nov.
16

à la

  • Par lapeyre le

« A la jolie Ninon, aux si jolis tétons, je ne dis jamais non ! »


Le 15 décembre, nous fêtons les Ninon !

Nous n'aurons, ce jour là, qu'un seul mot sur le bout de la langue et tout au bord des lèvres et c'est le mot : « Baiser » !


« Baiser. Le mot est doux !

Je ne vois pas pourquoi votre lèvre ne l'ose ;

S'il la brûle déjà, que sera-ce la chose ?

Ne vous en faites pas un épouvantement :

N'avez-vous pas tantôt, presque insensiblement,

Quitté le badinage et glissé sans alarmes

Du sourire au soupir, et du soupir aux larmes !

Glissez encore un peu d'insensible façon :

Des larmes au baiser, il n'y a qu'un frisson ! »


« Baiser », se dit en basque, très joliment : « Mouchou »,

Et à Saint-Jean-de-Luz, « Sacrebleu ! Vertuchou ! »

Aurait dit Cyrano, il n'y a que « Pariès »,

A côté de l'Église où se dit la grand messe,

Qui détient le secret de la belle invention

Du papa de Françoise, maître des productions

De cette belle adresse couronnée à Paris

Il y a quelques jours, pour un nouveau produit :

Les « Goxos » - les douceurs - du mari de Céline,

Fille de la maison, devant qui je m'incline,

En pensant à Françoise, mais aussi à son gendre,

Qui a nom d'empereur : il s'appelle Alexandre !


Même si un « mouchou », aux « goxos » se conjugue,

Le 15, à Saint-Jean, notre petite fugue

S'en tiendra au « Mouchou » que le grand Cyrano

Du maître d'Arnaga, Rostand, roi de Cambo

Définit joliment : « Mais à tout prendre, qu'est-ce ?

Un serment fait d'un peu plus près, une promesse

Plus précise, un aveu qui veut se confirmer,

Un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer ;

C'est un secret qui prend la bouche pour oreille,

Un instant d'infini qui fait un bruit d'abeille,

Une communion ayant un goût de fleur,

Une façon d'un peu se respirer le cœur,

Et d'un peu se goûter, au bord des lèvres l'âme ! »


Si Cyrano de Bergerac n'a pu « goûter, au bord des lèvres, l'âme » de la belle Roxane, nous n'allons pas laisser un quelconque « Christian de Neuvillette » ou d'ailleurs... prendre notre place pour aller « goûter » un « Muxu » ou « Mouchou » - baiser en basque - spécialité de la Maison « Pariès », où nous nous retrouverons 9, rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz, - A quelques pas de l'Église - à 19 heures précises,.


Non contente d'être connue et reconnue pour ses « Muxus », la Maison « Pariès » vient de recevoir un « Award » pour sa nouvelle création : les « Goxos » - douceurs en basque - lors du Salon du Chocolat qui s'est déroulé ces dernières semaines à Paris. A base de lait d'amande - enrobage équatorial au lait - et de noir noisette - enrobage extra bitter - cette divine gourmandise est le fruit du talentueux travail d'Alexandre Seynane, chef de production de la maison et gendre de Françoise Pariès, aux manettes avec son mari Alain, de cette entreprise familiale créée en 1895 par Jacques Damestoy, son arrière grand-père, merveilleusement conduite par Robert Pariès, son père, aujourd'hui pâtissier du Bon Dieu.

Je laisserai à Françoise et à Alain le soin de vous conter leur belle maison et de vous présenter la création d'un laboratoire à Urrugne et tous leurs autres projets en cours de réalisation pour le bonheur de nos papilles.


De chez « Pariès » au restaurant « Zoko Moko » - où le nombre de couverts est limité à 35 - il n'y a que quelques pas...


A l'heure où l'automne distille la plus belle des lumières à travers les platanes orphelins de leurs feuilles, la place Louis XIV désormais désertée des hordes brouillonnes de touristes en vadrouille mérite plus que jamais notre visite. Elle la mérite d'autant plus que, à quelques pas de la maison de l'Infante dont la façade italienne se mire dans les eaux du port de Saint-Jean-de-Luz, Charles Olascuaga a eu la bonne idée d'inventer une adresse à l'enseigne de « Zoko Moko » - coin tranquille - heureuse exception dans la cohorte des pseudo-restaurants et autres boites à bouffe dont nous avons eu à subir les ouvertures, ces derniers mois, et dont nous connaîtrons les fermetures, ces prochains jours ...

Alors que quelques uns de ses confrères de passage se sont essayés, avec plus ou moins de bonheur, à reconstituer des bistrots rustico-basco-cucu, Charles Olascuaga, a su marier les murs de pierres de cette maison du XVIII° siècle à un mobilier design et une décoration sobre où le verre et le bois s'intègrent parfaitement. Avec un excellent équipage, son Chef se plait à colorer de sensations nouvelles le répertoire de la cuisine basque en imaginant, au gré des saisons, des plats d'une très grande franchise de saveurs, sans "chichis" ni "tralalas", côté mer ou côté terre, jusqu'aux desserts.

Amateur de belles bouteilles, Charles a aussi le talent de parler des vins de sa cave, judicieusement choisis.

« Zoko Moko », 6, rue Mazarin - 64500 - Saint-Jean-de-Luz. tél. 05.59.08.01.23.


Bernard Carrère.


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