lijiang. Les constructions hideusesse melent auxmaisons centenaires (comme a Jianshui), etcertaines rues ont ete envahies par les touristes chinoisainsi que les batiments en vieux-neufou les magasins associes (comme a Lijiang).Par ailleurs, il n'y a pas les entrees massiveset les superbes villages environnants de Jianshui, ni les grand-meres et les canaux de Lijiang. A la fin de cette premiere journee, je suis donc decu. Comme les Tiger Leaping Gorge, il s'agit pourtant d'un 'must-see' au Yunnan. Je me dis qu'il est peut-etre temps de passer a un autre pays car j'ai l'impression de devenir difficile apres avoir vu un grand nombre des merveilles du Sud-Ouest de la Chine. Ca tombe bien, jeserai dans moins d'une semaine au Laos. Le soir, je me mate un DVD dans un bar : "Hero",la derniere superproduction chinoise de Kung Fu avec des combattants qui volent et qui marchent sur l'eau (pour les fans de "Tigre et dragon", courez voir ce film a sa sortie a Paris).

Le lendemain, je loue un velo pour essayer de degoter quelques beaux villages dont celui de Xizhou, situe a 18 km de Dali, et qui aurait conserve son architecture traditionnelle d'apres le Lonely Planet.La route est ennuyeuse. Tousles villages que j'apercois sont enlaidis par des constructions recentes monstrueuses. A un croisement menant vers l'un de ces villages attendent patiemment plusieurs carrioles. Etrange. Et si j'allais voir ce qui se trame par la-bas. Je quitte donc la route goudronnee et je prends le chemin en terre menant au village. Bof, bof. Ce dernier est aussi moche que tous ceux vus le long de la route, et il n'y aqu'un petit marche ridicule. Mais les personnes qui sont descendus des carrioles ne semblent pas s'arreter et poursuivent leur chemin derriere le village. Je les suis. J'arrive au bout d'un momentsur une sorte de marche en pleine nature avec pas mal de locaux. Vraiment bizarre. En poursuivantmon chemin entre les stands, je finis par comprendre que je suis tombe sur un festival traditionnel Bai, la minorite du coin !

Jenage en plein bonheur jusqu'en milieu d'apres-midi. Les pelerins sont venuscelebrer un dieu dont la statue trone au centre d'unmonastere perdu dans la montagne. Le long du chemin, les marchands de la region en ont profite pour etablir un marche. On peut y acheter a manger, des habits, des chaussures, des jouets et des bonbons pour les enfants, voire meme des barbes a papa!Un spectacle desagreable : celui des estropies se roulant par terre en plein milieu de la foule pour mendier... A la fin du marche,il est possible de deposer du riz le long du chemin, qui sera ensuite collecte par les moines. Une fois le monastere atteint,les locaux font des donations qu'un calligraphiste consigne sur du papier(brule par la suite). Les pelerins transportent egalement dans leur hotte de nombreux batons d'encens ainsi que des offrandes 'alimentaires'.

Lorsque j'apercois un chinois avec un appareil photo (le seul et unique de la journee), je m'approche pour lui demander s'il parle anglais. C'est le cas puisqu'il travaille comme guide a Dali et est venu ici prendre quelques photos. Il m'explique qu'il s'agit du festival de Sanyuesan (un festival celebre uniquementpres de Kunming etvers Kaili d'apres le Lonely Planet). J'ai du mal a croire que je suis le seul touriste. Je suis pourtant a quelques kilometres de la ville la plus touristique du Yunnan (avec Lijiang) !

La majorite des femmes portent le costume bleu traditionnel Bai. D'autres portent le costume de festival et effectuent des danses au son d'instruments du coin. Elles ont du succes puisqu'une foule compacte encadre chacune des troupes. Mais mon spectacle prefere, c'est celui des grand-meres alignees par groupe de 4 a 20 devant un autel improvise.Elles chantent en coeur debout ou agenouillees, et impriment le tempo en frappant un petit instrument en bois. Un regal ! De plus, les Bai sont adorables et me saluent en me faisant de grands sourires. Les minorites du Yunnan sont decidement fort attachantes, et m'ont permis de revoir a la hausse mon avis sur les chinois. Ces derniers m'avaient fortement refroidi a mon arrivee dans le Guangxi et le Guizhou comme je vous l'ai explique il y a quelques jours.

Je souhaite absolument ramener un souvenir de cette belle journee. Je m'arrete devant le stand d'une grand-mere vendant des tissus et des costumes Bai. Je lui demande si elle vend le bijoupendant sur sa veste, caracteristique du costume traditionnel.Je m'apercois que la piece de monnaie accrochee aux chainesa ete frappee a l'epoque de l'Indochine francaise,en 1937 ! A un peu plus de 3 euros seulement, je saute sur l'occasion.

Je reprends ensuite mon velo pour me rapprocher de Xizhou. Je traverse un village qui est pas mal, mais on ne peut pas voir grand chosecar les maisons sont cloisonnees dans des enceintes comme a Jianshui. Je me fais invite a boire le the dans l'une d'entre elles, ce qui me permet d'en decouvrir l'interieur. Finalement, j'estime que cela suffit pour aujourd'hui, et j'enfourche mon velo pour rentrer sur Dali vers 18h.

Comme lors de la decouverte des villages autour de Hoi An ou d'Anshun, la morale de la journeeest la meme : il faut parfois savoir oublie lesacro-saint guide et se laisser guider par sa curiosite. Les inattendus sont toujours les plus beaux souvenirs de voyage.

Pourmon dernier jour a Dali, jefais un circuit classique. Le matin, j'utilise les services d'une agence qui emmeneune vingtaine de touristes en croisiere sur le lac Erhai pour aller au marche Bai de Wase. Il s'agit de ma premiere et sans doute ma derniere excursion organisee en Chine.J'aime toujours autant le bateau, et latraversee du lac est donc fort sympathique. De plus, Wase est un joli village, les femmes Bai sont en costume et il y a pas mal d'activite au marche. Au retour, je monte au monastere de Zhonge perche sur la montagne a laquelle est adossee Dali. Pour une fois, je fais comme les touristes faineants chinois et je prends le telesiege pour ne pas trop me fatiguer... Le panorama est quelconque. Par contre, lors de la montee et de la descente, j'assiste avec plaisir au spectacle des chinois venus venerer leurs ancetres. En effet,le flanc de la montagne est un cimetierre truffe de pierres tombales et le 5 avrilest le jour annuel de "nettoyage des tombes". Les familles picniquent, effectuent des offrandes et renovent meme parfois certaines des sepultures.

Comme a Lijiang, les voyageurs occidentaux ne sont pas nombreux alors que la saison touristique est sensee commencer. J'en profite encore pour squatter le canape d'un bar pour voyageurs qui est desert. Je suis comme a la maison et je peux donc choisir le DVD que je souhaite regarder. Ce soir, ce sera "Chicago".A intervalle regulier apparait a l'ecran le message suivant : "Property of Miramax Movies. For Screening puropse only"... Les sous-titrages en anglais racontent absolument n'importe quoi, voire meme l'oppose des tirades des acteurs. J'aurais mieux fais de regarder "Gangs of New York" car les comedies musicales, c'est pas mon truc.

Demain, j'utilise mon deuxieme billet d'avion 'joker' pour me rendre a Jinhong dans le Xishuangbanna (quel nom barbare !). C'est comme si je quittais la Chine car cette region frontaliere avec le Laos est peuplee de minorites d'Asie du Sud-Est.Par ailleurs, le climat y est tropical et le bouddhisme Theravada. Je serai normalement de retourdans la "vraie" Chine vers fin Septembre/debut Octobre.

mars
25

Chine (25/03/03 - 05/04/03)

  • Par fred le
Le Nord-Ouest du Yunnan
mars
20

Chine (18/03/03 - 24/03/03)

  • Par fred le
Kunming et le Sud-Est du Yunnan
mars
20

Chine (18/03/03 - 24/03/03)

  • Par fred le
Premiers pas dans le Yunnan : visite de Kunming et du Sud-Est de la region. Les extraordinaires terrasses de Yuanyang, ainsi que l'ecole decouverte dans les environs de Jianshui, seront les moments forts de cette semaine.

