bizi-ona (28)
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AMICALEMENT L'Equipe d'Animation
En ce début d'année où tout un chacun s'envoie des vœux d'une niaiserie à nulle autre pareille : « Bonne année, Bonne Santé » - tout en s'en foutant royalement ! - nous voudrions vous offrir quelque espace de Liberté, des mètres cubes de vide pour y entreposer le fatras d'ennuis qui vous encombrent, une nuit de sommeil pour savoir quel effet cela produit, mille péchés de gourmandise pour gagner le paradis, un bain aux huiles essentielles pour vous détendre, une porte assez large pour vous virer les imbéciles qui vous dérangent, l'adresse où vous pourrez trouver les macarons d'Adam, les Mouchous de Paries et les chocolats d'Andrieu, beaucoup de neige qui tienne sur les routes du Pays Basque pour immobiliser votre voiture et rester bien calfeutrés dans votre maison, votre sourire dans un miroir au tain passé, la concordance des temps, un rien d'inadvertance, un air de musique conjugué à quelques secondes de bonheur, l'odeur d'un plat de votre enfance dans la maison de l'un des Chefs qui nous reçoivent, des cintres pour suspendre vos ennuis, une série de verbes défectifs, un champ de fleurs, un parapluie ensoleillé, une ombrelle trempée, le piquant du piment d'Espelette, la douceur de celui du Pays Basque, des chaussures aussi jolies que confortables, le cristal de la fleur de sel de Salies-de-Béarn, un rouleau à pâtisserie pour les mauvais jours, une échelle des valeurs, un jambon de Bayonne, des gens bons de partout, une carte du Tendre, les lingots d'or de nos grands pères, un long câlin de nos grands mères, un manteau pour l'hiver, une veste pour un politique, des apories insolubles, des diamants sur canapé, un fauteuil confortable, des déclinaisons latines, des calendes grecques, un abonnement au bonheur perpétuel, un mode d'emploi de la connerie, un code postal sans adresse, la pluie et le beau temps, tout cela, et une douzaine de soirées Slow Food, sinon rien !
Maurice Isabal,
Henri-Bernard Lapeyre,
Bernard Carrère.
Sur certains calendriers, à la date du 1er janvier, on lit : « circoncision ».
L'année commence bien !
Qu'est-ce qui va nous rester à la fin de l'année ?
Le 8 décembre, on lit : « Immaculée conception ».
La boucle est, si j'ose dire, bouclée !
C'est donc le 8 décembre, jour de fête de l'« Immaculée conception », seule mère de famille à n'avoir jamais été accusé de quoi que ce soit par des millions d'enfants... que nous réfléchirons au temps très proche où « Nos enfants nous accuseront ... »
Notre rencontre se déroulera en deux temps.
A 19 heures précises , nous nous retrouverons autour d'une garbure composée à partir des remarquables produits du groupement des fermiers d'« Idoki », au restaurant « Olatua », 30, Boulevard Thiers à Saint-Jean-de-Luz, - où le nombre de couverts est limité à 70 - Que les gourmands-gourmets se rassurent : il y aura également du fromage « Idoki » !
A 20 heures 30 précises , nous nous rendrons - pedibus cum jambis - au cinéma « Le Rex », rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz, pour assister à la projection du film : « Nos enfants nous accuseront ! ». (Entrée : 5,50 eus - Nombre de places : 300.)
Les « militants » - décidément, je déteste ce mot - de « Bizi Ona, le Slow Food du Pays Basque » savent que le nom « Idoki », est synonyme des meilleurs et des plus authentiques produits du terroir basque.
Les quelques pique-assiettes - j'adore ce terme - qui se joignent à nous en fonction des adresses qui nous reçoivent, ignorent que la démarche de cette « Association des Producteurs Fermiers du Pays Basque » signataires de la charte « Idoki » - éleveurs de porc basque, bovins, moutons, canards, poulets, pigeonneau, producteurs de vins, fruits et légumes, miel, fromages et autres produits laitiers - est un exemple que beaucoup devraient suivre et que nous nous devons de monter en épingle !
Amoureux du pays où ils exercent le noble métier de paysan, les producteurs d'« Idoki » ont choisi de travailler dans l'esprit « Agriculture Paysanne » en proposant des produits fermiers de premier choix !
Les variétés cultivées, tout comme les races qu'ils élèvent, sont de souche rustique à croissance lente. Les cultures sont de plein champ et les élevages de petites tailles et de plein air. Nourries à la pâtures et avec des fourrages et céréales produits sur l'exploitation, leurs bêtes sont d'une qualité exceptionnelle. Cela nous vaut de parfaits canards, poulets et autres volailles à consommer sans modération, des porcs basques fondants à plaisir, du bœuf et des moutons goûteux, de savoureux légumes qui suivent les saisons, des miels succulents, des fromages qui respirent réellement leur terroir et, pour couronner le tout, des vins remarquables.
C'est avec quelques uns de ces produits d'excellence que Olivier Lataste, Chef du restaurant « Olatua » où nous nous sommes déjà retrouvés, le 16 juin dernier, pour aller à la rencontre des pêcheurs en mer et de leur difficile métier, composera la Garbure de ce soir. Spontanée lorsqu'elle s'inspire des produits du marché, généreuse lorsqu'elle se veut régionale, la cuisine d'Olivier, conjuguée avec le don de l'accueil de Ramuntxo Berria, son complice en salle, devrait nous offrir un bonheur de gourmandises autour des produits d' « Idoki ».
« Olatua », 30, Boulevard Thiers - Saint-Jean-de-Luz - tél. 05.59.51.05.22. - Ramuntxo Berria et Olivier Lataste.
Après cette heure trente de gourmandises au pluriel, nous nous rendrons au cinéma « Rex » pour assister à la projection du film « Nos enfants nous accuseront ! »
Dénonçant les dangers liés aux pesticides dans l'alimentation, le film de Jean-Paul Jaud, raconte la courageuse initiative d'une municipalité qui décide d'introduire le bio dans la cantine scolaire de son village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération, décrit l'empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole, constate les ravages du déversement de plusieurs milliers de tonnes de pesticides sur notre pays et tente de nous donner les moyens de réagir et d'agir pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas.
Après la projection, - « En suivant », comme on dit au Pays Basque - Jean-Paul Jaud, nous fera part de sa démarche partie de son profond respect pour l'agriculture biologique, « agriculture, précise t'il , que l'on devrait d'ailleurs appeler agriculture naturelle. Je l'ai découverte dès mon enfance, pendant les vacances dans la ferme de mon grand-père. Cette agriculture était bien sûr respectueuse de la biodiversité. Puis il y a quelques années, trouvant la cause du cancer dont j'ai été victime, j'ai été amené naturellement à manger des produits issus de l'agriculture biologique. »
Dans son livre « Pesticides, Révélations sur un scandale français », - éditions Hachette Littérature - François Veillerette affirme qu'une telle exposition n'est pas sans risque pour notre santé : « Le lien direct est difficile à établir, mais des études montrent qu'on observe deux à trois fois plus de fausses couches chez les femmes exposées aux pesticides agricoles. En outre, les cancers ont augmenté de 35 à 45 % au cours des vingt dernières années. Dans huit cas de cancer sur neuf, l'Inserm cite les pesticides comme cause possible. »
Premiers utilisateurs européens de pesticide, troisième au monde derrière les États Unis et le Japon, les français en consomment, sous forme de résidus, tous les jours. Une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, nous apprend que 40 % des fruits et légumes présentent des traces de pesticides à des taux supérieurs aux limites autorisées dans 6 % des cas.
A une époque où se nourrir n'est plus synonyme de diversité des goûts et de bonne santé mais d'uniformisation et de risques sanitaires larvés, ce film est un hymne à la vie, à la redécouverte de la saveur et de la qualité grâce à l'agriculture biologique, une agriculture respectueuse des hommes et de la richesse des terroirs.
Le Grenelle de l'environnement a fixé comme objectif 20 % de terres bio à l'horizon 2020, et la réduction de moitié de notre consommation dans dix ans.
C'est louable, mais c'est lointain. »
Saint-Jean-de-Luz, n'est pas lointain... et fixer comme objectif une cinquantaine de participants à cette soirée, tant au restaurant « Olatua » qui peut en accueillir 70, qu'au cinéma « Rex » qui nous espère 300, me semble extrêmement louable !
« A la Sainte Florence, nous partons pour Florence ! »
C'est raté !
Le 1er décembre - jour de la Sainte Florence - nous nous retrouverons à Hasparren pour parler de Turin où vient de se dérouler le Salon « Terra Madre ».
Les dix ambassadeurs de « Bizi Ona, le Slow Food du Pays Basque » nous rendront compte de leur participation à ce salon, à 19 heures à l'Hôtel des Tilleuls, 1 place de Verdun - face à l'église - à Hasparren.
Je vois déjà Jean Roland, parodiant Francis Jammes, le poète d'Hasparren :
« En rentrant de Turin,
Ce soir, à Hasparren,
Non loin de la maison où vivait le poète,
toute simple, et aux gros murs honnêtes,
dans le jardin de laquelle poussent du chasselas
mais aussi des noisettes et un joli lilas,
nous allons vous conter comment en Italie
nous avons bu jusqu'à la lie
du Chianti estampillé « Terra Madre »
que quelques vignerons madrés
nous ont offert
en trinquant : « A Lapeyre ! »
A la suite de cette réunion, Maialen Labat, l'adorable maîtresse de maison des « Tilleuls », nous recevra dans son restaurant pour un dîner dont je sais d'ores et déjà qu'il sera aussi agréable que celui qu'elle nous servit lors de notre dernière Assemblée Générale.
pour vous inscrire henri@lapeyre.cc
Jésus est mort sur une croix.
Qui l'a cloué ? Ce n'est pas moi !
Et Jeanne qui sacra le roi
Pour avoir écouté des voix
(Qui s'en foutaient pas mal, ma foi...)
Qui l'a brûla ?
On le sait bien, c'est les Anglois,
Et si c'est eux : ce n'est pas moi !
Et combien de nos rois
Ont connu le trépas,
Fer ou poisson, n'importe quoi,
Et la guillotine une fois.
Qui a guillotiné le roi ?
Je n'étais pas né, ce n'est pas moi !
Et le dernier des Iroquois,
Qui l'a tué ? Ce n'est pas moi !
Et notre ami Lapeyre qui me dit chaque mois,
« - Il me faudrait un texte sur ceci ou cela !
En novembre, le 11, on parle du foie gras,
Ecris-moi quelque chose autour des canards gras ! »
Qui gave les canards, les plume et les abat ?
C'est notre ami Behro, alors ce n'est pas moi !
« - Le soir, précise leur que le dîner sera
Servi à Saint-Palais, Chez Lafitte, le roi
Des palombes en salmis, rôties, comme il voudra !
A quarante on viendra,
Surtout, tu leur diras ! »
Qui chasse les palombes qui s'envolent là-bas ?
Je ne suis pas chasseur, alors ce n'est pas moi !
Qui sera critiqué parce que, pour une fois,
Le nombre est limité ? – Je m'en fous, si c'est moi,
Mais ce sera Lapeyre, c'est comme ça, chaque fois !
« - Pour le lundi 24 : Musée du Chocolat !
C'est Serge Couzigou qui nous y recevra.
Comme c'est à Biarritz, pour dîner on ira
Chez les 'trois sœurs', tu vois ? »
Qui aime le chocolat ?
Là, je l'avoue, c'est moi !
J'en croque le matin, le soir, quand ça ne va pas !
Quant aux sœurs d'Iholdy, qui se comptent par trois,
Leur restaurant « Ahizpak », une adresse de choix,
Mérite le détour, mais comme il est « étroit »
Nous limitons les places, pour la seconde fois,
Au nombre de trente cinq ! Ceux qui n'y seront pas
Râleront en pensant : « - C'est trop, ça fait deux fois ! »
A certains, je dirai : « - Tu te trompes : trois fois,
A Aincille, non plus, je crois, tu n'y étais pas,
Pourtant c'était soixante, le nombre de repas
Réservés ! » - Je n'y reviendrai pas...
A Aincille, c'était grand, à Biarritz, c'est étroit,
Nous ne pouvons « pousser les murs », c'est pourquoi
Certains, sur nos soirées, devront faire une croix !
Le 1er de décembre, notre premier repas
Du mois – il y en aura deux ! - se tiendra
Au Tilleul d'Hasparren (- Nous y fûmes une fois
Pour notre A.G. dernière -) C'était très bon, ma foi !
Pour parler d'Italie et de « Madre Terra »
Qui vous en parlera ?
Ce n'est pas moi, Je n'y étais pas !
Ce sera Jean Rolland, avec d'autres, je crois.
C'est à Saint-Jean-de-Luz que le 15 du mois,
Nous irons chez Paries - des « Mouchous », c'est le roi ! -
Avant d'aller dîner – quarante, cette fois –
Dans la jolie adresse de Charles Olascoaga
Nommée « Zoko Moko ». Elle est à quelques pas
De la belle maison où jadis séjourna
Louis XIV qui fut pour la France un grand roi...
Comme, n'hésitons pas, l'est pour « Bizi Ona »
Notre cher Président, l'âme de Ithurria
Où nous fûmes traités, lors du dernier repas,
Par Xavier, maître queue, auteur de mets de choix,
Et Stéphane, maître cols, aussi bien que des rois.
Tu voulais quelque chose, Lapeyre, et bien, voilà !
Je suis conscient, bien sûr, que c'est n'importe quoi,
C'est la crise, sans doute, qui t'a valu cela !
Qu'importe, Mon Ami, je sais qu'en fin du mois
De décembre, Jésus va naître une autre fois.
Marie sera la mère, et Joseph le papa.
