australie (18)

août
29

Les Blue Mountains

  • Par fred le

août
25

Kangourous agressifs

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août
25

Une ville de western

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août
25

Des paysages varies

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août
15

Une des chaines des West Mac Donnels

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août
14

3 jours d'excursion epuisants

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août
14

Road train

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août
14

L'enigmatique Ayers rock

  • Par fred le

sept.
2

Australie (29/08/03 - 05/09/03)

  • Par fred le
Queensland. Decouverte de la Grande Barriere de Corail pendant 3 jours, puis un peu de repos sur les plages de Cape Tribulation.

29 au 30/08/03 deSydney a Cairns

J'avais initialement prevu de m'envoler depuis Sydney vers Christchurch en Nouvelle-Zelande, puis de revenir a Brisbane en Australie depuis Auckland. Le probleme, c'est que je zappe la Nouvelle-Zelande pour aller au Tibet. Je dois donc me rendre a Brisbane en bus pour prendre mon avion vers Cairns. Encore un long trajet de 19 heures avec une nuit plus qu'inconfortable. Mais bon il s'agissait bien sur du moyen le plus economique.

Arrivee a Brisbane a 9h. Avion a 12h. Puis je debarque a Cairns en debut d'apres-midi. Le vol est nettement plus plaisant que le trajet en bus. Nous longeons la cote et survolons la grande barriere de corail. Mise en appetit assuree pour un plongeur ! Cairns est une ville sans charme avec une plage boueuse, a cote de laquelle les promoteurs de la ville ont eu la bonne idee de creer un lagon artificiel (une sorte de piscine geante) nettement plus aguichant. Je fais le tour de la ville, qui a l'instar d'Alice Springs ne semble vivre que du tourisme, source de revenue numero 1 dans le Queensland. Les rues sont des alignements d'agences, hostels, bar, restaurantsou magasins pour touristes.Vraiment pas grand chose avoir par consequent, mais les alentours sont autrement plus riches...

31 au 02/09/03 Grande Barriere de Corail

J'ai casse la tire-lire une fois de plus pour m'offrir 3 jours de plongee a bord d'un bateau. Ce dernier avogue de recif en recif le long de la Grande Barriere de Corail. Difficile de decrire ce que j'ai vecu durant ces 3 jours merveilleux. Pas de photos en particulier pour vous faire baver un peu. Seul regret, je n'ai pas pu plonger le 3eme jour :j'ai en effet attrape un rhum etje n'arrivais plus a equilibrer mon oreil droite. Il faut dire que l'eau n'etait "qu'a" 24 degreset le shorty fourni n'etait passuffisant. Je grelotais en sortant de l'eau a chaque plongee. Mais bon, meme le snorkeling (plongee sans bouteille avec masque et tuba) etait formidable.

La reputation de ce lieu n'a rien de surfait. Je n'ai jamais vu une telle quantite et variete de poissons. Par ailleurs, les recifs que l'on a l'occasion d'explorer sont en general assez basiques : un "piton" autour duquel on a rapidement fait le tour ou encore un "mur" le long d'une ile ou d'une cote. La Grande Barriere de corail est unique puisqu'elle s'est formee "en plein ocean", a 65 km du continent australien. Les formations rocheuses sont par consequent extremement variees, composees de nombreux recifs adjacents, de tunnelset de canyons. C'est un regal de plonger au milieu de ces paysages sous-marins. Pour couronner le tout, les coraux sont en forme puisqu'il n'y pas de pecheurs sans scrupules par ici,rabotant la flore avec leurs ancres, leurs filets ou pire encorede ladynamite comme c'est malheureusement souvent le cas en Asie...

Pourtant, mes plongees preferees resteront celles que j'ai effectuees en Indonesie. Il est plutot rare de voir du "gros gibier" apparemment le long de la grande barriere de corail. En 7 plongees avec bouteille et 3 autres sans bouteille, je n'ai vu qu'un requin (un bebe pas bien long), une malheureuse tortue, quelques barracudas,et deuxpetites raies.Le seul poisson enorme que je n'avais jamaisvu auparavant etait un "Napoleon Maori Wrasse" de 1,5 metre.Je vous rappelle qu'a Gili Trawangan, les coraux etaient nases mais j'avais vu 2 gros requins, 3 tortues, uneraie, des barracudas etune pieuvre en une seule plongee...Mes 2 plongees a Maumere resteront aussi gravee dans ma memoire en raison de la beaute extraordinaire des coraux, des dizaines de poissons-lion, de la grosse seicheet de la raie-manta que j'y ai vu.Au final, les plus belles images que je garderai de la Grande Barriere de Corailsont les innombrables bancs de poissons de toute sorte. C'est ce qui m'ale plusimpressionne par rapport a mes plongees en Thailande, en Malaisie et en Indonesie.

L'ambiance a bord du bateau etait plutot sympa. Nous n'etions guere plus de 10 touristes, et seulement un peu plus de la moitie plongeaient avec bouteille. On nous laissait une totale liberte, ce qui etait bien cool. On allait plonger si on le souhaitait, et on partait avec notre "buddy" ou on voulait sans moniteur en respectant les profondeurs et le temps sous l'eau indiques par les ordinateurs de plongee qui nous etaient fournis.

03 au 04/09/03 Cape Tribulation

Outre la Grande Barriere de Corail, l'excursion classique depuis Cairns est d'aller faire un tour a Cape Tribulation, ou l'on peut se prelasser sur des plages bordees de foret tropicale. Je m'inscris a un dernier "tour" pour m'y rendre car le trajeten Greyhound revient quasiment au meme prix.

La route est encadreede plantations de canne a sucre, la deuxieme source de revenus du Queensland apres le tourisme. Nous faisons un stop aux Mossman Gorges. Ridicule ! Il s'agit d'une riviere qui n'a rien d'exceptionnel et qui ne merite certainement pas la denomination "Gorge".Nous faisons une petite marche aumilieu de la foret vierge sur un sentier en beton...

L'hostel qui nous accueille est assez sympa, puisque plante en plein dans la foret, a cote de la plage du cap. Une fois installe, je me balade tout l'apres-midi le long des sentiers meticuleusement amenages dans le parc national. Ouais bof. C'est certain, on devient de plus en plus difficile a force de voyager.Il n'y a rien a faire, tous les voyageurs sur le long terme sont pareils, un peu blases lorsqu'un lieu n'a rien d'extraordinaire. C'est le cas de Cape Tribulation. La plage n'a rien de spectaculaire(celles des iles de Fraser ou Whitsundays entre Brisbane et Cairnssont autrement plus joliesm'a-t-on dit). S'y baigner peut etre dangereux, surtour en ete, lorsque l'eau est infestee de meduses mortelles comme a Darwin. Il y a 2 ans, 6 personnes sont mortes, et 160 autres on ete envoyees a l'hopital apres avoir ete en contact avec ces saloperies. Sinon, les balades dans la foret sont sympa mais comme je vous l'ai deja explique, ce n'est pas trop mon truc. A part des troncs d'arbre et des feuilles, on ne voit pas grand chose.

Bon, je passe quand meme du bon temps a me relaxer, a bouquiner et a preparer la suite du voyage en Asie. L'endroit est nettement plus agreable que Cairns. Au retour, notre bus nous depose au bord de la riviere Daintree pour faire un tour en bateau afin de voir des crocodiles (pas terriblea cote des rivieres de Kakadu), puis s'arrete de temps a autre pour profiter de differents points de vue.

De retour a Cairns, je ferai un bilan assez severe du Nord du Queensland, qui a part l'extraordinaire Grande Barriere de Corail n'a decidement pas grand choses a offrir. Je ne comprends pas pourquoi ce lieu attire autant de touristes. Sans doute faut-il pousser jusqu'al'extremite du Cape York en 4x4 pour avoir un peu de sensations.