18/03/03 Kunming

Lorsque je debarque a Kunming, capitale du Yunnan, je suis extenue. La nuit dans le train a ete difficile, puisqu'effectuee en "couchette dure" (il n' y avait plus de place en "couchette molle"). Le wagon n'etait meme pas compartimente et ressemblait a un vaste dortoir. La journee sera donc tranquille. Je me rends au consulatdu Laos pour y faire mon visa. Je deleste mon sac-a-dos de 4 kilos de souvenirs, que j'envoie par la poste. Je discute au telephone pendant un bon moment avec toute la famille.

Je fais aussi une courte balade dans la ville ultra-moderne de Kunming. Contrairement aux autres metropoles que j'ai vues jusqu'ici dans le Sud-Ouest de la Chine, Kunming a quasiment fini d'achever sa transformation : lecentre-ville estentierement compose d'immeubles neufset de centres commerciaux (dont un enorme "Carrefour"), et est entrecoupepar de larges boulevards.Kunming ressemble probablement a ses cousines cotieres telles que Shangai ouBeijing. Je dois vous avouer que cela fait du bien de revenir dans la civilisation. Il reste encore quelques portionsde la vieille ville mais sans doute plus pour tres longtemps car des chantiers de destruction sont en cours... Etonnamment, c'est la ville ou j'ai vu le plus de velos malgre cette modernite !

Bien sur les mefaits de cette evolution commencent a apparaitre, et en particulier le trafic est intense. Il faut savoir que les chinois ne sont pas tres disciplines et par exemple, lorsqu'il s'agit d'accedera un guichet, c'est chacun pour soi. Il m'est arrive plusieurs fois de me faire passer devant, et je dois dire que c'est assez enervant. Et bien,quandles Chinoissonten voiture, c'est pareil.La municipalite a bien mis en place des feux rouges ultra-evolues un peu partout, ainsi que des barrieres pour delimiter les 2 sens de circulation, mais cela ne suffit pas et j'ai vu plusieurs croisements completement bouches parce que les notions les plus simples de courtoisie ou de bon sens n'etaient pas appliquees (si si,ils sont pires que les parisiens au volant).

Je croise enfin quelques occidentaux, ce qui ne m'etait quasiment plus arrive depuis Yangshuo. Le soir, je me rends a "l'English Corner" ou se rencontrent des Chinois desirant pratiquer leur anglais et des voyageurs souhaitantfaire connaissance avecdes locaux. J'y reste un bon moment car les discussions sont interessantes. J'apprends par exemple que les jeunes chinois ne peuvent esperer reussir professionnellement que si leurs parents sont fortunes et ont de bonnes relations. Comme au Vietnam, les etudes sont payantes. De plus, il est quasi-impossible de trouver du travail par soi-meme : les parents "placent" leurs enfants et doivent meme souvent "acheter"un emploi... C'est quand meme le comble pour un pays communiste qui revendique l'egalite pour tous. Un autre aspect interessant : tous les etudiants presents posent des questions sur la facilite a trouver un boulot en occident. La plupart d'entre eux semblent en effet motives pour partir s'exiler a l'etranger. Malheureusement, ils rencontrent engeneralde gros problemes de visa.

Je mange en fin de soiree dans un restaurant musulman. Et oui, il y a dans toute la region du Yunnande nombreux descendants des mongols, qui ont envahi la province ainsi que le reste de la Chine au XIII siecle.Cela fait bizarre de voir des asiatiques avec unvoile islamique sur la tete, ainsi que des mosquees au milieu de vieilles maisons chinoises ! Dans la plupart des villes de la region, il y aune rue bordee de commerces et restaurants musulmans.

19/03/03 Shilin

La principale attraction touristique aux alentours de Kunming (moins de 100 km) est la "Foret de pierres" situee a Shilin. Je galere un peu plus que d'habitude pour trouver le bus permettant de m'y rendre car il y a des stations de bus eparpillees aux quatres coins de la ville.

Quand j'arrive finalementa bon port, je me retrouve dans un veritable nid a touristes chinois. Comme partout ils se deplacent en troupeau, avec un guide en costume traditionnelflambant neuf, et prennent des photos a poser sur la cheminee. Ils se promenent tous dans la foret pincipale,composee des formations rocheuses les plus impressionnantes,et situee juste a cote de l'entree du site. Par consequent, les embouteillages entre troupeaux sont frequentsdans les petits sentiers sillonnant entre les "arbres de pierre". Il est amusant de voir les touristes chinois effectuer des danses traditionnelles en tentantd'imiter maladroitement leur guide. De plus, les formations rocheuses sont interessantes. Mais le temps etant pluvieux et le ticket d'entree difficile a digerer (10 euros), je me demande ce que je fais ici.Je suis content de ne pas avoir visiterles sites aussi touristiques qui se trouvent autour de Anshun.

Encapuchonne dans ma cape de pluie, mon angle de vision est reduit et je finis par me cogner la tete contre une paroi. Pour ceux qui ne le savent pas, c'est ma specialite quand je voyage. Un petit choc de rien du tout mais comme je saigne un peu, je vais faire un tour a l'infirmerie pour nettoyer la plaie. Le docteur sera nettement moins exotique que le Brahmane qui m'avait soigne pour une blessure similaire a Hampi au fin fonds de l'Inde...

Nullement decourage, je decide de m'eloigner de la foret principale. Je me retrouve alors absolument tout seul ! Pas un seul touriste chinois a l'horizon. Pourtant les paysages sontpeut-etre encore plusbeaux que ceux de la foret principale. La pluie redouble d'intensite. Ce n'est pas grave, je continue. Une fois de plus, la perseverance finira par payer car alors que je me trouve dans le coin le plus sympa, la pluies'arrete progressivementet le ciel se degage. Je finis donc la journee en beaute, en passant quelques heures a me perdre dans les differents entiers par un temps ensoleille.

De retour aKunming, je vais au cinema pas tres loin de mon hotel. Un film chinois y est projete avec des sous-titres en anglais (ce film d'art et essai doit probablement etre destine au marche europeen). Le titre : "Cala, my dog". Retenez le car je vous recommande chaudement d'aller le voir lorsqu'il passera a Paris. La construction du film estproche de celle de "Chacun cherche son chat" de Klapisch :un animal de compagnie disparait, et la quete pourle retrouver nous permet dedecouvrir la vie d'un quartier et de quelquespersonnages on ne peut plus quelconque.Bien sur,la comparaison s'arrete la :l'animal de compagnie, Cala,est un chien enleve par la police car leurs proprietairesn'avait pasachete le permis (625 euros !), indispensable dans les metropoleschinoises.Uneidee dont pourrait s'inspirer la Mairie de Paris pour financer les moto-crottes !Les proprietaires (dont le seul revenu est celui du pere ouvrier)ont 24 heures pour trouver la somme necessaire pour acheter le permis s'ils souhaitent recuperer Cala. Quel plaisir de voir ce film lorsque l'on est immerge dans la culture chinoise !

20 au 23/03/03Le Sud-Est du Yunnan

En attendant de pouvoir recuperer mon passeport au consulat du Laos, je pars faire une boucle de 4 jours dans le Sud-Est du Yunnan. Le matin, je passe toutefois encore un peu de temps a me balader dans Kunming. Je prends un bus en debut d'apres-midi vers ma premiere etape : Jianshui, dont la vieille vieille est parait-il encore assez preservee.

