coup de gueule (3)
Je reproduis ici un article paru dans le Monde du 5 novembre et dont l'original est ici : http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/05/cessons-ces-trepignements-d-enfants-gates_1435987_3232.html
L'auteur (Pascal Bruckner) a tout compris du mal Français !
Les grèves récentes auront montré le spectacle stupéfiant de lycéens manifestant pour leur retraite. Etrange inversion des temps : avant même d'avoir commencé une vie d'adultes, ces adolescents aux tempes grises pensent déjà à la clore. L'avenir doit être écrit à l'avance et l'existence sécurisée du début à la fin. On songe à ce sondage publié il y a quelques années où 70 % des Français de moins de 30 ans se souhaitaient une carrière de fonctionnaire, protégée de tous les aléas. Les jeunes sont donc bien à l'avant-garde du plus grand parti de la France : le parti de la peur.
Les Français ont peur du monde, peur des autres et, plus encore, de leur propre peur. Et ils accroissent leur frayeur en voulant éliminer le moindre risque. C'est un effroi entretenu jour après jour par les médias et l'intelligentsia et qui vient d'abord de notre incapacité à maîtriser un univers devenu trop complexe pour nous.
La passion française pour la grève est moins un signe de vitalité que de routine, bel exemple d'une conquête transformée en rituel, voire en symptôme dépressif. Olivier Besancenot n'avait-t-il pas proposé en 2003 de créer un grand parti de la grève ? Les enfants pourraient en faire partie avant d'avoir occupé le moindre emploi !
Même si le mouvement d'octobre a été motivé par la détestation de Nicolas Sarkozy, il fut surtout une façon d'exorciser la méchanceté du monde, cette pression de tous sur chacun que l'on nomme la globalisation. Le recours systématique à la grève naît d'un sentiment de dépossession : notre pays a cessé depuis longtemps d'être "la nation indispensable" dont les coutumes et les lois influencent les autres sociétés.
Nos voisins européens ont été surpris de nous voir descendre dans la rue pour deux années de travail supplémentaires quand eux-mêmes ont déjà accepté la retraite à 65 voire 67 ans. Ils y ont vu un trépignement d'enfants gâtés qui préfèrent casser leurs jouets plutôt que d'accepter une réforme, au demeurant incomplète.
Dira-t-on que nos compatriotes, fidèles à leur esprit frondeur, ont osé se cabrer quand les autres peuples se sont couchés ? Mais, au final, la loi est passée et les arrêts de travail n'étaient rien d'autre qu'une grosse colère pour avaliser une décision impopulaire. Il nous faut penser ce paradoxe d'une révolte qui est une forme subtile de renoncement. On s'insurge parce qu'on s'est déjà résigné. La grève est l'autre visage du consentement.
Allergie à l'adversité
Dans l'Hexagone, les pessimistes professionnels pullulent - l'essayiste et pamphlétaire Philippe Muray en fut l'un des plus talentueux ; mais s'ils se moquent de tout, ces atrabilaires prennent leur désespoir très au sérieux. On ne plaisante pas avec le désenchantement ! Voyez les trois doctrines dominantes qui se partagent le marché des idées chez nous : la repentance qui exhorte les Français à la honte d'eux-mêmes, le catastrophisme qui brandit le spectre de la fin du monde, la victimisation qui nous dépeint en parias. Toutes ont un trait commun : la culture de la jérémiade.
France doit rimer avec souffrance, nous ne sommes jamais assez reconnus, assez aimés, payés, soignés, cajolés, récompensés. La nation entière n'est qu'un immense syndicat de plaignants. Et pourtant, sommes-nous si mal lotis que ça en Europe ?
L'Etat-providence continue à nous protéger mieux qu'ailleurs, l'espérance de vie n'a jamais été aussi longue, la médecine aussi performante. Nos atouts dans le domaine de l'éducation, de la recherche restent immenses. La beauté de nos paysages, l'appétit pour la culture, le goût de la conversation font encore de notre contrée une de celles où il fait le meilleur être.