05/09/03 Aeroport de Cairns

Dernier jour dans le monde occidental avant un moment. Je m'envole en debut d'apres-midi vers Hong Kong. Asie, me voila de retour ! J'y retrouve Sophia avec qui j'espere nous vivrons des moments aussi inoubliables qu'au Laos, en malaisie ou en Indonesie.

CONCLUSION AUSTRALIE

Je commencerai par dire que ce passage en Australie m'a fait beaucoup de bien. J'avais besoin d'un peu d'Occident apres 7 mois en Asie. Et puis j'ai retrouve pas mal d'amis francais de longue date.

Quelques facteurs ont modere mon enthousiasme. Avant tout, c'est le fait d'avoir crame 2 a 3 fois plus d'argent chaque jour qu'en Asie. Autre facteur : le manque d'independance, qui necessite la possession d'une voiture. Or louer un vehicule revient relativement cher, meme a plusieurs. J'ai donc du, comme la plupart des voyageurs, m'inscrire a des excursions organisees. Un peu difficile a supporter apres avoir profiter d'une liberte totale pendant les mois precedents. Je pense que pour apprecier au mieux ce continent sans se ruiner, il faut rester plusieurs mois et investir dans une voiture d'occasion et dans du materiel de camping et de cuisine. Je n'avais qu'un mois.

Ceci dit, je garderai de nombreux souvenirs inoubliables. Le plus fort : la descente en voiture avec Dab et Christad'Alice Springs a Adelaide a travers l'Outback, avec une pause a bout du monde a Coober Pedy. Autres souvenirs au dessus du lot : la randonnee en haut des Jim Jim Falls a Kakadu, le rocher d'Uluru, la verdure des paysages autour d'Adelaide, et bien sur le spectacle sous-marin de la Grande Barriere de Corail. Enfin, je n'oublierai pas bien sur la semaine reposante passee chez Franck et Marion a Sydney.

sept.
2

Australie (29/08/03 - 05/09/03)

  • Par fred le
Queensland. Cairns, la Grande Barriere de Corail et Cape Tribulation.
août
30

Australie (22/08/03 - 28/08/03)

  • Par fred le
New South Wales. Trajet via l'Outback par bus jusqu'a Sydney. Puis sejour tranquille chez Franck et Marion pendant 1 semaine.

22/08/03 de Adelaide a Sydney

C'est parti pour 25 heures de bus. J'ai eu un prix canon (dans les47,5 euros) car le bus transite par les regions paumees de l'Outback des Etats de South Australia et New South Wales. Tant mieux apres tout puisque qu'il s'agit de la partie la plus fascinante de l'Australie a mes yeux. Et puis le service n'a pas beaucoup de succes (5 passagers en moyenne) donc j'ai de la place.

Nous traversons dans un premier temps les regions verdoyantes deja admirees il y a quelques jours entre Adelaide et Port Augusta. Ce vert a l'infini est toujours aussi beau, et pourrait rivaliser avec celui des rizieres du Vietnam ou des plantations de the d'Indonesie et de Malaisie. Puis les paturages se mettent a jaunir brusquement, comme si nous traversions une frontiere invisible separant les terres propices a la vie de celles inhospitalieres. Les paysages buccoliques font place a des paysages de desolation. Les rares villes traversees ne doivent leur survie qu'a la presence de stations service.Ces villesparaissent encore plus "fantomes" que celles apercues le long de la Stuart Highway (Darwin - Alice Springs - Adelaide) car il n'y a pas de touristes passant par ici pour assurer la survie d'un tissu economique minimale. Il y a bien un chemin de fer que la route longe mais j'imagine qu'il ne doit pas avoir beaucoup plus de succes que notre bus. Certaines stations ferroviaires sont vraiment en plein milieu du desert, au milieu de nulle part, exactement comme dans les westerns.

Nous finissons par atteindre la ville principale se trouvant sur cette route : Broken Hill. Elle fait partie des plus importantes villes minieres du pays, de par ses ressources mais egalement en raison de son riche passe historique. Les conditions de travail extreme ont en effet favorise l'emergence de puissants syndicats dont les greves ont ete parmi les plus retentissantes qu'ait vecu l'Australie. L'ambiance assez civilisee se rapproche plus de celle de Quorn que de celle dejantee de Coober Pedy. Mais comme le bus ne fait qu'une pause d'une demi-heure, je n'ai pas trop le temps d'approfondir mon exploration.

La nuit dans le bus est difficile. Les sieges ne sont guere confortables et il faut descendre a chaque pause effectuee a intervalle regulier de 3 heures environ. Lorsque le soleil se leve, les paysages sont completement differents de ceux entrevus jusqu'a present. Les campagnes sont un peu brulees par le soleil, et les forets sont tres nombreuses. Je debarque finalement a Sydney vers 9 heure.

23 au 28/08/03 Sydney

Quel bonheur de se poser un peu, et de se retrouver dans un environnement familier. La derniere fois, c'etait chez Stephan a Jakarta. J'ai trouve cette fois-ci refuge chez Franck et Marion, des amis francais qui ont debarque ici en debut d'annee. Je tiens a les remercier encore pour leur accueil. Ils habitent dans une des banlieues sympathiques de Sydney : au bord de la plage de Coogee. Ce lieu est une invitation a la relaxation. Imaginez un peu : une station balneaire a seulement une demi-heure de la City, centre financier et commercial du pays avec ses gratte-ciels, ses traders et autres golden boys, son agitation et son stress ambiant. Ceci dit, meme la City recele des havres de paix. Il suffit de se rendre sur le Darling Harbour ou Circular Quay, et vous pouvez vous prelasser au soleil a la terrasse d'un cafe. De plus, le climat est plutot clement : environ 8 mois d'ete ! Enfin, de superbes parcs nationaux comme les Blue Mountains sont a la sortie de la ville et offrent des possibilites infinies d'excursions pendant les week-ends. Voir vidéo. Voici les ingredients magiques qui composent le cocktail delicieux de la vie a Sydney. Franck & Marion adorent evidemment, comme la plupart des francais qui sont de plus en plus nombreux a venir s'etablir icidepuis environ 5 ans.

Mais attention si cet expose idyllique vous donne des idees. Obtenir un visa de travail, et meme trouver un boulot peuventse transformer en veritable cauchemar. De plus, les contacts avec la famille ou les amis sont forcement rares, et il faut donc se preparer a etre isoles a l'autre bout du monde. Enfin, ceux habitues a la vie culturelle de Paris risquent de dechanter. C'est a Melbourne et non a Sydney que se trouvent les accrocs australiens a la culture. Par ailleurs, le stress et les embouteillages auraient commence a apparaitre depuis quelques annees, meme si la marge par rapport a la plupart des grosses metropoles occidentales est encore immense.

Un detail m'ayant frappe durant cette semaine :la forte presence des asiatiques, phenomene valable dans les principales villes australiennes. C'est dans les universites que les chiffres atteignent des proportions extremes : 60 % des etudiants a l'universite de Sydney seraient asiatiques d'apres Franck. La question que beaucoup de monde se pose : quand l'Australie deviendra-t-elle "asiatique" ?