Les4 heures de trajet sont quelconques. Les paysages de cette partie du Yunnan, des collinesdeboisees, ne sont pas passionnants.Toutefois, les villages ont l'air chouettes par ici. Cela me donne des idees de visite. Arrive a Jianshui, je prends une chambre dans l'aubergegouvernementale (un peu plus de 1 euro la chambre).

Le lendemain, je loue un velo pour visiter les alentours. A quelques kilometres de la ville, je tombe comme pressenti la veille sur de superbes villages, ayant conserve la plupartde leurs maisons traditionnelles. Vues de l'exterieur, ces dernieresarborent des toits avec de jolies formes et sont encadrees par une enceinte sans fenetredans laquelle on accede a travers uneimposante entree. A l'interieur,des edifices composes de bois, de pierreset de briques de terre sechee,sont agences autour de cours reliees entre elles. J'aurais la chance de visiter certaines de ces demeures, parfois de vrais petits labyrinthes, car des villageois m'interpellent lorsqu'ils me voient passer dans la rues afin de me les presenteravec fierte. Les boiseries supportant les toituresou les portessont admirables mais souvent dans un etat delabre.

Je passe a un moment devant uncomplexe de batiments interessants. J'y penetre discretement et je tombe sur la cour exterieure d'une ecole datant sans doute de plusieurs siecles. Des enfants y suivent leur cours d'education physique. Alors que le temps se gate et qu'il se met a pleuvoir sonne la cloche de la recreation. Les enfants rentrent a l'interieur de l'ecole par l'imposante entree et je les suis timidement.Tous les enfants sortant de leur classe se ruent autour de moi. D'abord intimides par mon appareil photo, ils se prennent au jeu et exclamentun cri de joie a chaque fois que le flash se met en marche. Voir vidéo. Lorsque la cloche marque la fin des festivites, les enfants se regroupent et rentrent sagement dans leurs classes respectives. En attendant que la pluie se calme, j'en profite pour admirer cette splendide ecole, a l'architecture similaire des maisons que j'ai vues un peu plus tot dans la mtinee. L'ambiance sonore est agreable puisque les ecoliers entonnent en coeur leurs lectures ou recitations.

Je reprends mon velo des que le soleil fait son apparition et je vais jeter un coup d'oeil a differents ponts centenaires du coin, notamment le pont du double dragon, particulierement esthetiqueavec ses 17 arches.

De retour a Jianshui, je gouteune des specialites du Yunnan, les nouilles "across-the-bridge" (?). Pas mal. Puis je visite les 2 principales attractions de la ville : le temple de Confucius, datant de 1285 et le troisieme plus large de Chine avec sa superficie de 7,5 hectares, ainsi que les jardins de la famille Zhu, une gigantesque maison familiale completement renovee.Pourconclure, jefais un tour dans les vieilles rues, que je trouve moins interessantes que celles des villages de ce matin carde nombreuses constructions recentes se melent auxmaisons traditionnelles. De plus, aucun habitant ne me propose une visite de sa demeure.

Je recupere mes affaires et un bus me transporte jusqu'a Yuanyang, dont j'avais vu quelques photos splendides juste avant mon depart, et que je voulaispar consequent absolument decouvrir. Perchee a une altitude eleve, cette ville m'accueille dans les nuages. La visibilite est seulement de quelques metres, et je me perds un peuavant de trouver l'auberge gouvernementale. Bien sur, personne ne parle anglais ici aussi et je galere pour demander comment explorer les terrasses le lendemain, puisqu'elles s'etendent sur plusieursdizaines de kilometres. J'ai de la chance puisqu'un couple de chinois est en train de se renseigner egalement et nous finissons par reserver les services d'une voiture avec guide, dont nous partagerons les frais (moins de 5 euros par personne).

Le lendemain matin, reveil a 5h30 pour essayer de voir le levee du soleil. Je suis degoute, nous sommes toujours dans les nuages et il pleut des cordes. La chance m'aurait-elle abandonnee ? Nous decollons vers 6h30, et alors que nous montons en altitude, nous finissons par avoir une visibilite correcte vers 8h. Nous jouons ensuite a cache-cache avec les nuages pendant toute la matinee. Certains montent ou descendent, d'autres s'accrochent aux montagnes tandis que quelques uns arrivent a les traverser. Nous sommes parfois entre 2 plafonds, nous sommes par moment en plein milieu des nuages. Lorsque la visibilite est suffisante, le spectacle est fascinant. Je croyais ne plus pouvoir etre emerveille par les terrasses apres celles de Sapa,Longsheng, Zhaoxing ou encore Anshun. Je me trompais car je n'avais pas encore vu de terrasses en eau. De plus, la minorite locale (Hani) a realise un veritable travail de titan depuis plus de 1000 ans. Car ici, ce ne sont pas les flancs d'une vallee ou quelques collines qui ont ete sculptees. Ce sont des montagnes. Jeme demandesi l'ensemble de terrasses de Yuanyangn'est pas le plus incroyable monument erige par l'homme.

Lorsque nous passons en debut d'apres-midi dans une autre vallee sous un temps ensoleille, je suis epoustoufle, bouleverse, estomaque par la vue en contre-bas (voir la photo "cliquez sur l'image et ouvrez grand les yeux", que j'ai prise en haute resolution pour une fois). Je serai sur un petit nuage de bonheur jusqu'a la fin de la journee. Qui plus est, nous terminons en beaute par la visite d'une plantation de the. Les travailleuses venant deposer leur recolte sont toutes en costume traditionnel (comme 99% des femmes dans le coin).Elles se regroupent ensuite par village afin de se regaler autour du repas offert apres cette dure journee de labeur. Alors que nous sommes sur le depart, une des femmes vient nous demander si nous pouvons la deposer a Yuanyang. Des que notre chauffeur accepte, elles sont une dizaine a essayer de s'engouffrer dans le minibus !Apres intervention, nous n'acceptons 2 d'entre elles quis'installent a l'arriere a mes cotes.

A noter que le couple de chinois qui m'a accompagne a pris plus de 3 pellicules durant la journee. Le mari ou la femme pose en premier plan sur absolument toutes les photos. Leurs albums doivent etre assez monotones... Enfin, j'ai remarque que les chinois se trimballent souvent un recipient avec capsule, qu'ils remplissent avec du the des qu'il est vide pour ne jamais etre assoiffe.

Je passele dernier jour de cette excursion dans le bus afin de revenir sur Kunming. Autour de Geiju, je vois des minorites portant les plus belles jupes vues jusqu'a present. Les paysages sont sympatiques:les montagnes, de couleur ocre, sont parfois recouvertes de jolis champs de ble. Je commence toutefois a en avoir marre du bus... Heureusement, lestemps de trajet donnes par le Lonely planet sont souvent errones. La Chine est en construction non seulement dans les villes mais aussi dans les campagnes ou de nouvelles routes et autoroutes sont partout en cours de realisation.Certains chantiers sont impressionnants. S'il fallait deplacer une montagne, je pense que les chinois en serait capables.

Je suis surpris parce que, comme dans le Guizhou, je n'ai pas croise un seul occidental durant ces 4 jours (a part un bus de voyage organise a Yuanyang). C'est dingue. J'ai l'impression que les touristes etrangers essayent de visiter toute la Chine en 1 mois et ne s'aventurent quasiment pas en dehors des principaux sites. De plus, pourquoi les routards vont-ils se marcher sur les pieds dans toutel'Asie du Sud-Est alors que la Chine du Sud-Ouest, juste a cote, a des tresors inestimables a offrir ? Autre detail interessant : impossible de trouver des cartes postales dans le Sud-Est du Yunnan (dans le Guizhou aussi).