Qui te le dit ? Et bien c'est moi
Qui sais pourtant déjà
Qu'un jour, Jésus est mort sur une croix
Qui l'a cloué ?
Et cætera ...
Bernard Carrère.
Pour les amateurs de bel canto, le nom de Aïnhoa, est celui de l'une des plus grandes cantatrices de notre début de siècle.
Pour l' « Association des Plus Beaux Villages de France» », ce même nom est synonyme de « village exemplaire ».
A Aïnhoa, rien n'est extraordinaire, mais tout est merveilleux de simplicité, de perfection, de clarté et de beauté. La rue principale - malheureusement parsemée depuis quelques mois de bittes hideuses - et la place du village - où l'on accède désormais à l'issue d'un gymkhana sans intérêt - sont bordées de maisons vieilles de plusieurs siècles. Pour s'offrir la noblesse des vrais aristocrates, certaines d'entre elles, parfois très simples, portent en leurs linteaux leurs dates de naissance.
Sans faste particulier, mais sûrement parfaite, l'église Notre Dame n'a pas encore subi les fantaisies grotesques des amateurs de puzzles qui jouent à recomposer - à décomposer ? - ce magnifique village. Remaniée au cours des siècles, surélevée et restaurée aux XVI° et XVII°, elle s'ouvre par un clocher porche, quadrangulaire sur quatre étages et polygonal en son sommet, dont le portail Louis XIII abrite de lourdes portes en plein cintre. Ses remarquables boiseries comptent un très beau retable doré d'où les statues de Saint Jean, Saint Paul, Saint Pierre, Saint Martin et Saint Blaise, ainsi que Sainte Catherine et la Sainte Vierge contemplent depuis 1642 les deux étages de ses magnifiques galeries à balustres.
Pour « Bizi Ona, le Slow Food du Pays Basque », Aïnhoa est le repaire de la famille Isabal dont l'ancien Relais de Saint-Jacques de Compostelle abrite l'Hôtel Ithurria, adresse où, chaque année à la même époque, ses membres se comptent en plus grand nombre...
Est-ce pour honorer notre Président que, le Lundi 20 Octobre, à 19 heures, nous nous retrouverons dans sa belle maison décorée de meubles, gravures et bibelots chinés avec passion ?
Est-ce pour y découvrir le meilleur des produits de la mer ou de la terre qu'il choisit lui même, tous les matins, auprès de quelques petits producteurs, pêcheurs ou autres fournisseurs des marchés et ports de la côte ?
Est-ce pour la cuisine aux saveurs nettes et vives de son fils Xavier, désormais au piano, dont la technique irréprochable disparaît dans l'assiette pour laisser place au plaisir ?
Est-ce pour les vins de son fils Stéphane, gardien d'une cave impressionnante où les plus grands millésimes de nos grands crus côtoient quelques découvertes de l'Espagne toute proche ?
Bien sûr que oui !
Mais, en cette période morose où la cupidité de certains financiers met sur le carreau des millions de personnes et où tout un chacun peut connaître des difficultés d'ordre professionnel, social ou personnel, nous nous retrouverons au Pays de Cocagne de notre Président pour aller faire un tour dans « Les Jardins de Cocagne »...
« Les Jardins de Cocagne » - association loi 1901 à vocation sociale et professionnelle - accueillent dans des exploitations maraîchères biologiques, actives dans le champs de l'insertion par l'activité économique, des hommes et des femmes de tous âges, rencontrant des difficultés d'ordre professionnel, social ou personnel.
A travers la production de légumes biologiques distribués sous forme de paniers hebdomadaires à des adhérents-consommateurs, « Les Jardins de Cocagne », permettent à des adultes de retrouver un emploi et de construire un projet professionnel et personnel.
L'adhésion à un jardin correspond à la souscription d'une « part légumes ».
Le prix de cette "part légumes" annuelle correspond au calendrier de culture construit en début de saison. Le prix de référence des légumes est calculé en fonction des variations saisonnières du marché bio et en tenant compte de l'environnement local.
Différentes formes de paniers existent : le « panier part » pour une famille, le « panier demi-part » pour une ou deux personnes. Les adhérents ne choisissent pas le contenu du panier mais une attention particulière est donnée à la diversité : en moyenne, les paniers sont composés de 5 à 6 légumes différents, nombre qui varie en fonction des saisons et peut aller jusqu'à 10 en période estivale.
Tous les légumes sont de saison et certifiés biologiques.
Deux possibilités existent : les adhérents viennent chercher leur panier au jardin même, ou peuvent se rendre à un lieu de dépôt proche de leur domicile. La distribution du panier aux adhérents sur le site de production est privilégiée pour favoriser les rencontres entre adhérents et jardiniers, ce qui concourt à valoriser le travail des jardiniers.
En venant au jardin et en voyant le travail des jardiniers, les adhérents peuvent mieux mesurer l'impact du projet social.
A partir du "noyau central" des Jardins peuvent venir se greffer d'autres activités selon les opportunités locales, par exemple, l'animation d'un jardin pédagogique, des activités d'éducation à l'environnement, la création de conserveries, les chantiers environnement, etc.
Par leur action sociale, économique, environnementale et en recréant du lien social dans la proximité entre les personnes investies (jardiniers, personnes en contrat d'insertion, maraîchers, agriculteurs locaux, partenaires institutionnels, etc...), « Les Jardins de Cocagne » se situent résolument au cœur de l'économie solidaire et du développement durable.
Rémy Martin, animateur du réseau des « Jardins de Cocagne » nous en contera leur histoire, ce Lundi 20 Octobre, à 19 heures, à l'Hôtel Ithurria, à Aïnhoa.
Lorsque l'on sait que le mot « Cocagne » vient du latin « coquere » : cuire, et de sa déclinaison en langue d'oc : coca, cuisine, et que l'on a la chance d'avoir pour Président l'un des meilleurs cuisiniers du Pays Basque, je ne peux que reprendre ces vers du poète , Legrand, auteur au XVIII° siècle, de la pièce « Le Roi de Cocagne » pour vous inviter à retenir votre place chez notre ami Maurice Isabal :
« Vous y serez, amis, au Pays de Cocagne,
J'y ai vu de beaux châteaux, une belle campagne.
Ici les mets, partout, sont épars dans les plaines,
Les vins les plus exquis coulent de nos fontaines ;
Les fruits naissent confits dans toutes les saisons,
Les chevaux tout scellés entrent dans les maisons,
Le pigeonneau farci, l'alouette rôtie
Vous tombent ici-bas du ciel comme la pluie ... »
Puisse notre ami Lapeyre voir tomber vos réservations, non comme la pluie, mais comme "une promesse de cocagnes pour un peuple immense en un temps de réjouissance où l'on boit et l'on mange... " (Voltaire, lettre à Catherine de Russie).
Bernard Carrère.
Du 23 au 26 octobre, Bizi Ona sera représenté au grand rassemblement de producteurs du monde entier, "Terra Madre", (4000 producteurs en 2006) qui, tous les deux ans est organisé par Slow Food à Turin pendant le Salon du Goût.
Cette année, comme en 2006, le Pays Basque enverra deux éleveurs-transformateurs de porc basque, une productrice de fromage de brebis, un producteur de piment doux, un autre de piment d'Espelette et, pour la première fois, seront également présents le président de l'association B.L.E. (producteurs bio), celui d'IDOKI, ainsi qu'un chef de restauration de collectivité.
Ils seront accompagnés d'un membre de notre convivium. C'est pourquoi, nous vous demandons de réserver dès maintenant votre soirée du 1er décembre à Hasparren, au cours de laquelle les membres de cette délégation viendront vous faire partager les moments enrichissants qu'ils auront passés au cours des rencontres et des ateliers qui les concerneront pendant ces trois jours exceptionnels.
Berny et Elisa vous invitent à une soirée attrape-cœur réussie dans le seul restaurant à Paris et peut-être dans le monde qui vous propose une cuisine entièrement aphrodisiaque dans un cadre original et peu conventionnel !!!
International Welcome
A warm welcome to all our English-speaking friends looking for something a little off the beaten path... our dishes will tempt and tantalize you!
Herzlische Willkommen in unserem Sonderartigen Restaurant in Paris,als Elsaësser spreche Ich gern deutch (alles klar Hern kommissar) oder ... schwitzerdeutsch ( e grüezi wohl frau Stirnimaaa ) obwohl Ich wieder Heimweh hab naher ! Tchusss.
Bemvindo aos nossos amigos Portugueses, venham saboriar un toque de sabores diferentes, extravagantes e exóticos.
Bienvenidos amigos hispano-hablantes! Si buscan un restaurante unico en el mundo donde gastronomia rima con placer, aqui lo tiene! No se lo pierda cuando en Paris !
Les damos la bienvenida a todos nuestros amigos hispano-hablantes. En nuestro ambiente exótico podrán saborear los más esquisitos y originales platos ... totalmente afrodisiacos... ¡buen provecho y feliz noche! y... para empezar... quítense los.... zapatos...
Kosh amad beh tamaneh doustaneh irani !!!
Ba eftetahe restauranemoon moshtagheh didareh shoma azizan hastim !
marhaban bikom fi mataamina,wa antom tazouroun paris aw taaborounaha,satajidouna hossna al istikbal wa tirhab,walakin wa nadaran liladad almahdoud lilmakayd, almarjou alhajz mosbakan bil hatif, wa chokran.
Yll bé ladjélé ni yéré bey, n'ayé ka woro dimîn koura gnini ..........ayé na anka doumounill byll tantalizer !
BERNY : Après avoir parcouru le monde en long en large et en travers en tant que Reporter Photographe Freelance pendant 17 ans, ... Amoureux des Himalayas, des Déserts et des Iles, ainsi que des Philosophies Bouddhistes, je suis devenu au bout d'une vingtaine d'année de pratique ... un "Mystique tantrique" (pour ceux qui ne connaissent pas, consulter Google ... il y a 94 sites).
J'ai exploité pendant 10 ans un restaurant-traiteur franco-iranien dans le 16ème à Paris.
Et voilà à présent que je peux vous faire découvrir les mystères de certaines cuisines dans notre Restaurant que nous avons choisi d'appeler :
"A P H R O D I S I A"
ELISA : " Grande Voyageuse devant l'Eternel ", amoureuse inconditionnelle de l'Asie et plus particulièrement de la Chine, pratiquante et enseignante de Tai Qi Quan, cet art martial qui procure sérénité, équilibre et force vitale. Et puis la découverte du chant, l'expression divine du souffle ......... le retour à la source.
Ah oui, nous allions oublier ... petite digression :
Il y a plus de 2500 ans à Babylone, là où les Mèdes et les Perses vivaient dans ... des Jardins Suspendus ...... et où nous, en Europe, vivions encore dans des huttes.........
Ils mangeaient assis ou allongé sur des tapis, la plus belle et la plus agréable manière de se relaxer !
... et c'est ce que nous avons absolument désiré vous faire partager !
Sans doute aussi le seul endroit à Paris ... où il vous faudra enlever ... non non n'ayez pas peur ! ... juste vos chaussures.
Nous avons tout de même souhaité garder un espace "traditionnel" avec tables et chaises pour 8 personnes ainsi qu'un espace fumeur en terrasse.
Nous avons désiré créer ce concept dans un endroit, un restaurant très intime, et donc les places sont en nombre extrêmement limité afin de pouvoir vous faire partager au mieux notre amour pour ces plats pour le moins ... atypiques.
Pardon si vous devez faire preuve d'un peu de patience pour pouvoir y venir.
APHRODISIA Restaurant
19 rue Sextius Michel 75015 Paris
tel : 06 35 36 08 64
Visitez notre Site vous ne le regretterez pas !!!
Bonjour
Nous venons d'ouvrir un petit restaurant à Paris ....Et espéront qu'un jour vous viendrez nous rendre visite pour que à notre tour nous vous fassions goûter un exellent champagne pour fêter cela !
Bien à vous
berny
APHRODISIA RESTAURANT
19, rue Sextius Michel
75015 PARIS
Du pourquoi et du comment.
Nous n'étions que 32, ce lundi à Aincille,
Parce que, d'après certains, c'est trop loin de nos villes
De la Côte : Bayonne ou Biarritz ou Saint-Jean,
Où chaque réunion apporte un contingent
De gourmands, de gourmets et de non adhérents
Qui viennent, en pique assiette, parfois, grossir nos rangs...
Je trouve l'argument du « trop loin » fort stupide !
N'étions nous pas 110, un soir, chez Arrambide,
112, chez Isabal, notre cher Président,
104 chez Oteiza, au fin fond des Aldudes ?
Chez Arcé ou Chilo, c'est une multitude
D'adhérents que l'on vit, presque en excédent !
Alors je m'interroge : serait-ce le repas
Fixé à 30 Euros qui dirige les pas
D'une majorité vers les plus grandes tables ?
Cela serait la preuve qu'il est plus supportable
De faire cent kilomètres pour dîner chez « un grand »
Que vingt cinq ou cinquante, et cela est navrant,
Pour aller découvrir un « petit » restaurant
Où quelques plats très simples valent bien ceux des grands !
Je m'interroge aussi sur notre devenir
Et les tables à choisir pour les soirs à venir ...
Devons nous oublier notre « esprit militant »
De premier défenseur des produits de nos tables
Pour aller simplement nous asseoir à la table
Des chefs qui nous accueillent de l'été au printemps ?
Devons nous oublier le monde paysan
Où nous sommes reçus par des agriculteurs
Passionnés, passionnants où chaque producteur
Nous conte son métier en des mots séduisants ?
Devons nous, pourquoi pas, découvrir un Fast Food
Et nous interroger, nous membres de « Slow Food »,
Sur le plaisir que prennent, mal assis, à leurs tables,
Les « accros » de ces lieux, pour moi, fort détestables,
Qui commandent, toujours, un double cheeseburger,
Des frites grosses et grasses et un cola ... « léger » ?
