Du pourquoi et du comment.
Nous n'étions que 32, ce lundi à Aincille,
Parce que, d'après certains, c'est trop loin de nos villes
De la Côte : Bayonne ou Biarritz ou Saint-Jean,
Où chaque réunion apporte un contingent
De gourmands, de gourmets et de non adhérents
Qui viennent, en pique assiette, parfois, grossir nos rangs...
Je trouve l'argument du « trop loin » fort stupide !
N'étions nous pas 110, un soir, chez Arrambide,
112, chez Isabal, notre cher Président,
104 chez Oteiza, au fin fond des Aldudes ?
Chez Arcé ou Chilo, c'est une multitude
D'adhérents que l'on vit, presque en excédent !
Alors je m'interroge : serait-ce le repas
Fixé à 30 Euros qui dirige les pas
D'une majorité vers les plus grandes tables ?
Cela serait la preuve qu'il est plus supportable
De faire cent kilomètres pour dîner chez « un grand »
Que vingt cinq ou cinquante, et cela est navrant,
Pour aller découvrir un « petit » restaurant
Où quelques plats très simples valent bien ceux des grands !
Je m'interroge aussi sur notre devenir
Et les tables à choisir pour les soirs à venir ...
Devons nous oublier notre « esprit militant »
De premier défenseur des produits de nos tables
Pour aller simplement nous asseoir à la table
Des chefs qui nous accueillent de l'été au printemps ?
Devons nous oublier le monde paysan
Où nous sommes reçus par des agriculteurs
Passionnés, passionnants où chaque producteur
Nous conte son métier en des mots séduisants ?
Devons nous, pourquoi pas, découvrir un Fast Food
Et nous interroger, nous membres de « Slow Food »,
Sur le plaisir que prennent, mal assis, à leurs tables,
Les « accros » de ces lieux, pour moi, fort détestables,
Qui commandent, toujours, un double cheeseburger,
Des frites grosses et grasses et un cola ... « léger » ?
Devons nous, pour un soir, toujours à 30 Euros,
Nous retrouver, ensemble, autour d'un brasero
Qu'une « Grande Surface » pourrait organiser
Avec comme sujet : « hot-dog et vin rosé ».
On apprendrait, peut-être, la raison essentielle
Qui veut que les saucisses au goût artificiel
« Spécialité Hot Dog » se vendent par dizaine
Lorsque les « Pains Hot Dog » se vendent par huitaine !
Nous pourrons, sans vergogne, aussi leur demander
Si leur rosé infect vient de chez "décap four"
En criant : "au secours" devant leurs petits fours
Ou leur drôle de brioche baptisée "de Vendée",
Et puis, pour nous détendre d'avoir si mal "bouffé",
Si leurs vendeurs de thé ont la « pause café » !
Et puis, tant que l'on y est, nous leur demanderons
La raison pour laquelle leur liquide vaisselle
Est aromatisé avec de vrais citrons
Lorsque leur citronnade se veut artificielle...
Tout cela pour vous dire que ce pauvre Carrère
A eu, ce lundi soir, une grosse colère :
Demander tous les mois à un chef, adorable,
De préparer pour vous, un lundi, à sa table
Un repas pour un nombre d'individus allant,
De 50 à 60 ... pour un maigre bilan
De 30 à l'arrivée, cela est lamentable,
Je dirai même plus : cela est détestable.
Ce lundi, Chez Pécoitz, le dîner fut parfait :
Pipérade aux piments doux et jambon poêlé,
Porc basque décliné en multiples façons,
Boudin, côtes et ventrèche, somptueux pieds de cochon.
« Koka » pour le dessert, merveilleux flan maison,
Et vin d'Irouléguy que l'on but à foison !
Le tout pour clôturer notre soirée « piment »
Commencée vers 7 heures au Gaec Loribar,
Où nous fûmes reçu par un homme de l'art :
L'ami Koldo Biscay, Grand Maître du Piment,
Écouté par nous tous, très religieusement !
Notre prochaine manifestation se déroulera sur le port de Saint-Jean-de-Luz durant toute la journée du samedi 20 septembre.
Dans le cadre de son « Marché d'Exception », « Bizi Ona, le Slow Food du Pays Basque », y présentera une quarantaine de producteurs.
Venez nombreux : non seulement vous pourrez goûter - gratuitement - les produits exposés, mais vous pourrez profiter, en prime, des animations de la Fête de la Rue de la République, des avantages liés aux Journées du Patrimoine (portes ouvertes des Monuments Historiques ) et de la démonstration, hautement écologique en cette période de flambée des prix du baril de pétrole, de la Patrouille de France !!!
Bernard Carrère, en colère.

Derniers commentaires