cinéma (46)

avr.
19

Greenzone par Greengrass !

  • Par ben le

Après la série Bourne Identity (La mort dans la peau, La vengeance dans la Peau), Paul Greengrass m'a à nouveau scotché sur mon siège pendant 2h !


Fini l'espionnage, l'excellent Matt Damon se retrouve cette fois-ci à Bagdad, durant la période chaotique qui a suivi la prise de la ville par les américains. A la tête d'une escouade, il est en charge de la recherche de preuves sur les fameuses "armes de destructions massives" de Mr Bush.

Le fond de l'histoire est bien évidemment très romancé même s'il est largement inspiré de faits réels.


Visuellement, c'est superbe. La reconstitution de la capitale irakienne durant cette sombre période est bluffante de réalisme. Les dernières techniques de combat, à la pointe des technologie, se rapproche de plus en plus d'un jeu vidéo...


Le rythme du film est effréné, sans temps mort et le savoir-faire de Greengrass dans les scènes d'action est toujours aussi impressionnant : au coeur de l'action, caméra à l'épaule.


Un des films les plus proches serait La chute du Faucon Noir de Ridley Scott, similaire sur de nombreux points, notamment l'intensité et le réalisme des scènes de combat.


On peut lire sur les affiches : "Le film d'action de l'année".

Je confirme !

Green Zone

(Film à l'affiche)


janv.
4

La Merditude des Choses

  • Par ben le

Version trash flamande des Chtis ou des Misérables!


On a l'impression de voir un épisode de l'émission Striptease sur la famille prolo-alcolo Strobbe.

Une superbe chronique sociale avec une brochette d'acteurs époustouflante.


Glauque, pathétique mais aussi très drôle, on rit beaucoup... souvent jaune...

Pour les amateurs de bières, de clopes et d'humour belge!

La Merditude des Choses

(Film à l'affiche)


nov.
9

FilmoTV : la VOD des amoureux du cinéma ! (compatible Mac...)

  • Par ben le
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Hier, on a testé et approuvé un super service de VOD : FilmoTV, enfin compatible Mac depuis ce mois-ci !

On s'est regardé Burn after reading (en branchant mon Mac sur la télé et la chaine) : la qualité "image et son" fut très bonne, quasimment équivalente à un DVD.

Il suffit juste d'avoir un bonne connexion Internet (pas de téléchargement).


FilmoTv propose en location directe un excellent catalogue en VO avec de nombreux films cultes (3 euros) et les dernières nouveautés (5 euros).


Mais ce qui les différencie des autres services de VOD, c'est un abonnement à 15 euros par mois.

Leur équipe présélectionne pour vous 50 films par mois autour de différentes thèmatiques : vous avez ensuite accès à ces films gratuitement avec l'abonnement.

Voici par exemple, la sélection de ce mois-ci :

http://www.filmotv.fr/rub/56/abonnement.html


Derrière le site, il y a la société de production de cinéma WildBunch.

L'accent est donc clairement mis sur l'éditorialisation de l'offre:

- présentation des films par des auteurs ou des journalistes, dans des vidéos, pour inciter l'utilisateur à regarder un film ou d'autres qui lui sont liés,

- making-ofs, extraits des plus belles scènes,

- commentaires possibles des utilisateurs,

- classements par genres, par réalisateur, par comédien, par pays.


Comme ils disent : "Le service de VOD créé par des professionnels du cinéma, pour les amoureux du cinéma".

sept.
27

Woodstock, le dernier moment d'innocence Flower Power...

  • Par ben le

Après l'excellent The Ice Storm, Ang Lee est de retour dans les années 70.

Il déclare que The Ice Storm peut être vu comme "la gueule de bois de l'après-1969, alors que Hôtel Woodstock est la magnifique nuit qui précède et le dernier moment d'innocence"!


Le parti pris d'Ang Lee est de suivre un des organisateurs du festival : Elliot Tiber, qui a écrit le livre dont est tiré le film.


La première partie sur la génèse de l'évènement est donc très intéressante et certainement très proche de la réalité.

Par contre, on reste sur notre faim sur la deuxième partie...

Les amateurs de musique seront forcement un peu déçus car durant les 3 jours peace&love, Ang Lee décrit prinicipalement les histoires familiales et l'expérience personnel d'Elliot.

Pour l'aspect musical, il vaut probablement mieux voir le film documentaire réalisé à l'époque (auquel Martin Scorcese participa).


Dans tous les cas, c'est un film à voir pour son aspect historique et connaitre les coulisses de cet évènement culte.

Hôtel Woodstock

(Film à l'affiche)


sept.
2

Les batards inglorieux : décoiffant !