Devons nous, pour un soir, toujours à 30 Euros,
Nous retrouver, ensemble, autour d'un brasero
Qu'une « Grande Surface » pourrait organiser
Avec comme sujet : « hot-dog et vin rosé ».
On apprendrait, peut-être, la raison essentielle
Qui veut que les saucisses au goût artificiel
« Spécialité Hot Dog » se vendent par dizaine
Lorsque les « Pains Hot Dog » se vendent par huitaine !
Nous pourrons, sans vergogne, aussi leur demander
Si leur rosé infect vient de chez "décap four"
En criant : "au secours" devant leurs petits fours
Ou leur drôle de brioche baptisée "de Vendée",
Et puis, pour nous détendre d'avoir si mal "bouffé",
Si leurs vendeurs de thé ont la « pause café » !
Et puis, tant que l'on y est, nous leur demanderons
La raison pour laquelle leur liquide vaisselle
Est aromatisé avec de vrais citrons
Lorsque leur citronnade se veut artificielle...
Tout cela pour vous dire que ce pauvre Carrère
A eu, ce lundi soir, une grosse colère :
Demander tous les mois à un chef, adorable,
De préparer pour vous, un lundi, à sa table
Un repas pour un nombre d'individus allant,
De 50 à 60 ... pour un maigre bilan
De 30 à l'arrivée, cela est lamentable,
Je dirai même plus : cela est détestable.
Ce lundi, Chez Pécoitz, le dîner fut parfait :
Pipérade aux piments doux et jambon poêlé,
Porc basque décliné en multiples façons,
Boudin, côtes et ventrèche, somptueux pieds de cochon.
« Koka » pour le dessert, merveilleux flan maison,
Et vin d'Irouléguy que l'on but à foison !
Le tout pour clôturer notre soirée « piment »
Commencée vers 7 heures au Gaec Loribar,
Où nous fûmes reçu par un homme de l'art :
L'ami Koldo Biscay, Grand Maître du Piment,
Écouté par nous tous, très religieusement !
Notre prochaine manifestation se déroulera sur le port de Saint-Jean-de-Luz durant toute la journée du samedi 20 septembre.
Dans le cadre de son « Marché d'Exception », « Bizi Ona, le Slow Food du Pays Basque », y présentera une quarantaine de producteurs.
Venez nombreux : non seulement vous pourrez goûter - gratuitement - les produits exposés, mais vous pourrez profiter, en prime, des animations de la Fête de la Rue de la République, des avantages liés aux Journées du Patrimoine (portes ouvertes des Monuments Historiques ) et de la démonstration, hautement écologique en cette période de flambée des prix du baril de pétrole, de la Patrouille de France !!!
Bernard Carrère, en colère.
Quoi de neuf en l'an huit pour le huit du neuf ?
Pour les uns, c'est la rentrée !
Pour les autres, c'est le départ !
Pour « Bizi Ona », le Slow Food du Pays-Basque, c'est, tout à la fois, la rentrée et le départ.
La rentrée, parce que nous allons reprendre nos activités autour des meilleurs produits du Pays Basque. Mais également le départ vers d'autres découvertes, produits ou adresses, que nous allons essayer de « conjuguer » au mieux pour satisfaire chacun d'entre nous, du militant actif au gourmet passif en passant par le « pique- assiette » tout aussi sympathique mais simplement là pour passer un bon moment à un prix raisonnable ...
Notre première conjugaison « Produit - Adresse » nous conduira au village d'Aincille, à six petits kilomètres de Saint-Jean-Pied-de-Port, où nous nous retrouverons « Chez Pecoïtz », adresse familiale, réputée depuis des générations, pour aller à la rencontre, des producteurs du Piment doux du Pays Basque, le Lundi 8 septembre 2008, à partir de 18 h 30.
Comment mieux commencer notre année de gourmandises qu'en nous rendant « Chez Pecoïtz », excellente adresse rustique dont la terrasse offre une superbe vue panoramique sur le vignoble d'Irouléguy.
Appréciée pour son authentique cuisine de terroir autour de laquelle se retrouvent, de génération en génération, des gens « de tous bords« , « Chez Pecoïtz » est l'exemple même des adresses gourmandes sachant décliner cette formule qui m'a toujours fait rêver : « Menu Ouvrier - Cuisine Bourgeoise »... La gauche et la droite enfin réunie !
Rentré « à la maison » en 2004, après avoir fait de sérieuses études au Lycée Hôtelier de Biarritz avant de parfaire sa formation à l'Hôtel du Palais à Biarritz et chez Michel Sarran à Toulouse, Jean-Baptiste Pecoïtz, Battitt pour les intimes, y pratique désormais une cuisine traditionnelle basée sur les produits du terroir qu'il revisite avec une note de créativité dans le choix des accompagnements et l'élaboration de ses desserts.
Le Piment doux du Pays Basque.
Si la lecture de quelques magazines en mal de « marronniers » estivaux nous a valu quelques surprises sur les spécialités du Pays Basque, il en est une qui n'a pas échappé à nos brillants visiteurs d'un instant : le remarquable "Piment d'Espelette".
Bien qu'il soit le plus connu des piments du Pays Basque, certains le confondent encore avec le poivron (!) et ignorent qu'il remplace merveilleusement le poivre pour l'assaisonnement de bien des mets !
Que dire alors de la renommée actuelle du piment doux du Pays Basque ?
Le plus consommé, mais aussi le plus concurrencé par des industriels hollandais ou espagnols qui inondent le marché de poivrons sur-traités qui ne sont que de très lointains cousins de notre piment doux du Pays Basque, il est encore trop peu connu.
C'est pour la défense de ce remarquable produit qu'une douzaine de producteurs locaux, maraîchers et agriculteurs du Pays Basque et du Seignanx, se sont regroupés pour sa sauvegarde. Depuis 2003, ces « douze apôtres », réunis autour du "Syndicat des producteurs de piment doux du Pays Basque et du Seignanx", ont établi un cahier des charges très strict aux fins de permettre la reconnaissance du "biper eztia"- piment doux - pour lequel ils demandent l'attribution du "Label Rouge". Par la suite, ces enragés de la qualité demanderont que « Le Piment doux du Pays Basque » bénéficie à son tour, à l'instar de son cousin d'Espelette protégé depuis juin 2000 par une A.O.C. limitant sa production à dix communes, de la protection que garantit l'obtention d'une « Appellation d'Origine Contrôlée ».
Une telle démarche engage ces agriculteurs à produire un piment doux de la meilleure qualité sanitaire et gustative, travaillé selon les modes de production traditionnels garantissant une meilleure qualité des soins, dans le respect de la nature et de l'environnement, tout en offrant au consommateur une parfaite transparence de l'origine des plants jusqu'à sa table.
Lorsque la table est aux mains de « Battitt », le bonheur est assuré.
Rendez-vous le Lundi 8 Septembre, à la table de Chez Pecoitz, à Aincille. tél. 05.59.37.11.88 .
POUR VOUS INSCRIRE ENVOYER UN MAIL
pour ceux qui viennent , merci de venir avec votre chequier c'est aussi l'epoque de paiement de la cotise slow food international et autant "regler" ca rapidement (50 euros par personne, notre cotise va de septembre à septembre)
les autres peuvent envoyer la cotise par la poste à : 3 Allée de la Tourangelle 64600 ANGLET
Bernard Carrère.
Sud Ouest l'a annoncé , M6 va diffuser la semaine biarrote de son émission "le diner presque parfait" à partir du 8 septembre prochain.
Notre association est plusieurs fois représentée dans le cadre de cette émission car certains de nos adhérents ont joué un rôle plus ou moins actif dans la préparation et le tournage :
Béatrice Pène est l'une des invités / cuisinière d'un jour et présente ainsi ses créations d'art de la table Assiettes & Compagnie
Jean-François Tambourin du Gaec Tambourin à Saint Etienne de Baïgorri a accueilli une équipe de tournage pour présenter ces fromages de brebis (voir le billet sur le blog Assiettes & Gourmandises de béatrice)
Bob Worboys est venu livrer ces bières basques artisanales Etxeko Bob's Beer pendant le tournage du lundi pour une dégustation de toutes ces variétés pendant l'apéritif
Et .... du cellier des Halles à Biarritz a accueilli plusieurs participants pour conseiller les meilleurs vins selon les plats proposés
maintenant le mystère reste entier pour savoir qui a gagné et les différents menus des participants...
les émissions seront diffusées tous les jours de la semaine à partir de 18 heures... et visionnable également sur le site www.m6replay.fr
Dimanche 24 août 2008, se déroule à Hasparren « La foire gastronomique du Pays de Hasparren » où se retrouveront de 9:00 à 18:00 heures, des producteurs fermiers, des agriculteurs, des artisans d'art et autres artistes qui proposeront des animations pour toutes les âges : danses basque et espagnole, chorales, cirque, calèches, ainsi qu'un concours de Pipérade.
Hasparren, comme la plupart des ville et des villages du Pays Basque vit au rythme simple et vrai d'une nature tendre immensément grandiose.
De ses langues de feu flirtant sur les toitures, le soleil du mois d'août illumine les maisons de cette ville aux ruelles grimpantes entourées de maisons où la pierre et le bois inventent pour toujours des puzzles colorés.
Hasparren, en basque "Haïtz Barne": au cœur du chêne, tire son nom des forêts au milieu desquelles la ville s'est peu à peu édifiée. La légende rapporte que ces forêts étaient si denses que l'écureuil y vivait sans jamais toucher terre.
Au printemps, les coteaux, les champs et les pâtures déclinent alentours leur palette de verts.
L'été invite à la rencontre du joli temps qu'on prend tout simplement pour vivre. Celui où l'on s'émerveille d'une simple balade dans les rues de la ville. Du reflet des arcades d'une maison plusieurs fois centenaires, du contour d'une place ou se rejoignent les ruelles d'un village d'antan, devenu grande ville trop longtemps endormie.
Capitale romaine du Labourd, Hasparren peut s'enorgueillir d'un passé des plus riches.
Découverte en 1660 dans les fondations du maître-autel de l'église Saint-Jean, elle possède l'une des plus intéressantes inscriptions romaines du Pays Basque que les savants font remonter au II°siècle après Jésus Christ tandis que d'autres l'a font remonter à l'Empereur Auguste ...
Il est à Hasparren :
"une maison toute simple aux gros murs honnêtes,
"dans le jardin de laquelle on cueille du chasselas et des noisettes.
"Puis l'on s'en va."
Elle a pour nom "Eyhartia",ce qui signifie : du côté du moulin.
C'est la maison de Francis Jammes. C'est d'ici qu'il pénétra la vie des villages, des hameaux, et des fermes en visitant les foyers les plus modestes pour en restituer le charme. Il y vécut auprès du petit notaire "qui s'occupe des travaux de la terre", des "vieux curés des tristes presbytères qui lisent près des roses, le soir, leur bréviaire" et
"des paysans calmes qui semblent réfléchir et qui ont l'air, au loin, de se fondre dans la nuit lentement et grands."
Aux heures de l'automne des couleurs différentes embrasent les collines qui entourent Hasparren. Parfois et bien souvent, selon leur plan de vol, les palombes y colorent le ciel de leurs ailes si bleues qu'elles s'irisent de rouge.
Pour comprendre le Pays Basque, il faut aller à la découverte de cette terre ardente et parfumée où la luminosité du ciel et la douceur du climat contribuent à son charme, il faut aller à la découverte de ses produits du terroir, éléments les plus attractifs, les plus significatifs et les plus originaux de ce territoire de gourmandises au pluriel où la mer, la campagne et la montagne nous les offrent avec le même bonheur.
LE FROMAGE de BREBIS - "ARDI GASNA".
Le fromage pur-brebis d'appellation d'origine contrôlé "A.0.C. Ossau-Iraty" est produit à base d'un lait entier à la saveur unique provenant de brebis des races locales traditionnelles du Pays Basque - Manech tête rousse et noire - et obtenu après six opérations bien distinctes.
La Fabrication. La première phase concerne la fabrication : Emprésurage du lait à une température de 32° + - 0,5°C, avec de la présure animale. Après une quarantaine de minutes de coagulation (jusqu'à l'obtention d'un grain de maïs ou de riz) vient le temps du décaillage, suivi du prépressage et enfin du découpage du gâteau de caillé en cubes de la grandeur des moules. Une fois moulés les futurs fromages resteront sous presse durant trois bonnes heures avant d'être démoulés et saumurés pendant 24 et 48 heures.
L'Affinage. Une fois salés, les fromages sont essuyés à plusieurs reprises pendant vingt quatre heures avant d'être placés dans une cave d'affinage où ils reposeront au moins trois mois à une température de 12 ° C. sur des planches provenant de hêtres des forêts du Pays Basque.
C'est la conjonction de cette faible température et l'humidité appropriée de ces caves qui permettra le développement de la flore spécifique qui donnera son caractère à ce fromage bénéficiant par ailleurs des soins attentifs et quotidiens des bergers-affineurs.
La Caractéristique. La croûte du fromage de brebis du Pays Basque est spécifique à son terroir, ce qui lui vaut une couleur variant du gris au gris orangé selon les saisons et les années.
Certains producteurs proposent un fromage de brebis "Bio", au lait entier issu d'animaux nourris de fourrage et céréales sans engrais chimiques et sans traitement phytosanitaires et vivant principalement en pâturage. Issu de l'agriculture biologique "AB", le lait cru servant à la fabrication de ce fromages est régulièrement contrôlé, les ferments lactiques sont garantis sans OGM, et la présure pour coagulation biologique est uniquement d'origine animale. La croûte est bien entendu totalement naturelle et l'affinage d'une durée minimum de huit mois lui confère une saveur spécifique.