24/03/03 De retour a Kunming

Journee de repos et de preparation de la suite du voyage. Je recupere mon passeport au Consulat du Laos avec une nouvelle page estampillee. Je passe a la banque. Je fais le plein de pellicules diapo, une denree rare en Asie. Puisque je suis largement au dessous de ma moyenne de 25 dollars par jour, je m'offre egalement 2 billets d'avion. Le premier me permettra de rejoindre directement Zhongdian demain matin. Je resterai dans le Nord-Ouest du Yunnan durant les 2 prochaines semaines, puis un un deuxieme avion m'emmenera de Dali jusqu'au Xishuangbanna, ma derniere etape chinoise avantle Laos.

Je vais aussi faire un tour au Championet je retrouve en milieu d'apres-midi Dai, rencontree lors de l'English Corner.Elle me fait office de guide pour un dernier tour dans Kunming. J'apprends encore des choses interessantes sur les Chinois. Comme les vietnamiens, les jeunes ne sont pas tres pratiquants en terme de religion, mais croient a la "Bonne chance". Au niveau economique, les chinois utilisent des termes interessants pour decrire la facon de gagner de l'argent :
- "l'argent blanc" estgagne legalement,
- "l'argent noir" estgagne illegalement,
- "l'argent gris" estgagne de facon obscure, ni legalement, ni illegalement, tout simplement parce que le cadre legislatif est parfois plutot flou en Chine...

Le soir, je vois sur les differentes places des personnes s'excercer aux danses traditionnelles russes (!), ou encore a l'art du Kung Fu. Ca change du Taishi qui est plutot pratique tot le matin.

mars
15

Chine (12/03/03 - 17/03/03)

  • Par fred le
Decouverte du pays Miao autrour de Kaili. Puis fantastique randonnee dans les alentours d'Anshun, et un festival Miao pour conclure ce sejour dans la region du Guizhou.

12 au 14/03/03 Le territoire Miao

Je me reveille encore en apercevant un ciel gris par la fenetre... Ce n'est pas grave carje vais prendre la routepour rejoindre le territoire Miao, ou je compte passer les 3 prochains joursen rayonnant autour de la ville de Kaili.

Le trajet est comme d'habitude d'un inconfort constant, mais les paysages sont chouettes, et assezsimilaires a ceux decouverts en arrivant sur Zhaoxing. A propos des chinois,il faudra que l'on m'explique un jour pourquoi ils eprouvent le besoin de cracher perpetuellement, en prenantle soin de racler le fond de leur gorge sans aucune discretion. Quand ils sont prets d'une fenetre dans le bus, c'est simple puisqu'il leur suffit d'ouvrir la fenetre pour expulser leur salive (sans faire attention aux pietons...). Quand ils sont proches du couloir, ce n'est pas grave non plus puisqu'ils crachent par terre... A noter que dans les bus "de luxe" reliant les grandes villes,il est impossible d'ouvrir les fenetres. Un sachet en plastiqueest par consequent mis a dispositionde chaque passager desirant se soulager d'une production salivaire excessive.

La transition entre le territoire Dong et Miao et facile a detecter : les costumes sont completement differents. En particulier les femmes Miao portent des coiffes avec des fleurs et des vestes avec de la broderie assez elaboree. J'effectue un changement a Leishan et mon bus final me depose a Xijiang en debut d'apres-midi.Alter ego Miao de Zhaoxing, il s'agit du plus gros et sans doute du plus beau village de la region autour de Kaili. J'essaye de reperer l'hotel indique dans le Lonely Planet mais il semble ferme. Je tentede me renseigner pour savoir ou je peux dormir, et c'estalors qu'un villageois me fait signe de le suivre. Il m'amene jusqu'a chez lui, ou il me propose de passer la nuit avec un repas pour 3 euros.J'accepte avec plaisir et je pars me balader dans le village.

Comme en Provence, les maisons sont accrochees au flanc des collines. Ce village est donc tres different de Zhaoxing (qui est encaisse au fond d'une vallee)mais a au moins autant de charme. Je ne vois pas passer les 2 heures consacrees a faire le tour de la bourgade. Proches du village, de superbes terrasses attendent d'etre cultivees. D'autres plus modestesont ete transformees enjardins potagers. Quel dommage que le temps soit si mauvais (une fine pluie s'apparentant a un crachin breton) et me gache un peu la visite.

Au retour dans mon "hotel",le repas est pret a etre servi. Je m'attable donc avec ma "famille d'accueil", un couple de personnes agees d'une gentillesse extreme, dont les enfants sont partis vivre et travailler dans la proche ville de Leishan. Lorsque je pose mon sac et mes affaires par terre, ils s'empressent de les accrocher au mur. Je comprend pourquoi par la suite, lorsqu'ils crachent par terre certains aliments non digereables au cours du repas. En parlant de proprete, je prefere ne pas vous decrire les toilettes situes au rez-de-chaussee de la maison a cote de la porcherie...

Au menu :des petitspoissons accompagnes de riz et delegumesayant le gout et l'apparence d'algues. Autant vous avouer que c'est infect. C'etait deja le cas lorsque j'avais mange un soir chez l'habitant (chez Lulu)a Zhaoxing en compagnie de Tim et Matthew... Le tout est accompagne d'alcool de riz. J'immortalise le moment ou nous trinquons avec le retardateur de mon numerique. La viande n'est pas trop mal, mais lorsque je demande de quel animal il s'agit, on me fait signe de lever la tete, et j'apercois suspendu au plafond des morceaux de porc seches et fumes... Pour terminer la soiree, on m'invite a regarder a la tele l'enregistrement du dernier festival annuel de Xijiang. Un avant-gout appetissantdu festival ou je compte me rendre dans quelques jours.

Le lendemain matin, je prends le premier bus en direction de Kaili, que je rejoins en 2 heures. Fidele au modele des villes chinoises, elle est d'une laideur sans nom, avecde grands boulevards bordes d'immeublesgrisonnants.De nombreux chantiers devraient faire pousser prochainement des batiments qui je l'espere seront demeilleur gout. Au debut, il est assez surprenant de croiser dans les rues desfemmes Miao en costume traditionnel, venues en general pour y vendre des legumes ou pour cirer les chaussures des passants, mais on s'y habitue rapidement.

Des mon arrivee, je repere une boulangerie et je m'y precipite pour m'empiffrer de brioches et de muffinsafin d'oublier le repas de la veille... Je me trouve ensuiteun hotel assez pourri mais offrant l'avantage de proposerun chauffage dans la chambre(je commence a en avoir marre d'avoir froid...). Puis je vais me renseigner a l'office du tourisme pour savoir ou et quand ont lieu les marches des jours a venir. Une fois informe, je me fais aborder par des femmes Miao vendant des souvenirs. J'achete une broderie, puis elles me proposent de me conduire chez elles pour me montrer un plus grand choix de tissus et costumes. J'accepte, ce qui me permet de voir dans quel cadre vivent une grande partie des chinois pauvres des villes : une piece unique sans salle de bain niWC (qui sont collectifs), avec un coin pour faire du feu et la cuisine. En bref, pas le grand luxe. Comme convenu, on me propose un vaste choix de tissus brodes.Provenantdes costumes traditionnels, il peut s'agir d'un bout de manche, du dos, d'une cape ou encore d'un col. La plupart ont ete decousus de costumes qui etaient au grenier et sont par consequent uses et sans interet. Je trouve quand meme quelques piecesde toute beaute.

Apres cette matinee shopping, je prends un bus vers Chong'an, a 2 heures de Kaili. Pourtant l'un des coins a visiter d'apres le Lonely Planet, je tombe sur un village relativement moche. Cependant, j'ai de la chance car une repetition pour le prochain festival a lieu dans la cour de l'ecole. C'est donc l'occasion de voir les fantastiques costumes Miao vus a la tele la veille a Xijiang. Les ornements metalliques sont impressionnants. Les garcons jouent du Lusheng, l'instrument traditionnel tandis que les filles effectuent des rondes et apprennent les pas de base des danses locales. Interessant.