En outre, j'ai eu le temps de pousser ma reflexion sur les Australiens. Certains des stereotypes que l'on leur associe se verifient.Ils sont aussi fanas de sport que les americains, mais pas seulement affales dans un sofa avec une biere a la main :egalement sur les terrains et sur les vagues. Nombre d'entre eux tracent vers la plage avec leur surf a la sortie du boulot vers 17:00. En outre, ils sont accrocs aux jeux d'argent comme en temoignent les nombreuses sallesremplies demachines a sou, et l'importance demesuree des courses hippiques (il ya un enorme hippodrome dans la plupart des villes). Leur reputation d'etre nettement plus amicaux aux premiers contacts que les francais est on ne peut plus vrai : un chauffeur de bus, un commercant, un voisin de tableengagera naturellement la conversation pour parler de la pluie ou du beau temps. C'est parfois un peu saoulant car ultra-superciel mais cette caracteristique des australiens a des consequences bien agreables. Par exemple, l'accueil dans les commerces est d'une qualite extraordinaire en comparaison avec les vendeurs grincheux, hautains, ou degoutes-de-la-vie que l'on doit parfois supporter en France. L'hotesse de Qantas qui s'est occupe de confirmer mesprochains vols a Darwin en etait la parfaite illustration.Sa gentillesse etait exceptionnelle, comme si sa vie dependait de la qualite de ses prestations. En fait, il s'agit d'une attitudeparfaitement naturelle chez les australiens.

En bref, les australiens abordent apparement la vie sans complexes, sans trop se poser de questions (peut-etre pas assez me diront certains ?). Mais cette simplicitedans le comportement et la recherche du bonheur ne s'applique pas a"l'importance de l'apparence", qui aatteintun degre de sophistication que je ne soupconnais pas a Sydney.Bien sur, au fin fonds de l'Outback, on s'habille en "plouc", on vit dans des taudis et on s'en fout. Mais Sydney parait peuplee de "beautiful people" qui attachentune importance incroyableau paraitre.

Je n'ai jamais vu autant de personnes habillees "tendance" qu'ici, avec les derniers pantalons taille-basse et les lunettes ultra-moches a la H&M. Je ne parle meme pas des nombreux play-boys aux abdos en chocolat qui font leur jogging sur les plages "in", en etant torse-nu malgre un vent glacial. Les endroits pour sortir vont de pair. A part les fast food et les fish & chips, tous les restaurantset les bars "lounge" repondent aux criteres de mode dernier cri. Franck les appele elegamment les "cafes ou restoIKEA".Heureusement, il y a encorequelques pubsringards, comparables anos bistrots et brasseries de quartier mais dans un autre style. Dernier artifice indispensable pour tout "beautiful people" qui se respecte : le moyen de locomotion. Pas de surprise : les belles voitures de sport ou les voitures de Jacky (avec kit et pot d'echappement vrombissant) abondent dans les rues de Sydney.

L'apparence du logement parait tout aussi importante :les maisonssont toutes en parfaite etat, soit ultra-modernes, soit entierement renovees. Onvoit rarement (jamais ?) de quartier un peu delabre.Cet interet des australiens pour l'habitat et la decoration s'est traduit parle succes phenomenaldu reality-show "The Block". Dans le cadre de cette emission, plusieurs couples se sont affrontes pendant plusieures semaines avec pour objectif de renover au mieux une vieille maison. La finale a battu tous les records d'audience avec 3 millions de telespectateurs (sur 20 millions d'habitants) et plus de 50 % de l'audimat !

En tant que backpacker fauche, je me suis sentiun peu detache vis-a-vis de ces endroits et de ces genssophistiques. Peut-etre est-ce la raison pour laquelle j'ai tant ete marque par cette caracteristique de Sydney. Je ne sais pas s'il est possible de generaliser a l'ensemble des villes cotieres australiennes. Il paraitqu'a Melbourne et Brisbane,cette sophistication est moins presente, mais je n'ai pas verifie. Je saispar contre qu'aDarwin, il y a aussiune rue bordee de bars, restos, et boites ultra branchouille.Il y a certainement de nombreux quartiers ou les gens ne se prennent pas la tete. Mais je tenais juste a vous faire realiser que,malgre leur approche plus "cool" de la vie que la notre, les australiens nesont pasdifferentsdes autresoccidentaux ou des francais concernant l'importance du "paraitre".

Ceci dit, les australiennes paraissent nettement moins inhibees que les francaises, en particulier dans les bars ou il n'est pas rare de croiser des demoiselles beaucoup plus emechees que les messieurs. On n'aime ou on n'aime pas.Est-ce qu'elles ne se preoccupent pas du "paraitre" dans ces cas-la? Peut-etre qu'une nana torchee, cela "parait" bien dans les pays anglo-saxons, alorsque par chez nous, cela ne "parait" pas tres classe ou elegant. Qu'en pensez-vous ?

Un dernier point concernant les "Aussies" : ils sont nettement plus polices et respectueux des lois que nous le sommes. Par exemple, un depassement de vitesse se solde rapidement par une amende tres salee comme l'ont malheureusement decouvert Franck et Marion a plusieurs reprises. Et pas de"on peut s'arranger" ou "cela ira pour cette fois" typiquement latin. On ne rigole pas avec les regles ici. Cette rigueur peut parfois etre extreme, pour les fumeurs par exemple. C'est bien car personne ne fume dans les salles de concert. Par contre, c'est moins cool quand une personne allumant une cigarette a la terrasse exterieure d'un cafe se prend une remarque desobligeante de la part des voisins...

Intense en discussions et reflexions, cette semaine chez Franck et Marion fut excellente, d'autant plus que Dab et Christa nousavaient rejoint durant les 3 derniers jours. Outre la visite de la ville et le classique tour en ferry dans la baie, j'ai passe une superbe journee dans les Blue Mountains. A noter aussiunejournee memorable sur la plage huppee de Bondi : nous y avons essaye le surf. Des panneaux plantes dans le sable indiquaient : "Thieves go to the beachtoo". En effet, puisque nos affaires avaient disparu a notre retour des vagues, a l'exception de la paire de chaussures de Franck!Heureusement,les choses importantes etaient dans la voiture. Bon, la clef de lacaisse etait dans le sac qui a disparu, mais Marion est venue a notre rescousse avec le double. Apres avoir surfe sur les vagues de Bondi Beach-la classe ! - nous nous sommes retrouves avec Dab a faire toutes les poubelles dela plage - pas classe ! - pour essayer de retrouver les restes du sac vole.Pas desucces pour la deuxieme operation comme pour la premiere...

Notre derniere soiree s'est passee dans un excellent restaurant Thai, puis a The Metro, une des grosses salles de concert de Sydney. Nous y avons vules DJ de The Herbaliser, un de mes groupes favoris sur le label Ninja Tune. Une belle fin concluant un sejourplus qu'agreable.

août
27

Australie (16/08/03 - 21/08/03)

  • Par fred le
South Australia : un trip genial en voiture d'Alice Springs a Adelaide. Puis un tour a Kanagroo Island pour voir des animaux.

16 au19/08/03 de Alice Springs a Adelaide

Nous avons trouve un mega-plan pour descendrevers le Sud. L'agence de location Britz a en effet un vehicule qui est arive d'Adelaide et il faut donc leramener dans sa ville d'origine. Nous nous portons volontaire. Nous avons 4 jours, 2000 km gratuits, l'essence gratuite, l'assurance, le tout pour une base de 1 dollar par jour, grimpant jusqu'au montant astronomique de 22 dollars par jour (12,5 euros) car nous sommes 3 conducteurs et nous prenons l'assurance complementaire. Je vais enfin faire un peu d'economie !

Il ne va pas falloir trainer. Nous avons plus de 1500 km a parcourir pour rejoindre Adelaide, plus les detours. Nous connaissons deja bien la premiere portion de route puisqu'elle mene au croisement vers Uluru-Kata-Tjuta. Pour varier les plaisirs, nous prenons une piste de 15 km pour jeter un coup d'oeil aux crateres de meteorite d'Henbury. C'est nul,mais au moinsnous aurons goute aux fameuses pistes de l'Outback, qui font le bonheur de proprietaires ou de locatairesde 4x4 plus fortunes que nous.