Nous n'avons jamais aussi bien vécu et jamais autant gémi. Si la gauche avait un tant soit peu de courage, elle dirait aux Français : battez-vous pour la justice sociale mais cessez de geindre, vous êtes encore des privilégiés parmi les nations. Ne donnez pas à vos difficultés le caractère fantasmatique d'une tragédie. En définitive, la fatigue française ne naît pas d'un surcroît d'activité mais d'un excès d'abstention. Nous avons depuis longtemps renoncé à lutter sinon contre nous-mêmes, pareils à ces insectes enfermés dans un bocal et qui se dévorent à défaut de pouvoir s'échapper.
La crainte nous paralyse, notre allergie à l'adversité accroît notre faiblesse. On ne mobilise pas une grande nation à partir d'une déploration collective ! Place de l'Odéon, à Paris, se dresse la statue de Danton sur laquelle est gravée la célèbre formule : "De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace." Où est le parti de l'audace aujourd'hui ?
Pascal Bruckner, écrivain et essayiste
"Ni pour ni contre, bien au contraire"
signé Frédéric Auro, Africain métisse jeune entrepreneur qui vit en Guadeloupe
jeudi 5 février 2009 à 06:27
Je n'ai aucun mérite sur le choix du titre de mon article, c'est celui d'un film, mais qui résume bien à mon sens ce que je vis aujourd'hui suite à ce que d'aucuns appellent un "mouvement historique" et d'autres une "catastrophe économique"... Je fais bien sûr référence à la grève "fourre-tout" du LKP + Stations essence...
Pour? Euh dans un sens on peut le dire: oui... je suis d'accord avec le fait que tout est trop cher en Guadeloupe: les loyers (par rapport au bassin d'emploi si faible), les aliments, l'EDF, l'eau, les voitures, les fringues... Il n'y a que le rhum qui soit moins cher qu'en Métropole... pour le reste, il faut être riche, propriétaire, ou ... fonctionnaire pour vivre convenablement en Guadeloupe...
Contre ? Oui, je suis contre la méthode utilisée... prendre en otage tout ou partie de la population d'une île, avec des revendications qui frisent l'utopie marxiste, et assurément qui témoignent d'une croyance en l'existence d'un Etat-Providence en France...
Contre, aussi, cette stigmatisation du "blanc"... C'est simple, ça raille et ça rigole dès que l'on voit une photo du MEDEF avec en 1ere ligne des patrons, blancs de peau... mais pourtant bien d'ici, puisqu'ils crèent des emplois et génèrent des salaires (conséquents ou pas d'ailleurs, mais bien réels...)
Bien au contraire? Ben c'est ce que je viens d'expliquer plus haut ;)... mais je suis surtout contratrié, contrarié par cette pensée unique qui vient d'en bas, cette pensée unique qui veut que si tu n'es pas du même avis que la masse, tu es un con, un profiteur, ou un blanc... ça m'attriste cet engouement autour d'une stigmatisation du "méchant patron", "béké profiteur", et du pauv' neg victime... Je suis déçu, et je suis vraiment attristé...
Parce que de mon point de vue, il ya beaucoup de "noirs" en Guadeloupe qui sont blancs, sous plusieurs angles:
1. parce que moi qui suis métis: moitié français blanc, moitié ivoirien noir, (avec une moitié de vie en Afrique, et l'autre en Europe), et bien moi si je me mets à côté de bon nombre de guadeloupéens, je suis plus foncé qu'eux, donc plus noir... et réciproquement ils sont plus "blancs" que moi...
Par exemple, je suis plus noir que DOMOTA, plus noir que LUREL, et plus noir que Moueza... donc, de mon point de vue, ils sont tous blancs...
2. Ils sont tous blancs, parce que lorsque je suis arrivé en France, fraîchement débarqué de ma Côte d'Ivoire natale, j'ai trouvé que ce qui caractérisait le mieux les blancs (du moins les français) c'était leur côté râleur... Je trouvais qu'ils râlaient pour tout, sans jamais tenir compte de ce qu'ils avaient déjà, en en voulant toujours plus, et surtout, sans être prêt à fournir le moindre effort en contrepartie de ce qu'ils demandaient... La France, le pays des râleurs qui veulent tjs plus, et surtout qui attendent tout d'une entité suprême: L'Etat...
De ce point de vue, oui je persiste et je signe, beaucoup de guadeloupéens qui se voient "noirs" sont bien blancs, et bien français! (Et très loin de l'Africain choisi comme référence...)