J'ai eu mon lot de souvenirs rejouissants pour la journee et je ne souhaite pas rater le dernier bus vers Kaili. Je fais doncun signe au premier bus que j'apercois pouvant me ramener a bon port. J'y rencontre un "artiste ethnique" (comme decrit sur sa carte de visite) tres sympa, qui souhaite me montrer ses oeuvres une fois arrives a Kaili. Apres tout, c'est une journee shopping aujourd'hui et je decide donc de le suivre. Sans aucun regret puisque je tombe sous le charme de l'une de ses peintures. Je depense encore un peu d'argent...

Le lendemain, pour mon dernier jour en territoire Miao, je me rends a Taijiang ou a lieu tous les 5 jours un marche repute. Decidement, celui de Shuikou etait exceptionnel car je tombe sur un marche pas mal sans plus. Une rue est toutefois interessante puisque s'y concentrent les vendeuses d'ornements, de broderie, de tissus ou encore de teinture pour confectionner les costumes traditionnels.

Un vieux temple tronant au centre de la villeest a l'abandon.Les chinoisne sont decidement pas pratiquants, et la religion ne parait plus jouer un role important dans la vie de tous les jours.La revolution culturelle lancee par Mao (1966-70) adecidement fait des desastres.

Je fais confiance une fois de plus au Lonely Planet qui recommande depuis Taijiang une excursion vers le village perdu de Fanpai. Je finis par trouver le bus permettant de m'y rendre. La route est semblable a celles auquelles je m'etais habitue lors du periple de Sanjiang a Kaili: sinueuse, en mauvaise etat, et particulierement boueuse en raison du temps pluvieux. Je suis un peu decu lorsque j'atteins mon but. Je pense etre devenu un peu difficile apres les splendides Zhaoxing et Xijiang... Il s'agit d'un village comme j'en ai vudes dizaines au bord des routes durant les jours precedents. Apres une rapide visite, je joue un moment au jeu de mime avec des enfants qui n'osent pas trop m'approcher et qui deguerpissent des que je pointe mon appareil photo dans leur direction. Je prefere toutefois ne pas trop m'attarder car on m'a plus ou moins indique qu'il n'y avait plus de bus pour revenir vers Taijiang...Heureusement, j'arrive a faire du stop et a prendre un pick-up me ramenantdans les temps a Taijiang pour prendre le dernier bus versKaili. Le film diffuse pendant le trajetest Rambo...

Comme la veille, je vais manger le soir au Fast Food tronant en plein centre-ville.La barriere de la languene complique pas trop la tache lorsqu'il s'agit deprendre les transports locaux, mais par contre elle pose de serieux problemes lorsqu'il s'agit de manger. Dans le Guizhou, il n'y a en general pas de restaurant (meme dans les villes), et il faut donc manger dans les boui-boui. Dans certains, c'est simple car il me suffit depointer du doigt les aliments queje souhaite deguster, mais le plus souvent j'ai du mal a commander ce que je veux.Je prefere donc me rendre dans le Fast Food, pale copie d'un Mc Donald, ou il suffit de choisir l'un des 6menus :
-menu hamburger au poulet,
- menu poulet pane (Mc Nuggets),
- menu hamburger au jambon,
- menuenfant,
- menu pop corn (servis avec frites et coca...) !
- menu spaghetti bolognaise !!!

15/03/03 de Kaili a Anshun

Une journee rapide a resumer. Le matin, je me leve tranquillement, je fais un peu d'internet puis jeprends en busvers Anshun ou j'arrive vers 16h30. Je suis un peu degoute carlorsque je m'eloigne de Kaili, le ciel se decouvre enfin alors que j'ai eu un temps pourri durant les 4 derniers jours... Les paysages en arrivant sur Anshun sont fabuleux : des massifs karstiques comme a Guilin et Yangshuo avec des gigantesques champs jaunes de colza. Je crois que demain je vais me promener dans la campagne plutot que visiter les 2 principales attractions touristiques du coin : les chutes d'Huangguoshu (parmi les plus celebres de Chine) ou les grottes de Zhijin (les plus larges de Chine).

Je fais une balade dans Anshun une fois mon hotel choisi. Comme a Kaili, les minorites du coin (les Bouyi) viennent en ville vendre leur legumes.Le soir, j'assiste avec plaisir au marche de nuit, ou les habitants viennent en masse pour deguster quelques specialites. Je discute un moment avec une adolescente, accompagnee de sa mere, et qui souhaite pratiquer son anglais.

16/03/03 La campagne autour d'Anshun

Je visite en debut de matinee les grottes de Longgong, qui sont seulement a 23 km d'Anshun(les chutes d'Huangguoshu ou les cavernes de Zhijin sont beaucoup plus eloignees). La route pour s'y rendre et autant voire plus belle que celle d'hier. Je repere quelques villages Bouyi sympathiques pour le retour... Les chinois, comme les asiatiques en general, adorent lesgrottes et les chutes d'eau. Les amenagements sont donc effectuees en consequence pour chacun de ces poles toutistiques, avec en particulier de nombreux hotels et restaurants pourvoyageurs en groupe. Heureusement, j'arrive tres tot et il n'y a personne. Je suis charme par la balade dans la grotte, longue de 840 m, et qui s'effectue silencieusement a bord d'un bateau a rames. Les reflets dans l'eau des stalagtites eclairees pardeslampes colorees sontsuperbes. A la sortie du site, je mange une double ration de delicieuses nouilles. Je fais donc un plein d'energie qui me sera bien utile pour la suite de la journee.

Je reprends un minibus en direction d'Anshun, et je me fais deposer a mi-chemin dans le village Bouyi qui m'avait semble le plus seduisant a l'aller. Mon objectif : atteindre les sommets qui font face au village. Je decouvre au fur et a mesure de la montee les formidables talents de batisseur des Bouyi. Alors que les Zhuang dans le Guangxi, et les Dong oules Miao dans le Guizhou disposent de bois a volonte pour construire leurs edifices, c'est de la pierre que la nature a mis a disposition des Bouyi. Ils l'utilisent pour construire les maisons(murs, tuiles et meme parfois fenetres), les ponts et les systemes d'irrigation. Les terrasses sont recouvertes de Colza, offrant d'incroyables degrades de vert et de jaune. Lorsque j'atteins mon but, je suis recompense par de fantastiques panoramas, chaque sommet offrant un point de vue different sur les alentours. Des adolescentes promenant des chevaux sont plus que surprises par mon apparition. D'abord effrayees, elles se blotissent les unes contre les autres. Elles me suivent discretementet je finis par sympathiser avec elles.Elles suivent ma descente vers lavallee depuisun des sommets et nous nous echangeonsdessalutations lointaines.

Lorsque je suis de retour au village, il me reste encore un peu d'energie et de temps. Je decide donc d'aller faire un tour de l'autre cote de la vallee, compose de pics karstiques. Encore une fois, mes efforts ne seront pas vains puisque je debouche sur une petite vallee idyllique.Une source d'eau forme un etang,des champs de colza couvrent entierement la plaine et degagent des odeurs enivrantes. Il s'agit du paradis des abeilles par ici !

Lorsque je reviens definitivement au village, je suis tout excite par la journee exceptionnelle que je viens devivre (le soleil etait en plus de la partie) mais je suis extenue parmes 6 heures de marche dans la campagne.Un tricycle a moteur me ramene a Anshun. Comme il n'y a plus de bus pour Liupanshui, ma prochaine destination, jeprends le train, une fois n'est pas coutume. Je debarque vers 21h dans ma derniere etape du Guizhou, une ville industrielle sans grand interet d'un point de vue touristique. Comme a Kaili ou a Anshun, je me fais devisager par les citadins. Presque plus que par les habitants de villages de minorite ! Le Guizhou n'est decidement pas une region frequentee par les touristes, ce qui est assez incomprehensible a la vue des tresors que cette region recele.