Nous continuons notre chemin sur ces routes partant vers l'infini en ligne droite, encadrees par des paysages arides et desertiques. Je repense a cet ami americain qui s'etait etonne de voir tant de photos de routes lorsque je lui avais montre mes cliches du Sud-Ouest des Etats-Unis. Forcement, pour eux comme pour les australiens, une route qui va tout droit n'est pas aussi exotique qu'elle peut l'etre pour nous... Voir vidéo.

Un fascinant et lugubre spectaclebrise la monotoniedu trajet a plusieurs reprises: de magnifiques aigles depecent les cadavres de kangouroussuicidaires, qui avaient decide de mettre fin a leurs jours ensejetant sous les roues d'un vehicule nous ayant precede. Nous comprenons pourquoi la plupart des camions, bus, pick-up sont equipes de monstrueux pare-buffles (probablementrebaptises pare-kangourous dans la region). Nous croisons ou doublons quelques "road-trains", ces impressions camions tirant jusqu'a 3remorques. Voir vidéo. Nous voyons egalement de "vrais" cow-boys a cheval faisant paitre leur betail au bordde la route.

Lorsque nous faisons des arrets dans les stations services (qui sont les seules "villes" le long de la route), nous decouvrons les "aussies" du coin,aux caisses pourries"a laMad Max", avec des pare-buffles geants, et a la degaine si typique avec leur grosse barbe, leur chemise a carreaux et leur chapeau.

Le moment le plus magique de la journee : nous apercevonsdes centaines de perroquets blancs poses sur le bord de la route. Nous nous approchons. Ils s'envolent harmonieusement un peu plus loin. Re-belote 3 ou 4 fois. Il s'envolent a chaque fois un peu plus loin, toujours en suivant la route. Nous les faisons fuir une derniere fois et cette fois-ci nous maintenons notre allure pour leur passer l'envie de se poser a distance de notre vehicule. Nous faisons ainsi quelques kilometres a les suivre, volant et virevoltant en formation a quelques centaines de metre de notre capot. Grandiose !

Des l'entreedans l'etat de South Australia, les paysages deviennent encore plus plats et desertiques. Il n'y a plus de petites collines ou d'arbustes comme dans le Northern Territory. Nous avons vraiment l'impression d'etre au bout du monde lorsque nous voyons le panneau indiquant notre arrivee a Coober Pedy, notre premiere etape, la plus grande ville de chercheurs d'opales au monde. Nous assistons a un coucher de soleil etonnant a l'entree de la cite. C'est du cote oppose a l'astre qu'il faut regarder puisque les nombreux tas de terre deposes par les mineurs s'enflamment avec des couleurs flamboyantes.

Puis, nous nous rendons a notre hostel, qui se trouve sous-terre comme un grand nombre d'habitations de Coober Pedy. Les galeries abandonnees, dont la profondeurprotege des variaions extremesde la temperature exterieure,ont en effet ete pour la pluparttransformees en logement.

Apres une bonne nuit reparatrice, nous passons la matinee a faire le tour de cette ville incroyable. Les alentours sont des champs de gruyere dont on ne voit que la surface.De multiplestas de terre marquent la presence des trous. La vision de ces formations coniques au milieu du desertsur 360° est un spectacle assez delirant. De temps a autre, d'etrangescamions emergent des tas, avec de droles d'engins a l'arriere servant aforer le sol.La ville en elle-meme est aussi, voire encore plus fascinante. Pas de vegetation a part quelques arbres poussiereux. Quand elles ne sont pas sous-terrainnes, la plupart des maisons et leurs clotures sont en tole. Les voitures datent des annees 70 ou 80, celles encore plus vieilles rouillent a cote des baraques.Le surnom deCoober Pedy,"Tin City" (ville boite de conserve), est parfaitement justifie !Un vieux cinema "Drive-in" pourrit pres du centre. Les eglises sont toutes enterree, et seul une cloche et une croix trahissent leur existence. La plupart deshabitants croises dans les rues ou au supermarche ont un accent etranger (il y a plein de grecs ?!?), et pourraient jouer des roles de gangster dans un western. D'ailleurs, de nombreux films ont ete tournes dans ces decors apocalyptiques, dont letroisieme Mad Max.

Nous quittons en debut d'apres-midi cette ville extra-terrestre. Les paysages sont plus desertiques que jamais. On se croirait au milieu des steppes siberiennes. Nous passons a cote de jolis lacs sales a moitie sec. De chaque cote du bitume s'etendent des zones interdites. Ces immenses terres inhospitalieres furent en effet utilisees durant la guerre froide pour testerdes missiles, des fusees et meme descharges nucleaires. Woomera,la ville hebergeant les militaires et les ingenieurs, ne fut ouverte au public qu'en 1982, et fut pendant longtemps dans le Top 10 des ciblesvisees par les missiles nucleaires sovietiques. Nous y faisons un tour rapide. Les rues perpendiculaires, les belles maisons toutes propres et bien equipees, ainsi que la vegetation tranchent avec le bordel et la salete offertes par les villes de cow-boys et de mineurs traversees auparavant !Mais une etrange atmosphere y regne desormais puisque les installations ne sont plus d'une grande utilite et sont a moitie desertees.

Nous rejoignons la civilisation a Port Augusta, ou se termine la Stuart Highwaytraversant le continentjusqu'a Darwin en passant par Alice Springs.Adelaiden'est plus tres loin.Nous decidons doncde faire un detour vers les Flinders Range. La route menant a Quorn ou se trouve notre hostel est fort sinueuse. Les Australiens ne semblent pas avoir l'habitude des virages car un panneau indiquant la vitesse a prendre est present a l'entree de chaque tournant !

Notre deuxieme ville-etape est aussi atypique que Coober Pedy. Elle nous fait voyager encoreun peu plus dans letemps puisqu'il s'agissait d'une ville pionniere importante, au trafic ferroviaire important par le passe.Voir vidéo. Quorn semble a present etre tombe dans l'oubli,la gare n'est plus visitee que par des touristes, ses rues sont completement desertes, etla ville semble ne devoir sa survie quepar la presence des Flinders Rangeaux environs.

Le troisieme jour, la chance nous a abandonne. Le ciel est completement couvert. C'estbien dommage car les Flinders Range avaient l'air bien sympa, un peu comme les West Mc Donnels mais avec de la vegetation en plus. De verts paturages couvrent les collines. Des forets tapissent le fonds des vallees. Les ruines des fermes etablies par les pionniers tronent au milieu de ces paysages idylliques.Nous nous dirigeons directement vers le Wilpena Pound, la formation rocheuse la plus impressionnante du parc national. Malheureusement, apres 1h30 de marche eprouvante, nous debouchons sur un panorama dans les nuages...Notre deuxieme randonnee nous permet d'acceder quant-a-ellea un pauvre rocher avec 3 a 4 coups de pinceaux aborigenes. Nous rentrons donc bien decus a notre hostel. Maigre consolation, il n'a pas plu et nous avons vu plein de kangourous sauvages. Nous concluons la journee par un film collant bien a l'ambiance du coin : Pale Rider, un western de et avec Clint Eastwood.

Le dernier jour, le soleil est de retour. Plus motive que jamais apres la grisaille de la veille, je me leve pour le lever du soleil, que je contemple dans le desert au mileu d'arbres morts qui ont pousse a cet endroit par je ne sais quel miracle. Puis je retrouve Dab et Christa pour le petit-dejeuner, et nous reprenons une derniere fois la route en direction d'Adelaide. Le trajet est un festival de couleurs apres les nuances pales des terres arides. Les plaines et les collinessont couvertesde vert et de moutons paisibles puisqu'une cloture traversant l'Etat les protege des dingos. Certains champs se parent de fleurs jaunes. Les lacs sont rouge-violet (?!?). Le ciel est bleu azur.

