Très beau film, à la limite du documentaire, sur les traces et les répercussions de la guerre sur la mémoire d'un soldat quelconque.
L'originalité de "Valse avec Bachir" vient de son rendu graphique absolument magnifique, le jeu sur les couleurs est superbe, et certains plans sont de toute beauté.
La bande-son colle parfaitement à l'ambiance, avec notamment quelques tubes new wave (PIL, OMD) qui ont, comme dans Persepolis, marqué toute cette génération.
Le mérite de ce film est de remettre sur le devant de la scène un passage de l'histoire que l'on aurait tendance à oublier... et qui permet de mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui dans cette région du globe, si sensible et complexe.
Une guerre inutile de plus et des gens marqués à jamais des 2 cotés.
Valse avec Bachir
(Film à l'affiche)Gros carton du moment outre-manche et chouchou des médias depuis quelques semaines.
Qu'elle est donc la recette de ce duo anglo-saxon?
Un recette pop/rock sans grande originalité... mais sacrément efficace.
Les mélodies font mouches, un peu à l'instar de The Go Team, en moins foutraque.
C'est sympa, mais bon, cela ne sera pas non plus l'album de l'année.
Titre : Great DJ
Album : We Started Nothing
Artiste : The Ting Tings
We Started Nothing
The Ting Tings (Musique)Prétentieux, lourd, indigeste... l'intellectualisme français a encore frappé.
Dialogues littéraires frôlant le ridicule, personnages pathétiques tous plus irritants les uns que les autres, situations grotesques ou invraisemblables : le film sonne faux et creux du début jusqu'à la fin.
Je me suis ennuyé ferme durant les 2h30, malgré quelques scènes réussies.
L'interprétation est aussi pompeuse et appuyée:
- Melville Poupaud fait son Melville Poupaud, nonchalant et clope au bec.
- Catherine Deneuve fait sa Catherine Deneuve, permanentée et maquillée même au saut du lit.
- Matthieu Almaric fait son Matthieu Almaric (excellent, comme d'habitude).
Idem pour les autres : Emmanuelle Devos, Hippolyte Girardot, Jean-Paul Roussillon...
Et Desplechin fait son Desplechin.
Il devrait peut-être passer au théâtre, qui se rapproche plus de son univers, trop intellectuel pour être crédible à l'écran.
Pour moi un bon film est comme un bon album : il doit me faire vibrer, me prendre aux tripes.
Or ici, pas un seul grain d'émotion, alors qu'il s'agit d'un drame familial, un comble.
Dans le style, autant aller voir du coté nordique, Festen par exemple.
Pour une fois, je suis d'accord avec Chronic'art (une des rares critiques négatives sur le film!!!) :
"un monstre cinématographique de froideur, d'ennui, d'esbroufe, de tristesse rance".
Un conte de Noël
(Film à l'affiche)Les australiens de Midnight Juggernauts ont été influencés dans leur enfance par les films d'épouvante de Dario Argento et les films de Sci-Fi de Carpenter : l'ambiance est très "galactique 80's"!
On pense évidemment parfois à Daft Punk, parfois à Air.
Dans l'air du temps de l'electro/pop, l'album est assez inégal.
Parfois soualant parfois amusant, comme ce "Shadows".
Dystopia
Midnight Juggernauts (Musique)Ca commence plutôt pas mal!
On retrouve avec plaisir notre héros d'enfance, la musique, l'ambiance, l'humour et le brio de la mise en scène spielbergienne. Et puis, plus le film avance, plus Steven en rajoute une couche jusqu'au moment où cela en devient complètement indigeste.
C'est le même problème que pour Star Wars, on est dans la surenchère aujourd'hui : toujours plus d'actions et toujours plus d'effets spéciaux...
Toute cette débauche visuelle n'apporte rien à ce qui était l'essence du film d'aventure (même si les décors "carton-pate" des 2 premiers ont un peu mal vieilli aussi).
Harrison Ford semble usé par son rôle et la série aussi : dommage Mr Henry Jones mais le troisième opus restera le plus réussi!
Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal
(Film à l'affiche)Un des gros cartons sur YouTube en ce moment.
Tellement vrai!!!
C'est une déception à la première écoute : plus de déluge d'infrabasse, absence total d'influence hip/hop et de scratch. Morceaux pas toujours facile d'accès.
Et puis, après plusieurs écoutes, on s'approprie les mélodies et l'ambiance.
La mélancolie est toujours présente mais elle n'est plus cotonneuse, elle est plus déchirée, plus "rock".
Un disque qui pourrait par exemple servir de BO à un film de David Lynch...
Est-ce un grand album comme le fut Dummy à son époque?
Impossible... mais cela restera un des bons albums de l'année.
Est-ce que je prendrais plaisir à le re-écouter durant toute l'année à venir?
Je ne pense pas... la voix plaintive de Beth Gibbons me saoule un peu maintenant.
Respect tout de même pour Portishead d'avoir su évoluer tout en gardant sa marque de fabrique unique!
Third
Portishead (Musique)Toujours pas d'album pour Metronomy, mais une tripotée de remix et quelques singles bien placés... d'où un buzz bien mérité!
Pour vous donner envie de venir les voir au Nouveau Casino le 30 mai, voici Radio Ladio!
La tendance soupe niaise 80's est décidement de retour ces derniers mois... Aprés Sébastien Tellier, voici que Gonzales, le surdoué "entertainer", nous sort son hommage au "synthé + solo de saxo".
On atteint pas les sommets de kitcheries de l'album de Tellier mais on en est pas loin par moment (style B.O. de Fame...). D'un autre coté, étant canadien, il y a peu de chance qu'il puisse nous représenter à l'Eurovision.
Seules les 3 petites instrumentales au piano sont excellentes...
Vivement donc qu'il se remette en solo au piano!
Soft Power
Gonzalez (Musique)Pour en finir avec les brooklyniens qui font beaucoup parler d'eux en 2008, voici le duo des MGMT (qui se prononce "management").
On est toujours dans la pop bricolo et psychédélique mais avec un coté nettement plus glam/electro (sur le titre Weekend wars, en écoute, ça sonne carrement Bowie au début...).
Après plusieurs écoutes, les mélodies accrochent vraiment, c'est audacieux et bien écrit.
Voici donc le podium actuel des meilleurs albums brooklyniens de l'année!!!
(qui s'apparente pratiquement à mon top du moment des albums en pop/rock indé)
N°1 - Vampire Week-End
N°2 - MGMT
N°3 - Yeasayer

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