17/03/03 Le festival Miao de Nankai

Il n'y peut-etre pas grand chose a voir a Liupanshui, mais par contre un festival Miao (le festival des fleurs) a lieu aujourd'hui a Nankai a 40 km.C'est la raison de ma venue par ici. J'ai de la chance car une francaised'une soixante d'annees s'y rend egalement, et ellea loue les services d'une guide et d'une voiture avec chauffeur.Le transport et les explications seront donc gratuits pour la journee.

La route pour atteindre le site du festival est comme celles de l'Est du Guizhou (que je pense vous avoir deja bien decrit). Paume au milieu de nulle part,une scene circulaire trone entre des collines. Les minorites Miao et les personnes vivant dans lesenvirons arrivent en masse pour assister au spectacle. En attendant le debut de festivites, j'observeles preparatifs et en particulierla mise en place des impressionnantes coiffes en laine noire ou orange fluo. Il faut en effet se faire remarquer : ce festival est l'occasion pour les jeunes hommes et femmes de faire des rencontres. Comme d'habitude, le costume des femmes attire beaucoup plus mon attention que celui des hommes. Pour la plupart, ces derniers sont accoutres d'un costume tristounet mal coupe, avec des baskets et de ridicules lunettes de soleil... Autre effet de style important : avoir une cigarette au bec (meme les plus jeunes).

Lors de la ceremonie d'ouverture, des hommes transportent un arbre autour de la scene circulaire, et sont suivis de joueurs de Lusheng (instrument traditionnel) et de danseuses. Ilsplantent l'arbre au centre, et les spectacles s'enchainent alors sur une portion de la scene. Differentes danses traditionnels ouvrent le bal, puis les spectacles se diversifient : dansessur de la pop,chanteurou chanteuse de variete, danses chinoises, joueur de saxo... Le tout entrecoupe par un presentateur qui sort quelques vannes faisant bien rire l'assistance. Voir video 1. Voir vidéo 2.

Les activites autour de la scene sont encore plus interessantes. Des stands proposent de la nourriture, d'autres des friandises, et des stands de tir permettent aux males de demontrer leur dexterite. Unevrai fete foraine quoi ! Autour de la scene circulaire, un interessant manege a lieu: les jeunes femmes etgarcons tournent autour en esperant sans doute ycroiser l'ame soeur. Se melanger a cette foule est une experience vraiment marrante. Voir video.

Il s'agissait du bouquet final pour conclure mon sejour dans le Guangxi et le Guizhou.Je prends un train de nuit ce soir qui me conduira directement dans la capitale du Yunnan : Kunming.

mars
13

Chine (12/03/03 - 17/03/03) + bonus 2005

  • Par fred le
Le Guizhou d'Est en Ouest
mars
7

Chine (05/03/03 - 11/03/03) + bonus 2005

  • Par fred le
Yangshuo et le pays Dong
mars
7

Chine (05/03/03 - 11/03/03)