Et je trouve donc ridicule, voire stupide, pour ne pas dire débile ou primitif de stigmatiser le profiteur ou le patron comme un blanc... puisque tous sont blancs, plus blancs que moi, qui suis métis, mais plus foncé qu'eux tous... Mais en fait ils ont raison, car comme presque 80% de la Guadeloupe a du sang blanc, c'est la Guadeloupe entière qui est une "profiteuse", moi y compris puisque comme vous tous j'y vis, j'y gagne ma vie, je profite de l'abattement IR de 30%, des facilités offertes par la defisc, etc...
Et nous sommes tous des profiteurs à notre niveau:
Les grands groupes de distri parce qu'ils margent comme des porcs... mais ils embauchent, et leurs salariés sont souvent mieux traités socialement que d'autres qui bossent dans des groupes détenus par des noirs...
Les fonctionnaires, parce qu'ils gagnent 40% de + qu'en métropole, alors que les salaires du privés ne sont pas indexés sur la "vie chère" (imaginez un SMIC +40%, un RMI + 40%, des Assedic +40%, etc...). Donc les fonctionnaires sont des "profiteurs" du fait de leur statut et de leur propension à tout payer cher sans réfléchir... Ce sont eux qui dopent les prix de la consommation... ils dépensent sans compter, et qd ils n'ont plus de réserve, ils font des crédits... Ils engraissent la distri, les banques, et Soguafi, Crédit Moderne...
Les petits artisans aussi sont des profiteurs, car ils alignent leurs tarifs sur la "pwofitasyon générale"...
Vous voyez où je veux en venir? Nous sommes tous le blanc de quelqu'un d'autre.... Moi je suis celui des guadeloupéens "de base "parce que j'ai un esprit d'entreprise" et que je suis contre les grèves terroristes..
Mais le guadeloupéen de base est aussi mon blanc, parce qu'à mon sens, comparé à mes demi-frères africains, il est pourri gâté et il râle toujours, sans jamais vouloir rendre certains de ses avantages au système... il a le RMI, le RSA, les Assedic, son SMIC, ses bourses d'études, son école gratuite, son passeport européen, son Euro fort, et sa grande gueule à la française, improductive et nihiliste, avec une vue à très court terme... Mais en parachute, il a aussi ses terrains, qui valent une fortune, hérités de sa famille, mais que jamais il ne vendra pour tenter sa chance, tellement il a peur du risque et attend tout de son cher Etat Providence, sans jamais prendre de risque... ( Le Libanais, l'Arménien, Le Juif, le Chinois, eux ont tous pris des risques, en fuyant un pays, une guerre, un système, pour tout risquer dans des business qui les ont rendus prospères, ici en Guadeloupe... quand le Guadeloupéen n'a rien fait, et les traite maintenant de profiteurs...Oui oui, le guadeloupéen de base est mon "p'tit blanc à moi", pantouflard et inconscient de la situation mondiale... comparable à mon bon paysan raciste et xénophobe du fin fond de la Creuse, qui vote FN sans avoir vu le moindre arabe ou noir... mais aussi comparable à mon frère africain qui fait de la sorcellerie pour ne pas que son voisin d'une ethnie différente réussisse mieux que lui...
Voyez quel est le niveau de ce débat "blanc" , "profiteur", "entrepreneur", ça vole très bas, n'est-ce pas...
Et ne me dites pas que vous croyez en la main providentielle de l'Etat... laissez moi rire! Votre 1er ministre vous l'a dit, il est en "faillite"... alors évidemment ils vous font des promesses... mais c'est de la poudre aux yeux, et vous finirez par tout rembourser avec les intérêts... si ce n'est vous, vos enfants, et vos petits-enfants.
L'argent n'est plus à l'Etat, il appartient au capitaliste... Et si l'Etat restreint trop ses libertés, le capitaliste se barre, avec son capital et ses emplois.... et il vous laisse sur le carreau... (Mital, Ford, Tefal, Amora, les exemples sont légions ds l'actualité)
Si le travailleur guadeloupéen prône la révolution bolchévique, il n'obtiendra que la fuite de son entrepreneur quelle que soit sa couleur (béké, blanc, chinois, juif, même noir !). Parce que les petits paradis friqués sont légion dans le monde: Dubaï, Hong-Kong, Macao, Bali, Australie, Maurice, Saint Domingue, etc...
