En matière d'animaux, mon plus beau souvenir ce sont les girafes se déplaçant sur soleil couchant au parc de Waza.
Plus jeune, les films de Frédéric Rossif m'enchantaient, avant que les fictions américaines ne viennent les remplacer dans mon imaginaire!
Et dans ce parc de Waza, je me trouvais soudain comme derrière la caméra de Frédéric Rossif : je voyais en vrai tout ce que j'avais vu en film, et je réalisais que les territoires de "chasse" de Rossif, que je croyais infinis, n'étaient que des hectares de parc délimités et réglementés; tout de même... la réalité était tellement plus belle... malgré la chaleur, la poussière, la fatigue, la misère, l'énervement...
(Il y a peu de photos, on probablement vu plus d'animaux que ça, surtout dans le parc; mais c'est vrai que nous faisions des heures de voiture sur la route et les pistes pour arriver à temps dans la pointe Nord et avoir le temps de rentrer... Cela ne laisse guère de temps pour l'observation.)
Dans ce parc, j'étais au paradis: dommage que le paradis ferme si tôt ou que nous soyons arrivés si tard. Je m'étais juré de retourner dans une réserve en Afrique, au Kenya ou ailleurs. La vie a décidé pour moi!
C'est là qu'était l'Afrique de mon imaginaire : elle n'était pas dans les regards fatigués des enfants, essaims de mendiants nous attendant à l'entrée de chaque village; elle n'était pas dans mon mal à l'aise devant la pauvreté des villageois et la marche au bord des routes des femmes chargées, ni dans ces hôtels de luxe pour touristes ou ces résidences pour colons.
PS Complétez en allant voir la superbe photothèque du parc de Waza (http://www.parcdewaza.com/photos/index.php)






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