  • Par ben le

Ouf... j'ai enfin pu voir le dernier Tarantino!

Après la blaxploitation, les films d'arts martiaux, les séries B voire Z, les westerns spaghetti, il se permet de revisiter le genre du film de guerre avec son culot habituel.


Si le dernier Boulevard de la Mort était assez anecdotique, ce Inglourious Basterds est jubilatoire, un très bon cru!

On retrouve sa touche habituelle : des personnages hauts en couleurs, un montage visuel et sonore détonnant et des dialogues cultissimes.

Comme d'habitude, un véritable défi à Hollywood tant au niveau du sujet, de la structure du film (peu d'action, beaucoup de parlotte) que du choix des acteurs.

L'interprétation de Brad Pitt est fabuleuse, celle de Christopher Waltz (qui a fait quelques passages chez Derrick) est magistrale.


Bravo Quentin et vive la culture Pulp et Pop!

Inglourious Basterds

(Film à l'affiche)


juil.
21

Gueule de bois

  • Par ben le

Après un Woody Allen ultra-classique et un Age de Glace décevant, j'étais à la recherche d'un bon détendeur de zygomatiques.

Mission accomplie avec ce délirant Hangover : une virée à Vegas pour un enterrement de vie de garçon "un peu trop réussi".


Les situations cocasses s'enchaînent à un rythme bien soutenu et l'interprétation de cette bande de losers est impeccable (notamment celle du barbu Zach Galifianakis).

Gros succès du moment sans qu'il n'y ait une seule star au générique.


Pas très subtil mais sacrément efficace!

(en attendant, dans le genre, la sortie de Brüno)

Very Bad Trip

(Film à l'affiche)


avr.
22

OSS117 bis : encore mieux, car carrément pire!

  • Par ben le

La réalisation d'une suite est toujours un exercice perilleux : l'effet de surprise n'est plus là et tout le monde vous attend au tournant.

Chapeau bas donc à Hazanavicius qui a réussi son pari, en grande partie grâce au talent de Jean Dujardin, en clone de Belmondo/Sean Connery plus crétin que jamais!

Dans l'humour décalé (un peu lourdingue), ils excellent...

Le style "Canal +" des Nuls avec qui Hazanavicius a collaboré à ses débuts plane sur l'ensemble du film.


Dialogues cultes, mise en scène léchée, références clin d'oeil aux plus grands (L'affaire Thomas Crown pour les plans parallèles ou la scène finale de l'escalier empruntée à Hitchcock), musiques et décors brésiliens superbes ... c'est un régal.


Donc, si vous avez aimé le premier, foncez voir le deuxième.

Dans le cas contraire, autant vous abstenir car le second est "pire"!


PS: je tiens à préciser que je suis un grand adepte de l'humour crétin...

OSS 117 : Rio ne répond plus

(Film à l'affiche)


mars
31

Taking Woodstock : le futur Ang Lee

  • Par ben le

Ang Lee est un réalisateur incroyable, capable de réaliser des films dans tous les registres :

- arts martiaux virtuoses (Tigres et Dragons),

- drames oscarisés (Brokeback Mountain, Raisons et sentiments),

- blockbusters grand spectacle (Hulk),

- films indés à petit budget (Ice Storm).


Le voici dans un nouveau registre, plus léger, assez proche de celui de Wes Anderson...

Un film sur la génèse du célèbre festival de Woodstock.

Vivement cet été!


mars
25

Une famille brésilienne - Nova vaga!

  • Par ben le

La nouvelle vague des années 2000 serait-elle sud-américaine?

Avec des réalisateurs comme le mexicain Alejandro Gonzales Inarritu (Amours chiennes, 21 grammes, Babel), l'argentin Fabian Bielinsky (Neufs reines, El Aura) ou encore les brésiliens Fernando Meirelles (La Cité de Dieu, Constant Gardener) et ... Walter Salles (Central Do Brasil, Carnets de voyage), les plus belles perles cinématographiques de ces dernières années sont belle et bien latino!


Le nouveau film de Walter Salles est un excellent représentant de cette nouvelle vague : un cinéma intelligent et humaniste, visuellement très travaillé et à la bande-son envoûtante.

On retrouve aussi un système de narration à tiroirs où s'entrecroisent les personnages.

Il décrit les destins croisés d'une famille brésilienne, une mère seule et ses quatre enfants vivant dans les quartiers populaires de Sao Paulo.

A voir!

Une famille brésilienne

(Film à l'affiche)


févr.
12

Bande-annonce du nouveau Tarantino : Inglorious Basterds

  • Par ben le

La bande-annonce du nouveau Tarantino est disponible!

Cette fois-ci, Tarantino s'attaque au film historique : la seconde guerre mondiale...