  • Par fred le
Yangshuo et ses environs en aperitif. Suivi des terrasses de Longsheng en amuse-gueule avant d'attaquer le plat principal : a traversee du territoire Dong et surtout de la merveilleuse vallee de Zhaoxing.
05/03/03 de Nanning a Yangshuo Le train de nuit de Hanoi a Nanning est plutot confortable. Mon compartiment est international : un chinois, une nonne vietnamienne, un mongol et moi. Le passage de la frontiere est penible puisqu'il a lieu a 1 heure du matin et il faut changer de train, en passant d'abord par la douane... Les premiers paysages chinois que je decouvre a mon reveil sont decevants. Plus de rizieres. Un temps gris. Deshabitants habilles a l'occidental dans des tons plutot sombres. Bien tristounet tout ca ! Lorsque je debarque a Nanning avec un Suisse, mes premieres impressions negatives sont encore renforcees. Cette grosse ville de 1,3 millions d'habitants, capitale du Gangxi,n'a pas grand chose a offrir aux touristes de passage si ce n'est quelques parcs et un musee poussiereux. Ses habitants font la gueule. A part quelques centres commerciaux tout neuf, les immeubles en beton sont ultra-moches. Il fait hyper froid ! Nous passons donc a la banque, nous mangeons un peu et nous prenons directement un bus en direction de Guilin. Un couple de jeunes chinois sympathiques et parlant parfaitement anglais nous aident aacheter les billets et a prendre le bon bus. Nous ne mettrons que 4h30 pour rejoindreGuilin. En effet, une autoroute superbe (et deserte) nous y conduit. On se croirait en Europe ! Le bus est carrement moderne,et une hotesse se charge du confort de ses passagers (avec distribution de nourriture et d'eau). Nous preferons eviter de rester a Guilin, puisqu'il s'agit d'une ville ultra-touristique. Noussautons donc dans un bus local versYangshuo, une ville a taille humaine situee a65 kilometres, avec plus de charme, et offrant les memes paysages magiques. Apres quasiment 24 heures de voyage, nous atteignons notre destination finale en fin de journee. Il fait un froid de canard (moins de 5 degres alors qu'il faisait plus de 30 a Hanoi), mais nous debarquons enfin dans un endroit seduisant. Beaucoup moins connu que Guilin, Yangshuo attire tout de meme un nombre consequent de touristes, et certaines rues ont ete restaurees et dedieesaux voyageurs, occidentaux ou chinois (pour schematiser, le touriste "de masse" se rend a Guilin, alors que le routardva a Yangshuo). 06 au07/03/03 Environs de Yangshuo Le temps est encorebien gris lorsque je me leve. Je m'achete un bonnet et des gantspour affronter le froid. Je suis tres surpris car a 9h, la ville semble encore morte. Est-ce specifique a Yangshuo ou generalisable aux villages etvilles non touristiques ? On verra par la suite. Je loue un velo, et je m'apprete a quitter la ville lorsqu'une jeune guide m'approche pour me proposer ses services. Le prix demande est derisoire, et je l'engage donc pour la journee. Je me regale. Comme preconise par le Lonely Planet,nous nousperdons completement dans la campagne. Quel plaisir de se balader entre les rizieres seches et les champs, entoures par ces droles de formations rocheuses que sont les pics karstiques. Il est possible d'observer ce type de geologie un peu partout en Asie du Sud-Est (baie d'Along et Tam Coc au Vietnam, Krabi en Thailande...). Mais dans les regions autour de Guilin et Yangshuo, lespaysages sont d'une etendue, d'une variete et d'unerichesse exceptionnelles. Mon guide finit par nous remettre sur le bon chemin mais avec difficulte. Meme si nous avons des VTT, il nous faut les porter a plusieurs reprises afin de passer les "cols" entre les pics karstiques. Nous traversons de nombreux villages charmants, certains avec des maisons vieilles probablement de centaines d'annees. Les paysans travaillent dans les champs et promenent leur buffles ou leurs vaches. Dans un village, un enfant viendra a ma rencontre pour m'offrir une mandarine avant de repartir en courant ! Un grand moment de la journee sera la traversee de la riviere Yulong He a bord d'un radeau de bambous branlant. Nous finissons par longer cette riviere afin de rejoindre le pont du Dragon, datant de 1412, et nous rentrons sur Yangshuo. De retour vers 19h, je suis extenue. Je retrouve Matthew,un americain rencontre dans le train de Hanoi vers Nanning, et Tim, un allemand croise dans la journee. Souhaitant tous les 3 rejoindre Guiyang en passant parles villages de minorites, nous decidons de faire un bout de chemin ensemble. Le lendemain, nous commencons a nous entrainer a prendre les bus locaux. Nous en prenons un vers Yangdi, a mi-chemin entre Guilin et Yangshuo, le long de la riviere Li Jiang.Nous voulions faire une balade en bateau sur cette riviere mais les agences de Guilin excercent desormais un monopole sur ce marche, avec la complicite de la police. La seule possibilite est donc de prendre un bateau depuis Guilin coutant dans les 60 euros par personne! Apres investigation, nous avons fini par decouvrir qu'il etait possible de faire la partie la plus belle de la riviere a pied depuis Yangdi jusqu'a Xingping. Le chemin n'est pas difficile a trouver. Il suffit de suivre la riviere et de la traverser de temps en temps a l'aide d'embarcations prevues a cette effet (la retribution du passeur est de quelque dizaines de centimes d'euro par personne). Les paysages sont encore plus beaux qu'autour de Yangshuo. Les formations karstiques s'elevent a des hauteurs impressionnantes, et les falaises doivent faire rever les grimpeurs de passage. Les villages, les nombreux jardins potagers, lesbosquets de bambouset surtout les immenses champs de fleurs ajoutent beaucoup au charme de la vallee. Pour couronner le tout, le soleil fait son apparition vers 13h, et nous accompagnera jusqu'a la fin de la journee. Lorsque nous arrivons a Xingping apres4 heures de marche intensive, nous apprecions beaucoup la terrasse du restaurant de la ville. Pourachever nos jambes,nous decidons d'escalader les 1159 marches conduisant au Pavillon de la paix, perche au sommet de l'un des pitons rocheux. La vue est exceptionnelle! Voir vidéo. Nousprenons a nouveau un bus local pourrevenir sur Yangshuo. Assez facile. Il suffit de prononcer le nom de la ville et de se faire aiguiller vers le bon bus. Nous verrons sic'est toujours aussi facile dans les jours qui viennent... 08/03/03 de Yangshuo a Sanjiang Nous quittons Yangshuo tot le matin pour explorer l'arriere pays en direction de Kaili dans le Guizhou. Fini les beaux restaurants avec menu en anglais, fini les soirees DVD en VO, ou encore les rencontres avec d'autres occidentaux. Desormais, ca va etre "roots" ! Avec Tim et Matthew, nous realisons une tres belle performance pour cette premiere journee sur la route. Nous enchainons 6 bus differents pour rejoindre Sanjiang en debut de soiree. En fait, il aurait suffit de 3 bus pour atteindre Sanjiang, mais comme nous souhaitons visiter les celebres cultures en terrasse de Longsheng, un petit detour s'impose. Dans le bus de Guilin a Longsheng, nous avons droit a du Karaoke... Je dois dire que je prefere largement les films de Kung Fu comme ce fut le cas dans le bus de Nanning a Guilin ! Pour economiser un peu d'argent, nous demandons au 3eme bus de nous deposer au pied des fameuses terrasses. La montee avecnossac-a-dos de 15 kilos vers le village de Ping'an sera plus longue et penible que prevu, et nous fera un peu regretter notre avarice... Quelle surprise lorsque nous arrivons au village :de nombreux touristes chinoissont sur le site. Etoui, il faut savoir que le tourisme de masse en Chine est essentiellement local.Une route permettant de rejoindre Ping'an a ete construite il ya quelquesannees. Du coup,les hotelsontpousse comme des champignons et de nombreux autres sont en cours de construction.Les villageoisen costume traditionnel Zhuang profitent bien sur de l'aubaine et se ruent sur leschinois des villes en balade pour les guider ou leur vendre dela camelote. Encore un endroit ou il aurait fallu venir il y a quelquesannees avant que le tourismene fasse trop de degats... Heureusement, les fabuleux paysages n'ont pas ete denatures par ces bouleversements recents.Les collinesenvironnantes sont completement amenageesen terrasses, ce qui rend le spectacleencoreplus impressionnant qu'a Sapa ou seuls les flancs des vallees sont sculptes.Cet endroit porte un nom evocateur : la colonne vertebrale duDragon... Les nombreux villages dissemines dans les alentours sont charmants : les maisons sontentierement constituees de bois alors qu'autour de Yangshuo, les paysans utilisaient des briques en terre cuite comme materiau de construction. Le soleil s'est deja couche depuis quelques heures lorsque nous debarquons dans les environs de Sanjiang.Notre hotel se trouve face au pont de Chengyang, l'un des plus celebres de la region, car il marque le debut du territoire de la minorite Dong. Il faudra attendre le petit-dejeuner demain matin pour pouvoir l'admirer... 