Je suis globalement d'accord avec le bilan et les propositions de travail du CA. Personnellement, je mettrais plus l'action sur les suites de la circulaire ACAD sur les marchés publics, en particulier en urbanisme : d'une part je trouve qu'elle n'est pas suivi d'effets, d'autre part je trouve que le code des marchés 2004 (et 2006 s'annonce pire) aggrave les conditions de travail :
- Consultations ouvertes de plus en plus fréquentes ou faussement restreintes à 10 candidats, véritables appels d'offres demandant un énorme travail non rémunéré, tout ça pour choisir systématiquement le moins-disant.
Pourquoi l'ACAD, dans la suite de son travail sur la circulaire, n'essaierait d'améliorer les conditions de consultation en prônant:
- Consultations restreintes à 5 maximum systématiques
- Cahier des charges type évitant la débauche de documents à produire
- Rémunération minimum pour les candidats retenus (défraiement des déplacements…)
Dominique DESHOULIERES - TRACES
L' e-mail du 27 février de Julien Meyrignac témoigne quelque peu des dangers de l'internet et de sa capacité de diffusion massive et pas forcément « à propos » : en tant que membre du C.A. de l' Association, Julien pouvait parfaitement s'exprimer auprès de ses collègues du C.A. sur les inconforts, légitimes, qu'il exprime. En cas de désaccord persistant, il lui aurait été tout à fait possible de porter le débat (de préférence pas sur des questions de personnes, mais sur des problèmes de fond concernant l'activité de l' Association) devant l'ensemble des adhérents de l' ACAD…
…Mais ceci constitue précisément plus un problème de forme qu'un problème de fond et je reconnais à la diffusion du mail de Julien le grand mérite de lancer un débat qui n'a peut-être pas été suffisamment approfondi jusqu'ici par le C.A. de l' Association.
Je saisis donc cette opportunité pour reprendre la balle au bond et inviter tous les membres de l'association à utiliser le présent forum d'acad.affinitiz pour préparer efficacement notre prochaine A.G. du 22 mars prochain.
Au cours des 2 dernières années, et plus particulièrement à la faveur de l'action entreprise sur le renouvellement urbain, notre association s'est rendue plus présente et plus lisible par le microcosme professionnel extérieur. La diffusion de son annuaire en 2005 a également rencontré un écho non négligeable, et le nombre d'adhérents a augmenté de façon appréciable.
Grâce aux efforts énormes consentis par Patrice Dunoyer de Segonzac, les rouages de l'association fonctionnent bien, le dialogue existe effectivement entre les adhérents, le site acad.affinitiz est une réussite et nous aurons dans quelques semaines un site internet entièrement rénové.
Il n'en est pas moins vrai que l' ACAD a besoin aujourd'hui d'un second souffle, après la réussite de son lancement en 1998 et les progrès enregistrés ces dernières années : l' A.G. du 22 mars est une opportunité à ne pas manquer.
Quel est l'enjeu essentiel ? Il s'agit, selon moi, d' obtenir des avancées décisives dans la reconnaissance effective du métier d'assistance à maîtrise d'ouvrage des projets urbains et territoriaux : ce métier est très divers et donc peu lisible, nous diront certains… mais la pluridisciplinarité n'est-elle pas précisément l'un des facteurs-clés majeurs de la réussite des projets urbains ?
La qualité des projets urbains doit être au coeur de nos préoccupations et l' ACAD doit se positionner comme l'un des instruments essentiels de cette qualité par le renforcement du professionnalisme de ses membres dans leur diversité ainsi que par la défense de leurs intérêts.
Julien Meyrignac semble méfiant à l'égard des clubs anglais… peut-être ne sait-il pas que l' « Association for Project Management » (apm.org.uk) de Londres compte plus de 13 000 adhérents en Angleterre et dans d'autres pays européens ? Cet exemple montre en effet que l'on peut rendre lisible un métier (en l'occurrence celui de « project manager »), sans pour autant verser dans les travers du « club anglais » et tout en défendant haut et fort les intérêts des professionnels que l'on regroupe.
Quant à la lutte contre la concurrence déloyale par les nombreux organes publics et para-publics français qui agissent dans notre secteur, elle pourrait certainement mieux s'exprimer au travers d'un regain de puissance et de rayonnement de notre association et des professionnels qui la composent, qu'au travers de quelques lettres recommandées sur des cas individuels.
L'enjeu est donc bien là : comment faire en sorte que, le plus rapidement possible, notre association soit reconnue comme un interlocuteur incontournable des pouvoirs publics et des différents acteurs de notre environnement professionnel, dès l'instant où sont posés des problèmes de qualité urbaine, de développement économique et social des territoires, d'organisation et de management de l'aménagement urbain ?
Si l'on admet cet enjeu comme l'enjeu central des 2 années qui viennent, il est alors nécessaire de discuter lors de notre prochaine A.G. des différentes actions que nous pourrons promouvoir.
Je vous propose donc une première liste de ce qui pourrait constituer un programme d'action que l' A.G. du 22 mars devrait charger le prochain conseil d' administration de l' ACAD de mettre en œuvre :
- instituer des rencontres systématiques et périodiques avec nos principaux interlocuteurs officiels (DGUHC, ANRU, PUCA, Associations de maires, CDC, etc…),
- mettre à exécution le projet des « petits-déjeuners de l' ACAD »,
- rechercher des partenariats avec nos confrères européens,
- initier au moins un « forum » par trimestre sur le site ACAD sur les questions de fond de l'aménagement urbain,
- constituer progressivement un « body of knowledge » de l' ACAD, disponible sur le site internet,
Cette liste n'est certainement pas exhaustive et les idées de chacun viendront surement l'enrichir.
Notre A.G. devra aussi se préoccuper des moyens de la mise en œuvre de ces actions : moyens en temps disponible de la part des adhérents et membres du C.A. et moyens financiers : cela devra donc conduire à établir un ordre de priorité des actions qui seront retenues.
Sur la question des moyens financiers, je pense qu'un programme très mobilisateur peut nous amener à envisager une augmentation significative des cotisations actuelles, quitte à en réviser le barème, mais devra également nous conduire à rechercher des subventions tant publiques que privées.
Telle est la première contribution à la préparation de l' A.G. que je souhaite ouvrir au feu de la critique de chacun, de façon que notre débat du 22 mars soit à la fois riche et fécond, mais nous permette aussi d'aborder de façon réaliste l'atteinte de nos objectifs communs.
Jean-Paul Lebas


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