Slow Food est un mouvement international (ONG), fondé à Paris en 1989. Le siège est à Bra, dans le Piémont, au nord de l'Italie. Des associations nationales ont été établies aux USA, en Italie, en Allemagne et en Suisse. Slow Food compte 100.000 adhérents dans 47 pays et 620 conviviums environ. Le Convivium est l'unité locale de Slow Food. Les conviviums Slow Food organisent des événements comme des ateliers du goût sur les mets et les vins, des visites chez des producteurs, des dîners thématiques. Tous les conviviums forment un réseau international de connaissance, de goût et de plaisir. Le jumelage international des conviviums favorise les échanges et les connaissances de saveurs et de cultures diverses.
Slow Food est un Mouvement Culturel, éducatif, scientifique et de solidarité qui s'oppose aux effets dégradants de l'industrie et de la culture de la fast-food qui standardisent les goûts ; qui promeut les effets bénéfiques de la consommation délibérée d'une alimentation locale et de nourriture indigène, qui a des programmes d'éducation du goût pour les adultes et les enfants, qui travaille pour la sauvegarde et la promotion d'une conscience publique des traditions culinaires et des m¦urs.
Slow Food aide les producteurs-artisans de l'agroalimentaire qui font des produits de qualité ; promeut une philosophie de plaisir ; encourage le tourisme attentif et respectueux de l'environnement et les initiatives de solidarité dans le domaine alimentaire.
UN MOUVEMENT ÉCO-GASTRONOMIQUE
Slow Food cherche à combiner le plaisir avec un profond sens de responsabilité à l'égard de l'environnement et du monde de la production agricole. On ne peut pas être gastronome et ne pas être sensible à la protection des cuisines locales, des races animales, des espèces végétales en danger d'extinction.L'objectif de Slow Food est de développer un modèle d'agriculture moins intensif et nocif, capable de préserver et d'améliorer la biodiversité et d'offrir aussi des perspectives pour les régions les plus pauvres.
Devenir adhérent de Slow Food signifie partager ce projet et participer aux activités proposées par le Convivium.
L'ARCHE SLOW FOOD
Slow Food a créé l'Arche du Goût en 1996 pour cataloguer les aliments traditionnels en danger de disparition. Le projet de l'Arche rassemble des chercheurs, des spécialistes et des producteurs alimentaires pour documenter tous les aspects des produits alimentaires traditionnels : techniques de production, espèces d'animaux utilisées, types de légumes employés, instruments nécessaires à la production, et ainsi de suite.
En 2000,l'Arche du Goût italienne recensait déjà plus de 450 produits, et elle a continué de s'affirmer au niveau international. En 2002,Slow Food a fondé la Commission Internationale de l'Arche avec des représentants de 10 nations, des projets actifs de l'Arche et un nombre significatif de membres de Slow Food. La Commission coordonne l'Arche Slow Food au niveau international et, dans les années à venir, la Commission Internationale de l'Arche chargera l'Arche de produits artisanaux provenant du monde entier.
Bien vivre en basque se dit « Bizi Ona »
Bizi ona, c'est le nom qu'a choisi le convivium du Pays basque, né en 2002, qui comme chacun sait se fait une certaine idée du bien vivre.
Comme toujours, l'idée de sa création est venue d'un petit noyau de « résistants » à la poussée du n'importe-quoi, denrée qui prolifère dans les frigos du monde aisé et qu'on disait civilisé jusqu'aux récentes catastrophes majeures, la plus grave étant la perte du goût.
Aux actes citoyens !
Le convivium est très vite entré en campagne sur l'idée simple qu'il faut d'abord balayer à sa porte. En effet, les mets-phare du Pays basque, ceux qui font son identité culinaire couraient trop souvent le risque d'être dévoyés dans des imitations, des ersatz, des ratatouilles sous des semblants de pipérade, des hachis Parmentier sous des apparences d'axoa, des galettes sous le masque de gâteaux basques. Croyez-nous, il s'en vend parfois dans des foires lointaines. Il suffit de les marquer d'une croix basque en Lorraine, en Normandie et la messe est dite! Nous ne voulons pas manger de ce pain là, non parce nous sommes des exclusifs, mais parce qu'à l'inverse, nous ne fabriquons ni rillettes du Mans, ni andouille de Vire à Saint-Jean de Luz. Par contre nos amatxi (grand-mères), nous ont enseigné des recettes intangibles qui vont bien avec notre climat, notre sol, notre humeur.
C'est donc sur un programme de mise en ordre, de remise au standard, de respect des traditions que Bizi Ona est entré dans le jeu, s'entourant de professionnels chevronnés.




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