Dialogues cultes, humour et violence ont à nouveau l'air d'être au rendez-vous.

févr.
9

Le fabuleux destin de Benjamin Button

  • Par ben le
  • Dernier commentaire ajouté

Après Alien 3, Seven, Fight Club, Panic Room et Zodiac, on savait que David Fincher ne faisant pas dans le sentimental. Il est donc surprenant de le retrouver ici derrière un film assez proche d'un Amélie Poulain ou d'un Big Fish : des personnages haut en couleurs aux histoires abracadabrantes, des décors clichés de tics et de tocs et le plein de bons sentiments.


Il faut adhérer à la mélancolie et au rythme nonchalant (mais constant) des 2h35 de cette belle parabole sur la vieillesse, la mort, l'amour et "les choses qui ne durent pas".

On retrouve le charme suranné des grands classiques hollywoodiens, mélangé à l'oisiveté d'un conte pour enfants.

Avis donc aux amateurs... pour les autres, il vaut mieux passer votre chemin.

L'Etrange histoire de Benjamin Button

(Film à l'affiche)


févr.
1

Les noces rebelles : implosion de couple en plein vol

  • Par ben le
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Fan d'American Beauty, j'attendais avec impatience ce nouveau Sam Mendes, qui après un décevant Les sentier de la perdition, m'avait à nouveau intrigué avec Jarhead, sur l'ennui des soldats au cours de la première guerre du golfe.

Retour aux sources donc, avec une critique cinglante de l'American Way of Life des années 50's : le metro/boulot/dodo de la vie banlieusarde.

Attention : la bande annonce donne une fausse impression de niaiserie romantique... car c'est tout le contraire qui se produit. Sam Mendes y décrit une vision sombre et sarcastique de la vie de couple!


La force du film réside dans l'interprétation convaincante et toute en nuance de Leonardo et Kate, qui arrivent à donner un troublant réalisme à leurs disputes.

Sam Memdes ne prend à aucun moment partie sur les idéaux contradictoires de chacun : l'idéalisme et l'oisiveté de Kate contre le pragmatisme et la lacheté de Léonardo.

Cette descente aux enfers nous parait donc inéluctable et n'importe quel couple, aussi charmant soit-il de l'extérieur, ne semble être à l'abri... "Même les Wheelers"!

Les Noces rebelles

(Film à l'affiche)


janv.
19

OSS117 - Rio ne répond plus

  • Par ben le

On est en 1967, le monde a changé... pas lui.

Vivement le 15 avril!

oct.
23

Scarlett Rebecca Barcelona

  • Par ben le

Woody Allen s'assagit-il avec le temps?

Son dernier film est léger et sympathique... mais sans plus.


Les 4 acteurs principaux sont excellents dans leur rôle respectif, avec une mention spéciale pour Javier Bardem et Rebecca Hall.

On prend du plaisir à suivre leur dilemme existentiel sur la quête de l'amour.

Mais où sont passés les dialogues percutants de Woody Allen et son humour irrévérencieux?

Une ville Barcelone "carte postale" sert de toile de fond pour enchaîner les clichés tant au niveau des personnages que des situations (l'Europe artistique Vs l'Amérique capitaliste, la carpe diem idéaliste Vs la planificatrice réaliste).


Dans les histoires de couples et d'adultères, on est très loin de Match Point du même réalisateur (ou de Closer de Mike Nichols).

Vicky Cristina Barcelona

(Film à l'affiche)


août
16

La mafia de nos jours

  • Par ben le
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A la limite du documentaire, Gomorra nous plonge dans le quotidien d'un quartier "difficile" de Naples.

On est loin des clichés américains de la mafia de Scorcese et plus proche d'un cousin brésilien : La cité de dieu.


A l'image de la superbe affiche, certains de ses habitants, tout juste adolescents, ont trop regardé Scarface, d'autres trop joué à GTA. Ils se retrouvent donc rapidement pris dans la spirale infernale de la Camorra, à essayer d'imiter leurs héros virtuels, à jouer à une guerre qui les dépasse. C'est probablement cet aspect-là du film qui est le plus perturbant.


On ressort "sonné" par cette difficile réalité, où la mort peut surgir à tout instant.

Une oeuvre coup de poing et dense (un peu fouilli dans l'ensemble).

Un Grand Prix à Cannes mérité!

Gomorra

(Film à l'affiche)


juil.
10

Thriller psychanalytique sur les souvenirs de guerre

  • Par ben le

Très beau film, à la limite du documentaire, sur les traces et les répercussions de la guerre sur la mémoire d'un soldat quelconque.