Parfait exemple du savoir faire des artisans du Pays Basque, le fromage de brebis "Ardi Gasna" se sert en très fines lamelles, accompagné de pain de campagne et de confiture de cerise noire d'Itxassou. Quel vin boire pour l'accompagner si ce n'est celui qui "pousse" dans le pays, sur place ! Comme pour confirmer que le fromage fait valoir le vin et que le vin exalte les vertus du fromage, avec les fromages doux, buvons les vins les plus légers, les moins fruités. .Avec les fromages forts, buvons les vins les plus bouquetés.
LE PORC BASQUE.
Si les porcs du Pays Basque sont, bien entendu, les meilleurs du monde, c'est qu'ils descendent des cochons sauvages qui peuplaient jadis les forêts s'étendant sur la majeure partie du pays. Le ravissant porc basque rose et noir qu'on retrouve aujourd'hui dans la vallée des Aldudes où sur les collines verdoyantes d'Itxassou n'accumule pas de graisse comme ses cousins les porcs communs ; menant une vie saine, libre de ses mouvements, il conserve une silhouette plus fine que ses congénères. Mais cette vie de liberté n'explique pas la qualité exceptionnelle de ces jambons. La qualité du véritable jambon de Bayonne dépend en premier lieu de l'alimentation de l'animal et de la façon dont on fait sécher la viande. Les jambons les plus fins sont issus d'animaux ayant vécu en liberté, se nourrissant au fil des saisons de racines et de bulbes, de blé ou de maïs et surtout de glands.
Cette alimentation variée donne à la viande une saveur délicieuse, avec une pointe de noisette.
Mais un bon jambon ne se limite pas à cela. Le processus de séchage est aussi important. Il commence par l'enrobage des jambons dans du gros sel de mer pendant deux semaines. Il sont ensuite lavés, puis suspendus dans les greniers, avant de poursuivre leur vieillissement durant une période qui n'est jamais inférieure à dix huit mois. C'est alors que les variations d'hygrométrie et de température, les froids rigoureux alternant avec les grosses chaleurs estivales, décomposent petit à petit la graisse. Au fur et à mesure que cette graisse s'assainit, elle imprègne le jambon de saveur ; une moisissure de la famille des pénicillium se développe sur les jambons et contribue à leur donner une saveur particulière. A Bayonne, Guiche, Irrissarry, Itxassou, Armendarits ou Baigorry, on sait cela depuis longtemps.
LE JAMBON DE BAYONNE.
Vauban, à qui l'on doit de nombreuses fortifications en Pays Basque, de Socoa à Bayonne, de Saint-Jean-Pied-de-Port à Mauléon, était également un excellent mathématicien. Dans un traité qu'il appelait "Ma Cochonnerie", il a calculé la postérité d'une seule truie pendant douze ans : enfants, petits-enfants et arrières-petits-enfants nous donnent le nombre fabuleux de 6.434.838 cochons ! "Le cochon, concluait-il, est avec le lapin l'animal le plus prolifique qui soit au monde !" Si ce traité consacré au cochon n'a guère laissé de traces dans la mémoire collective il demeure une affirmation de Rabelais qui trotte encore dans nos têtes et contribue à la notoriété de Bayonne : "Il n'est jambon que de Bayonne !" Cette affirmation est toujours d'actualité lorsque le "Jambon de Bayonne" est véritablement de Bayonne. Coupé en fin copeaux, presque transparents, accompagné d'une tranche de pain de campagne, d'un bon vin rouge, seul ce "Jambon de Bayonne" est digne de porter le nom de sa ville d'origine.
LE PIMENT D'ESPELETTE.
C'est sans doute un marin basque, compagnon de route de Christophe Colomb, qui introduisit le piment au Pays Basque. En provenance du Mexique, il serait parvenu en Labourd, via l'Espagne et le Portugal, dans les années 1500. Espelette, ville carrefour des routes commerciales de Navarre, entre Bayonne et Pampelune, devint sa terre sa terre d'élection dans les années 1650. C'est à cette époque que le Père Larramendi établit la relation entre le piper minima (poivre piquant) castillan, le pimenton espagnol, et le bipergorrria (poivre rouge) basque qui désigne désormais la poudre de piment considérée comme épice et non plus comme plante médicinale. D'abord vert et doux, le piment d'Espelette se vêt d'un rouge profond au soleil du mois d'août. C'est durant cette période qu'il prend sa force. Cueilli et mis en tresses, il est alors pendu aux poutres des maisons pour y sécher avant d'être moulu et de devenir poudre, cette poudre de piment qui demeure l'un des ingrédients majeurs à la préparation des cochonnailles et du jambon de Bayonne. Protégé par une Appellation d'Origine Contrôlée, le piment d'Espelette ne peut être cultivé que sur dix communes du Pays Basque : Ainhoa, Cambo-les-Bains, Espelette, Halsou, Itxassou, Jatxou, Larresore, Saint-Pée-sur-Nivelle, Souraïde et Ustaritz. Incarnation de la force savoureuse de la cuisine basque, "l'Espelette" est désormais sur les meilleures tables du monde qu'il "pimente" de sa belle couleur rouge et corsée mais surtout de son goût unique.
LE PIMENT DOUX.
Concurrencés outrageusement par des industriels hollandais ou espagnols qui inondent le marché de poivrons surtraités, douze producteurs locaux, maraîchers et agriculteurs du Pays Basque et du Seignanx, se sont regroupés pour travailler ensemble et établir un cahier des charges strict pour que soit reconnu le "biper eztia"- piment doux - dont la semence sauvée par les religieuses de Notre Dame du refuge à Anglet lui vaut le nom de "Piment doux d'Anglet". Par une telle démarche ces agriculteurs s'engagent à produire un piment doux de la meilleure qualité sanitaire et gustative, travaillé selon les modes de production traditionnels garantissant une meilleure qualité des soins, dans le respect de la nature et de l'environnement, et en offrant au consommateur une parfaite transparence de l'origine des plants jusqu'à sa table.
LA confiture de cerise d'Itxassou
Les centaines de cerisiers qui fleurissent sur les collines et vallons dominant le village d'Itxassou produisent trois variétés de cerises : la Xapata, goûteuse et sucrée, majoritaire à 70 %, la Peloa, petite et sombre, que l'on croque dès la cueillette ou une fois cuite, et la Beltxa, de couleur sombre tirant vers le noir, complément indispensable du gâteau basque, et traditionnellement appréciée en accompagnement du fromage de brebis du Pays Basque. Rare par la quantité de cerises produite, l'authentique "confiture de cerise d'Itxassou" est souvent copiée mais jamais égalée ! Seul les confitures dont les fruits proviennent du village portent la mention : "Cerise d'Itxassou-Itsasu". Méfiez-vous des imitations. Renseignements au "Gie Cerise d'Itxassou/Itxasu" : tél. 05.59.29.76.34.
LES VINS D'IROULEGUY.
Si le mot "migna" désignait la vigne en Pays Basque dès la Haute Antiquité, c'est à l'époque romaine qu'elle se développe. La naissance du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle à partir du X°siècle qui voit transiter des milliers de fidèles par le col d'Ibaneta, de Saint-Jean-Pied-de-Port à Roncevaux, sera le facteur déterminant. A cette époque, la vigne et le vin sont porteurs d'une forte valeur symbolique. La vigne, culture qui nécessite beaucoup de soins, s'identifie spontanément à la communauté des élus protégée par le Seigneur, et si le vin procure l'ivresse, sa couleur rouge évoque le sang : c'est un symbole ambivalent, à la fois de vie, mais aussi de sacrifice. N'oublions pas que, jusque vers les années 1300, l'Eucharistie était célébrée sous les deux espèces, le pain et le vin. Pour ces deux raisons et pour assurer un revenu qui permette de financer leurs oeuvres de charité, les ordres monastiques avaient besoin de vignobles propres. Les Abbayes dont la vocation était d'héberger et de soigner les pèlerins servaient alors des milliers de repas, chacun arrosé de vin, considéré comme un aliment réconfortant. Si Saint-Benoît reconnaît et accepte que les moines ne puissent se passer de vin, il en limite cependant leur consommation : "Bien que nous lisions que le vin n'est absolument pas l'affaire des moines, mais comme à notre époque on ne peut le persuader aux moines, convenons du moins ceci : que nous ne boirons pas jusqu'à satiété..."
C'est donc par fidélité à la règle de Saint-Benoit... que vous vous devez vous rendre à Irouléguy pour découvrir les vins des dignes successeurs du Prieur Don Domingo Etchenique y Sorhouet, premier Maître Vigneron des Prieurés d'Anhaux et d' Irouléguy au début du XIV°siècle, chargés de produire des vins pour le compte de l'Abbaye de Roncevaux construite à trop haute altitude pour que la vigne y mûrisse, alors que, bien abrité des vents océaniques, Irouléguy bénéficie d'un microclimat caractérisé par des automnes d'une rare beauté et l'influence des vents du Sud qui prédominent de septembre à fin octobre. De plus, possédant une structure particulière due à une architecture géologique complexe se démarquant du reste de la chaîne pyrénéenne les terres pentues d'Irouléguy incitèrent les moines à implanter la vigne en terrasses ou banquettes afin de travailler des parcelles de faibles dimensions, souvent très accidentées et dont les pentes, dépassant parfois les cinquante degrés, imposent aux vendangeurs un travail exclusivement manuel.
Aller à la rencontre des vignerons d'Irouléguy; - j'allais dire des conteurs, tant certains ont de talent - c'est découvrir la poésie des traditions de la vigne, la beauté du lent, patient et rude combat de l'homme dans ces incessantes tentatives pour domestiquer une nature rebelle qui lui inspire amour et respect, mais aussi l'histoire de personnages surdoués qui ont su ressusciter la variété des cépages d'antan, leur adjoindre des cépages complémentaires, les assembler avec art, contrôler les rendements, ignorer la facilité et retrouver la fierté du terroir et le goût du travail bien fait que l'on découvre aux travers des arômes complexes, floraux et délicats, exotiques et typés de chaque domaine.
Le vignoble d'Irouléguy, classé en Appellation d'Origine Contrôlée depuis 1970, est composé de parcelles pentues et majoritairement cultivées en terrasses où les vendanges s'effectuent à la main. Les cépages utilisés sont le Tannat, qui confère couleur et puissance aux rouges et aux rosés, et le Cabernet qui leur apporte finesse et bouquet. Pour les blancs, le Petit et le Gros Manseng, alliés au Courbu associent arômes de fruits exotiques et notes florales. Syndicat de Défense de l'Appellation Irouléguy - tél. 05.59.37.94.80.
LA VIANDE BOVINE.
Jadis, au pays basque, le bœuf n'était pas objet de commerce. Tout comme la vache, il faisait partie de la maison et servait d'animal de trait. "Le bœuf n'est donc pas basque" comme l'a écrit certain chroniqueur et la "Chuleta", cette belle côte de bœuf (ou de vache) que nous trouvons désormais sur toutes les tables, n'est qu'une belle et bonne intruse. Proposée dans les menus des cidreries, elle fait les beaux jours des restaurants des deux cotés où les connaisseurs la préfèrent "bleue" - mais chaude en son cœur - bien persillée, avec le gras qui court sur la viande pour révéler son goût incomparable. Servie prédécoupée, simplement poivrée et salée afin de préserver sa saveur et son fondant uniques, elle n'a besoin d'aucune garniture pour être appréciée.
LA TRUITE.
Il y a plusieurs espèces de truites, les blanches et les rosées, et de grandeurs différentes. Mais il n'y a qu'une seule et excellente truite : la truite des Pyrénées-Pays Basque ! Cette truite dont la substance rougeâtre lui a valu le nom de "truite saumonée" a fait de tout temps la réputation des eaux vives, fraîches et bien oxygénées, qui serpentent dans la vallée d'Urepel, de Baïgorry à Louhossoa, en passant par les Aldudes. Elle est élevée dans un milieu naturel exceptionnel par des professionnels exigeants : treize mois pour une truite de deux cents grammes et dix neuf mois pour un spécimen de huit cents grammes.
LE CHOCOLAT DE BAYONNE.
Si la légende rapporte que le dieu aztèque Quetzalcoatl vola le cacaoyer aux fils du soleil pour le donner aux hommes, l'histoire veut que ce soit Cortès qui l'offrit à Charles Quint à son retour du Mexique en 1520. Si l'usage du "chocoatle"- dont le nom, croit-on, vient des mots mexicains : choco, bruit, et atle, eau, parce que les mexicains le battent dans l'eau pour le faire mousser - devint très vite populaire en Espagne, il ne passa les Pyrénées qu'après l'arrivée des juifs espagnols et portugais fuyant l'inquisition venus s'installer dans les "ports déclarés ouverts" comme celui de Bayonne. C'est en apportant leur savoir faire qu'ils firent de Bayonne la première fabrique de chocolat du royaume.
LE GATEAU BASQUE :
"Amak irin balu opil balaidi" : "Si ma mère avait de la farine, elle ferait des gâteaux." C'est à sa richesse en beurre et en sucre cristallisé que le gâteau basque doit le croquant de sa pâte sablée et à sa garniture : crème pâtissière ou cerises d'Itxassou, le fondant ou le moelleux de son cœur de gâteau à la saveur incomparable.
QUELQUES PRODUITS PHARE DU PAYS BASQUE ...
Le Cidre.