Nous atteignons finalement Adelaide vers midi. Nous louons immediatement une autre voiture, a un tarif normal cette fois-ci pour le malheur de mon compte en banque. Nous ne trainons pas dans cette ville a qui nous consacrons tout de meme 1 heure pour faire le tour du centre, et nous repartonsen direction de Kangaroo Island. Apres avoir echappe aux tentacules de la banlieue d'Adelaide, nous nous retrouvons dans un cadre buccolique, avec de verts paturages dans lesquels gambadent des vaches, des moutons, des chevaux et meme des biches. Des paysages comme je pensais en voir en Ecosse ou en Nouvelle-Zelande mais pas vraiment ici. Superbe ! J'ai l'impression d'avoir debarque dans un nouveau pays tellement le contraste est frappant par rapport aux dernieres semaines. Nous atteignons Cape Jervis au coucher du soleil vers 18h, ou nous poireautons jusqu'a 21h pour prendre leferry vers Kangaroo Island, la troisieme plus grande ile d'Australie.

20 au 21/08/03 Kangaroo Island

A l'instar de la Tasmanie, la faune et la flore de cette ile isolee a ete protegee des fleaux comme les lapins ou les dingos qui ont frappe le continent. Nous passons donc la journee a voir des animaux sauvages. Dans un premier temps, nous visitons une colonie de lions de mer avec un guide, qui nous fait descendre directement sur la plage ou ces mammiferes se prelassent. Nous avons de la chance, car nous sommes en plein dans la saison permettant d'apercevoir des bebes lions de mer.

Les paysages deKangaroo Islandne sont pas extraordinaires, notamment en comparaison avec la peninsule de Fleurieu traversee la veille. Mais quelques endroits sont magiques comme le "Little Sahara", des dunes blanches plantees en plein milieu de l'ile. Lorsque nous y passons, un groupe de routards en voyage organise s'essayent au surf des sables ! Puis, nous effectuons le "sentier des koalas", unchemin borde d'eucalyptus dans lesquels vivent une quarantaine de ces animaux emblematiques. Ils sont tellement nombreux sur l'ile qu'ils deviennent nuisibles, en particulier en raison des ravagesqu'ils produisent dansles forets.Ilfaut donc en steriliser une partie, oules re-introduire dans le reste de l'Australie ou ils sont devenus une rarete.

Nous atteignons l'autre extremite de l'ile ou se trouve le parc national de Flinders Chase. Des kangourous dociles ont elus domiciles pres du parking et approchent les visiteurs sans crainte.Quelle difference avecles kangourous et wallibies sauvages apercusauparavant !Voir vidéo. La partie la plus interessante du parc se trouve autour du cap du Couedic. Le nom (donne par un explorateur francais), mais aussi les paysages defalaises merappellent enormenentnotre Bretagne nationale. Le temps egalement... puisqu'il pleut a moitie et le vent est glacial.Nous y admirons des rochers etonnants ("Remarkable rocks"), un superbe phare, et une colonie d'otaries se trouvant a l'extremite du cap.

Au retour, nous passons par Kingscote, la principale agglomeration de l'ile et la premiereville etablie par des colons enSouth Australia en 1836.Apres une pause a notre hostel, nous traversons la rue pour aller observer le "sentier des pingouins". Ces derniers ontelu domicile au bord de la plage, ou ils viennent passer la nuit apres une journee dans l'ocean. Animaux aquatiques,ils ne viennent sur terreque pour donner naissance et pour elever leur progeniture.Les pingouinsque l'on peut observer en Australie appartiennent a lavariete la plus petite puisqu'ils mesurent a peine quelques dizaines de centimetres. Lorsque nous nous baladons pres de leurs nids, ils semblent a peine perturber par notre presence. Lesgamins mendient agressivement de la nourriture aupres de leurs parents, tandisque d'autres se posentpour effectuer leur cycle de sommeil de5 minutes !

Le lendemain matin, nous reprenons le ferry en direction du continent. La mer est demontee et la traversee n'est pas des plus agreables. Les montagnes russes les plus evoluees de la planete ne pourront jamais egalees un ocean dechaine. Les estomacs d'un grand nombre de passagers ne le supportent d'ailleurs pas... Nous traversons ensuite de nouveau l'agreable peninsule de Fleurieu pour revenir sur Adelaide. J'ai en effet decide de tracer directement sur Sydney tandis que Dab et Christa continueront leur balade en voiture jusqu'a Melbourne. Plusieurs raisons pour expliquer ma decision. Le temps n'est pas extraordinaire. Les paysages et les villes me donneront une impression de deja-vu par rapport aux Etats-Unis. J'ai envie et besoinde me poser un peu. Je depense beaucoup trop d'argent. Et puis, j'ai aussi envie de passer un peu de temps avec Franck et Marion, des amis expatries a Sydney depuis le debut de l'annee. Je trouve un bus partant le lendemain matin a 8h et arrivant a Sydney apres un trajet de 25 heures. Je passe donc une fin de journee et une nuit tranquille a Adelaide pour patienter.

août
25

Australie (22/08/03 - 28/08/03)

  • Par fred le
New South Wales. Un peu d'Outback, les Blue Mountains et surtout Sydney.
août
23

Australie (16/08/03 - 21/08/03)

  • Par fred le
South Australia : d'Alice Springs a Adelaide et Kangaroo Island.
août
14

Australie (10/08/03 - 15/08/03)

  • Par fred le
Northern Territory : le Red Center
août
14

Australie (10/08/03 - 15/08/03)

  • Par fred le
Northern Territory. Alice Springs et les parcs nationaux du Red Center : Ayers Rock (Uluru-Kata Tjuta), Kings Canyon et les West Mac Donnels.

10/08/03 Alice Springs

Me voila en pleincoeur de l'Australie, a Alice Springs, une ville de 25 000 habitants perdue au milieu du desert. Ce n'est que recemment qu'elle s'est peuplee puisqu'elle n'est reliee a Adelaide par une route bitumee que depuis 1987 ! C'est desormais l'industrie touristique qui nourrit sa croissance.Encore plus qu'a Darwin, le centre-ville est rempli de magasins de souvenirs, d'agences de voyage, de bars, restos et hebergements pour voyageurs. A proximite se trouve Ayers Rock, le symbole de l'Australie avec l'opera de Sydney, mais aussi bien d'autres merveilles geologiques.

Tandis que Christa et Dab recupere des heures de sommeil, je vais dans la matinee me faire prescrire des antibiotiques pour combattre ce foutu mal de gorge qui ne me lache pas depuis le Kelimutu a Flores (il y a 2 semaines et demi).

L'apres-midi, nous effectuons l'agreable balade conduisant a l'ancienne station telegraphique, qui fut a l'origine de la creation de la ville en 1871. La ligne telegraphique reliait alors les villes de colons situees sur la cote du Sud-Est (Sydney, Melbourne, Adelaide...) a l'Indonesie d'ou partait une ligne vers le Royaume-Uni. Cette station illustre le passe glorieux de l'Australie avec ses pionniers et ses aventuriers, mais aussi un passe plus sombre puisqu'elle hebergea de 1932 a 1963 les enfants metis arraches a leur mere aborigene. Une politique de segegration, de "protection et d'assimilation" fut mise en place au debut du siecle dernier pour autoriser ce type d'exaction. Apres la seconde guerre mondiale, la politique "d'assimilation" s'intensifia puisque le gouvernement avait alors tous les droits sur les aborigenes : d'ou ils vivaient jusqu'a avec qui ils semariaient... L'echec de cette politique fut bien sur cuisant et a partir des annees 60, les aborigenes retrouverent peu a peu leurs droits et leurs terres.