Voilà, je ne veux donner de leçons à personne, juste essayer de montrer le monde sous son éclairage réel, l'Etat ne peut rien pour nous et il ne peut contraindre aucun entrepreneur à long terme... juste à court terme, le temps que ce dernier déménage vers un nouveau paradis...
Non, ne me dites pas "l'entrepreneur n'a qu'à se barrer, on fera sans lui..." mdr!!! non mes amis, ça c'est du rêve indépendantiste pour des pays émancipés dans les années 60, et qui eux ont de vraies richesses naturelles exploitables, et exportables... Résulat 50 ans plus tard: prenez donc un billet pour n'importe quelle destination d'Afrique noire... ça vous économisera une erreur fatale... ah, si on n'a pas de ressources naturelles exploitables?.... n'allez pas loin: Haïti vous tend les bras (lol)
Réveillons-nous les amis: la Guadeloupe autarcique, qui n'a besoin de personne, et qui décide unilatéralement de mesures de relance du pouvoir d'HA avec l'argent du contribuable métropolitain (le comble...) c'est une chimère...
Une lueur d'espoir pour finir cet article trop noir? envoyez donc vos enfants (si vous en avez) à l'école, donnez leur goût du risque, l'envie d'investir, et d'influencer leur destin sans attendre du sauveur (Etat) une solution facile... c'est le plus grand service que vous pouvez leur rendre, à eux, et à vous-même...
Et arrêtez donc de grâce, de tout ramener à la couleur de peau, ou à une vulgaire question d'égalitarisme... Plus personne n'a envie de bosser pour ceux qui ne veulent rien foutre... la Guadeloupe, c'est comme partout, le chacun pour sa gueule... à tous les niveaux... Seulement, quand tu es riche tu as tendance à être + à droite qu'à gauche, parce que tu as + de choses à perdre qu'avant... c une constante de la race humaine.
Bonne reprise du boulot les amis.. et si vous n'aimez pas la façon de manager de votre employeur, démissionnez, allez voir ailleurs, et si vous avez le cran, hypothéquez tt ce que vous possédez et montez une boîte concurrente si vous êtes si doués que ça... Si vous n'avez pas de capital?... Référez vous aux chinois, juifs et autres... quittez votre petite île paradisiaque et trouvez un eldorado qui vous tende les bras.... il est là le véritable engagement.
Hasta la Vista Baby...
Juste une petite appartée... J'ai récemment changé d'ordinateur pour opter pour un PC doté de Windows Vista. Je voulais une machine plus rapide et plus stable... Et puis j'ai succombé aux sirènes de la nouvelle moûture de Windows...
Mal m'en à pris... Non seulement je ne trouve pas que Vista soit une "révolution" par rapport à XP (qui l'était par rapport à 98), mais de surcroît, je rencontre un nombre important de soucis... A peine 24H après l'installation, j'ai eu mes premiers écrans bleus (ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps sous XP), ma connexion Internet est très instable, je perds ma connexion environ 3 fois par jour et je dois redémarrer le PC pour la retrouver ! Et je ne parle même pas de passer d'une connexion wi-fi à une autre, c'est impossible (redémarrage systématique nécessaire). Enfin, Outlook 2007 est d'une lenteure indiscible, vérifier mes emails prend 5 fois plus de temps qu'auparavant, et mon PST de 2Go semble être "beaucoup trop gros" pour cette version d'Outlook qui, dixit Microsoft, n'aime pas les PST de plus de 2Go... Ont-ils conscience que les boîtes emails vont plutôt grossir que maigrir à l'avenir?
C'est dommage car il y a des améliorations intérressantes, mais elles sont occultées par ces soucis qui deviennent majeurs... Presque envie de revenir à XP et office 2003 :-(
Je sais qu'il est difficile de faire des logiciels qui soient stables, répondent aux besoins de tous (même des moins "instruits" en informatique et fasse que la technique se fasse oublier au profit de l'expérience utilisateur) car c'est ce que nous nous efforçons de faire avec affinitiz... Mais Microsoft a tout de même un peu plus de moyens que nous ;-)