Le cidre basque peut se targuer d'être la "première boisson du monde" puisqu'il serait le descendant de "la pitarra", breuvage fermenté à base d'une macération de pommes tranchées et séchées consommé par les premiers basques dès le Néolithique.. Ce sont ses "pommes primaires" qui produisent le cidre basque. A partir de greffes de ces vieux pommiers dont les racines s'accrochent depuis des millénaires aux pentes douces et humides de l'arrière pays basque, une poignée de producteurs a réussi depuis quelques années à sauver sept variétés de "pommiers basques" et à planter plus de 20.000 arbres, espérance du renouveau du cidre basque.
Le Sagarno.
Le Sagarno, "vin de pomme", est la boisson ancestrale des basques, au travail, sur terre comme en mer, à la table quotidienne ou à celle des fêtes. Acidulé et nerveux, c'est une boisson très différente de celle que nous qualifions de "cidre doux", sucré et mousseux, celui de Normandie. Son nom usuel est "sagarnoa" ou "sagardoa", qui désigne très officiellement une "boisson fermentée à base de pomme" car il contient trop d'acidité volatile pour être appelé "cidre" selon la norme en vigueur.
Les Palombes.
Palombe, c'est le nom que les basques donnent aux pigeons ramiers, oiseaux migrateurs annonciateurs de l'automne. Elles arrivent avec les premiers brouillards de la fin septembre. Il est impossible de les confondre avec les autres voyageurs de l'air : leur corps gris cendré, leurs ailes aux reflets bleus rayées de noir, le collier de plumes blanches qui leur ceint le col à l'âge adulte n'appartient qu'à leur espèce. Tout simplement rôties, flambées au capucin, ou en salmis leur nom est synonyme de plaisir !
Taloa.
Les taloas, composés de farine de maïs ou de froment, remplaçaient jadis le pain. Cuits à la cheminée puis trempés dans du lait, ils servaient souvent de repas du soir. Aujourd'hui ils sont présentés en hors d'œuvre, accompagnés de charcuterie ou de fromage, parfois de confiture de cerises noires, de miel ou de chocolat.
Piquillos et pimientos.
La langue espagnole n'a que le mot "pimiento' pour désigner le poivron, qui est un légume et le piment qui est un épice. Quant aux "piquillos", ce sont de petits poivrons en forme de cœur dont la légère amertume se marie fort bien avec la morue dont ils sont farcis dans les fameux "piquillos à la morue".
L'Haxoa.
Le nom basque "haxoa" qui se prononce "achoa" tient son origine du mot français "hacher". Il désigne toute viande coupée en petits morceaux et cuite en ragoût. Le plus célèbre des "haxoas" est celui d'Espelette strictement composé de veau coupé en dés. A Sare ou à Saint-Pée, proches voisins d'Espelette, l'"haxoa" est composé de morceaux de bœuf très grossièrement hachés.
Mamia.
Pour faire leur "mamia" les bergers de jadis versaient directement le lait de brebis dans leur "kaiku" (récipient en bois) et y jetaient des pierres chauffées sur la braise. Cela portait le lait à ébullition tout en lui donnant un meilleur goût. Lorsque la température de ce "lait brûlé" avoisinait celle du corps on mélangeait une pincée de pressure et on laissait cailler le tout avant de le manger tel quel, sucré ou agrémenté de miel.
Et enfin, La Piperade, objet d'un concours en cette journée de gourmandise.
Si l'on en croit la légende, la Soule serait le berceau de la piperade où elle fut inventée par les bergers qui la cuisinaient sans poivrons mais uniquement avec les produits de leur "pauvre terre" pour accompagner le morceau de pain rassis qui lui valut le nom de "pipérade blanche". Adoptée dans tout le Pays Basque elle s'est évidemment enrichie et comprend désormais piments doux, poivrons, tomates, oignons et autres ingrédients dont chaque famille détient le secret.
Sans oublier La Bière Basque de Bob Worboys, initiateur de « La foire gastronomique du Pays de Hasparren » qui sera bien entendu présent à cette manifestation du Dimanche 24 août 2008, de 9:00 à 18:00 heures.
Un repas sera servi aux convives désireux de se restaurer sur place.
Pour tous renseignements : Bob Worboys, Etxeko Bob's Beer SARL, 69 rue Francis Jammes, 64240 Hasparren
Tel: 05 59 29 70 39 ou Mob: 06 27 71 35 57
DES JEUX OLYMPIQUES DE PEKIN AU PAPA DU PANDA ...
En cette période où la Chine envahie la totalité de nos média, on ne peut pas passer sous silence le nom d'un basque vénéré au pays des Jeux Olympiques mais aussi à Hasparren où le Lycée Professionnel Agricole porte son nom : Armand David, « le papa du Panda. »
Descendant d'un enfant abandonné à la naissance auquel, selon l'usage d'alors à Bayonne, on attribua pour patronyme le prénom biblique David, Jean-Pierre Armand David vit le jour à Espelette le 7 septembre 1826. Le goût profond de son père pour la nature le poussa, très jeune, à se passionner pour les sciences naturelles, mais, contrairement à ses frères, Joseph, médecin, mais aussi maire et conseiller général d'Espelette, et Louis, pharmacien et maire d'Hasparren, ce n'est pas au soin des corps mais à celui de l'âme qu'Armand consacra sa vie. Après ses études au Petit Séminaire de Larressore, alors l'un des plus grands collèges de France, dont le rayonnement s'étendait au delà des frontières, Armand opta pour la congrégation des Lazaristes de la rue de Sèvres à Paris. La solide formation humaniste acquise aux cours de ses études incitèrent ces supérieurs à l'envoyer en mission en Chine. « C'est bien cette première éducation de vrai basque qui m'a rendu capable d'exécuter ces énormes voyages à pied, qui se comptent par milliers de lieues ! »
« Bourlinguant » à travers toute la Chine en se fondant dans le paysage, épousant la vie quotidienne des hommes et des femmes dont il parla très vite la langue, le père David adopta aussi leur mode vestimentaire. Remontant le Yang-Tsé-Kiang et ses affluents sur 2500 kilomètres, de Shanghai à Bao Xing, son « port d'attache » il connut de dures « journées de rude charrette, de pénibles courses. Par temps de neige et de grand froid, il vécut de bouillie de maïs et logea dans de méchantes cabanes de bûcherons. Encoffré dans une jonque durant une vingtaine de jours » il subit aussi les « attaques des pillards et des rebelles musulmans. » Mais l'appétit de découverte de ce savant voyageur ne s'arrête pas à ces missions de foi. Éminent botaniste, le Père David trouvera un champ d'investigation à sa mesure dans cette Chine immense et mystérieuse où il effectuera des découvertes essentielles. Correspondant du Muséum d'Histoire Naturelle, il fera découvrir à l'Europe le Panda, le Cerf de David, plus d'un milliers d'oiseaux et de mammifères et des centaines de plantes dont soixante et onze portent aujourd'hui son nom : la rose du Père David, les érables du Père David, l'arbre aux mouchoirs - le « Davidia Involucrata » - ou le fameux arbre aux papillons - le « Buddeia Davidi » sans oublier l'indispensable herbier connu sous le nom de « Plantae Davidiane », publié récemment par le Muséum d'Histoire Naturelle, ouvrage essentiel, s'il en est, à la connaissance de la flore chinoise.
Offerte par la W.W.F. dont le Panda est le symbole, une plaque commémorative a été apposée ces dernières années sur la maison natale du Père David à Espelette.
« Kapera Ttipia », la Petite Chapelle des Missionnaires d'Hasparren. inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
Très petite et d'une rare sobriété, la première chapelle - "Kapera ttipia" - édifiée par les Missionnaires venus s'établir à Hasparren en 1824, fit dire à un Hazpandar : "Jaun Misionestek egoitza ederra dute, bainan, nagusia , Jainkoa, etxola hitsean daukate" - "Les Missionnaires ont une belle demeure, mais ils font résider le maître, Dieu, dans une bien triste masure".
Sa taille étant trop exiguë pour recevoir les fidèles désirant assister aux diverses cérémonies du culte, le 1er Supérieur des Missionnaires, le Père J.B. Garat, envisagea très vite la construction d'une chapelle plus grande... mais, faute de moyens, ce n'est qu'un siècle plus tard que le 6ème Supérieur des Missionnaires, le Père Lopez de la Vega, parviendra à faire aboutir ce projet !
La Chapelle du Sacré-Cœur dite des Missionnaires.
Confié à une équipe de quatre architectes dont le bureau est à Saint-Jean-de-Luz : Fr. Lafaye, G. Tribout, G. Beau et J. Iriarte - auteur de la somptueuse Villa Leilhorra à Ciboure - le premier projet est grandiose ! Il orientait la chapelle est-ouest, avec un cloître sur deux niveaux côté nord, et trois bâtiments de galeries. Sur le quatrième côté, en bordure de la route, un long mur de clôture s 'ouvrait au centre de la composition par un portail sous auvent. La référence au style basque s'affirmait avec un clocher en pan de bois, des galeries établies le long des murs de la nef, un chœur surélevé et la présence de nombreuses balustrades en bois. Faute de moyens, les architectes ont dû simplifier leur projet tout en conservant la structure générale : une nef unique couverte d'un plafond en bois et prolongée par un chœur fortement structuré au-dessus d'une crypte limitée à l'emprise du chœur. Quant-à l'évocation de la culture basque, elle se limitera aux deux petites balustrades des chapelles latérales, la tribune au fond de la chapelle, ainsi qu'à l'abondante iconographie de la nef.
La chapelle que nous pourrons visiter, d'une longueur totale de 35 mètres, possède une très belle charpente apparente en sapin des Vosges. De 20 mètres de long sur 9 de large, sa nef comprend cinq baies vitrées et une rosace découpée sur le fronton. Formant transept, on trouve deux chapelles étagées dont les tribunes étaient réservées l'une pour les missionnaires, l'autre pour les religieuses. Une vaste crypte servant de sacristie se trouve sous le chœur; surélevé et entièrement décoré par une imposante et admirable mosaïque représentant le Christ ouvrant largement ses bras en signe d'accueil. Le sol de ce chœur, de marbre clair, est limité par une élégante ferronnerie joliment travaillée. L'autel de la chapelle du transept gauche est dédié à Notre Dame de Lourdes, celui de la chapelle du transept droit est dédié à Saint Joseph. Les vitraux des tribunes placées sur ces chapelles portent les noms basques des principales communes du Pays Basque ainsi que leurs armes ou blasons. Chacun des deux murs latéraux de la nef est percé de cinq fenêtres qui sont décorées de vitraux, comme la rosace de la tribune qui représente la Sainte Trinité. Les fresques de la nef, tout comme les mosaïques du chœur, sont particulièrement remarquables. Elles représentent quarante-huit saintes et saints particulièrement vénérés au Pays Basque. Comme le veut la tradition, le peintre a tenu à représenter quelques-uns de ces saints sous les traits de plusieurs personnalités bien connues de l'époque comme l'évêque du diocèse et le maire de Hasparren.
Le 31 décembre 1942, alors que tous les frais engendrés par les travaux de construction de cette chapelle furent payés, le Père David s'exclama : « Tout est réglé : Deo gratias ! »
En chinois dans le texte.
Bernard Carrère.
nous profitons de l'été pour vous informer et vous inviter à participer à la rencontre que nous organisons à l'automne sur le thème Gastronomie et Internet, Mariage d'amour ou de Raison, le samedi 4 octobre, à AINHOA chez notre Président
nous avons créé une page sur Facebook : http://www.facebook.com/pages/Gastronomie-Internet/33298435766
ainsi qu'un groupe : http://www.facebook.com/group.php?gid=21935732122&ref=ts
ainsi que l'événement lui même : http://www.facebook.com/event.php?eid=29454391476&ref=ts" TARGET="_blank"> http://www.facebook.com/event.php?eid=29454391476&ref=ts,
merci de vous connecter (le cas échéant créez votre compte) sur Facebook pour vous y inscrire
cette manifestation regroupera des professionnels de la cuisine et du tourisme, des critiques gastronomiques et autres professionnels "du papier", mais aussi des spécialistes des nouvelles technologies et des réseaux,
parlez en autour de vous, activez vos réseaux, il est temps de s'inscrire !!!
première maquette du programme de la journée
largement inspiré par Frédéric DUHART, Bernard CARRERE, Beatrice PENE, Mathilde LASSALLE, Julien DIZDARD
1/ Internet et le discours culinaire
- Source d'information, internet offre les possibilités d'un livre de cuisine infini dans lequel certains puisent à l'envi.
De là des questions:
Comment utilise-t-on les recettes d'internet? Source d'inspiration lointaine, texte imprimé et appliqué à la lettre, pourquoi internet plutôt qu'un livre de cuisine classique, réalisation de cahiers de recette virtuel ou utilisation en fonction des besoins?...
- Sur internet, il y a des recettes de toutes sortes, une typologie des principaux sites est elle possible?
Site de chefs plus ou moins réservés, sites d'amateurs plus ou moins compétents, quelles sont les cuisines que
nous donnent à lire internet? Quelles sont les conditions d'accès à ces différentes cuisines (payant/gratuit, communautés fermées/sites forum...)
- Expérience, transmission, cuisine populaire et internet...
Au fil des pages des forums, une cuisine populaire ordinairement situé en dehors de l'écrit publié se donne à voir. Internet donne une nouvelle dimension à des savoirs culinaires (trucs, recettes employant des ingrédients peu présents dans le discours culinaire classique) très personnels. Il serait intéressant de se pencher sur quelques-uns de ses
savoirs (ex cuisine de la merguez) et de réfléchir sur leurs mises en discours.
2/ Internet et produits gastronomiques
- Etre petit producteur à l'âge d'internet
De plus en plus de producteurs même petits possèdent aujourd'hui une page web. Exister sur internet est-il devenu nécessaire pour vendre des produits de qualité? Comment ceux qui ont choisi de s'exposer sur internet en gèrent
les conséquences (vente en ligne, gestion des stocks, expédition...)?