11/08/03 au 13/08/03 Ayers Rock, les Olgas, Kings Canyon

Nous voila partis pour 3 jours dans les parcs nationaux du "Red Center". Finalement, nous decidons de nous joindre a une excursion organisee pour "backpackers" car c'est de loin ce qui coute le moins cher. Comme partout en Australie, nous allons devoir passer beaucoup de temps sur la route pour voir les differentes attractions. Une matinee complete par exemple pour aller d'Alice Springs au parc national d'Uluru-Kata-Tjuta. Nous y decouvrons le symbole de l'Australie : Ayers Rock (Uluru). Prodigieux ! Ce sont ces paysages ennuyeux et cette platitude du desert australien qui le rendent si majestueux. Le plus gros rocher monolithique du monde emerge tel un gigantesque paquebot egare au milieu d'un ocean de sable rouge. Voir vidéo. Nous passons l'apres-midi a en faire le tour pour en etudier tous les recoinsainsi queles sitessacresaborigenes.Les peintures rupestres sont nettement moins impressionnantes qu'a Kakadu. Nous terminons par le fameux coucher de soleil sense faireevoluer la couleur du rocher au cours de sa descente. Ouais bof, un faux mythe. Les cartes postales avec des couleurs incroyables doivent etre prises avec des filtres assez puissants...

Premiere nuit a la belle etoile dans un "swag", comme aKakadu.Reveil a 5h30 pour aller voir un levee du soleil sur les Olgas decevant puisque le ciel etait couvert. Nous allons ensuite effectue une marche au sein des multiples rochers de ces Olgas (Kata-Tjuta), qui n'etaient qu'un, a l'instar d'Ayers Rock, il y ades millions d'annees. Sympathique mais moins magiqueque le symbole de l'Australie, en particulier a cause des averses intermittentes qui perturbent notre randonnee. Puis en route vers le parc de Watarrka ou se trouve la troisieme merveille du coin : Kings Canyon. En chemin, notreguide fait un arret pour nous faire decouvrir des larves (des sortes de grosses chenilles blanches) vivant dans les racines d'arbustes. Deux vaillantsanglais se devouentpour tester l'apport energetique et nutritionnel de ces insectes apprecies des aborigenes.

Deuxieme nuit a la belle etoilenettement moins agreableque la premiere puisqu'il pleut pendant une bonne partie de la nuit. Nous avons bien tire une bache accrochee au bus, mais elle a quelques fuites sous lesquelles je me trouveplace comme par hasard... En bref, il pleut en plein desert alors que la canicule frappe l'ensemble de l'Europe au meme moment. Foutues perturbations climatiques !

Reveil a nouveau a 5h30 pour finir le trajet vers Kings Canyon ou nous faisons une derniere marche de quelques heures. Superbe, mais pour ce qui me concerne, avec une impression de deja-vu.C'est en effetun canyon comme l'on peut en voir par dizaines dans le Sud-Ouest americain, alors qu'Ayers Rock et les Olgas sontdes formations rocheuses uniques au monde.

Au retour, tout le monde est epuise et s'effondre dans le bus. Voir vidéo. Meme notre guide-chauffeur s'arrete pour faire une sieste de 20 minutes sur le bord de la route ! Le derniere attraction du "tour" sera un tour endromadaire pour tout le monde, puis nous terminons a Alice Springs et passons une derniere soiree avec tout le groupe.

14/08/03 Alice Springs

Un jour de repos apres 3 jours d'excursion epuisants. Pas grand chose d'excitant a vous raconterpar consequent. Reservation d'une voiture pour le lendemain, courses de bouffe, internet, achat de nouveaux livres.

Je voudrais neanmoins vous parler une fois encore des aborigenes. Le "spectacle" est encore plus affligeant a Alice Springs qu'a Darwin. On les apercoit partout, avec les fringues et les cheveux sales, parfois pieds-nus, glandouillant sur les trottoirs ou sur une pelouse. Voir vidéo.Etonnament, on ne les voit jamais mendier meme si les apparences pourraient faire penser le contraire. Je me demande de quoi ils vivent, sans doute des aides du gouvernement. La plupart des communautes aborigenes vivant autour d'Alice Springs ont interdit laconsommation d'alcool, qui fait autant de ravage ici que chez les indiens d'Amerique.Malheureusement,ceux venanten ville en abusent pour la plupart. C'est pourquoi le spectacle qu'ils offrent aux voyageurs de passage est indigne,maiscertainement non representatif de ce peuple extra-terrestre.

Je ne vois pas commentles aborigenespourraient s'integrer dans notre societe. J'espere que depuis que le gouvernement leur fout la paix, ils vivent paisiblement sur leurs terres. Dur a savoir car il est tres difficile d'allersur leurs territoires. Tant mieux apres tout car au moins ils ne seront pas trop impactespar l'invasion des touristes comme ils ont pu l'etre parcelle des colons.

15/08/03 West Mac Donnels

Un dernier jour grandiose aux alentours d'Alice Springs. A l'Est et a l'Ouest de cette ville s'etendent des barres rocheuses sur des centaines de kilometres, baptisees les Mc Donnels. Nous choisissons d'aller explorer celles a l'Ouest reputees pour etre les plus belles.

La route est fabuleuse, puisque encadree de chaque cote par des massifs multiformes et multicolores. Telle des montagnes russes, ellefiletout droitvers l'infini en montant et descendant constamment en raison du relief legerement vallone.Une vraie route "scenic", comme disent les anglo-saxons, quitranche par rapport a tous lestrajetsmonotones precedemmenteffectues depuis mon arrivee en Australie. Voir vidéo.

Outre la beaute des paysages de deserts et demontagnesenvironnants, les rivieres traversant les Mc Donnels ont creuse des "trous" ou des gorges diverses a plusieurs endroits. Ily donc de nombreuses possibilites de randonnees pour admirer les oeuvres d'art sculptees par la nature : Simpsons Gap, Standley Chasm et surtout les gorges Ormiston. Dans ces dernieres, nous effectuons une belle randonnee de 3 heures apres avoir gravi une colline offrant de beaux panoramas. Nous arrivons malheureusement en fin de journee dans les gorges et nous sommes donc dans la penombre. Mais les wallabiesagiles sont de sortie, et nous voyons doncun grand nombre d'entre eux sautillant avec grace d'un rocher a un autre. Leur pattes doivent etre feutrees ou de velours car ils sont d'une discretion absolue lors de leurs deplacements. Nous aurons par ailleurs vu durant la journee de nombreux autres animaux : un aigle geant au bord de la route ou dans les airs, d'autres oiseaux, un dingo. Pour conclure nous allons jusqu'au gorges Glen Helen marquant la fin de la route bitumee. Ces dernieres sont bien decevantes apres toutes les merveilles vues durant une journee concluant en beaute notre sejour a Alice Springs.

août
7

Australie (02/08/03 - 09/08/03)

  • Par fred le
Northern Territory. Darwin et les parcs nationaux du Top End : Kakadu et Litchfield

02 au 03/08/03 Darwin

Je debarque dans le brouillard a Darwin. Au sens figure car il fait un grand ciel bleu mais je n'ai quasiment pas dormi dans l'avion. Quelle idee de mettre un volde 3 heures en pleine nuit !

Bienvenu dans le monde occidental tout propre, tout beau, tout bien organise. A l'aeroport, un accueil se charge de me trouver un lit car nous sommes le WE de la "Darwin cup", une course de chevaux consideree commel'evenement de l'annee (c'est meme un jour ferieau niveau local!). Puis une navette confortable me depose devant mon hostel, avec le chauffeurdonnant aux passagers quelques informations sur la ville pendant le trajet.