09 au 11/03/03 Le territoire Dong Nous passons les 3 jours suivants a traverser et explorer le territoire Dong. Cette minorite se distingue des autres par son aptitude aconstruire de majestueux batiments en bois, en particulier des "ponts de la pluie et du vent" et des"tours du tambour". Chaque village s'evertue a eriger des edifices de ce type.Nous commencons par l'un des plus beaux exemples : le pont de Chengyang. Construit en 1912, long de 78 m, et elegamment couvert, il a fallu pres de 12 ans aux villageois pour le construire. Dans les alentours, une multitude de villages meritent une visite. Malheureusement, mes compagnons de voyage sont plutot presses et souhaitentreprendre la route en debut d'apres-midi.Je me contente par consequent d'une courte balade. De retoura la gare routiere de Sanjiang, nous nous appretons a vivreun trajet en bus apocalyptique. Nous quittons en effet le Guangxi, region a fort potentiel touristique, et dont les routes bitumes connectent les differents sites interessants. D'ailleurs, nous avons vu de nombreux touristes chinois a Longsheng, comme je vous l'ai explique,ainsi qu'une bonne dizaine d'occidentaux dans notre hotel a Chengyang.Ilest en effet courant d'effectuer un circuit en boucle depuis Guilin ou Yangshuo. La route que nous empruntons est "la porte de derriere", comme la decrit le Lonely Planet, pour penetrer dans la region du Guizhou. Jusqu'a mon arrivee a Kaili 5 jours plus tard, 95% des routes empruntees seront non bitumees et d'une etroitesse rendant difficile le croisement de 2 vehicules... De plus la region etant montagneuse, les routes serpentent constamment dans des vallees. Je ne croiserai que 2 occidentaux (1 allemand et 1 japonais) durant cette periode. L'etat du bus annonce la couleur : completement pourris, les sieges sont en bois avec une natte posees dessus.Plus detele evidemment.Je me demande s'il y a des amortisseurs cara l'arrriere du bus nous faisons parfois des bonds de 50 cm lorsque notre chauffeur n'a pas reussia eviter unnid de poule. J'ai l'impression d'etre de retour au Cambodge ! Les passagers sont pittoresques :certains sont en costumes traditionnels ;d'autres transportent du poisson frais, des canards ou des poules ; des ecoliers profitent du passage du bus pour faire quelques kilometres en accelere. Le chauffeur prend toutefois soin de son bus deglingue et s'arrete a un moment pour le nettoyer avec un jet d'eau (a l'exterieur comme a l'interieur d'ailleurs). La route jusqu'a Zhaoxing, notre destination du jour, nous faitoublier notre inconfort. En effet, nous traversons une serie de villages Dong donnant vraiment envie de sauter du bus,pour explorer leurs ruelles et admirer les ponts ou tours du tambour que nous apercevons furtivement. De plus, leurs habitants portent tousdes costumes traditionnels. Comme lors du trajet en jeep dans le Nord-Ouest du Vietnam, il est decidement frustrant de ne pas pouvoir s'arreterdes qu'on le desire... L'arrivee sur Zhaoxing nous fera completement oublier ces frustrations. La route debouchant sur la vallee de ce village Dong est extraordinaire. Elle passe par un col offrant un panorama de chaque cote sur des vallees avec des terrasses comme je n'en avais jamais vues jusqu'alors : imposantes, et surtout couvertes de fleurs, elles depassent de loinle spectacle offert par Sapa ou Longsheng ! C'est ca qui est fabuleux quand on voyage : a chaque fois que l'on decouvre un endroit merveilleux, on pense avoir atteint le summum de la beaute. Et bien on se trompe souvent ! Pour couronner le tout, Zhaoxing est sans doute le plus beau village Dong de la region, avecsesruelles paisibles, ses 5 tours du tambour, et ses petits ponts enjambant les differents canaux. Une veritable Venise chinoise ! De plus, comme dans l'ensemble du pays Dong ou l'arriere-pays Miao (a suivre dans quelques jours), il n'y a quasiment pas de vehicules sur les routes. Les locaux marchent ou utilisent les rares bus pour se deplacer,et emploient des petites camionnettes ou des charrettes tirees par des tracteurs pour transporter de la marchandise. Pas de motos ou de velos par exemple comme au Vietnam ou au Cambodge. Imaginez donc la tranquillite environnante ! Plutot que de dormir dans un des dortoirs pour voyageurs, nous choisissons de passer la nuit chez Lulu, qui a amenage quelques chambres dans sa maison. Lorsque nous penetrons dans la piece principale, la grand-mere de la famille est en train de filer de la laine. Celanous donne envie de rester pour se mettre dans l'ambiance locale. Apres investigation, nous apprenons qu'un marche a lieu lelendemaina Shuikou. Nous decidons de nous y rendre car la route nous fera passer de nouveau par la fabuleuse route prise a l'arrivee sur Zhaoxing... Levee a 6 heure du matin pour attraper les camionnettespartant de Zhaoxing vers Shuikou. Nous montons a l'arriere avec les sacs de riz, les poulets et autres aliments destines a etre vendus sur le marche. La chance est avec nous car la journee s'annonce ensoleillee. Lorsque nous arrivons enfin a destination, apres 1 heure de route debout les cheveux au vent, nous sommes frigorifies, et nous allons nous rechauffer dans un restaurant local autour d'un feu avec une soupe de nouilles pour petit-dejeuner. Il nous faut patienter jusqu'a environ 9h30 pour voir un peu d'activite. Les chinois sont donc decidemment beaucoup moins matinaux que leurs voisins de l'Asie du Sud-Est. Je pense quecette differenceest fortement liee au climat : les vietnamiens, cambodgiens et autres se levent tres tot lorsque la temperature est clemente et font eventuellement une pause ou une siesteen milieu d'apres-midi lorsque le soleil est a son zenith. Les Chinois ont un rythme plus similaire au notre car le climat est a 4 saisons comme par chez nous. Nos efforts pour venir danscevillagecoince dans une vallee et aubout d'une route en cul-de-sac seront amplement recompenses. Lesminorites en costume traditionnel accourent des vallees environnantes pour faire leurs courses de la semaine. Plutot qu'un long recit, je vous conseille d'aller jeter un coup d'oeil aux photos pour voir le dentiste, les coiffeurs, le medecin pratiquant de l'acupuncture et le festival de costumes en tout genre. Nous ne passons pas inapercus car les occidentaux qui viennent se perdre par ici doivent etre rarissimes. Apres quelques heures jubilatoires, nous trouvons un bus retournant sur Zhaoxing. Nous empruntons donc pour la 3eme fois la meme fabuleuse route et nous demandons au chauffeur de nous deposer au niveau du col pour finir le parcours a pied afin de profiter pleinement du spectacle. Un vrai bonheur. Nous deambulons sur les chemins entre les terrasses colorees par des fleurs blanches, jaunes, ou encore violettesafin de descendre dans la vallee. Nous croisons les paysans preparant les terrasses pour le riz qui sera pique dans quelques temps. Nous traversons plusieurs villages sympathiques. Nous tombons sur des lieux de priere bien etranges. Des statuettes qui sembleraient venir d'Afrique sont entreposees dans des petits temples. Je conclue cette journee fantastique par une balade dans Zhaoxing. Les personnes agees jouent a un jeu genre echec au pied des differentes tours du tambour. Un peu partout, les femmes sont en pleine activite de couture. Comme au marche ce matin, je suis attendri parla scene de foule compacte se pressant devant un des rares ecrans de television. Ce qui rassure, c'estqu'a chaque fois les passants sont attires par des reportages presentant des festivals du coin, avec danses, musiques et costumes traditionnels. Pour une fois que la tele enrichit plutot que detruit lescoutumes locales ! Le lendemain, je decide de laisser partir Tim et Matthew de leur cote meme si nous nous entendons bien car ils vont decidement trop vite pour moi. Ils souhaitent effectuer une journee complete de bus pour arrivee a Kaili en soiree, et prendre le trainle lendemain vers des destinations lointaines! Tous les voyageurs ont une approche differente et je dois dire que je ne suis pas trop en phase avec la leur. Plus motives par le challenge que la decouverte, leur but est d'aller d'un point Aa un point B en un temps donne. Par exemple, Tim effectue en 3 mois le trajet suivant : Allemagne, Turquie, Iran, Pakistan, Inde, Nepal, Chine, Mongolie et retour par le transsiberien... En gros, il passe plus de temps dans les bus qu'a visiter les pays. Matthew est quand a lui arrive en Asie vers mi-fevrier et a deja traverse la Thailande, le Cambodge et le Vietnam... Quand j'ai croise Tim a Yangshuo, il etait arrive la veille et s'appretait a partir l'apres-midi sur Guilin parce qu'il n'aimait pas Yangshuo... Finalement, il s'est regale durant l'apres-midia velo et le lendemain lors de la randonnee le long de la riviere Li Jiang. Comme il n'y a pas de bus pour atteindre Congjiang depuis Zhaoxing, il me faut rejoindre le croisement avec la route reliant Congjiang et Liping. Un trajet de 1 heure a pied d'apres le Lonely Planet et le mari de Lulu. C'est le temps qu'il me faudra en marchant pendant 1/2 heure et en faisant le resteen camionnette et en bus (en faisant du stop) ! J'atterrisau croisemententre 2 chemins de terre, en plein milieu de nulle part. Quand il commence a pleuvoir legerement, je me demande vraiment ce que je fous la ;-) Heureusement que quelques chinois sont la pour me confirmer que je suis au bon endroit pour attraper le bus vers Congjiang. Apres 1 heure d'attente, le bus arrive enfin. Il traversele village de Guandong ou a lieu un marche autrement moins seduisant que celui de Shuikou. J'atteins finalement Rongjiang en debut d'apres-midi, apres un changement a Congjiang. Les paysagesde terrasses et de villages Dong sont toujours aussi splendides, mais egalent rarement ceux de Zhaoxing.A noter cependant les incroyables costumes de l'une des minorites a quelques dizaines de kilometres de Rongjiang. Mon bus s'arrete dans ce village quelques minutes, et j'hesite franchement a descendre pour profiter du spectacle avant d'attraper le bus suivant. Finalement, je me decide a rester pour passer du temps a Rongjiang. Comme Conjiang, cetteville est absolument horrible, composee de batiments en beton ou recouverts de carrelage de salle de bain. Decidement, des qu'une ville depasse les 10 000 habitants en Chine, le sens de l'esthetique disparait et on detruit les maisons traditionnelles pour construire du fonctionnel. Heureusement, a 1 kilometre de la ville se trouve Chejiang, un village Dong typique. Je me balade pendant2 heures entre les belles maisons en bois, et je joue un moment avec des enfants. Certains s'echangent des vers (a soie ?) precieusement preserves dans des petits recipients en papier remplies de feuilles de je ne sais quelle plante. D'autres jouent avec des toupies, dont ils entretiennent la rotation en les fouettant regulierement. Voir video. C'est dommage car nous sommes en pleine semaine et le marche du dimanche de Rongjiang est parait-il interessant. J'aurais pu rester un jour de plus afin d'explorer d'autres villages Dong aux alentours. Toutefois, le temps est execrable, et je preferepartir le lendemain en direction de Kaili afin decouvrir le territoire Miao.
Connexion
Création d'un membre
Création d'un espace
Inscription à une communauté