- Expression gastronomique et internet
Par le biais des forums et des pages personnelles, il est devenu facile d'exprimer des avis gastronomiques, de publier des critiques de restaurants ou de produits sans posséder un accès aux médias classiques.
Qui sont les "cyber taste makers"? Comment conçoivent-ils leur position dans la chaîne gastronomique?
Chaque mangeur est-il un critique (intéressant) en puissance?
La critique gastronomique sur internet possède-t-elle une réelle influence?
Est-elle prise en compte par les professionnels?
3/Internet et l'information du mangeur
- Grandes pages institutionnelles, sites de grandes marques, littérature plus ou moins scientifique en libre accès... Internet permet une très riche information sur le contenu de nos assiettes. Mais comment faire le tri?
Comment s'informer sans se désinformer?
Le marketing internet a-t-il des spécificités? Quelles sont ses stratégies, ses cibles, ses procédés?
- Comment internet informe, manipule, influence, met en débat? La prise en considération de cas précis serait intéressante: traitement et déformation d'informations alimentaires ("poulet au javel"), internet dans les débats de société (OGM), internet et le prosélytisme alimentaire (mouvements végétariens, antispécistes)
Quand l'Histoire avec un grand « H » rencontre la petite histoire...
du Roi d'Aragon reçu par Louis XI au Château d'Urtubie,
à « Bizi Ona, le Slow Food du Pays Basque » reçu à la Ferme « Lizarraga » ,
« L'Espagne s'invite à notre table... »
Tel sera le thème de notre soirée du Lundi 7 juillet 2008,
qui se déroulera à la « Ferme Lizarraga »,
Nationale 10, à Urrugne. (1)
à 19 heures précises.
Quand Lapeyre m'a dit : « - Planche sur la Plancha,
Et trouve nous un lieu que l'on ne connaît pas ! »
Je me suis dit : « - Plancha ? - Je n'y arriverai pas ! »
Et puis, j'ai essayé, c'était « prêchi-prêcha ... »,
Jusqu'au moment précis où j'ai pensé : « Urrugne »
- « Nom rauque dont le son à la rime répugne » (2) -
Où, quelques jours avant cet appel - simple et ferme -
J'avais fort bien dîné dans une ancienne ferme
Restaurée avec goût par un couple modèle :
Qui reçoivent fort bien aux lueurs des chandelles...
Dans ma tête, enfin, mon « papier » prenait forme.
Je voyais le château avec ses murs énormes...
Pour notre réunion, l'adresse, je l'avais :
« Ferme Lizarraga » , à deux pas d'Urtubie.
Il me fallait ensuite écrire sur la lubie
De notre ami Lapeyre : « Plancha et dérivés ! »
Inspiration : zéro ! Je suis donc revenu
Au maître de la ferme, Guillaume de Coral,
Pour vous parler des lieux qui ont appartenu
A sa grande famille. Peut-être qu'à vos yeux,
Mon texte aura un air un peu professoral ?
Je vous l'offre quand même : je ne ferai pas mieux !
Si l'on se doit d'ôter la particule d'un nom que l'on énonce - on dit les « Coral » et non les « de Coral » - il est désormais une licence homophonique qui va permettre à tout un chacun de dire les « deux Coral » : Laurent et Guillaume.
Issus d'un même arbre, ils ont chacun désormais leur histoire.
Laurent de Coral.
Les amoureux des belles pierres et de l'Histoire du Pays Basque n'ignorent rien du berceau basque de la famille de Laurent de Coral, « dépositaire » - il préfère ce joli terme à celui de « propriétaire » - du Château d'Urtubie.
Edifiée sur les terres d'Urrugne après que Martin d'Urtubie, son premier Seigneur eut reçu en 1341, par lettres patentes du Roi d'Angleterre Edouard III, duc d'Aquitaine, « l'autorisation de construire un château en pierres avec murailles et fossés », cette noble demeure aux allures de forteresse sera en partie rasée puis reconstruite entre 1506 et 1540. Ici, les séjours royaux ne se comptent plus. En 1463, Louis XI y eut une entrevue avec le roi d'Aragon, mécontent et déconfit que son cousin de France ait occis et jeté dans ses prisons les sires d'Albret et les puissants d'Armagnac, ses alliés, dont l'exécution féroce permettait au roi de France de mettre le pied sur le Midi Pyrénéen qu'Aragon avait toujours regardé comme sa terre. De l'entrevue d'Urtubie, ce ne fut point la paix qui en sortit mais la guerre : le roi espagnol sema la révolte dans tout le Roussillon qu'il fallut reconquérir.
Lorsque Louis XI séjourne à Urtubie la grande Histoire se conjugue avec celle de cet exceptionnel domaine que Louis XIV érigea en Vicomté en 1654. Il en est de même lorsque quelques membres de la famille s'allient avec les Pompadour et les Bourbon-Busset... ou lorsque, durant les guerres napoléoniennes, en 1814, le château servit de quartier général au Maréchal Soult, puis au général Wellington.
En vous rendant à Urtubie, Laurent de Coral, mieux que tout autre, saura vous conter l'histoire de sa maison et de ses différents Maîtres : les Sault, les Montréal, les Castelmoron, celle de ses ancêtres : Nicolas Henri de Coral, volontaire des campagnes de l'Empire, déporté pendant quatre longues années sur l'îlot désertique de Cabrera, non loin de Majorque, celle de son fils Hugues, ou de son petit fils Paul qui épousera Thérèse Labat, fille de Jules Labat, Maire de Bayonne, et de Gabrielle de Larralde-Diustéguy, héritière des anciens Vicomtes d'Urtubie...
Petit fils de Bernard de Coral, Député-Maire d'Urrugne, Laurent de Coral et son épouse - Maire d'Urrugne - conjuguent avec talent le métier de « mainteneur des traditions » et celui d'hôtelier à la tête d'une maison d'exception.
Si j'osais vous donner un conseil... et j'ose ! - Profitez de notre escapade à Urrugne pour visiter le Château d'Urtubie (3) dès avant notre rendez-vous de 19 heures ?
Guillaume de Coral.
Surplombant le Château d'Urtubie auquel elle est attachée depuis toujours, « Lizarraga » est une authentique ferme basque du 17ème siècle que Charlotte et Guillaume de Coral ont joliment restaurée en conservant ses plafonds bas, ses poutres d'origines et son sol en pierre de la Rhune.
Grâce à son décor authentique et simple, mais aussi à l'accueil chaleureusement familial de ses « inventeurs » , « Lizarraga » a conservé son ambiance de ferme de toujours. Côté cuisine, Matthieu Destugues ne travaille que des produits de saison qu'il propose sur une carte au goût du terroir, simple et agréablement gourmande. Servie dans la fraîcheur de la ferme ou à l'ombre d'un noyer centenaire dominant la terrasse, sa cuisine se marie fort bien avec l'environnement champêtre de cette adresse bucolique : vaches et maïs au premier plan, collines de Ciboure au loin, et la Rhune, montagne mythique des Basque, dominant le tout.
Et la « Plancha et ses dérivés » dans tout ça ?
J'y reviens. Mais pas seul.
Nous avons fait appel à notre ami Frédéric Duhart, historien et anthropologue, qui a su éveiller notre gourmandise lors de notre soirée consacrée aux légumes d'autrefois, d'aujourd'hui et de toujours à la Table d'Aranda.
C'est donc l'auteur de « La nouvelle cuisine du XVIIIe siècle », de « La chocolaterie bayonnaise au XVIIIe siècle », des « Mythologies alimentaires » et du « Goût du Sud-Ouest » - entre autres publications - qui nous parlera de « la cuisine à La Plancha » si solidement enracinée dans le paysage culinaire de notre région qu'elle a désormais une couleur et un goût des plus locaux pour les touristes découvrant le Pays Basque.
C'est donc à Urrugne, entre mer et montagne d'où proviennent les meilleurs des produits à cuisiner « à la plancha » que Frédéric Duhart nous contera la brève et passionnante histoire de l'implantation de cette façon de cuisiner venue de l'autre côté de la Bidassoa que, il y a quelques décennies à peine, ces mêmes touristes devaient traverser, lorsqu'ils voulaient découvrir la cuisine « à la plancha ». Par delà les épisodes d'une intégration gourmande particulièrement réussie, Frédéric Duhart nous fera également part de sa réflexion sur la philosophie du « manger ensemble » et l'art consommé de faire vivre une identité.
"Vulnerant omnes, ultima necat" - toutes les heures blessent, la dernière tue - proclame l'antique cadran solaire qui orne les murs de pierres rousses de l'imposante église d'Urrugne.
Un prêtre de mes amis affirme que cette inscription en latin de cuisine traduit l'essentiel de l'âme basque : fataliste dans sa foi comme dans sa philosophie.
J'y vois un clin d'œil à la philosophie de notre H.B.L. préféré et au fatalisme auquel je dois faire face en me résignant à plancher sur la plancha !
Henri-Bernard Lapeyre est un vrai philosophe !
Grâce à son insistance, j'ai terminé mes strophes
En parlant d'Urtubie, du château, de la ferme,
De la plancha enfin ! Je vous laisse : je ferme !
Bernard Carrère.
(1) Ferme Lizarraga, Nationale 10, Urrugne - tél. 05.59.47.03.76.
Accès : après Saint-Jean-de-Luz, direction Urrugne. Passer l'accès à l'autoroute et la route de Socoa. Quelques mètres après, sur votre droite, un panneau indique la « Ferme Lizarraga » (et un autre panneau, le Château d'Urtubie) : tourner à droite, prendre la route gravillonnée et suivre les flèches.
(2) Théophile Gautier
(3) Château d'Urtubie, route Nationale 10, Urrugne - tél. 05.59.54.31.15.
Donjon fortifié du XIV°siècle, corps de logis Renaissance avec escalier de pierres en vis suspendu. Beau mobilier et collection de tapisseries des Flandres du XVII°siècle.
Histoires de légumes dans le Sud-Ouest
« Au Commencement était le Verbe », dit la Bible.
« Que nenni ! » clament en chœur nos chers Littré, Larousse, Quillet, Robert et autres encyclopédistes : « Au commencement, on trouve toujours le A ! »
D'ailleurs, s'il faut en croire Antoine de Piis (1788) :
« A l'aspect du Très-Haut, sitôt qu'Adam parla,
Ce fut certainement 'A' qu'il articula ! »
Plus prolixe, Arthur Rimbaud ne se contente pas du A et colorie joliment les Voyelles : (1871)
« A noir,
E blanc,
I rouge,
U vert,
O bleu ... »
Avez-vous remarqué que les mots « Slow Food » ne comptent que la voyelle O que Rimbaud colore en bleu.
Bleue est la mer, bleu le ciel qui s'y mire. Le bleu, c'est l'horizon, le rêve, l'infini, l'évasion.
Du manteau de sacre royal semé de fleur de lys au vêtement de travail de l'ouvrier, le bleu est présent à chacune des extrémités de l'échelle sociale. L'aristocrate au « sang bleu » qui commande un filet de bœuf « bleu » est-il conscient que notre langue marie sans distinction quartier de noblesse et quartier de bœuf ?
En toute logique, le nom « Lapeyre » contient deux voyelles : le A - noir , comme l'encre de ses écrits - le E - blanc, comme le papier qui les imprime.
Ces mêmes voyelles se baladent dans le nom de l'adresse qu'Henri-Bernard et moi-même avons choisi pour notre prochaine rencontre du lundi 26 mai, premier jour de « La semaine de la Fraich'attitude » :
« La Table d'Aranda », 87 Avenue de la Marne, Biarritz,
où nous nous retrouverons à 19 heures précises, pour passer à table à 20 h 30.
« La Table d'Aranda », cinq A pour un E.
A - noir, multiplié par cinq pour être aussi grand que le tableau noir de notre enfance - E - blanc, un seul, comme la craie que faisait crisser notre maîtresse sur le grand tableau noir. La même craie que pourrait utiliser le brillant universitaire qu'est Frédéric Duhart, venu des Landes voisines pour nous parler de l'Histoire des légumes dans le Sud-Ouest.
Historien et Anthropologue, Frédéric Duhart a le don d'éveiller notre gourmandise par le moindre de ses propos. La seule lecture de la liste des travaux, articles ou ouvrages qu'il a consacrés à l'identité culturelle et alimentaire de notre région est « succulente » : « La nouvelle cuisine du XVIIIe siècle », les techniques et les produits de « La chocolaterie bayonnaise au XVIIIe siècle », les « Mythologies alimentaires - Du monde à l'assiette », le « Goût du Sud-Ouest », « Les mots du vin et autres boissons ». Sa réflexion sur l'identité culturelle alimentaire nous vaut une publication joliment titrée : « Du kiwi dans les rillettes » et son travail sur l'alimentation de nos ancêtres, un ouvrage au titre gourmand « De bouillies en fromages. Les consommations alimentaires des populations pyrénéennes aux XVIIIe et XIXe siècles. ».
Et ces titres ne sont qu'un infime résumé de ses travaux !
Notre rencontre mettra à l'honneur les légumes des quatre saisons avec une attention toute particulière pour les incontournables délices printaniers que sont les asperges des Landes et les artichauts. Entre les légumes condamnés depuis des décennies à l'anonymat du pot et ceux que notre tradition culinaire considère comme des mets raffinés, Frédéric Duhart nous contera la richesse de la relation de nos sociétés avec les « aliments végétaux » que sont betteraves, broutes, carottes, pourpiers, haricots verts ou potirons... La connaissance de ces produits « de toujours » devrait nourrir notre réflexion et nous inviter à ne plus qualifier de « navet » un mauvais film, à oublier l'expression « bête comme chou », même si le fait que nous continuerons « couper la boire en deux. » ou à « tomber dans les pommes » ne sonnera pas « la fin des haricots » le jour où, pour avoir « ménager la chèvre et le chou », nous nous retrouverons « trempés comme une soupe »...