L'originalité de "Valse avec Bachir" vient de son rendu graphique absolument magnifique, le jeu sur les couleurs est superbe, et certains plans sont de toute beauté.

La bande-son colle parfaitement à l'ambiance, avec notamment quelques tubes new wave (PIL, OMD) qui ont, comme dans Persepolis, marqué toute cette génération.


Le mérite de ce film est de remettre sur le devant de la scène un passage de l'histoire que l'on aurait tendance à oublier... et qui permet de mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui dans cette région du globe, si sensible et complexe.


Une guerre inutile de plus et des gens marqués à jamais des 2 cotés.

Valse avec Bachir

(Film à l'affiche)


juin
8

Un conte de Noël à éviter

  • Par ben le

Prétentieux, lourd, indigeste... l'intellectualisme français a encore frappé.

Dialogues littéraires frôlant le ridicule, personnages pathétiques tous plus irritants les uns que les autres, situations grotesques ou invraisemblables : le film sonne faux et creux du début jusqu'à la fin.

Je me suis ennuyé ferme durant les 2h30, malgré quelques scènes réussies.


L'interprétation est aussi pompeuse et appuyée:

- Melville Poupaud fait son Melville Poupaud, nonchalant et clope au bec.

- Catherine Deneuve fait sa Catherine Deneuve, permanentée et maquillée même au saut du lit.

- Matthieu Almaric fait son Matthieu Almaric (excellent, comme d'habitude).

Idem pour les autres : Emmanuelle Devos, Hippolyte Girardot, Jean-Paul Roussillon...

Et Desplechin fait son Desplechin.

Il devrait peut-être passer au théâtre, qui se rapproche plus de son univers, trop intellectuel pour être crédible à l'écran.


Pour moi un bon film est comme un bon album : il doit me faire vibrer, me prendre aux tripes.

Or ici, pas un seul grain d'émotion, alors qu'il s'agit d'un drame familial, un comble.

Dans le style, autant aller voir du coté nordique, Festen par exemple.


Pour une fois, je suis d'accord avec Chronic'art (une des rares critiques négatives sur le film!!!) :

"un monstre cinématographique de froideur, d'ennui, d'esbroufe, de tristesse rance".

Un conte de Noël

(Film à l'affiche)


mars
22

Road movie tandoori initiatique

  • Par ben le

Autant je n'avais pas apprécié La vie aquatique, qui n'avait ni queue ni tête, autant j'ai adoré Darjeeling Limited... Un véritable bol d'air frais dans le cinéma actuel.


Wes Anderson (spécialisé dans les histoires de famille...) remet au goût du jour un cinéma d'antan. Même les effets de caméra, les travelling et bien sur le générique semblent tout droit sortis des années 70's. Un style qui sied parfaitement à l'ambiance du film en lui donnant un petit coté Bollywood!

Les situations loufoques s'enchainent au rythme d'une bande-son du meilleur effet, avec une mise en scène fluide et élégante.


Les amateurs d'Inde se retrouveront dans pas mal de situations, avec un sentiment de vécu ou de déjà vu...

A bord du Darjeeling Limited

(Film à l'affiche)


mars
18

L'épopée du baril

  • Par ben le

Avec la flambée des prix du baril, PT Anderson a eu le nez fin pour aborder un sujet d'actualité...

Autant l'or jaune a été traité et re-traité dans des centaines de westerns, autant l'or noir et le début de sa prospection aux USA ont été plutôt ignorés jusqu'à présent.

Cet aspect historique est passionnant et donne tout son intérêt au film.


PT Anderson est ambitieux : il a souvent du mal à tenir un format classique d'1h30...

Même si les 2h38 passent plutot bien, on a l'impression que There will be blood a été sacrement amputé : il y a des sauts scénaristiques assez surprenant qui donne un arrière goût d'inachevé.

Mais c'est peut-etre mieux ainsi (on se souvient de l'impressionant Magnolia, limite indigeste par sa longueur).


Un film intéressant donc, à voir notamment pour les superbes moustaches (et la prestation) de Daniel Day Lewis.

There Will Be Blood

(Film à l'affiche)


févr.
24

Un pari raté

  • Par ben le

Klapisch n'est pas le talent d'Altman ou de PT Anderson : on est loin d'un Short Cuts ou d'un Magnolia.

Sur toile de fond parisienne, il tente de croiser les destinées en s'appuyant malheureusement sur des personnages et des situations un peu trop clichés...

Alors que le thème principal est basé sur la relation à la vie et à la mort, le tout ne génère aucune émotion, ce qui est un comble.


Le film n'est pas déplaisant à regarder (Juliette Binoche est magnifique...), mais on l'a vite oublié.

Paris

(Film à l'affiche)


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