Darwin est la plus grosse ville des Northern Territories (NT) avec ses 90 000 habitants... Les NT ne sont peuples que par 190 000 ames (dont 52 000 aborigenes), ce qui veut dire que 1% des australiens vivent ici sur un territoire representant 20% de la superficie totale du continent! Il y a une vingtaine d'annees, c'etait encore le "Far West". Les temps changent. Premier element frappant : la ville est neuve. Pas de vieux batiments. En effet, Darwin a ete completement detruite a 2 reprises. D'abord de 1942 a 1943 lors des bombardements effectues par les Japonais (63 raids aeriens au total). Puis a la veille de Noel en 1974, lorsque l'ouragan Tracy a nettoye la ville. Deuxieme element frappant : la ville est investie par les voyageurs. Le centre est rempli de bars, de boiteset d'auberges pour jeunes routards (principalement anglo-saxons). Le tourisme est la deuxieme source de revenus des NT, apres l'industrie miniere et devant l'industrieliee a lapeche. Enfin, dernier element surprenant,j'ai l'impression d'etre de retour aux US a un detail pres : les"afro-americains" sont remplaces pas des aborigenes. La premiere fois que je les apercois, je suis frappe par leur apparence physiquesi singuliere. Sans vouloir etre medisant, ils n'ont pas vraiment ete gates par la nature. Ils sont peu muscles et les traitsde leur visage sont grossiers. Mais ils degagent beaucoup de sympathie, comme peut-etre nul autre peuple, avec leur cheveux frises et leurfacies boursoufle. Malheureusement, ceux que l'on voit en ville, desoeuvres, les pieds-nus, ne sont pas les meilleurs representants de cette fascinante population. De vrais martiens au milieu du monde occidental ! J'espere avoir l'occasion de les decouvrir sur leurs terres.

Detail amusant : le cinema local vend des tongues pour autoriser les personnes allant pieds-nus a visionner la derniere super-production hollywoodienne. Cette artifice est valable pour les aborigenes mais aussi pour les autres martiens que l'on peut voir de temps a autre a Darwin : les "Crocodile Dundee", avec leurs chapeaux, leurs longues barbes et leurs fringues delavees.Certains ont parfois des bonnes chaussures mais d'autres sont pieds-nus, comme les aborigenes. J'en rencontre un qui avait des chaussures le premier soir dans la chambre que nous partageons avec 6 autres personnes. Nous buvons quelques bieres et jouons au billard. La quarantaine, il m'explique qu'il vient de se faire mettre a la porte par sa compagne... Il a grandi dans une ferme au milieu du bush, avec 28 chiens et 23 armes...

Durant ces 2 jours, je fais du shopping au centre commercial du coin pour y trouver de nouvelles chaussures de marche. Je fais aussi le tour du centre-ville mais il n'y a pas grand chose a voir puisque les batiments historiques ont tous disparu pour les raisons evoquees precedemment. Je passe aussi du temps sur internet puisque je dois finir de remettre a jour le site, qui en avait bien besoin avec la sortie de la V2 d'Affinitiz (encore bravo a Benoit et Emeric pour les superbes evolutions !).

Le deuxieme soir, je vais voir "24 hour party people" de Michael Winterbottom, dans le cinema en plein air. Je pense aux parisiens se prelassant sur le gazon de la Villette en ce moment devant l'ecran geant deploye durant l'ete. Detail marrant : on peut achete des boissons alcoolises et nombre des australiens presents achetent une bouteille de vin !

04 au 06/08/03 Kakadu National Park

Comme aux Etats-Unis, impossible d'explorer les parcs nationaux en Australie en independant a moins d'avoir son propre moyen de locomotion. La majorite des routards utilisent les excursions organisees ou, quand ils restent plusieurs mois, achetent une voiture d'occasion. Pour ce qui me concerne, je n'ai pas trop le choix et je m'inscris a un "safari" pour visiter une des perles des NT : le parc national de Kakadu.

Nous sommes 14 a bord du camion 4x4 superbement amenage. Nous disposons de tout le materiel et la nourriture pour camper et manger pendant 3 jours. Parmi les personnes a bord, 11 sont d'origine anglo-saxonne : Anglais, Irlandais, Americains... Phenomene normal car un grand nombre de jeunes britanniques partent traditionnellement pendant une ou plusieurs annees en Oceanie, en vivant de petits boulots. Dans les hostels, ils sont omnipresents. Un des copiaules de dortoir m'a confesse qu'il a fait une excursion a Sydney avec 21 Anglais sur les 25 passagers...

Au long de ces 3 jours, je decouvre la fragilite de l'ecosysteme australien. La faune et la flore ont fortement ete impactees par le debarquement de non-indigenes. Les pecheurs du royaume de Makassar (Sulawesi) ont ete parmi les premiers elements perturbateurs, enintroduisant le fameux "Dingo", qui ravagent les troupeaux aujourd'hui. Par le passe,ce chien retourne a l'etat sauvagea eradique des especes que l'on ne trouve plus que sur les iles proches de l'Australie comme la Tasmanie ou Kangaroo Island. Les exemples les plus connus sont le diable de Tasmanie ou le tigre de Tasmanie (desormais espece disparue).Des plantes comme le bambou ou le lotus, que l'on peut voir dans les marecages, ont probablement aussi ete importe d'Asie. Mais c'est l'arrivee des Europeens qui a cause le plus de dommages. Les lapins, les chats, les cochons, et meme les bufflessont des animaux echapes des fermes des premiers colons qui ont fait et font encore des ravages. L'Australie est le seul pays au monde ou l'on peut trouver desdromadaires (introduits lors des premiers expeditions dans le desert)a l'etat sauvage. Ces derniers (exportes vers l'Arabie Saoudite !)ont egalementun effet desastreux sur l'ecosysteme. Enfin, il y a aussi le "Cane Toad" (crapaud), introduit dans les annees 30 pour proteger les cultures des insectes (sans aucun succes). Toxique, ils tuent la plupart des predateurs qui ont eu la mauvaise idee de les ingurgiter. Ils se propagent a travers toute l'Australie et arrivent en ce moment dans les NT, et en particulier Kakadu. Notre guide prevoit que dans 2 ou 3 ans, la faune sera beaucoup plus pauvre qu'aujourd'hui en raison de l'arrivee de ces maudits crapauds. Je comprends a present pourquoi le controle pour la quarantaine etait si strict a l'aeroport. Un agent a passe 10 minutes a examiner si le bois de mes marionnettes ne contenait pas d'insecte !

Avant d'entrer dans Kakadu, nous faisons une "croisiere" sur la riviere Mary, infestee de crocodiles d'eau douce et d'eau de mer a la grande joie des visiteurs . Ceux d'eau de mer (que l'on trouve dans l'eau douce aussi) sont les plus dangereux et les plus monstrueux. Ils peuvent atteindre 7 metres, soit une taille 2 fois superieure au plus grand des dragons de Komodo ! Nous y voyons aussi de nombreux oiseaux et de splendides champs de lotus le long des berges.

Puis nous entrons dans le parc national de Kakadu. Simple a decrire : il s'agit d'uneenorme plaine marecageuse et d'un plateau eleve de 100 a 200 metres par rapport a la plaine. La frontiere entre les deux : de gigantesques falaises atteignant le summum de leur beaute lorsque le cours d'une riviere se deverse dans le vide depuis le plateau. Vous l'avez compris, les attractions majeures du parc sont les zones marecageuses et les chutes d'eau. Mais entre ces centres d'interet dissemines dans le parc (d'une superficie equivalente au pays de Galles), c'est l'ennui. Des paysages de savanne sans saveur. Rien a voir avec les parcs nationaux du Sud-Ouest americain, parcourus et relies par des routes sur lesquelles il est possible de rouler pendant des jours sans bailler en raison de la beaute et de la diversite des paysages.