« La TABLE d'ARANDA »
« Asador Lechazo », tel est le nom des nombreuses auberges du village d'Aranda de Duero, dans la province de « Castille Leon », réputées dans toute l'Espagne pour les énormes fours à bois qui trônent au beau milieu de leur salle. D'un diamètre de plus deux mètres et d'un poids de cinq tonnes, ils sont aux mains de « chefs rôtisseurs » qui y entretiennent un feu nourri pour cuire, des heures durant, cochons de lait et autres agneaux de lait. C'est à l'ancien propriétaire de cette adresse, adoubé par ces « chefs rôtisseurs » qui lui ont confié leurs secrets et convaincu les artisans du village de se rendre à Biarritz pour construire « son » four en terre de Castille, que « La Table d'Aranda » doit son nom.
Avec Sébastien de Conti à l'accueil et Olivier Foussard en cuisine, « La Table d'Aranda » est en train de devenir l'une des plus agréables adresses de Biarritz. Professionnel et courtois, l'accueil de Sébastien est à l'image de cette chaleureuse maison dont l'un des éléments du spectacle reste le gigantesque four en terre.
L'esthétique séduisante des plats d'Olivier nous a agréablement convaincu du professionnalisme de ce très jeune Chef qui se plait à revisiter avec un talent d'artiste les idées des maisons qu'il a traversé puisque, comme chacun d'entre nous le sait et bien des tenanciers de « boites à bouffe » l'ignorent : la cuisine est un art.
Si la mission d'un écrivain, d'un musicien ou d'un peintre est de créer un univers illusoire voire un paradis artificiel pour nous consoler d'une réalité bien trop souvent absurde, - les surréalistes ont même opposé cette création imaginaire à la création d'un Dieu qu'ils rejetaient - la mission d'un cuisinier est tout autre : en créant un univers qui n'a rien d'illusoire, un paradis qui n'a rien d'artificiel, il nous rapproche d'un être - « Le Verbe », avec ou sans V majuscule - dont je ne sais si tel ou tel chef y croient mais dont je suis certain qu'ils ne le rejettent pas. Car si un grand repas est le mariage du rêve, de l'illusion et des idées, c'est aussi l'union des choses les plus simples auxquelles le génie du chef ajoute celui des choses invisibles. Certains cuisiniers nous donnent accès à cette réalité en nous la faisant percevoir dans son évidence concrète parce qu'ils sont d'authentiques artistes. Olivier Foussard me semble de ceux là.
L'annonce - une fois n'est pas coutume - du Menu de notre dîner du 26 mai 2008, devrait vous en convaincre. Si « le A est toujours au Commencement », le mariage des autres lettres de l'alphabet forme un ensemble de mots qui se « conjuguent » avec gourmandise pour nous offrir : « Une curieuse idée de déguster le magret de canard », en tartare parfumé d'un carpaccio de truffe, salade folle du Gers, le foie gras sans cuisson. Suivront, « Posées sur un millas du Sud-Ouest, les noix de St-Jacques planchées; un milk-shake à la laitue de mer » et « Le moelleux à la pistache en mariage avec les premières Maras des Bois de Madame Basedelica, émulsion de citron jaune et graine de vanille Bourbon glacée. »
« La Table d'Aranda », 87 Avenue de la Marne, Biarritz. Tél. 05.59.22.16.04 .
Merci de vous inscrire en envoyant un mail à contact@biziona.com Attention nbre de places limite
Bernard CARRERE.
Douze gestes simples pour changer le monde en changeant de vie
Douze gestes pour :
* prendre plus de plaisir à manger ;
* favoriser des producteurs, artisans et commerçants respectueux du goût, de la nature et du consommateur ;
* soutenir des politiques alimentaires durables.
1. Faites-vous plaisir !
Manger, c'est trois fois par jour l'occasion de vous faire plaisir et de vous relier au monde.
Accordez de l'importance à ce que vous mangez, au moment où vous mangez, au cadre dans lequel vous mangez.
Prenez le temps de déguster, soyez à l'écoute de vos sensations : c'est le meilleur moyen de manger correctement.
Suivez des cours de dégustation et des ateliers du goût pour former votre goût. Le plaisir du goût n'est pas réservé aux jours de fête ni aux nourritures rares. Les mets les plus simples et bon marché peuvent être source de plaisir.
2. Fêtez les saisons à table !
A chaque saison revient le plaisir de retrouver des saveurs éloignées depuis un an.
Au printemps, ce sont les légumes primeurs, les asperges, les fraises, les pommes de terre nouvelles et l'ail jeune...
L'été apporte fruits et légumes en abondance.
Avec l'automne arrivent les pommes, les poires, les poireaux, les potirons, etc.
L'hiver est la saison des carottes, navets, choux, et de fruits et légumes d'été soigneusement conservés...
En mangeant local, vous êtes sûr de ne pas consommer la même chose toute l'année !
3. Pensez mondial, mangez local !
Préférez la production d'agriculteurs ou d'éleveurs proches de chez vous : cela renforce l'économie locale et contribue à resserrer les liens entre les habitants d'un même territoire. Quand vous achetez des produits locaux, c'est une plus grande part de votre dépense qui va au producteur lui-même. Cela favorise le maintien des paysages agricoles autour de vous.
Manger local, c'est aussi moins de transport à grande distance, et donc une économie de carburants fossiles, moins d'émissions de CO2, moins d'encombrement et de pollution par les camions.
La plupart des régions produisent une large gamme d'aliments, mais il y a aussi des produits spécifiques : pas question de vous passer d'huile d'olive si vous habitez la Normandie, ou de camembert si vous habitez la Provence !
4. Mangez quelque chose que vous cultivez...
... et cultivez quelque chose que vous mangez. C'est la façon la plus délicieuse de vous relier à la nature. Vous pouvez avoir l'ambition d'un vrai potager, ou faire simplement pousser des fines herbes en pot sur l'appui de la fenêtre, ou même faire germer des graines au bord de l'évier...
Initiez les enfants et les jeunes autour de vous à ce lien concret entre la nature et l'alimentation.
Encouragez les établissements d'enseignement et les collectivités locales à créer des jardins-écoles afin que les enfants puissent eux aussi manger ce qu'ils cultivent.
5. Rencontrez des agriculteurs, des éleveurs, des artisans et commerçants spécialisés.
Achetez en circuit court (vente directe, marchés paysans, boutiques de terroir, Amaps...), ou auprès d'artisans (boulangers, charcutiers, fromagers...) ou commerçants (cavistes, épiciers...) spécialisés et compétents.
Demandez à visiter leurs exploitations, leurs fours, leurs laboratoires, leurs caves d'affinage...
Proposez ces visites à de petits groupes d'amis, à des enfants, à des enseignants. Vous apprendrez ainsi d'où vient votre nourriture, comment elle est cultivée, élevée, pétrie, cuite ou affinée suivant les cas. Vous construirez des relations fortes, vous comprendrez mieux ces gens auxquels vous achetez, et vous leur ferez plus confiance.
Tous ont besoin de savoir que des consommateurs sont attentifs à la qualité globale : bon, propre et juste...
6. Soyez curieux !
Au magasin, au restaurant, à la cafeteria, au supermarché et même quand votre entreprise ou votre mairie offre un buffet, posez des questions !
Où cela a-t-il poussé, a-t-il été élevé ? Est-ce bio ? Est-ce que le poulet a été élevé en liberté ? Le poisson est-il sauvage ? Le bœuf a-t-il été élevé en plein air, à l'herbe, sans antibiotiques ? N'ayez pas peur d'avoir l'air bête : il vaut mieux avoir l'air bête cinq minutes que rester ignorant toute sa vie.
Ne craignez pas de déranger : les bons professionnels seront heureux que vous vous intéressiez à leur travail.
Ces questions envoient un message au marchand, au chef, au traiteur ou au responsable de la cantine : elles signalent que ces problèmes sont importants pour le consommateur. C'est toute la filière qui reçoit ce signal.
En prime, vous allez apprendre des tas de choses passionnantes !
7. Choisissez avec un soin particulier vos aliments animaux.
Les aliments végétaux (fruits, légumes, légumes secs, céréales, noix...) sont excellents et nutritifs. Ils sont aussi plus économes en ressources que les produits animaux, surtout si les animaux ont été élevés en batterie ou dans des conditions intensives.
Quand vous mangez de la viande, choisissez-la issue d'élevage pastoral à l'herbe (bœuf, agneau) ou d'élevages en liberté (porc, volailles). Ces méthodes donnent des produits de meilleur goût. Elles sont meilleures pour l'environnement, la qualité de vie de l'éleveur, le bien-être animal et votre santé.
Les animaux issus de l'élevage intensif ont un prix artificiellement bas parce qu'ils consomment des végétaux subventionnés, ou font supporter à la collectivité des coûts dus à la pollution. Les signes de qualité « Agriculture biologique » ou « AOC » sont de bons indices d'un mode d'élevage de qualité. La meilleure façon d'être sûr des conditions d'élevage des animaux que vous consommez (ou dont vous consommez les produits), c'est de connaître l'éleveur et de lui rendre visite de temps en temps.
8. Mangez varié pour promouvoir la biodiversité agricole.
Recherchez des variétés rares et anciennes de pommes, salades, fruits et légumes divers, céréales.... Vous rémunérez ainsi des producteurs qui sortent des sentiers battus, vous contribuez à préserver la biodiversité, et vous vous faites plaisir avec des goûts originaux...
9. Mangez des produits complets, achetez brut ou préférez les produits les moins transformés.
Les produits transformés, de plus en plus souvent proposés prêts à manger, contiennent beaucoup d'aliments raffinés privés d'éléments nutritifs (farine blanche, sucre blanc...), des graisses de mauvaise qualité nutritionnelle, trop de sel, des arômes ajoutés...
10. Cuisinez !
Nous n'avons jamais eu une telle variété de produits à disposition, des cuisines aussi vastes et équipées, autant de temps pour cuisiner !
Cuisiner peut être un plaisir et un délassement. C'est la meilleure façon de savoir exactement ce qu'il y a dans votre nourriture. C'est une façon simple et quotidienne de faire plaisir à ceux que vous aimez.
Si vous savez et aimez cuisiner, apprenez à cuisiner à ceux qui vous entourent, en particulier aux jeunes et aux enfants dès leur jeune âge.
Si vous ne savez pas cuisiner, n'hésitez pas à apprendre. Ne vous arrêtez pas aux premières difficultés : avec un peu d'expérience, tout vous semblera plus simple !
Si vous êtes un homme, partagez avec votre compagne non seulement la cuisine, mais aussi les tâches ménagères moins nobles : vaisselle, courses, poubelles...
11. Soyez radins !
Manger mieux, ce n'est pas manger plus cher. Les plats tout-prêts coûtent excessivement cher : cuisinez ! La viande bio est peut-être plus chère, mais elle réduit moins à la cuisson. Un yaourt nature coûte moins cher et est plus sain qu'un yaourt aux fruits aromatisé. Trouvez vos protéines dans les légumes secs, moins chers que la viande et excellents pour la santé. Le pain complet au levain est plus cher, mais il rassit moins vite...
12. Soyez des éclaireurs du goût !
Chacun a droit au plaisir de manger. Contribuez à éduquer aux goûts les plus divers les enfants autour de vous. Racontez-leur l'histoire des aliments qu'ils consomment, emmenez-les visiter des producteurs ou des artisans. Intéressez-vous aux nourritures proposées dans les cantines scolaires, les hôpitaux, les soupes populaires, les restaurants du cœur, les prisons. Chacun a droit au plaisir de manger.
Sur une idée de Jennifer Wilkins, responsable du programme « From Farm to Cafeteria » de l'Université Cornell aux USA, professeure invitée à l'Université des sciences gastronomiques de Slow Food (UNISG).
Au tournant d'un printemps bien morose où le soleil ne parvient pas à se lever, « Bizi Ona », Le Slow Food au Pays Basque, vous invite à une fin d'après-midi ensoleillée dans deux des dix sept quartiers de Saint-Etienne de Baïgorry, celui de « Otikoren » où Jean-François Tambourin nous fera visiter son exploitation familiale - élevage de brebis, production de fromage AOC Ossau-Iraty et celui d'« Urdos », le plus beau « coin » du Pays Basque - c'est là que j'ai la chance de vivre !!! - où Alain et Amélie Inçaurgarat nous recevrons dans la plus authentique des auberges basques où ils conjuguent terroir et sincérité.
"LA THEBAÏDE TAMBOURINE " :
Dans une légende sortie de son imagination débordante, Jean de La Fontaine parle d' "... un certain Rat, las des soins d'ici-bas, (qui) dans un fromage de Hollande, se retire loin des tracas."
Le malheureux rat ignorait tout du danger qu'il courait : il existe des fromages de Hollande aussi riches en crème que pauvres en couleur cutanée. Il en existe une infinité qui sont peints en rouge et fabriqués avec des laits complètement dégraissés. Comme la loi hollandaise exige d'eux une certaine teneur en corps gras, pour remplacer le beurre volé on leur incorpore de l'huile de poisson !
Quelle idée d'aller chercher sa Thébaïde dans un fromage de Hollande lorsqu'il y a en France plus de mille espèces différentes de fromage. A la place de ce pauvre rat qui a du faire un drôle de museau devant un tel produit, je me serais retiré dans la cave d'affinage de Jean-François Tambourin, fromager à Saint-Etienne de Baïgorry, pour me promener de fromage en fromage. Le matin au réveil, j'aurais grignoté le "moins fait". A midi je me serais délecté d'un fromage un peu plus parfumé tout en me réservant le plus "frais" pour le "petit creux" de la nuit. Trop heureux de m'être consacré à ces belles gourmandises, je me serais alors confié aux bras de Morphée pour partir dans des rêves au bon goût du terroir !
