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La prévalence de l'allergie au poisson varie selon les habitudes alimentaires des pays. Si les symptômes se manifestent le plus souvent après l'ingestion, il est relativement rare mais classique qu'ils soient liés à l'inhalation de particules allergéniques en suspension dans l'air. La prévalence de l'allergie alimentaire au poisson est élevée dans les pays nordiques (39%) et dans ceux du pourtour méditerranéen.
Si la majorité des réactions adverses à cet aliment résultent d'une ingestion, quelques cas d'allergie par inhalation ont été rapportés, le plus souvent au cours d'une exposition professionnelle chez l'adulte faisant intervenir la manipulation du poisson frais, sa préparation et la cuisson.
De tels faits ont également été rapportés avec l'œuf, les lentilles et les poids chiches, l'épluchage des légumes et du kiwi. Ce type d'allergie se manifeste souvent par des réactions cutanées après l'ingestion, par des symptômes à la fois cutanées et digestifs. Dans certains cas, il peut y avoir un syndrome oral incluant picotements, prurit et angioedeme des lèvres, striction de la gorge.
Les poissons les plus redoutables sont le colin, le carrelet, la morue, la truite et la sardine. L'activité allergique est retrouvée dans les molécules volatiles (odeurs et vapeurs de poisson) et persiste après 10 mn de chauffage à 100°C. Cette stabilité est liée à la structure linéaire de l'épitrope. L'allergène majeur de la morue, présente une homologie de 34,5% avec les protéines de poisson. Par conséquent, les patients allergiques au poisson ne tolèrent pas habituellement les autres espèces, mais il peut exister des sensibilités électives. En cas de sensibilisations multiples, il est préférables de tester l'un après l'autre les extraits de poisson pour ne pas risquer des réactions anaphylactiques.



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