Ceci dit, Kakadu dispose d'une richesse unique que je n'ai pas encore cite : les peintures aborigenes dont les plus vieilles datent de 20 000 ans. Le premier apres-midi, nous allons d'ailleurs sur l'un des sites les plus reputes du continent : Ubirr. Notre excellent guide nous donne des explications passionnantes. La complexite des peintures rupestres est allee en croissant en raison de l'evolution favorable du climat depuis les derniers millenaires. Les sources de nourriture se sont multipliees et les hommes ont doncpu consacre de plus en plus de temps a se divertir. Les traits simplistes ont progressivement fait place a des compositions plus evoluees et descriptives. La forme des etres vivants s'est rapprochee de la realite, et des rayures ont fait leur apparition pour representer differentes textures. Enfin, les artistes se sont fait un plaisir a depeindre l'interieur des animaux (ossature, organes).

Quant au "pointillisme", la technique de peinture la plus connue par les occidentaux, elle ne date que des annees 50 ! Ce sont en effet les"Blancs" qui ont incite les aborigenes a l'utiliser pour commercialiser leur art. Auparavant, le pointillisme etait traditionnellement utilise pour dessiner dans le sable des oeuvres ephemeres.Petit a petit, les artistes ont pu vivre de leur passion, et c'est seulement depuis une cinquantaine d'annees que l'art aborigene s'est considerablement developpe.

A Ubirr, point de "pointillisme", uniquement des oeuvres primitives datant de plusieurs milliers d'annee. Les peintures sont souvent associees a des legendes transmises de generation en generation, ou representent simplement des scenes de la vie quotidienne ou des souvenirs, telles les photos que nous prenons pour palier notre memoire parfois defectueuse. A noter que le panorama depuis le plus gros rocher du site d'Ubirr est fabuleux.

Le campement est sommaire. Pas de douche. Pas de tentes. Nous dormons a la belle etoile sur des matelas ameliores appeles "swag". Je m'endort un peu soucieux, car alors que tout le monde vient de se coucher, je vois un Dingo se balader autour et dans le campement...

Les deux journees suivantes se passent autour de chutes d'eau. D'abord les Jim Jim Falls, les plus spectaculaires de la region. Hautes de plus de 200 metres, ellesne coulentmalheureusementplus a cette periode de l'annee. Toujours est-il que la vuedepuis le sommet des chutes virtuelles est fantastique, et les gorges en contre-bas sont paradisiaques. Nous nous baignons en haut et en bas, dans les reservoirs d'eau rescapes durant la saison seche. Il y a meme une incroyable plage de sable blanc au pied des chutes.

Le dernier jour, ce sont les chutes de Moguk qui nous accueillent. Elles sont nettement moins impressionnantes que celles de la veille mais presentent l'avantage d'etre toujours a flot. Nous les inspectons de nouveau depuis le haut et le bas, avec baignade pour ceux le desirant.

En bref, une bonne excursion en raison des commentaires instructifs de notre guide. Et puis les Jim Jim Falls, un must-see !

07/08/03 Darwin a nouveau

Me voila de retour a Darwin pour une journee de repos (levee a 5h30 durant les 3 derniers jours...). Le matin, lessive et preparation de la suite du voyage. C'est decide, je fais sauter la Nouvelle-Zelande et je vais au Tibet a la place. Tant pis, je gache 2 billets d'avion, qui ne m'avaient coute de toute facon que 100 euros. Les raisons ? Depuis mon arrivee en Australie, je depense beaucoup plus d'argentqu'auparavant (2 a 3 fois plus)et cela faitvraiment mal au coeur. J'avais adore mon passage sur le plateau tibetain dans le Nord-Ouest du Yunnan et je m'etais jure de revenir. Ici, ce n'est pasl'aventure,voyager est beaucoup moins excitant. Tout est organise, propre, facile. De plus, il aurait sans doute fallume joindre ades excursions organisees en Nouvelle-Zelande, et j'ai vraiment du mal apres avoir goute a autant de liberteet d'independance en Asie. Enfin, les villages paumes, les rencontres avec la population locale, les chocs culturels, autant d'elements qui font quel'Asie me manque deja.Et puis Sophia compte me rejoindre de nouveau, ce qui a fait penche definitivement la balance en faveur du Tibet. Mon billet d'avion est reserve. Je m'envole le 5 Septembre depuis Cairns vers Hong Kong.

L'apres-midi, je loue un velo et je vais faire un tour vers la cote au Nord de Darwin. La plage est pas mal, mais si l'on souhaite se baigner, il faut amener du vinaigre... pour apaiser les eventuelles piqures des "meduses-boites" (box jellyfish). Le musee et la galerie d'art des NT vaut le detour, en particulier la partie consacree a l'art aborigene. On peut aussi y voir une retrospective interessantesur le passage du cyclone Tracy. Puisque j'ai du temps a perdre, je vais jusqu'a la pointe Est, dans laquelle on peut observer des kangourous a l'etat sauvage, et les restes des bunkers construits durant la seconde guerre mondiale pour accueillir des pieces d'artillerie... qui n'ont jamaisservi puisqu'elles sontarrivees apres la fin des raids aeriens nippons. Pour conclure cette journee, je vais au "Nite market" le long de la plage de Mindil, ou tout le monde se retrouve pour assister au coucher du soleil. On peut y manger de la cuisine du monde entier, meme des crepes francaises ! Je decouvre aussi le spectacle attristant d'un arborigene mendiant en chantant au milieu des "blancs", a cote d'une poubelle...

08/08/03 Litchfield National Park

Il faut bien que je m'occupe avant de rejoindre demain Dab et Christa a Alice Springs. Je m'inscris donc a un "tour" dans le parc national de Litchfield. Une journeeennuyeuse. Les chutes d'eau et les excursions organisees, je peux plus... D'une part parce que les chutes,on en trouvea tous les coins de jungle en Asie, et d'autre part parce que je ne supporte plus les excursions organisees comme je l'ai explique precedemment. Et puis Litchfield, c'est Kakadu en modele reduit. J'ai donc deja entendu la plupart des commentaires du guide sur les termitieres ou les plantes medicinales. Enfin, je me demande si voyager sur le long terme ameliore la sociabilite. A vrai dire, j'en ai un peu marre de me faire des "amis" pour unjour ou quelques jours. Je suis fatigue de devoirtoujours ressortir les memes banalites : d'ou tu viens ?tu voyage combien de temps ? Au final, jeme complais dans ma solitude, je n'engage pas la discussion avec mes compagnons du jour. Je prefere passer mon temps aecouter de la musique, a ecrire mon carnet de voyage, ou a lire le bouquin passionnant que j'ai commence a mon arrivee en Australie (l'autobiographie de l'envoye special en Extreme orient de l'agence Havas puis du journal "Le monde" de 1937 a 1977).

09/08/03 de Darwin a Alice Springs

C'est fini pour le Top End. Apres une matinee tranquille, je m'envole pour Alice Springs en plein coeur du continent. J'y retrouve en fin d'apres-midi Dab et Christa, des amis francais qui se joignent a mon periple pour 3 semaines. Nous allons louer une voiture et descendre vers le Sudjusqu'a Adelaide, puis longer la cote jusqu'a Sydney. Fini l'emprisonnement des excursions organisees, je retrouve la liberte etde"vrais amis" !

août
6

Australie (02/08/03 - 09/08/03)

  • Par fred le
Northern Territory : le Top End.
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