- LE TERROIR, QU'EST-CE ?
D'année en année, les « produits du terroir » ont envahi les étals de nos marchés, supermarchés et hypermarchés.
Le hic est qu'il y a "terroir" et "terroir" !
Avec un culot à nul autre pareil, des commerciaux sans vergogne se font un malin plaisir à qualifier « de terroir » tout produit bénéficiant d'une image de terroir. Ce produit peut avoir un lien tangible ou non avec le terroir, faire référence ou non à une origine géographique, être artisanal ou industriel, être délocalisé ou localisé dans une zone géographique définie, être un produit nouveau ou un produit traditionnel. (Rappelez-vous notre dernier débat sur la « Marque Basque »... )
Vous l'aurez compris, les produits du terroir couvrent un marché très vaste et hétérogène au sein duquel nous peinons à trouver nos propres repères !
En partant du principe qu'un véritable produit du terroir résulte des facteurs de milieu, de la nature de la matière, des techniques propres à la filière de production et du jeu social, qu'il est dépendant du contexte de sa création et marqué par son appartenance à la filière dominante, « Bizi Ona », le Slow Food au Pays Basque, se propose d'apporter un peu d'eau à votre moulin en tentant d'approcher au plus près de la vérité ... et en posant la question la plus simple du monde :
- Qui est qui, et qui fait quoi ?
- Qui fait le fromage : le lait ou le fromager ?
Les deux, et bien d'autres choses encore. Le fromage répond à des règles et n'est pas le seul résultat du fromager ou des potentialités du lait. Les surfaces, les masses, les formes, les couleurs et les aspects changent dès que l'un des facteurs est modifié. Le fromage dépend de la technologie pour sa masse, du milieu éco-géographique pour sa surface, du jeu social pour son aspect et, à l'évidence, du lait pour son goût et sa qualité.
Pour vous en convaincre, « Bizi Ona », le Slow Food au Pays Basque, vous invite à aller à la rencontre de l'un des meilleurs producteurs de fromages du Pays Basque, Jean-François Tambourin, qui nous recevra dans son exploitation de Saint-Etienne-de-Baïgorry, Maison Enautenia, route Otikoren, le Lundi 21 Avril, à 18 heures, pour nous faire visiter son exploitation et découvrir sa production. Nous pourrons ainsi découvrir ce qu'est un authentique « fromage du pays » et le comparer avec ces « pseudo fromages du pays » qui ne sont, bien trop souvent, que le « fruit » d'une fabrication industrielle à grande échelle dont le seul intérêt est d'être le synonyme de « Terroir caisse » !
« Ardi Gasna », le fromage de brebis « AOC Ossau-Iraty » de la famille Tambourin.
Exemple que beaucoup devraient suivre, la démarche de Jean-François Tambourin et de sa famille est tout autre ! Amoureux de son Pays Basque où il exerce le plus noble des métiers : « paysan », il a choisi de travailler dans l'esprit de ses ancêtres, fondateurs de cette exploitation familiale en 1718, en proposant, avec son épouse et leur fils Michel, des produits de premier choix ! La race de brebis qu'il élève est de souche basque : la Manech à tête rousse, (Deux races de brebis sont typiquement basques : la Manech à tête rousse, petite et sans corne, la Manech à tête noire, au port altier et aux longues cornes) celle que tout enfant du pays basque se doit de citer, avant l'âne et le bœuf, parmi les animaux de la crèche ! Car l'animal le plus important de la crèche fut la brebis. Je dirais même : la brebis basque, celle qui fournit le lait qui permet aux bergers du Pays Basque de produire un fromage aussi exceptionnel que celui de Jean-François Tambourin ? Il faut dire que ses cultures sont de plein champ et son élevage de petite taille et de plein air. Nourries à la pâture et avec des fourrages produits sur l'exploitation, ses brebis produisent un lait d'une rare qualité. Cela nous vaut un fromage dont la croûte variant du jaune orangé au gris cendré sert d'écrin à une pâte de couleur ivoire au goût exceptionnellement nuancé, expression de la richesse du travail séculaire transmis de génération en génération.
Fromage de Brebis et Vin d'Irouléguy : le plus beau des mariages.
"Unité de troc" dans les vallées basques dès le XIV°siècle le fromage de brebis basque n'est digne d'être apprécié (coupé en fines lamelles, accompagné de pain de campagne et de confiture de cerises noires d'Itxassou) que par celui qui en connaît sa juste valeur... comme au temps du troc !
Quel vin boire pour accompagner ces fromages ?
Le vin qui pousse dans le pays, sur place : Un Irouléguy !
Pour confirmer que le fromage fait valoir le vin et que le vin exalte les vertus du fromage, marions les vins les plus légers, les moins fruités, avec les fromages doux. Avec les fromages forts, buvons les vins les plus bouquetés.
Les vins de l'Appellation Irouléguy dont la Cave est située à Saint-Etienne-de-Baïgorry, conviennent parfaitement à une telle dégustation.
Pour la "petite histoire" rappelons qu'au Pays Basque la vigne est connue sous le nom de "migna" dès la Haute Antiquité, qu'elle se développe particulièrement à l'époque romaine, mais que ce sera la naissance du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle à partir du X° siècle qui en sera le facteur déterminant. A cette époque, la vigne et le vin sont porteurs d'une forte valeur symbolique. La vigne, culture qui nécessite beaucoup de soins, s'identifie spontanément à la communauté des élus protégée par le Seigneur, sa couleur rouge évoquant le sang du Christ, raison pour laquelle il était offert en communion lorsque, dans les années 1300, l'Eucharistie était encore célébrée sous les deux espèces : le pain et le vin. Pour ces simples raisons et pour assurer un revenu qui permette de financer leurs oeuvres de charité, les ordres monastiques possédaient leurs propres vignobles, permettant au vin "aliment réconfortant" d'accompagner les repas des pèlerins que les moines hébergeaient et soignaient. Fondateur de l'Ordre des Bénédictins, Saint-Benoît accepte que les moines ne puissent se passer de vin, mais en limite cependant leur consommation : "Bien que nous lisions que le vin n'est absolument pas l'affaire des moines, mais comme à notre époque on ne peut le persuader aux moines, convenons du moins ceci : que nous ne boirons pas jusqu'à satiété..." C'est donc par fidélité à la règle de Saint-Benoît, mais surtout parce que ses moines ne pouvaient travailler la vigne à la trop haute altitude de l'Abbaye de Roncevaux, que le "Prieur Don Domingo Etchenique y Sorhouet, premier Maître Vigneron des Prieurés d'Anhaux et d'Irouléguy" au début du XIV°siècle, les incita à l'implanter sur les terres pentues d'Irouléguy où ils travaillèrent, en terrasses ou banquettes, des parcelles très accidentées et de faibles dimensions dont les pentes dépassant parfois les cinquante degrés imposent, aujourd'hui comme hier, un travail exclusivement manuel. Bien abrité des vents océaniques, Irouléguy possède un microclimat caractérisé par des automnes d'une rare beauté et l'influence des vents du Sud prédominant de septembre à fin octobre.
Où dîner après une telle visite ?
Chez MANECHENEA, à Saint-Etienne de Baïgorry, authentique auberge de campagne où règne la sincérité.
A l'opposé des auberges "m'as-tu-vu" qui misent sur le snobisme de leurs clients pour tirer sur tout ce qui s'assoit - les auberges « terroir caisse » pour « people» en goguette - on vient ici pour le simple plaisir de faire un bon déjeuner ou un excellent dîner et non pour être vu !
C'est d'ailleurs pour cela que vous m'y verrez régulièrement !
La cuisine de terroir d'Alain Inçaurgarat et l'accueil chaleureux de son épouse Amélie sont le dénominateur commun de cette adresse dont la clientèle de tous horizons se régale, de génération en génération, d'une cuisine familiale et traditionnelle.
Le chef est vraiment en cuisine, sa femme est toujours à l'accueil, et les serveuses ont la chance de n'avoir pas fait leurs classes à l'École Hôtelière de Lausanne. Gentillesse et métier suffisent. La garbure d'Alain est celle qu'il aime préparer pour sa famille et ses hors d'œuvres sont un avant goût de son travail. Il choisit les côtes d'agneau pour vous comme pour lui : même qualité, même tendreté, même cuisson. Ses anguilles persillades sont une anthologie, ses truitelles sont un régal, sa poule au pot est digne d'Henri IV et son pot au feu est un monument. Sur la carte, la truite de Banca cuisinée aux amandes ou en filet au poivre vert, est tout aussi tentante que la morue Pil-Pil - un chef d'œuvre !-, la classique piperade au jambon ou les ris d'agneau braisé à l'Espagnole. Ses desserts au goût de notre enfance, comme son merveilleux "koka" ou le gâteau basque d'Amélie, prouvent, si besoin était, qu'ici on respecte le produit. Enfin, comme si le rapport qualité prix n'était pas suffisant et qu'il fallait fuir la routine, Alain n'hésite pas à chausser les bottes de l'imagination pour proposer quelques belles créations en fonction de son marché. Ajoutez à cela la gentillesse d'Amélie, l'ambiance de la maison et une collection de clients fidèles soucieux d'oublier le quotidien ou ravis de reprendre quelques forces en descendant des crêtes d'Iparla, et vous comprendrez pourquoi "Manechenea", synonyme de terroir, de tradition et d'honnêteté, est l'auberge où je serais heureux de vous accueillir, le lundi 21 avril, vers 20 heures, après notre visite chez Jean-François Tambourin.
Bernard Carrère.
POUR VOUS INSCRIRE contact@biziona.com
Pour se rendre chez J.F. TAMBOURIN :
Après Ossès, prendre la direction St Etienne-de-Baïgorry. Traverser le quartier « Eyrehalde », jusqu'à ce qu'un panneau « Fromage de Brebis » vous indique, sur votre droite, la direction de la ferme de J.F. Tambourin. Parking sur place.
Pour se rendre chez Manéchénéa :
Reprendre la même route dans le sens inverse. Le hameau d'Urdos se
trouve à l'autre extrémité du quartier « Eyrehalde ». A la fin du quartier, un panneau indique, sur votre gauche, la direction « Manechenea ». Un parking ombragé vous attend. (Les plus curieux « pousseront » jusqu'au hameau d'Urdos pour découvrir l'ancienne propriété de Jeanne d'Albret, « Jauregia », massive demeure du XVI°siècle dominant une place flanquée d'une simple petite chapelle du XVII° et d'une poignée de fermes et de maisons dominée par les crêtes d' Iparla. )
La malnutrition et la dénutrition ne cessent d’augmenter. Dans le même
temps, le surpoids et l’obésité progressent de façon épidémique dans le
monde. Tous les pays sont touchés.
Plus ce fléau gagne du terrain, plus on parle de régime. Plus il y a de
régimes, plus il y a d’obèses. Et plus les maladies liées à la « malbouffe »
préoccupent les professionnels de la santé comme les politiques.
Le mode de vie actuel a fait perdre à tous le sens instinctif des aliments.
Nous mangeons de plus en plus sans savoir exactement ce que nous avalons et
pourquoi nous le faisons. Nous sommes tous plus ou moins avertis de ce que
nous devons consommer tous les jours, mais nous ne savons pas comment
procéder. Nous devons apprendre à reconnaître ce que nous avons dans nos
assiettes et à écouter nos sensations.
Dans un langage simple et clair, cet ouvrage donne les principes de la
nutrition et explique pourquoi mieux manger permet de rester en forme sans
accumuler de kilos superflus. Il suffit de bousculer quelques idées reçues
pour modifier son comportement alimentaire. On peut ainsi respecter sa
personnalité, abandonner tous ces régimes aussi nombreux qu’inefficaces et
continuer à vivre en société.
Les deux cents recettes de ce livre, tirées du patrimoine culinaire mondial,
nous font voyager et rêver tout en nous faisant prendre conscience de ce que
chaque plat peut nous apporter. Les recettes sont simples, courtes et
accessibles à tous.
L’auteur, Patricia Home Guillaume, médecin nutritionniste qui a longtemps
vécu à Anglet, veut montrer que manger est un bonheur qu’il faut savoir
partager et qu’il n’est pas nécessaire de se priver pour rester mince et en
bonne santé, bien au contraire. Il est dédié à tous les gourmands qui
veulent avoir la forme, mais pas les kilos.
Elle dédicacera son livre à la librairie Bookstore de Biarritz le samedi 30
Juin entre 16 et 19h
Nous organisons pour la troisième année consécutive une journée de rencontre producteurs-consommateurs. Fort de ces deux premières expériences, de leurs écueils et de leurs réussites nous avons pris un certain nombre de dispositions pour améliorer la prestation de l'an dernier.
Nous serons ravi d'accueillir les "meilleurs" producteurs de la région
Objectifs de cette journée : DENBORA HARTU (en francais : prendre le temps)
Se faire connaître et Prendre le temps pour rétablir quelques vérités et expliquer et faire découvrir aux consommateurs nos productions et nos produits. Produits qui non seulement ont des valeurs gustatives particulières mais qui de plus sont fortement attachés à un terroir c'est-à-dire un pays, des hommes, un métier.
Vendre nos produits pour que les consommateurs repartent avec un fragment de terroir chez eux.
ca se déroulera le Samedi 15 Septembre 2007
à Saint Jean de Luz (comme l'an dernier),
pour retenir vos places contactez directement notre ami Francois COULINET INSCRIVEZ VOUS !


